typo3conf/ext/e_magineurs/res/opus/ressources/images/interface/opus.png Flux RSS des actualités2913030fr_FRChambre d'agricultureFri, 28 Feb 2020 04:26:52 +0100Fri, 28 Feb 2020 04:26:52 +0100TYPO3 EXT:newsnews-74418Tue, 18 Feb 2020 17:07:22 +0100Véritable succès pour l’opération “Les Toqués de l’agriculture” en Ariègehttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/veritable-succes-pour-loperation-les-toques-de-lagriculture-en-ariege/Ce samedi 15 février, aux pieds des pistes de la station des Monts d’Olmes, les Jeunes Agriculteurs Occitanie ont proposé aux vacanciers une dégustation gratuite pour promouvoir le savoir faire et la qualité des produits du terroir occitan.

L’objectif de cet événement était double : favoriser la proximité entre les consommateurs et les agriculteurs et faire découvrir l’excellence des produits régionaux à travers de la cuisine audacieuse du chef étoilé Simon Carlier, présent sur place. “Nous avons offert aux touristes un moment de partage autour de notre terroir, de la gastronomie et de notre métier”, explique Vincent Laurens, secrétaire général de JA d’Oc.
L’Ariège territoire emblématique de notre région, a accueilli l’événement sur la station des Monts d’Olmes réputée pour recevoir de nombreux vacanciers tout au long de l’année. “Nous sommes très heureux d’avoir participé directement à l’organisation de cet événement dans notre département”, témoigne Clémence Biard, présidente des JA09. Elle poursuit “au delà de constituer un rassemblement de nos adhérents, c’est l’occasion d’échanger avec le grand public sur la réalité de nos pratiques, notamment en zone de montagne”.
Avec peu de neige aux pieds des pistes, mais sous un soleil estival, les touristes sont venus nombreux autour du stand des JA à la mi-journée. Tous ravis de cette initiative, ils ont pu déguster de la charcuterie et du fromage ariègeois, plusieurs vins régionaux et bien sûr l’agneau ariégeois cuisiné par Simon Carlier du restaurant Solides à Toulouse. Le choix de la viande n’était pas anodin. Les JA ont souhaité sensibiliser les vacanciers sur le danger lié à la présence des prédateurs (ours, loups) pour l’élevage en zone de montagne. “Le pastoralisme est indispensable à l’entretien des estives qui offrent la possibilité de pratiquer des activités touristiques de pleine nature” lance Clémence Biard.
Cette journée gourmande a été organisée avec l’appui de l’association “Le Tour des Terroirs”, créée en partenariat avec l’institut Paul Bocuse. Présente aux cotés des JA, pour accompagner le chef, Élise Grandidier, fondatrice de l’association nous explique les objectifs de sa démarche “l’idée est de lancer une dynamique collective avec les acteurs du “bien manger” pour dynamiser les territoires, retourner à une alimentation saine, valoriser les circuits courts et redonner de la place et de l’importance aux producteurs.” 

Perrine Laffont aux cotés des JA 


La station des Monts d’Olmes a été très animée en cette journée du 15 février, puisque Perrine Laffont, était sur place. En effet, la championne olympique de ski de bosses, originaire du Pays d’Olmes, tient chaque année à faire un retour aux sources sur sa station d’enfance. Après une matinée de ski, Perrine s’est accordée une pause gourmande avec les JA. Très attachée à la gastronomie, la skieuse a expliqué au public l’importance d’une alimentation saine et de qualité qui pour elle est “la base d’une bonne santé et de la performance sportive”.

Rendez vous à Paris fin avril ?


Ce rendez-vous avec les amoureux des terroirs et de la gastronomie avait également pour but de créer un écho à la tenue d’un événement d’envergure nationale qui se déroulera les 24, 25 et 26 avril prochain sur la place de l’Hôtel de ville à Paris. À la suite d’une réflexion globale, Terres Innovantes, les fonds de dotation de Jeunes Agriculteurs organise “Les Toqués de l’Agriculture” qui rassemblera les JA de toutes les régions françaises. En espérant accueillir 50.000 visiteurs, les JA souhaitent répondre aux attentes des citadins, des familles, ainsi que des touristes en recherche d’authenticité. Des chefs renommés seront présents et élaboreront des plats valorisant les produits de nos territoires. Être agriculteur suppose une réelle faculté d’adaptation aux changements économiques, environnementaux et sociétaux. Le réseau JA sera présent pour en parler ! 
Les Jeunes Agriculteurs de l’Ariège et d’Occitanie remercient la station des Monts d’Olmes pour l’accueil et l’appui logistique qui a fortement contribué à la réussite de ce rendez-vous gourmand, ainsi que le restaurant “le Perce Neige” et le Chalet “Lum d’Amount” dans lesquels ils ont passé de grands moments de convivialité. Ils adressent également des remerciements à Simon Carlier, le chef étoilé et à Élise Grandidier.
Très satisfaits de cette 1e expérience, les JA ont déjà envisagé de revenir aux Monts d’Olmes prochainement pour de nouveaux rendez-vous autour de l’agriculture et du “bien manger”. 


JA 09
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Politique
news-74417Tue, 18 Feb 2020 17:05:25 +0100Zones de non-traitement : un combat qui ne doit pas s’essouffler.http://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/zones-de-non-traitement-un-combat-qui-ne-doit-pas-sessouffler/Les élus JA et FDSEA travaillent main dans la main pour améliorer le quotidien des agriculteurs face aux difficultés du monde agricole. L’actualité montre aujourd’hui un abandon du gouvernement pour la profession, il est temps de réagir ! La FDSEA et les JA sont énormément mobilisés sur la problématique des ZNT depuis son apparition. En effet, ces zones de non-application de produits phytopharmaceutiques sont une perte de surface non négligeable pour l’ensemble des exploitations conventionnelles de notre département sans aucune compensation financière.

Le combat est rude
Aujourd’hui, le moratoire d’un an sur l’arrêté du 27 décembre 2019, demandé par la FNSEA, a été refusé. Néanmoins, les discussions ont permis quelques maigres avancés :
►Les chemins ne sont pas concernés par les ZNT à condition que des nouvelles autorisations de mise en marché (AMN) de produits ne les mentionnent pas,
►L’information préalable des résidents reste facultative,
►Concernant les distances à appliquer, c’est toujours l’AMN qui prime : la distance mentionnée sur l’AMN rend caduque la distance administrative.
►Les chartes départementales pourront prévoir des cas particuliers où la distance ne s’établira pas à la limite de propriété.

Un dialogue à travers 
les chartes de bon voisinage
La FDSEA et les JA veulent reprendre les discussions afin d’élaborer une charte départementale de “bon voisinage” claire, précise et équitable tout autant envers les agriculteurs que les riverains.
Nous sommes prêts à continuer ce travail avec la chambre d’agriculture, le conseil départemental et l’association des maires afin que cette charte soit mise en consultation publique durant un mois. Une fois validée par Chantal Mauchet, préfète de l’Ariège, cette charte pourra devenir un acte réglementaire.
Nous nous efforçons de dialoguer, de travailler sur des assouplissements des ZNT par le biais des commissions environnement à la FRSEA.

La face cachée des ZNT


Une des conséquences néfastes de ces ZNT, concerne l’accessibilité des propriétés aux abords des parcelles agricoles. En effet, ces cinq ou 10 mètres, peuvent faire l’objet de passages pour des personnes désirantes s’introduire dans les maisons ou celles souhaitant provoquer des incendies en période de forte chaleur. N’oublions pas les personnes utilisant les bords de champs comme dépotoirs de leurs encombrants…. Les ZNT, la nouvelle voie du développement des incivilités.

Les agriculteurs attaqués sur tous les fronts


Malgré toutes ces contraintes, la FNE (France nature environnement) continue à nous mépriser car leurs représentants n’avaient qu’un objectif : une ZNT largement supérieure à celle obtenue. Elle passe à la vitesse supérieure, la FNE s’attaque désormais à l’arrêté définissant les points d’eau au niveau national. En Ariège, le mouvement France Nature Environnement a déposé également un recours juridique et nous sommes en attente du jugement.
Pour information, nous avons travaillé pendant près de deux ans afin d’élaborer une cartographie des cours d’eau cohérente et juste en accord avec différentes associations dont la principale association environnementaliste présente sur notre département.
Si le tribunal administratif de Foix annule l’arrêté définissant nos points d’eau, il y aura une augmentation importante du linéaire des cours d’eau, entraînant des ZNT en perpétuelles augmentations.
Nous devons nous mobiliser ensemble contre ces idéalistes, nous voulons faire entendre : “la voix de la raison”. Surtout n’oublions pas l’emploi agricole en Occitanie. Elle est la première région en nombre de salariés en cultures non spécialisées et la deuxième région en matière de masse salariale.
Un monde sans agriculture est un monde pauvre qui crie famine !


FDSEA et JA 09
 
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Politique
news-74416Tue, 18 Feb 2020 17:04:24 +0100FDSEA et JA de front contre les incivilités envers le monde agricolehttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/fdsea-et-ja-de-front-contre-les-incivilites-envers-le-monde-agricole/Les élus JA et FDSEA travaillent main dans la main pour améliorer le quotidien des agriculteurs face aux difficultés du monde agricole. L’actualité montre aujourd’hui un abandon du gouvernement pour la profession, il est temps de réagir !L’agribashing n’existerait pas ?


C’est en tout cas ce que prétendent les soi-disant responsables d’un syndicat agricole qui pourchasse une idéologie nationale mais qui semble bien loin des réalités du terrain !
On ne compte plus les incivilités dont sont victimes les agriculteurs quel que soit leur type et leur mode de production. Sous le terme incivilités se cache les mots vols, intrusions, conflits de voisinage, incendies et dépôts sauvages en bord de champs. Éleveurs, on viole leur intimité professionnelle, on dénigre leur mode de travail allant même jusqu’à filmer des animaux dans les abattoirs. Céréaliers, on les accuse d’être des empoisonneurs, des gaspilleurs d’eau et tant d’autres griefs. Ces attaques émanent entre autres, d’une population d’enfants gâtés qui n’ont jamais eu faim, qui vivent très loin des réalités de la campagne, détachés des métiers de la terre. 
Car oui, nous les agriculteurs nous sommes dans la vraie vie, celle qui sème, cultive et donc soigne les plantes et récolte, celle qui fait naître, élève et abat les animaux. Des sons de cloches, des vaches qui meuglent, des odeurs de fermes, des mouches...Tant mieux ! Ce sont des signes significatifs de la présence d’un élevage, d’un paysan sur la commune et par conséquent d’une activité économique. Le moteur d’un tracteur tard le soir, la poussière issue de la moisson, ce ne sont pas des nuisances mais l’écho des miches de pain bientôt dans vos assiettes. Nous ne sommes pas des hors-la-loi, nous respectons et entretenons la nature qui nous fait vivre.

Des actions à échelle locale ?


Afin d’agir au mieux contre ces actes lâchent, la FDSEA et les JA ont participé ce 15 janvier dernier à la première réunion de l’observatoire contre les incivilités envers le monde agricole. Cette cellule mise en place par Chantal Mauchet, préfète de l’Ariège, sur demande du ministère de l’Intérieur, a pour objectif de faire un état des lieux des incivilités dans le département et d’essayer d’apporter des solutions adéquates.
Ce groupe de travail était composé de représentants de la DDT, de la chambre d’agriculture, du procureur de la République, des renseignements généraux, des services de la gendarmerie et des syndicats agricoles. De son côté, la Confédération Paysanne a choisi de claquer la porte après seulement 10 minutes de présence. Elle a refusé de profiter de ce moment d’écoute et d’échange proposé par les représentants de l’État en énonçant un discours idéologique opposants deux modes de production : le bon et le mauvais.
Le mauvais est, d’après eux, celui pratiqué par les sympathisants FNSEA qui est à leurs yeux source légitime de critiques acerbes. À croire que leurs vaches n’ont pas la même odeur et font moins de bruits que les nôtres.

Restons sérieux car l’actualité récente nous rappelle à l’ordre, séries de vols de carburant, de barre de guidage ou de petits matériels portatifs, incendies de bâtiments et d’intrusions dans les élevages. Ces incivilités sont inacceptables.

Pour limiter au maximum ces faits, quelques mesures opérationnelles ont été proposées :
- Réseau d’alerte rapide (SMS) dès qu’un fait est constaté,
- Mise en place d’un référent sécurité au sein de la gendarmerie pour faire des diagnostics sur les exploitations,
- Rencontres régulières des différents intervenants pour suivre et faire avancer ces pistes de travail.

Nous, FDSEA et JA, apportons notre soutien à ces dispositions.

FDSEA et JA 09
 
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Politique
news-74415Tue, 18 Feb 2020 17:01:57 +0100Les grands prédateurs, fléaux de nos montagnes.http://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/les-grands-predateurs-fleaux-de-nos-montagnes/Les élus JA et FDSEA travaillent main dans la main pour améliorer le quotidien des agriculteurs face aux difficultés du monde agricole. L’actualité montre aujourd’hui un abandon du gouvernement pour la profession, il est temps de réagir !Un bilan lourd en Ariège
En 2019, l’Ariège est montée sur la seconde marche d’un bien triste podium : celui du nombre de victimes de la prédation. Au tableau de chasse des grands prédateurs cette année : 1.246 victimes (ONCFS). Ovins, bovins, équins, ruches, chiens de protection : tout y passe !

Représentation des dossiers de dommages d’ours réalisée par l’ONCFS de 2015 à 2019.


Ici, ce sont essentiellement les ours qui sévissent. Ils sont au moins une cinquantaine rien que sur nos estives, bien installés dans le Couserans mais curieux de voir ce qui se passe sur le reste du département. Curieux et de plus en plus intrépides : cet été les témoignages de rencontres, de visites des ours près des villages se sont démultipliés.Elles inquiètent les éleveurs bien sûr, mais aussi les élus et les habitants de montagne.
Le désespoir et la détresse des éleveurs et des bergers est inimaginable et surtout inacceptable ! Eux qui élèvent leurs bêtes avec amour et respect. Amour de leur métier. Respect du bien-être de leurs animaux. Respect de cette montagne qui leur donne tant. Tout ceci réduit à néant par la présence d’ours toujours plus nombreux et toujours plus cruels.

Des réponses qui se font attendre


Mais que fait l’État pendant ce temps-là ? Que fait cet État qui nous impose ces ours étrangers ? Que fait l’État face au désespoir des éleveurs et des bergers ? Que fait l’État face à ce massacre ?

L’État nous réunit, nous “met autour de la table”. L’État dépêche des “experts” sur le terrain, qui en quelques jours réussissent l’exploit de trouver les solutions qui vont permettre cette cohabitation, si chère à ses yeux. Il s’agit de la fameuse feuille de route “Ours et pastoralisme”, deux mots totalement antagonistes. L’État fait mine de nous écouter, mais ne nous entend pas. Une seule ligne de mire : la cohabitation ! 
Elle est IMPOSSIBLE cette cohabitation ! La montagne vit grâce à l’élevage. Les paysages montagnards ont été forgés par la présence des animaux qui chaque été entretiennent ces espaces. Brebis, vaches et juments garantissent l’ouverture de ces territoires, une biodiversité riche et essentielle. Le développement des autres activités telles que le tourisme, les sports de montagne, la chasse… ont pu se réaliser grâce à ce mode d’élevage.

Récemment, Emmanuel Macron, président de la République a fait des annonces aux élus du massif nous promettant des avancées, mais les écrits tardent à venir. Quant à la mise en œuvre de ses promesses, elles semblent bien hypothétiques. Pendant ce temps-là les ours se réveillent et reprennent tranquillement leur mission d’éradication de l’élevage de montagne !
Il est URGENT que l’État assume enfin son rôle de gestion de la présence des ours dans les Pyrénées. 

FDSEA et JA œuvrent ensemble pour défendre cette agriculture de montagne et ses éleveurs ! Une agriculture séculaire, indispensable à la vie de nos Pyrénées ariégeoises, et en adéquation avec les attentes modernes.


FDSEA et JA 09
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Politique
news-74413Tue, 18 Feb 2020 16:56:37 +0100Groupe de travail “ours” : un boycott de la professionhttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/groupe-de-travail-ours-un-boycott-de-la-profession/Un groupe de travail “protocoles estives sur-prédatées et gestion des populations ursines” s’est tenu à la préfecture de l’Ariège. La FDSEA de l’Ariège ainsi que les JA 09 ont choisi de boycotter le mercredi 5 février derniercette réunion qui ne répond pas à nos attentes concernant la problématique de l’ours. 

Cette initiative a été soutenue par un grand nombre d’acteurs du monde rural : Christine Téqui, présidente du conseil départemental de l’Ariège, Alain Naudi, président communauté de communes de Haute-Ariège, Jean-Noël Vigneau, président de la communauté de communes Couserans Pyrénées, Alain Servat, président de la fédération Pastorale de l’Ariège, Franck Watts, président du syndicat ovin de l’Ariège et Jean-Luc Fernandez, président de la fédération départementale des chasseurs de l’Ariège, ont claqué la porte après avoir énoncé leur désaccord. 
Dès réception de l’invitation à cette réunion, Phillippe Lacube a adressé un courrier à Chantal Mauchet, préfète de l’Ariége pour l’informer de la position de la chambre d’agriculture. En effet les élus de l’établissement consulaire ont eux aussi décidé de ne pas assister à ce énième groupe de travail dans l’attente d’une réelle prise en compte de leurs propositions passées.
Les acteurs du monde rural attendent aujourd’hui une confirmation par écrit du président de la République sur ses engagements annoncés à Pau le 14 janvier dernier. Les revendications sont : la fin de toute réintroduction sur le Massif, le retrait des ours dit “à problème” et la mise en place d’une nouvelle instance locale de gouvernance, composée d’élus locaux et de représentants de la profession.

FDSEA 09 et JA 09
 
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Elevage
news-74412Tue, 18 Feb 2020 16:53:25 +0100Le département s’investit dans la préservation de l’eauhttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/le-departement-sinvestit-dans-la-preservation-de-leau/La gestion équilibrée de la ressource en eau est primordiale pour le conseil départemental de l’Ariège. Ses élus réaffirment leur engagement par deux actions d’ampleur.L’eau est un élément indispensable au quotidien. Utilisée pour l’industrie, l’agriculture, les loisirs ou encore dans le cadre domestique, il est important de la préserver. Conscient de cet enjeu, le conseil départemental de l’Ariège s’est engagé à promouvoir une gestion équilibrée et durable de cette ressource.

Depuis plusieurs années déjà, le département est associé à l’agence de l’eau Audour Garonne pour tout ce qui se rapporte à la gestion de l’eau et aux investissements à faire dans ce sens. Le 7 février dernier, le 11e “Contrat de Progrès” entre les deux entités a été signé. 
Ensemble, le conseil départemental et l’agence apportent des aides financières aux collectivités pour les projets en faveur de la préservation de cette ressource. Entre 2013 et 2018, plus de 14,5 millions d’euros ont été attribués par le département – principalement pour des opérations liées à l’eau potable et à l’assainissement collectif. 
Malgré quelques points de divergence et de désaccord, selon Christine Téqui, l’agence et le département se soutiennent mutuellement dans de nombreuses actions.
Le projet de sécurisation du remplissage de Montbel par une dérivation du Touyre, actuellement en phase d’étude jusqu’en 2021, a été subventionné à 70 % par les deux entités dont plus de 50 % par l’agence. 
Christine Téqui, présidente du conseil départemental, l’affirme : “ce partenariat, déjà ancien, est indispensable”.   

Ce travail de gestion à l’échelle départementale est renforcé par la mise en place de la commission locale de l’eau (CLE) du schéma d’aménagement et de gestion de l’eau (Sage) des bassins versants des Pyrénées ariégeoises par la préfète de l’Ariège le 11 décembre 2019.
Aussi connu sous le nom de “parlement de l’eau”, la CLE regroupe 73 membres dont des représentants de collectivités, d’usagers et de l’État. Présidée par Benoît Alvarez, la CLE est l’organe décisionnel du Sage. Ce document de stratégie et de planification de l’usage de l’eau devra être présenté fin 2020. 

 

De gauche à droite : Christian Cibiel, Daniel Artaud, Christine Téqui, Benoît Alvarez, Pierre Eychenne et Daniel Besnard.
 

Des problématiques spécifiques au territoire


À la demande de Benoît Alvarez cinq places de vice-président ont été créées. Les représentants des syndicats des rivières des cinq bassins versants du périmètre du Sage ont été proposés pour occuper ces postes, étant au plus près des territoires concernés (cf. tableau).
Le périmètre englobe l’Ariège mais également une partie de la Haute-Garonne, de l’Aude et des Pyrénées-Orientales. Il s’étend sur 6.400 km² et 501 communes. L’objectif final de ce schéma est de trouver un équilibre durable de la gestion de l’eau. 
Le conseil départemental de l’Ariège est la structure porteuse de la CLE. À travers cet engagement, il met à sa disposition des moyens humains et matériels. Il est également maître d’ouvrage des études d’élaboration du Sage. 
“La division du périmètre en bassins versants permettra de faire remonter des problématiques différentes d’un endroit à l’autre. Elles seront toutes collectées et mutualisées par le Sage”, explique Daniel Artaud, vice-président du bassin Salat. 
Dès le mois de février, les syndicats des rivières et les communautés de communes de chaque bassin entameront diverses visites pour relever les problématiques spécifiques à chaque territoire. 
Puis, au cours du premier trimestre 2020, le service eau du conseil départemental lancera une consultation pour retenir le bureau d’études qui réalisera la première phase des études d’élaboration, l’état des lieux et le diagnostic du territoire du Sage, une prestation estimée à 70.000 €.
Cette première phase d’étude devrait conduire à mobiliser les acteurs du Sage et à cibler les orientations du projet commun.

Une implication de tous les usagers


L’existence de la CLE a également pour objectif de mettre en place un suivi des actions réalisées au cours des années afin de créer de nouvelles orientations par la suite. “Le parlement de l’eau existe pour garantir la bonne gestion de cette ressource sur la durée”, précise Christine Téqui.
Grâce à ses trois collèges, la CLE met autour de la table divers utilisateurs pour favoriser la communication entre eux et trouver des terrains d’entente. “On parle beaucoup de solidarité d’amont en aval des rivières mais il faut aussi penser à l’inverse, d’aval en amont. Tous les usagers doivent se sentir impliqués dans la préservation de cette ressource”, développe Benoît Alvarez. 
La mise en place d’une gestion sur la durée de l’eau est d’autant plus importante que selon les prévisions de certaines agences de l’eau, d’ici 2050, la pluviométrie devrait diminuer d’un milliard de mètres cubes par an sur le département.  

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Politique
news-74244Fri, 14 Feb 2020 09:06:34 +0100Un monde agricole actif pour les élections MSA Midi-Pyrénéeshttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/un-monde-agricole-actif-pour-les-elections-msa-midi-pyrenees/C’est jeudi 6 février dernier qu’a eu lieu le dépouillement des trois collèges pour la MSA Ariège.Ce sont 18.000 représentants du monde agricole qui ont voté pour leurs délégués MSA Midi-Pyrénées Sud (MPS). Selon la MSA, c’est un résultat satisfaisant, notamment au regard du contexte difficile dans lequel s’est inscrite cette élection, où coïncident baisse des moyens alloués à la MSA pour déployer son action et crise sociale (défiance envers les institutions) et agricole (rémunérations insuffisantes, agribashing, règlementations…).  

Pour les cinq ans à venir, de nouveaux élus seront le relais de la prochaine gouvernance mutualiste auprès des adhérents MSA sur notre territoire.  

La commission électorale composée de 25 agents et de bénévoles agriculteurs s’est affairée activement pour saisir et contrôler les résultats de vote. 
Les agents MSA répartis en sept bureaux de vote ont rythmé la journée.  Entre tris des bulletins, dépouillement et saisies des résultats sur le site internet de la MSA (jevoteenligne.fr) par collège et circonscription, ces élections ont été  particulièrement captivantes.  

Des élections cadrées


Animé par Christian Hervez, agent de la MSA, les enveloppes et bulletins de vote ont été ouverts avec minutie en respectant les procédures draconiennes de dépouillement. À ses côtés, dans le rôle de scrutateur, Philippe Clarac, actuel président de la caisse locale MSA et Étienne Deconge, directeur de la caisse locale, dans celui d’ observateur. Accompagnés de Stéphane Bouneau, président de la commission électorale, tous étaient acteurs décisionnaires de ces élections tout au long de cette journée.
Il est important de s’impliquer pour notre mutualité, c’est notre couverture sociale, il ne faut pas négliger nos droits et notre sécurité en tant qu’agriculteurs”, témoigne Sophie Alzieu membre de la FDSEA. “En tant que membre de  la commission électorale, notre rôle est de faire respecter la démocratie et les procédures de vote pour l’atteindre” explique à son tour Amélie Mascarenc membre des JA. Elles ont toutes deux donné de leur temps durant la commission électorale, comme titulaires et représentantes du collège 3.

Détails des résultats par circonscriptions sur le site internet de la MSA mps.msa.fr.

 

INTERVIEW DE PHILIPPE CLARAC

 

“Une institution qui instaure une grande démocratie”


Qu’avez-vous pensé de cette journée ? 
Philippe Clarac
: Les agents de la MSA présents ont été rapides et efficaces, ces élections se sont passées dans la bonne humeur. Tous les participants, scrutateurs et membres de la commission électorale ont été très intéressés et actifs. Je remercie leur sérieux et leur enthousiasme pour cette journée intense.  

Quel est votre ressenti en ce qui concerne les résultats ?  
P.C
: Le deuxième collège est toujours celui qui baisse la moyenne. Il est dommage de voir que les gens ne se sentent pas concernés par notre mutualité. L’objectif est d’arriver à  40 % de taux de participation globale. Ce manque de participation est lié à plusieurs choses, j’en suis conscient. On m’a rapporté que les profils des élus candidats ne sont pas forcément connus, un réel manque de communication est à prendre en compte. Une incompréhension pour l’utilité du vote est aussi à relever. 
Un point positif pour le 3e collège, les employeurs sont continuellement investis. J’insiste sur le fait que nous sommes une institution qui instaure  une grande démocratie.  Les administrateurs sont élus par vote et non désignés comparé à d’autres structures, il est important que nos élus soient concernés et investis pour représenter la majorité des électeurs

Quel futur envisagez-vous pour la MSA ?  
P.C :
Le risque, si les taux de participation continuent de chuter est de perdre notre crédibilité envers l’État. Nous nous accrochons à ce que notre MSA ne succombe pas aux pressions actuelles qui poussent notre régime agricole propre et unique à tendre vers le régime général. Une telle situation serait un désastre. 
Suite aux résultats des élections nous allons nous organiser avec les nouveaux élus avant l’élection de notre nouveau conseil d’administration qui aura lieu le 17 février à Villeneuve-Rivière. Suite à ce conseil, nous élirons notre nouveau bureau. 
La particularité de notre conseil d’administration MSA est qu’il est composé de quatre élus sur le collège 1, trois sur collège 2 et deux pour le collège 3 avec un membre désigné UDAF*. 
En matière de représentativité auprès de la région Occitanie, chaque département a le même nombre d’élus, ce qui veut dire que l’Ariège a la même représentativité que le Gers par exemple. Un fonctionnement qui donne un poids important à notre petit département.
* Union départementale des associations familiales, ndlr


FDSEA et JA 09
 
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Politique
news-74101Wed, 12 Feb 2020 09:59:55 +0100JA et FDSEA demandent la reconnaissance des calamités agricoleshttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/ja-et-fdsea-demandent-la-reconnaissance-des-calamites-agricoles/Lundi 3 février les syndicats JA et FDSEA ont convié les services de la DDT et du syndicat du bassin du grand Hers sur les parcelles les plus touchées par les intempéries. Suite aux violentes intempéries qui se sont abattues sur la vallée de l’Hers, les 22 et 23 janvier dernier, les JA et la FDSEA ont organisé une visite de terrain. Les maires des communes touchés sont venus soutenir cette démarche.

Les représentants syndicaux, avaient convié Anne Chêne et Stéphane Defos de la DDT ainsi que les services du syndicat de rivière. L’objectif de cette rencontre est de les alerter sur les lourds dégâts causés sur de nombreuses exploitations en bordure de l’Hers. 

Inondation : constats et bilan


En effet, lors des trois visites de parcelles, sur les communes de Saint-Amadou,Vals et Lagarde, les agriculteurs sinistrés ont évoqué les impacts économiques et leurs inquiétudes.
Des préjudices estimés à plusieurs dizaines de milliers d’euros et des incertitudes pour la déclaration PAC. La réglementation européenne ne permet pas l’éligibilité des surfaces incultes.  
Face à une pluviométrie exceptionnelle, jusqu’à 150 mm localement, l’Hers, est sortie de son lit entraînant des ruptures de berges et causant des inondations sur de nombreux hectares.
Le bilan est lourd, plusieurs semaines de travaux pour les agriculteurs et des investissements importants seront nécessaires pour tenter une remise en état  des parcelles.
Des dizaines d’hectares resteront malheureusement incultes cette année en raison de dépôts importants de graviers et de sable entraînés par la crue.
Dans un premier temps, le nettoyage et l’enlèvement des embâcles de la rivière s’avèrent primordiaux pour prévenir les prochaines crues. Ceci repose sur des prestations du syndicat de rivière. 

Reconnaissance des calamités agricoles


Les JA et la FDSEA ont demandé aux services de l’État la reconnaissance des calamités agricoles.  
Ainsi, les agriculteurs concernés sont invités à informer les syndicats agricoles ou la chambre d’agriculture très rapidement pour répertorier les dégâts. 
L’objectif de ces constats est d’établir un diagnostic précis pour construire un dossier complet auprès de l’État. La procédure des calamités agricoles pourrait prendre en charge les pertes de fonds et la remise en état des parcelles. Les pertes de cultures sont des risques assurables.

JA et FDSEA se mobilisent en continu pour soutenir leurs adhérents sinistrés. Conscients des difficultés,  ils ont engagé des négociations auprès des pouvoirs publiques pour faciliter la procédure et limiter les conséquences économiques.

JA/FDSEA
 
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Politique
news-74081Tue, 11 Feb 2020 15:52:50 +0100“J’adore l’ambiance des salons comme celui-ci”http://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/jadore-lambiance-des-salons-comme-celui-ci/Muriel Desse a racheté le nom Asinus en 2017 ainsi que toute sa production. Pour la première fois, le petit âne ariégeois se rendra au SIA.Quand a été créée l’entreprise Asinus ?


Muriel Desse : Asinus a été inventé il y a plus de 25 ans par Olivier Campardou. Il a été précurseur dans le domaine, le premier à commercialiser des savons au lait d’ânesse en France. J’ai racheté le nom de la marque ainsi que les produits en 2017. Lorsque j’ai repris l’entreprise, j’ai souhaité passer au bio et retirer l’huile de palme de nos savons. Nous achetons du lait d’ânesse bio dans toute la France pour créer nos produits. Aujourd’hui, nous avons des savons solides avec 12 parfums différents, du savon liquide, développé par une pharmacienne, décliné en six parfums et trois crèmes – visage, corps et main – développés par l’entreprise Berdoues. Avec l’arrivée des produits cosmétiques, nous avons créé la marque Silko qui regroupe toute cette gamme.

Pourquoi avez-vous souhaité reprendre l’entreprise ?


M.D : Tout s’est fait par hasard. J’ai travaillé pour une multinationale pendant des années. Il y a 
14 ans, j’ai acheté un magasin à Toulouse spécialisé dans les parfums de niche et les bijoux fantaisie. Je voulais ajouter des savons dans mon magasin. J’en ai parlé avec une amie qui m’a suggéré d’aller voir Olivier qui est un ami d’enfance. Je suis allée le rencontrer sur le marché et il m’a annoncé à ce moment qu’il souhaitait vendre l’entreprise. J’y ai réfléchi et nous nous sommes revus. Nous avons parlé chiffre et me voilà aujourd’hui cheffe de cette entreprise.

Comment s’organise la vente de vos produits ?


M.D : Nous avons récemment modifié notre site internet (https://www.asinus.fr/, ndlr) pour en faire un site marchand. Puis nous vendons nos produits en France dans des magasins bio, des grandes surfaces et des instituts de beauté. Des pharmacies commercialisent également nos produis, les vertus du lait d’ânesse étant reconnues nationalement pour les problèmes de peau. Puis depuis peu, nous vendons à l’international dans certains pays européens mais surtout en Asie. Nous avons décroché dernièrement une exclusivité avec la Corée du Sud. Les Coréens sont férus de nos produits.


Vous allez au salon de l’agriculture pour la première fois cette année, qu’attendez-vous de cette participation ?


M.D : Je m’y rends avec mon fils qui s’est associé avec moi tout récemment. Participer à un salon, c’est toujours épuisant mais j’adore l’ambiance qu’il y a sur place. Nous rencontrons beaucoup de clients, ça nous permet d’avoir de nouvelles idées pour améliorer nos produits par exemple. Dans l’idéal, c’est vrai que j’aimerai que la marque soit découverte par des journalistes nationaux ou des distributeurs mais nous n’y allons pas que pour ça. Le SIA est également l’occasion pour nous de lancer un nouveau produit, le shampoing pour animaux, une exclusivité.

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Elevage
news-74005Mon, 10 Feb 2020 13:27:12 +0100“J’espère faire beaucoup de rencontres et partager avec les autres”http://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/jespere-faire-beaucoup-de-rencontres-et-partager-avec-les-autres/Sandra Péloffi, installée au Gaec du Vignoble, se rendra à Paris pour le SIA avec sa gamme de charcuteries bio pour la première fois.Depuis quand êtes-vous installée dans la commune de Foix ? 


Sandra Péloffi : Je me suis associée à mon père en 2015 au sein du Gaec du Vignoble. Initialement éleveurs de bovins viande bio, nous avons ajouté un élevage de porc plein air bio en 2017 suite à mon arrivée. Au Gaec, je m’occupe principalement de l’atelier porc pour lequel nous sommes naisseurs et engraisseurs mais aussi de la vente directe des produits issus de nos vaches et de nos cochons. Au total, nous avons environ 300 mères pour les bovins et 20 pour les porcs.

Pourquoi avez-vous souhaité vous lancer dans ce type de production ?


S.P : J’ai fait une reconversion professionnelle. À l’origine j’étais coiffeuse mais j’ai eu envie de changement. Je voulais avoir un métier au contact de la nature, principalement en extérieur et dans lequel je serai libre d’organiser mes journées. Mon père m’a donc poussée vers la voie agricole. La création de l’atelier porc au sein du Gaec est liée à mon arrivée. Je cherchais quelque chose qui pourrait correspondre à ma carrure. Je ne suis pas très grande et manipuler des vaches ce n’était pas spécialement simple pour moi. Les cochons eux sont plus faciles à manipuler, pour leurs soins par exemple. À l’origine, l’atelier a été créé pour faciliter mon travail mais aujourd’hui c’est devenu une réelle passion et je ne me vois plus sans mes cochons.

Comment s’organise la vente de vos produits ?


S.P :  Comme nous avons un atelier de naisseur et d’engraisseur, nous vendons certains porcelets à des éleveurs de porcs bio. Les autres ils sont engraissés pour être transformés. Nous proposons des colis de viande fraîche mais aussi de la charcuterie via un atelier de découpe. Nous procédons uniquement par vente directe. Je me rends sur des marchés l’été ou sur des foires agricoles départementales. Mais nous vendons aussi nos produits sur notre site internet (https://www.lafermeduvignoble.fr/, ndlr) et par des livraisons à domicile.

Vous allez au salon de l’agriculture pour la première fois cette année, qu’attendez-vous de cette participation ?


S.P : Au départ, je ne comptais pas spécialement aller au salon de l’agriculture. Le réseau Bienvenue à la ferme m’a poussée à m’y rendre. Aujourd’hui, je me rends compte que cet événement peut être un bon intermédiaire pour se faire connaître dans le département et la région mais aussi par des médias locaux ou nationaux. Je n’y suis jamais allée en temps qu’exposante, uniquement comme visiteur, ce sera une expérience enrichissante je pense. J’espère faire beaucoup de rencontres et partager avec les autres, que ce soit les médias, les agriculteurs mais aussi les clients. Ma participation m’a également permis d’être suivie pendant trois jours par une équipe de journalistes sur l’exploitation familiale. L’émission Zone interdite diffusera un numéro spécial sur le salon de l’agriculture le 1e mars prochain sur M6. Ils recherchaient des jeunes agriculteurs de la France entière qui se rendaient au SIA. J’ai été contactée grâce à mon parcours atypique de jeune en reconversion professionnelle qui s’installe dans l’exploitation familiale en bio. Sur place, ils viendront faire quelques prises de vue pour récolter mon témoignage au cœur de l’événement. C’est une autre manière de se faire connaître mais aussi de faire découvrir le département.
 

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Elevage
news-73937Fri, 07 Feb 2020 09:13:03 +0100La Safer accompagne les jeunes financièrement suite à leur installationhttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/la-safer-accompagne-les-jeunes-financierement-suite-a-leur-installation/Trois chèques ont été remis par la Safer à des jeunes ariégeois dans le cadre de leur installation en DJA.Depuis janvier 2019, les jeunes installés dans la région, bénéficiant de la dotation jeune agriculteur (DJA), sont éligibles au fond d’aide à l’installation de la Safer Occitanie.
Depuis plusieurs années déjà, la Safer Occitanie s’est engagée à favoriser au mieux les installations de jeunes sur son territoire. En effet, un barème préférentiel est déjà accordé aux jeunes qui étaient installés par l’entreprise. 
De plus, elle s’engage à consacrer environ un tiers des surfaces attribuées à ces jeunes. En Ariège, sur les 1.222 hectares rétrocédés en 2019, 625 l’ont été en faveur de l’installation. Parmi ceux-ci, 342 hectares ont été affectés pour une première installation hors cadre familial et 163 dans le cadre familial.
Selon Dominique Granier, président de la Safer Occitanie, le fond d’aide à l’installation est une manière pour l’entreprise d’aller plus loin dans l’accompagnement des jeunes. Grâce à ce dispositif, mis en place dans la région Occitanie, tous les frais notariés des jeunes installés sont remboursés par la Safer dans la limite de 2.000 €. Pour bénéficier de ces fonds, il y a deux conditions à remplir : être éligible à la DJA et acheter du foncier. 
Trois ariégeois bénéficiaires de cette aide


En 2019, une quarantaine de jeunes d’Occitanie se sont vus remettre un chèque de la part de la Safer dont quatre en Ariège. Le 30 janvier dernier, trois d’entre eux ont été conviés au Domaine des oiseaux à Mazères afin de recevoir leur chèque.
Mélodie Pochon s’est installée le 1e janvier 2019. Elle possède 60 hectares de grandes cultures. 
Stéphane Puèch avait déjà une quarantaine de brebis dans les Pyrénées-Orientales avant de venir s’installer en Ariège. Aujourd’hui, il dispose de 31 hectares en propriété et 17 hectares bail Safer pour faire pâturer ses 280 brebis élevées en bio.
Enfin, Mickaël Reverte a une vingtaine d’hectares de propriété pour élever ses vaches Gasconnes des Pyrénées, ses brebis Tarasconnaises et ses juments.
Tous trois ont été très surpris d’apprendre qu’un chèque leur serait remis par la Safer Occitanie. “On m’a appelé la semaine dernière pour me l’annoncer. C’est une bonne surprise pour nous. Je suis dans un moment creux, ça tombe plutôt bien” explique Stéphane Puèch.
Mélodie, elle, l’a appris en octobre dernier, à l’occasion de la première remise de chèque organisée par l’entreprise à laquelle elle n’avait pas pu assister. À ce moment-là, seul Romain Borre avait reçu le fond d’aide à l’installation.
Mickaël, Stéphane et Mélodie l’affirment : cette aide est un gros plus pour leur installation.

 

Pour rappel, les modalités d’éligibilité à la DJA sont les suivantes : 

- Être âgé de plus de 18 ans et de moins de 40 ans au moment de la présentation de la demande d’aide à l’installation
- S’installer pour la première fois comme chef d’exploitation individuel ou en société
- Justifier de la capacité professionnelle agricole (diplôme agricole de niveau IV minimum)
- Réaliser le Plan de Professionnalisation Personnalisé (PPP)
- Présenter un Plan d’Entreprise (PE) : s’engager à exercer pendant 4 ans la profession d’agriculteur à titre principal (ATP) ou à titre secondaire (ATS) ou s’inscrire dans le cadre d’un dispositif d’installation progressive
- Tenir une comptabilité de gestion, pendant quatre ans correspondant aux normes du plan comptable général agricole
Source : Jeunes Agriculteurs

 

Informations pratiques :
La Safer organise une rencontre “Parlons foncier” le mercredi 19 février 2020 aux Forges de Pyrène, à Montgailhard.
Lien d’inscription : https://www.safer-occitanie.com/fr/page/Inscription-parlons-foncier-Foix.php

 

 

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Elevage
news-73909Thu, 06 Feb 2020 10:02:15 +0100La commission environnement de la FDSEA face aux ZNThttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/la-commission-environnement-de-la-fdsea-face-aux-znt/La commission environnement de la FDSEA 09 s’est réunie mardi 21 janvier dernier afin d’échanger et d’agir sur la problématique actuelle : les zones de non-traitements (ZNT).Aujourd’hui l’arrêté du 29 décembre 2019 instaurant les zones de non-traitements (ZNT) prévoit une distance allant de cinq mètres à 20 mètres autour des limites de propriétés des riverains (cf. schéma), en fonction des produits phytopharmaceutiques utilisés et des cultures semées. Une réduction de ces distances est possible si et seulement si les trois critères suivants sont réunis :
- existence d’une charte départementale de bon voisinage
- présence d’un équipement antidérive
- non-présence de lieu accueillant des personnes vulnérables (maisons de retraite, écoles, crèches, …).
Un rappel utile sur l’existence des DVP


Face à cette nouvelle réglementation, la commission environnement a invité Sylvie Nicolier, ingénieure chez Arvalis, afin de clarifier son contenu. Avant d’entrer dans le détail de ce nouvel arrêté, Sylvie Nicolier a rappelé la réglementation relative aux Dispositifs Végétalisés Permanents (DVP), bandes enherbées obligatoires depuis 2006 à mettre en place le long des cours d’eau. “D’où l’importance de bien connaître l’existence de cours d’eau sur son exploitation en se référant à la cartographie des cours d’eau*” précise Christian Pujol, administrateur de la FDSEA. La distance d’application varie en fonction des produits (jusqu’à 20 mètres maximum), elle est affichée sur leur emballage.

La dimension technique mise à l’honneur
“On a voulu donner une dimension plus technique à notre commission grâce à l’intervention de Sylvie. Cela nous a permis de recadrer les informations pour les agriculteurs adhérents” témoigne Sébastien Durand, responsable de la commission environnement. “J’insiste sur le fait qu’aujourd’hui, c’est bien l’arrêté du 29 décembre 2019 qui est en vigueur. Pour les cultures déjà semées en automne dernier, le décret s’applique pour le 1e juillet 2020. Quant aux autres cultures non-encore semées, ce décret est en application depuis le 1e janvier 2020”.

Du pain sur la planche pour la commission environnement en 2020


Après concertation, la commission environnement de la FDSEA Ariège a fait le choix de continuer de travailler sur la charte de bon voisinage. “Il faut arriver avant tout à signer une charte départementale pour renforcer le dialogue avec les collectivités et les riverains” explique Sébastien Durand. De plus, la commission mettra à disposition des adhérents FDSEA des notes explicatives pour les informer plus en détail sur cette réglementation et ses évolutions à venir.

FDSEA09

 

Source image : Ministère de l'Agriculture

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Politique
news-73866Wed, 05 Feb 2020 11:24:17 +0100“Vivre l’expérience du SIA et se faire connaître du grand public”http://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/vivre-lexperience-du-sia-et-se-faire-connaitre-du-grand-public/Aurélie Déjean se rend pour la première fois au SIA avec deux de ses produits phares : le savon au lait de jument et les pâtes à la farine de blé.Depuis quand êtes-vous installée sur la commune de Verniolle ? 


Aurélie Déjean : Je me suis installée début 2016 avec mon frère. Auparavant, l’exploitation appartenait à mon père. En décembre 2013, il a lancé la création de produits de cosmétique au lait de jument. Il en a eu l’idée grâce à ma formation dans le monde du cosmétique. Nous avons donc créé un laboratoire agréé sur l’exploitation. Puis à mon arrivée en 2016, j’ai proposé à mon frère de transformer nos cultures en denrées alimentaires. Nous cultivons du blé, du maïs, du tournesol et des lentilles. Avec cela nous fabriquons de l’huile de tournesol, de la farine de maïs et de lentilles toutes deux sans gluten et de la farine de blé avec laquelle nous faisons des pâtes. Nous faisons également toute la transformation au sein de l’exploitation.

Pourquoi avez-vous souhaité vous lancer dans ce type de production ?


A.D : Après le collège, j’ai voulu travailler dans le monde agricole. J’ai fait ma seconde à Pamiers puis une fois cette année passée je n’étais plus sûre de mon choix. Je suis donc allée en voie générale et me suis dirigée vers la chimie. Je suis allée à l’université, jusqu’en master, en me spécialisant dans la bio chimie et la cosmétologie. J’ai travaillé cinq ans dans ce domaine, à Toulouse mais la vie rurale me manquait. Je me suis dis pourquoi pas reprendre l’exploitation et tenter de faire de la transformation alimentaire. J’ai donc fait un BPREA pour pouvoir m’installer et je suis arrivée en 2016. Mes compétences en cosmétologie ont inspiré mon père qui a souhaité faire des savons au lait de jument. Il a les mêmes propriétés que le lait d’ânesse cela nous semblait donc intéressant de tenter l’expérience. Le lait est donné en priorité aux poulains mais quand ils commencent à être sevrés nous le récupérons pour les savons. Les produits d’épicerie quant à eux sont un moyen pour nous de donner de la valeur ajoutée à notre production mais aussi de répondre à une demande sociétale, en particulier avec le sans gluten.

Comment s’organise la vente de vos produits ?


A.D : Nous vendons principalement en direct, sur des marchés ou directement à la ferme. Nous passons aussi par le site locavor.fr sur lequel des produits locaux de différents producteurs sont vendus sous forme de paniers. Ensuite, nos produits sont également disponibles dans différents magasins Gamm vert du département mais aussi dans des petits magasins de producteurs ou des épiceries locales.


Vous allez au salon de l’agriculture pour la première fois cette année, qu’attendez-vous de cette participation ?


A.D : Pour être franche, je n’attends rien de spécial, je n’ai pas envie d’être déçue. Pouvoir aller au SIA est une grande opportunité pour moi et je remercie le conseil départemental ainsi que la chambre d’agriculture de nous donner cette chance. Je suis contente de vivre l’expérience du SIA au moins une fois car c’est tout de même le grand rendez-vous du monde agricole. Et si cela me permet de faire connaître nos produits au grand public et de montrer ce qu’il se fait dans nos campagnes, bien qu’elles soient loin de Paris, alors ce sera que du bonus pour moi.

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Cultures
news-73753Mon, 03 Feb 2020 13:33:04 +0100“Renforcer et développer notre clientèle déjà existante à Paris”http://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/renforcer-et-developper-notre-clientele-deja-existante-a-paris/Installés depuis février 2018, Thomas Crété et sa femme Nadia iront vendre leurs produits à base de canard pour la première fois au salon de l’agriculture 2020.Depuis quand êtes-vous installés au Carlaret ? 

Thomas Crété : Je me suis installé en février 2018. J’ai racheté cinq hectares à mon père à deux kilomètres de notre propriété pour développer une activité de canard. Mes premiers canards sont arrivés le 19 mars 2018. Mon objectif est de gérer la chaîne de production de A à Z. J’achète mes canards à un jour et m’occupe d’eux jusqu’à leur abattage. À leur arrivée, ils restent trois semaines dans une cabane chauffée puis ils sont trois mois dans un autre bâtiment où ils ont accès au champs la journée. Enfin, ils sont au gavage pendant deux semaines avant d’être envoyés à l’abattoir. Nous travaillons avec l’APAJH pour l’abattage et avec l’ADAPEI pour toute la partie conserverie. Nous vendons un peu de viande fraiche le jour de l’abattage mais nous maximisons nos produits grâce à la transformation sous forme de conserves et de terrine.

Pourquoi avez-vous souhaité vous lancer dans ce type de production ? 


T.C : J’ai toujours rêvé de me lancer dans la production agricole. Et en 2018, tout s’est concrétisé un peu par hasard. Au moment où mon père m’a vendu les cinq hectares, le cousin de ma femme a arrêté la production de canards, c’était l’occasion. Nous avions une petite surface et c’était le meilleur moyen pour nous de se lancer. L’élevage de canard coûte moins cher qu’un autre élevage et nous avions déjà des contacts. C’était un bon moyen pour nous de mettre le pied à l’étrier. J’ai également une activité d’espace vert en parallèle pour avoir un complément. Puis, nous réfléchissons à commencer un autre élevage plus tard, une fois que les canards seront viables sur le long terme, mais cette fois-ci avec ma femme, Nadia, en cheffe d’exploitation.

Comment s’organise la vente de vos produits ?


T.C : Nous faisons principalement de la vente aux particuliers. Nous avons récupéré une bonne partie de la clientèle du cousin de Nadia mais aussi de mes parents qui ont eu des canards il y a un certain temps. Mes parents sont désormais en bovin viande, nous avons ajouté nos produits à ceux qu’ils proposaient déjà à la vente à leurs clients. Nous essayons de développer également des partenariats avec des boutiques d’éleveurs comme avec celle de Saverdun. Notre site internet est également une plateforme de vente (https://www.lescanardsdebramal.com/, ndlr). Puis, comme nous appartenons au réseau Bienvenue à la ferme, nous avons participé aux Tablées gourmandes cet été, ce qui nous a permis de se faire connaître.

Vous allez au salon de l’agriculture pour la première fois cette année, qu’attendez-vous de cette participation ?


T.C : Au SIA, nous espérons faire un peu de vente. Nous allons d’ailleurs proposer de la restauration sur place. Mais aussi renforcer notre clientèle déjà existante sur Paris et pourquoi pas l’élargir. Nous n’excluons pas non plus les boutiques de producteurs qui pourraient être intéressées par nos produits. En Ariège, il est difficile de se faire une place car beaucoup étaient là avant nous mais si on arrive à avoir une place en région parisienne ce serait une bonne opportunité. Nous voulons également développer notre image grâce au salon, que les visiteurs se souviennent de nous.
 

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Elevage
news-73642Fri, 31 Jan 2020 09:12:02 +0100Des terres ensevelies par des cailloux et des arbres suite à la tempête Gloriahttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/des-terres-ensevelies-par-des-cailloux-et-des-arbres-suite-a-la-tempete-gloria/La tempête Gloria a principalement touché les Pyrénées-Orientales mais certains territoires ariégeois ont également été impactés dont des terres agricoles.La tempête Gloria a touché tout le Sud-Ouest de la France lors de son passage du 20 au 24 janvier dernier. Les habitants des Pyrénées-Orientales ont été les plus touchés par les intempéries et la neige. Mercredi 23 janvier, en fin d’après-midi, l’Ariège a été placée en vigilance orange pour risque d’inondation.

Les précipitations ont été telles que le niveau de l’Hers a augmenté considérablement dans le département, au point de déborder à certains endroits. 
À Lagarde, dans le canton de Mirepoix, un agriculteur en polyculture élevage a principalement été touché par les inondations.
“Un arbre est tombé en travers de la rivière. Ça a détourné le flux d’eau et rongé la terre qui a finie par s’écrouler. Puis les fortes précipitations ont augmenté le niveau d’eau d’au moins deux mètres, explique Cédric Bertrand, producteur installé à Lagarde en bordure de l’Hers. Il y avait une rivière qui traversait ma parcelle sur près de 900 mètres pour rejoindre la route”, précise-t-il. 
Ce n’est que jeudi matin que ce dernier s’est rendu compte de l’ampleur des dégâts. “Sincèrement, je m’attendais à pire. Mais j’ai au moins trois hectares que je ne peux pas cultiver. Ils sont remplis de cailloux et d’arbres. Une bonne partie de la terre que je venais de labourer sur cette parcelle est partie” ajoute Cédric Bertrand.
En effet, les cailloux s’étendent à perte de vue dans le champ devenu presque gris. Mais ce n’est pas ce qui inquiète le plus l’agriculteur. “La digue est complètement rompue. Si je ne la ferme pas rapidement, à la moindre crue, l’eau va revenir dans le champ”, s’inquiète-t-il.
Selon Cédric Bertrand, il y a au moins une semaine de travaux pour remettre la digue en état. Cependant, il ne peut pas encore  les commencer. “En photo, l’assureur ne peut pas se rendre compte des dégâts. Je dois donc attendre qu’il vienne les constater. Si l’événement est considéré comme catastrophe naturelle, ça changera la donne. Le syndicat des rivières doit également venir mais ils n’auront pas les moyens d’assurer les travaux.”

Des dégâts difficiles à chiffrer


La dernière crue de cette ampleur avait eu lieu dans les années soixante-dix. L’ancien propriétaire était parvenu à contenir la rivière. Quelques années plus tard, il a souhaité recalibrer l’Hers pour éviter que cela se reproduise. “L’étude n’a jamais été faite, elle coûtait plus cher que les travaux en eux-mêmes alors c’est resté comme ça. La digue n’est pas très haute si l’on regarde bien, elle n’est qu’à un mètre et demi au-dessus du champ. Ça peut aller très vite”, déplore Cédric Bertrand.
À la question “quel sera l’impact économique pour vous ?”, l’agriculteur ne sait pas comment répondre. “C’est très compliqué à chiffrer. Il y aura bien entendu le coût de la refonte de la digue mais ce n’est pas tout. Tout le champ doit être nettoyé. Entre les cailloux, les branches et les déchets, j’ai pas mal d’heures de travail devant moi”, développe-t-il.
Des déchets, il y en a un certain nombre en bordure de rivière et sur le champ : des bouteilles en plastique, des morceaux de ferraille, des ficelles. De quoi inquiéter Cédric Bertrand qui utilise l’eau de la rivière pour irriguer sa parcelle. 
Cette inondation aura également un impact sur ses cultures. “Même si je ne cultive pas ces hectares cette année, une fois tout nettoyé, il ne restera plus rien de la terre que j’avais cultivée. Mon rendement en céréales sur cette partie sera probablement moins important que sur le reste de la parcelle.”

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Cultures
news-73294Mon, 27 Jan 2020 12:37:50 +0100La commission départementale des agricultrices fait son grand retourhttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/la-commission-departementale-des-agricultrices-fait-son-grand-retour/La place des femmes et leurs conditions de vie en agriculture se sont beaucoup améliorées. Cependant, des voies d’amélioration et de progrès doivent encore être instaurées.Une délégation d’agricultrices du département s’est rendue à une rencontre de la commission régionale des agricultrices jeudi 9 janvier à Toulouse. La relance d’une commission départementale en Ariège serait-elle à prévoir ?
Qu’est-ce que la commission nationale des agricultrices ?


En France, il y a aujourd’hui plus d’un demi-million d’agricultrices dont 110.000 sont cheffes d’exploitation, 25.500 sont collaboratrices d’exploitation et 394.000 sont salariées dans la production agricole. Un quart des chefs d’exploitation sont des femmes.
Face à ce constat, la commission nationale des agricultrices œuvre pour la défense des droits des agricultrices. De nombreux combats ont été menés ces dernières décennies et ont permis :

En 2016 :


● L’application du principe de transparence aux GAEC qui permet de reconnaitre l’activité des hommes et des femmes au sein de l’exploitation.
● La transformation possible des EARL entre époux en GAEC.

En 2017 :


● Amélioration de la condition des agricultrices par une collaboration à l’élaboration du rapport sénatorial “Être agricultrice en 2017”.

En 2018 :


● Mise en place du mi-temps thérapeutique.
● Dans le cadre de la réforme du congé maternité, la durée minimum de recours (durée minimum d’arrêt) initialement de deux semaines, a été aligné à partir de 2019 sur celle des salariés pour atteindre huit semaines.

“Être agricultrice, c’est le seul métier où on peut élever nos enfants”


Ces victoires syndicales doivent se poursuivre afin d’aider et de soutenir la place de la femme dans le milieu agricole. Le réseau des agricultrices encourage la prise de responsabilité au sein des OPA, lutter contre les discriminations et les clichés toujours existants. La commission encourage aussi l’entrepreneuriat féminin tout en communiquant auprès du grand public pour l’agricultrice et l’agriculture. À l’échelon régional, les agricultrices militent pour atteindre une représentativité (1/3) des femmes sur toutes les commissions, afin de participer à la vie syndicale pour défendre leurs idées.

Quelle suite à donner en Ariège ?


Motivée par ces combats et ces valeurs, la FDSEA de l’Ariège s’est rendue à la commission régionale des agricultrices afin d’échanger sur les acquis et sur les perspectives qui s’offrent aujourd’hui aux agricultrices ariégeoises. Deux agricultrices souhaitent relancer la commission départementale : “c’était un défi qu’on s’est lancées à la dernière manif” explique Sophie Alzieu, éleveuse à Ussat. “Au début c’était plutôt une blague entre nous, puis en réfléchissant ça nous a semblé important à faire, pour mettre en avant l’agriculture au féminin”. Anne-Marie Calmet, éleveuse à La Bastide-de-Sérou et ancienne présidente de la commission départementale des agricultrices, renchérit : “cette commission m’a permis de sortir de mon quotidien tout en partageant mes expériences, mon travail avec mes collègues agricultrices. Cela m’a apporté de la reconnaissance, c’était très enrichissant au niveau relationnel”.

Motivées et à l’écoute, elles ont besoin de vous toutes pour communiquer sur votre métier, votre fierté et tout simplement sortir de votre quotidien ! Toutes les agricultrices ariégeoises sont chaleureusement invitées à la première soirée de la commission départementale des agricultrices le 11 février à 20h à la chambre d’agriculture de Foix. Venez nombreuses !

FDSEA09
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Politique
news-73221Fri, 24 Jan 2020 09:37:16 +0100FDSEA et JA acteurs de la prévention des incivilités et violences envers le monde agricolehttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/fdsea-et-ja-acteurs-de-la-prevention-des-incivilites-et-violences-envers-le-monde-agricole/L’augmentation des actes d’incivilité et de violence envers les professionnels du monde agricole a poussé le ministre de l’Intérieur à demander la mise en place d’observatoires à l’échelle départementale. Jeudi 15 janvier dernier s’est déroulée la première réunion de l’Observatoire départemental sur les actes d’incivilité et violence envers le monde agricole à la demande de Chantal Mauchet,  préfète de l’Ariège. 

Bon nombre d’organismes publics d’État (DDT, chambre d’agriculture, procureur, …), les services de la gendarmerie ainsi que les syndicats représentant les agriculteurs y étaient conviés.
Cette réunion a débuté dans la confusion suite au départ de la Confédération Paysanne (cf. éditorial). La FDSEA et les JA étaient quant à eux présents pour porter la voix des agriculteurs ariégeois.

Bilan des actes


Un premier état des lieux des actes d’incivilité (vols, dégradations, incendies, etc…) a été présenté par un gendarme du département. À retenir, une augmentation de 133 % entre 2018 et 2019 des actes de “destruction et dégradation” (incluant les incendies). Bien que les résultats soient moins alarmants qu’au niveau national, le mot d’ordre de Chantal Mauchet, préfète et du procureur de la République est de rester vigilant. Ce sur quoi les représentants de la profession s’accordent. 
Les échanges de cette après-midi de janvier donnent de l’espoir. Quelques mesures opérationnelles en ont découlé.

Mesures opérationnelles


• La réactualisation du réseau d’alerte SMS “BALU”, initialement mis en place pour lutter contre les vols sur les exploitations. Le principe est que dès qu’un agriculteur participant à ce réseau constate un vol, une intrusion, etc. il appelle la gendarmerie ou la police qui vont alerter via un SMS tous les agriculteurs aux alentours. 
• La mise en place de diagnostics de vulnérabilité des exploitations afin d’aider les agriculteurs à identifier et protéger les zones potentiellement à risques, en partenariat avec la gendarmerie. 
• L’organisation de rencontres régulières entre les services de la gendarmerie, la chambre d’agriculture et les syndicats agricoles pour activer la mise en place et effectuer un suivi de ce dispositif.

Ces mesures devraient voir le jour dans les semaines à venir. La FDSEA et les JA de l’Ariège s’engagent à prendre une part active dans ces dispositifs de prévention.


FDSEA et JA09
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Politique
news-73089Wed, 22 Jan 2020 15:20:56 +0100“Faire connaître le vin ariégeois”http://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/faire-connaitre-le-vin-ariegeois/Après six ans et demi d’installation, Dominik Benz se rendra cette année au SIA pour la 1e fois avec sa femme Martina.Depuis quand êtes-vous installés au Fossat ? 


Dominik Benz : Nous sommes arrivés en septembre 2013. Nous avons d’abord commencé avec six hectares en fermage au Fossat. Puis au fil des années, nous avons étendu notre surface d’exploitation à 17 hectares dont des vignes au Carla-Bayle ainsi qu’à Lézat-sur-Lèze. Nous produisons du vin bio mais également des eaux de vie ainsi que du jus de raisin. Nous faisons un peu tout ce qu’il est possible de faire avec du raisin.

D’où vous est venue l’envie de produire du vin ?


D.B : J’ai toujours été passionné par le vin. En tant que consommateur, je suis allé à de nombreuses foires spécialisées en Suisse. Puis, j’en ai eu marre de travailler dans des bureaux en temps qu’informaticien pendant près de 15 ans. J’avais envie d’exercer au grand air. J’ai donc commencé une formation de vigneron en 2009. En Suisse, la plupart des exploitations agricoles sont transmises de père en fils ou sont directement vendues. Nous n’avions pas les moyens d’acheter une exploitation et étions plus à la recherche d’un fermage. Nous avons cherché en Italie et en France. Puis une rencontre avec un vigneron suisse du Carla-Bayle nous a fait découvrir la région. Un an après une proposition de fermage nous a été faite ici. Nous nous sommes donc lancés dans le projet.

Comment s’organisent vos ventes de produits ?


D.B : Nous avons un magasin au domaine ainsi qu’un espace de dégustation. Nous collaborons également avec des cavistes, des magasins bio, des épiceries et des restaurateurs. Notre vin est également vendu avec d’autres produits dans des paniers commandés par des clients depuis peu. Plus localement, nous faisons aussi des foires et des marchés. Puis enfin, pour les clients ne se trouvant pas en Ariège, nous proposons de la vente sur notre site internet (https://www.dominikbenz.fr/, ndlr).

Vous allez au salon de l’agriculture pour la première fois cette année, qu’attendez-vous de cette participation ?


D.B : Nous souhaitons faire découvrir au grand public qu’il y a du vin qui est produit en Ariège. Le département est un peu oublié. Pour autant, avant le 20e siècle, il y avait 12.000 hectares de vignes en Ariège dont 380 hectares au Fossat. Nous avons un bon terroir pour la production du vin. Les saisons sont bonnes pour les plantes. C’est ce que l’on souhaite montrer au public du salon de l’agriculture. Cet événement sera peut-être aussi une opportunité pour nous de rencontrer des cavistes, des restaurateurs ou des responsables de magasin parisiens. Jusqu’à maintenant, nous n’avions pas assez de stock pour répondre à une telle demande. Mais grâce à la surface que nous avons aujourd’hui et la récolte de 2019, c’est une bonne idée pour nous d’aller à Paris et de montrer ce que l’on est capables de faire.

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Cultures
news-72986Mon, 20 Jan 2020 17:30:05 +0100“Décrocher un contrat avec une chaîne de magasins bio”http://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/decrocher-un-contrat-avec-une-chaine-de-magasins-bio/Marie Carrère et Cyril Sentenac vont participer au SIA pour la 1e année après deux ans d’installation à Saint-Ybars. Depuis quand êtes-vous installés dans la commune de Saint-Ybars ?


Cyril Sentenac : Nous nous sommes installés le 1e janvier 2018. N’étant pas issus du monde agricole, nous avons procédé à une installation hors cadre familiale avec un projet atypique. Au départ, nous avions 120 brebis viande plus des ânes pour le plaisir. Des événements climatiques nous ont poussés à devoir faire un choix ,soit racheter tout notre troupeau, soit garder uniquement nos ânes. Marie a toujours eu une passion pour les ânes, nous avons donc décidé de nous concentrer sur le lait d’ânesses. Aujourd’hui, nous avons 30 ânesses des Pyrénées et produisons de nombreux produits de cosmétique. Notre clientèle se compose de personnes qui veulent revoir leur mode de consommation avec des produits plus naturels mais aussi des clients qui souffrent de problèmes de peau et pour qui le lait d’ânesses est un moyen de se soigner. 

D’où vous est venue l’idée de produire des cosmétiques au lait d’ânesses ?


C.S : Tout est venu de la passion de Marie. Au départ, nous avions peur de ne pas réussir à en vivre et peu de personnes nous ont encouragé à nous lancer au cours de nos études. Un jour, un éleveur m’a dit qu’il avait vendu tous ses bovins pour élever des ânes. C’est à ce moment que nous avons commencé à creuser le sujet. Au cours de notre licence, nous sommes allés plus loin dans nos recherches. Nous avions un projet à créer dans le cadre de notre formation et nous sommes dit que quitte à travailler dessus, autant aller jusqu’au bout. Le plus important pour nous aujourd’hui est de nous en sortir financièrement et que Marie passe à temps plein sur l’exploitation afin de ne plus avoir besoin de travailler à côté. Suite à notre installation, nos voisins nous ont beaucoup aidé. S’ils n’avaient pas été là, cela aurait été compliqué pour nous de réussir. 


Comment s’organisent vos ventes de produits ?


Marie Carrère : Nous avons d’abord notre magasin sur l’exploitation qui est ouvert tous les après-midis de 14h à 20h. Nous vendons également nos produits dans quelques magasins de producteurs et dans une grande surface de Lézat-sur-Lèze. Nous avons un site internet (https://www.laitcoeursdor.com/, ndlr) pour lequel nous procédons nous même aux expéditions de colis. Nous participons à des foires agricoles comme Autrefois le Couserans ou le Festival des Saveurs. Nous avons aussi fait le marché de noël de Toulouse cette année. Le certificat bio nous a été attribué il y a peu, nous allons donc commencer à démarcher les magasins qui vendent ce type de produits. Nous organisons également des activités telles que des balades à dos de cheval, des fabriques de savon ou des traites, ce qui nous permet de faire découvrir la ferme.


Vous allez au salon de l’agriculture pour la première fois cette année, qu’attendez-vous de cette participation ?


C.S : L’idéal pour nous ce serait de décrocher un contrat avec une chaîne de magasins bio ou tout autre professionnel pour que Marie puisse être à temps plein. Mais nous voulons aussi faire découvrir nos produits aux particuliers. L’avantage est qu’avec notre site internet, les clients conquis pourrons recommander des produits. Nos produits sont principalement connus pour la quantité de lait présente dedans. Plus il y a de lait, plus les effets bénéfiques pour la peau sont importants et c’est ce qui fait notre marque de fabrique et que les clients reviennent. Bien entendu, nous mettons de l’eau dans notre vin, il se peut que notre présence au salon ne soit pas fructueuse mais nous tentons quand même notre chance.

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Elevage
news-72837Fri, 17 Jan 2020 09:39:34 +0100Une deuxième unité de méthanisation verra le jour en Ariègehttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/une-deuxieme-unite-de-methanisation-verra-le-jour-en-ariege/Les travaux de terrassement de l’unité de méthanisation de Ludiès ont commencé mercredi 8 janvier.Après quatre ans à préparer le projet, les premiers engins de terrassement sont arrivés mercredi 8 janvier à Ludiès pour commencer la construction de l’unité de méthanisation de la SARL Ariège Biométhane.

Maxime et Sébastien Durand, producteurs céréaliers et éleveurs de brebis, sont à l’origine de ce projet. En 2016, ils se sont rendu compte que de nombreux éleveurs installés en zones vulnérables avaient des difficultés pour stocker le fumier et le lisier produit par leurs bêtes, en particulier en hiver.
L’épandage de fumier tel quel sur des parcelles de culture engendre la pousse de mauvaises herbes. Il est donc nécessaire de traiter les sols pour les retirer au cours de la période de la culture. Le processus de méthanisation, permet d’éliminer environ 95 % des mauvaises herbes. De plus, l’utilisation du produit fini sorti de la méthanisation, le digestat, a pour but, à terme de diminuer de manière très nette les apports d’engrais chimiques dans les sols.

Un engagement pour l’environnement


Depuis 2000, les frères Durand utilisent un système d’agriculture raisonnée. Ils ont souhaité se tourner vers les énergies renouvelables. En 2008, ils ont été parmi les premiers à installer des panneaux photovoltaïques sur les toits de leurs exploitations agricoles.
La création d’une unité de méthanisation est pour eux une étape supplémentaire vers les énergies renouvelables. En effet, le méthane présent après fermentation dans le fumier et le lisier mais également dans d’autres déchets végétaux permet de produire du gaz de ville vert.
Au total, ce sont environ 500 foyers qui pourront être alimentés en énergie grâce à la SARL Ariège Biométhane. Six kilomètres de conduites seront installés entre Ludiès et La-Tour-Du-Crieu afin de permettre d’injecter le gaz produit dans le réseau GRDF.
 


Aller plus loin dans les énergies renouvelables


L’avantage du processus de méthanisation est que le gaz ainsi que le digestat produits au sein de l’unité sont tous deux inodores.
Pour aller encore plus loin dans l’utilisation des énergies renouvelables, une centrale photovoltaïque sera installée sur le toit du bâtiment de stockage. Cette électricité produite sera directement auto-consommée par l’unité de méthanisation.

Un travail de longue haleine


Avant d’aboutir au lancement du projet, de nombreuses années d’études ont été nécessaires aux deux frères. “Nous avons visité une dizaine d’unités de méthanisation avant de nous lancer. Les retours que nous avons eus nous ont prouvé l’efficacité de la méthanisation pour l’écologie. Une grande partie des exploitations utilisant le digestat sorti des unités s’est convertie en agriculture biologique avec des rendements quasi similaires aux exploitations conventionnelles.”
En premier lieu, Maxime et Sébastien Durand avaient dans l’idée de faire de la méthanisation en cogénération et non en injection. Cependant produire de l’électricité avec du méthane produit aussi beaucoup de chaleur. Et pour prétendre à des subventions de l’État il faut obligatoirement valoriser cette chaleur, chose qui n’était pas possible. Après une recherche plus approfondie, ils ont décidé de se diriger vers la production de gaz. Ce choix de l’injection ne fut possible que grâce à la prise en charge de 40 % du coût de la conduite de gaz par GRDF. Le montant du projet s’élève à 6,5 millions d’euros, financés à 25 % par des fonds propres et des subventions de l’État et à 75 % par un prêt bancaire.C’est en 2016 que le premier contact a été pris avec l’association Solagro pour réaliser une étude de faisabilité. Les deux frères sont les maîtres d’ouvrage du projet et ils ont aussi décidé d’être accompagnés par l’association dans un rôle d’assistant de maître d’ouvrage. “Sans Solagro, le chemin administratif aurait été très difficile. C’est pour cela que nous les avons sollicités dans la phase de conception ainsi que dans la phase de construction” ajoute Maxime Durand.

De nombreux partenaires pour les accompagner

Depuis juillet 2019, la région impose aux porteurs de projets liés à la méthanisation d’avoir un cabinet de concertation pour s’occuper de la communication. Les maîtres d’ouvrage avaient anticipé cette contrainte en travaillant avec le cabinet Quelia bien avant qu’elle soit actée.
Ils se sont également rapprochés du cabinet Ectare pour tout l’aspect environnemental : dossier ICPE, agrément sanitaire.
Les travaux de terrassement, de voiries et réseaux divers commencés le 8 janvier, sont réalisés par l’entreprise COLAS. La société VINCI traitera quant à elle la partie génie civil. L’unité de méthanisation et l’installation de la centrale photovoltaïque seront assurées par Arkolia qui est spécialisé dans ce domaine. Prodeval s’occupera du processus d’épuration. L’unité devrait entrer en fonction d’ici un an.

Une sécurité primordiale


Des contrats de maintenance importants ont été signés avec des entreprises spécialisées, une intervention dans les 24 heures est prévue en cas d’incident. En effet, la question de la sécurité inquiète beaucoup lors de la construction de ce type d’infrastructure. 
Le pire dans la méthanisation, ce sont les campagnes de désinformations autour du sujet. Les gens pensent que ça va sentir mauvais, que ça va faire du bruit, qu’il y aura des mouches ou encore des rats autour de l’unité. Ce n’est pas le cas”, justifie Sébastien Durand.
Avant d’arrêter leur choix sur le terrain de Ludiès, Sébastien et Maxime Durand ont visité trois autres lieux, plus proches de La-Tour-du-Crieu. Ils ont cependant fait face à des problèmes d’acceptation de la part des collectivités, en particulier à cause des préjugés associés à la méthanisation.
Pour tous les interlocuteurs, c’est un projet très “vertueux et dans l’air du temps mais s’il vous plaît pas chez nous mais chez les voisins. C’est pour ces raisons que nous devons remercier Madame le Maire et le conseil municipal de Ludiès qui nous ont dès le départ soutenu dans notre projet."
À Ludiès, aucun recours sur l’ICPE ou le permis de construire n’a été fait. “C’est une chance pour nous. C’est dû principalement aux réunions de concertation que nous avons faite avec différentes communes des alentours”, soulève Sébastien Durand.

Une participation équitable


La SARL Ariège Biométhane a signé des contrats avec plusieurs agriculteurs du département pour l’approvisionnement en fumier, en lisier, ainsi que l’ensilage de mâles de colza et maïs semence. Elle a aussi un partenariat contractualisé avec Arterris et la Capla pour les déchets de silo.
L’entreprise s’est engagée à aller chercher la matière première dans les exploitations, et à faire un retour de digestat équivalant N et MO. Elle réalise aussi l’épandage. “Historiquement, nous nous sommes rapprochés d’éleveurs du même âge que nous mais surtout avec la même philosophie”, développe Sébastien Durand.

Une masse salariale nécessaire


Afin d’assurer le transport des matières premières et du digestat, une entreprise dédiée sera créée. Le bon fonctionnement de l’unité de méthanisation nécessitera l’équivalent de quatre salariés à temps plein. Sébastien et Maxime Durand ont depuis le 1e janvier 2019, un salarié à leur ferme qui assurera les transports de la matière première et du produit fini. Un autre sera embauché pour travailler à l’usine de méthanisation en semaine. Cet investissement financier mais aussi en temps est, selon les deux frères, nécessaire pour appréhender l’agriculture de manière plus raisonnée pour la planète.

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Elevage
news-72699Tue, 14 Jan 2020 12:31:19 +0100Zones de non-traitement : une profonde incompréhensionhttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/zones-de-non-traitement-une-profonde-incomprehension/Après de longs mois de discussions, le Gouvernement met enfin sur la table les textes d’application pour la protection des riverains.Après des mois de discussions, le Gouvernement met enfin sur la table les textes d’application pour la protection des riverains.

Pendant cette période, FNSEA et JA se sont mobilisés pour sortir d’une approche dogmatique sur la question des produits phytosanitaires. Nous avons toujours prôné le dialogue sur les territoires et avons élaboré dans le cadre du Contrat de Solutions des chartes favorisant le dialogue associant maires, représentants des collectivités, ONG, associations de riverains.

Cette méthode est aujourd’hui clairement reconnue par le Gouvernement. Notre approche pragmatique a permis de remettre la science au cœur des décisions gouvernementales. Ainsi, les pratiques agricoles équivalentes à une zone de non-traitement, pourront être prises en compte, conciliant protection des riverains et activités agricoles.
C’est une avancée au regard des débats irrationnels que nous subissons depuis trop longtemps sur ce sujet.
Mais notre incompréhension est totale car le reste du texte ne peux convenir aux agriculteurs.
En instaurant, dans certaines situations, des distances de sécurité incompressibles, quelles que soient les pratiques et les mesures de protection, le Gouvernement laisse la place à l’idéologie et abandonne de nombreux agriculteurs sans aucune solution. Où est la logique ?
En imposant sans attendre la mise en œuvre des chartes, une application immédiate de l’arrêté, pour toutes les cultures pérennes (arboriculture, viticulture…) et les cultures de printemps, le Gouvernement tient une position inverse à notre volonté de dialogue et de solutions locales. Une fois de plus, ce sont les agriculteurs qui vont en subir seuls les conséquences.

Et que dire du fait que personne ne fasse mention de la compensation des pertes que subiront nécessairement les agriculteurs avec le retrait de surface de leur exploitation ?
Pour FNSEA et JA, c’est une profonde incompréhension et un légitime mécontentement !

Nos instances se réuniront en tout début d’année pour décider de la suite de la stratégie syndicale. Il faudra impérativement trouver les mesures permettant à tous les agriculteurs d’avoir des solutions techniques ou des compensations face à cette nouvelle distorsion de concurrence.

FNSEA /JA NAT
 
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Politique
news-72396Fri, 10 Jan 2020 08:46:46 +0100Une nouvelle équipe a été élue à la gouvernance de la Caplahttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/une-nouvelle-equipe-a-ete-elue-a-la-gouvernance-de-la-capla/Le 13 décembre dernier, la Capla a proposé à ses adhérents une assemblée générale avec pour ligne directrice l’évolution.La Capla a donné rendez-vous à ses adhérents le 13 décembre dernier au Fossat pour son assemblée générale. Pour l’occasion, Frédéric Thomas, agriculteur installé en Sologne et spécialisé dans l’agriculture de conservation, a été convié.

Les chiffres pour de l’exercice du 1e juillet 2018 au 30 juin 2019 ont été présentés aux agriculteurs présents. Ces derniers sont concluants avec une meilleure récolte que l’exercice précédent. La qualité du tournesol a été particulièrement soulignée. 

Le maître-mot : conservation


Suite à cette présentation, Frédéric Thomas est intervenu pour expliquer aux adhérents le fonctionnement de l’agriculture de conservation. 
Cette pratique est principalement basée sur la plantation de couverts végétaux hors période de culture afin de protéger les sols et d’aider à la pousse des grandes cultures. Frédéric Thomas a impressionné plus d’un exploitant grâce à de nombreuses photos probantes.
Il a entre autres présenté les transformations ingénieuses réalisées par certains exploitants français ou étrangers pour semer les couverts en même temps que la moisson. Selon les besoins de la terre, Frédéric Thomas a également expliqué quelles plantes semées pour enrichir le sol après certaines cultures pouvant être plus gourmandes en azote par exemple. 

Des conseils précieux


Ce dernier a mis l’accent sur la nécessité de ne pas trop travailler la terre pour la préserver. “Le déchaumage du sol n’est pas la meilleur technique pour le préserver au contraire, cela le fragilise. Grâce au faux semis par exemple, le travail est plus superficiel mais suffit amplement.”
Ce n’est pas le seul conseil que Frédéric Thomas a donné aux adhérents de la Capla : “Vous devez aussi surveiller la circulation dans votre champ. Les tracteurs sont de plus en plus lourds et plus vous passerez avec, plus votre sol sera compact. Ce qui peut être dangereux lors des moussons d’été.”

Le renouvellement du bureau


Cette assemblée générale a également été l’occasion pour la gouvernance de la Capla d’être renouvelée. Emmanuel Lemasle devient donc le nouveau président de la coopérative. Il sera épaulé dans son exercice par trois chefs de pôles. 
Pascal Massat, s’occupera du pôle élevage, Frédéric Debat des grandes cultures et François Cruvelier de tout ce qui a trait au bio. Chacun  a à ses côtés un vice-président pour l’accompagner dans ses missions. Trois fois dans l’année, les agriculteurs ainsi que les partenaires auront une visite de leur référent de secteur afin de maintenir un lien entre la coopérative et ses acteurs.

De l’ambition pour l’avenir


D’autres changements ont également été mis en place au sein du bureau. Delphine Portet a été élue en tant que chargée de communication. Séverine Giorio occupe le poste de secrétaire et Michel Loubières celui de trésorier. Christophe Raffit, quant à lui, sera chargé de faire le lien entre le conseil et la SARL Capla et Compagnie. Enfin, Nicolas Luccitti intègre le bureau lui aussi.

Le conseil a saisi l’instant pour présenter ses priorités. “Nous avons la volonté de faire évoluer la coopérative en adaptant un outil performant aux attentes d’un monde agricole en pleine transformation. Nous réaffirmons notre désir d’indépendance et de proximité avec l’ensemble de nos adhérents” a-t-il annoncé dans un communiqué.
 

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Cultures
news-72345Thu, 09 Jan 2020 11:03:10 +0100Les Pyrénées à l'honneur sur France 3http://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/les-pyrenees-a-lhonneur-sur-france-3/Mercredi 15 janvier à 21h05, l’émission Faut pas rêver consacre 110 minutes à la chaîne pyrénéenne.En mars dernier, Carolina de Salvo et toute l'équipe de Faut pas rêver s'étaient rendus dans les Pyrénées pour tourner une émission.

Cette dernière sera diffusée sur France 3 mercredi prochain, le 15 janvier, à 21h05. Au cours de son voyage, la présentatrice s'est rendue au marché de Saint-Girons et est partie à la rencontre d'Emily et Justin de la ferme de Las Laous, installés à Massat au coeur du parc naturel régional des Pyrénées Ariégeoises.

L'ADT vous donne rendez-vous devant votre télévision afin de découvrire les prises de vue faites par l'ensemble des caméramans sur le territoire pyrénéen.

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Elevage
news-72278Tue, 07 Jan 2020 18:18:40 +0100Le GDS recrute !http://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/le-gds-recrute/Une société regroupant les GDS du 09, 31, 32 et 65 est en cours de création. Pour ce faire, trois postes de technico-commerciaux, spécialistes en lutte contre les rongeurs sont à pouvoir. Retrouvez l'offre ici.]]>Elevagenews-71825Wed, 18 Dec 2019 10:46:05 +0100JA 09 : AG cantonales qui valorisent les jeunes installéshttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/ja-09-ag-cantonales-qui-valorisent-les-jeunes-installes/La programmation des assemblées générales électives 2020 des Jeunes Agriculteurs s’organisent à l’échelle locale.Dans les prochaines semaines, les Jeunes Agriculteurs de l’Ariège vont démarrer leur “tournée cantonale”. L’occasion de faire le bilan de l’année syndicale qui a été riche et intense. Au-delà de l’aspect statutaire, voici  dans quel état d’esprit va se dérouler ces rencontres.
Des AG Cantonales qui valorisent les jeunes installés 


Dans la continuité de la JA’DAY du jeudi 28 novembre 2019, les JA veulent être encore plus présents pour les jeunes installés. L’idée générale pour les six cantons du département est de réaliser ces assemblées générales cantonales sur une exploitation d’un jeune agriculteur nouvellement installé.
Cette initiative permettra à ces derniers arrivés de rencontrer des anciens. Ainsi, ils pourront présenter leur parcours, profiter de l’expérience de chacun et se créer un réseau. 
Ces réunions sont des moments chaleureux et conviviaux qui encouragent le réseau JA à se rassembler pour construire, ensemble, les nouveaux projets de demain.La devise AG 2020 : échanges et convivialité !
L’importance de ces assemblées générales est de taille, les élections vont permettre d’élire de nouvelles équipes cantonales et porter la voix JA à tous les échelons (cantons, département et région).

Les valeurs JA se transmettent

 
La moitié de nos responsables JA arrivent à l’âge de donner la passation aux “nouveaux jeunes”. Les “anciens jeunes” sont toujours aussi déterminés pour transmettre les valeurs et la culture JA aux jeunes motivés pour la relève 2020. Avoir une dynamique collective entre jeunes agriculteurs est d’une importance capitale afin de pouvoir améliorer et défendre le métier des agriculteurs. Le syndicat arrive aujourd’hui à un renouvellement de ses équipes qui donnera un ton inédit pour 2020-2022.


M.Gimenez (JA09)

 

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Politique
news-71824Wed, 18 Dec 2019 10:42:47 +0100Un bilan 2019 positif pour le CERFrance après un an de fusionhttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/un-bilan-2019-positif-pour-le-cerfrance-apres-un-an-de-fusion/Un an après la fusion avec le Gers et la Haute-Garonne, le CERFrance de l’Ariège a organisé des rencontres avec ses adhérents le 5 décembre dernier.En 2018, le CERFrance Ariège a fusionné avec ceux du Gers et de la Haute-Garonne pour former ensemble le CERFrance Gascogne Occitanie (CERFrance GO). Un an après, la traditionnelle assemblée générale a été remplacée par des rencontres.

Ainsi, le 5 décembre, tous les adhérents de l’entreprise ont été conviés au centre universitaire de l’Ariège Robert Naudi. Le thème principal de ces rencontres était l’innovation. Tout d’abord, chacun a pu participer à un atelier au choix parmi quatre : “Anticiper et s’adapter pour une meilleure valeur ajoutée”, “Optimiser l’épargne et la fiscalité : de nouveaux outils”, “Oser le collectif” ou encore “Quelles nouveautés pour une transmission réussie de son entreprise”.

Suite à ces ateliers, Philippe Lacube, président du conseil de territoire a prononcé un discours d’accueil en rappelant les origines de la fusion des trois entités. “En s’associant, nous avions l’ambition d’augmenter en compétence et de pouvoir donner plus de conseils à nos adhérents tout en gardant notre proximité. L’entrepreneur qui s’en sortira est celui qui sera bien accompagné, notre structure a le devoir de faire cet accompagnement.”

William Villeneuve, président du CERFrance GO, et Christine Hupper, directrice générale, ont ensuite pris la parole pour faire le bilan de l’année 2019. Au total, l’entreprise regroupe 400 collaborateurs, 30 agences et 9.700 adhérents pour un chiffre d’affaires de 28 millions d’euros si l’on inclut ses filiales.

En un an, de nouveaux services ont vu le jour ou ont évolué tels que le service communication et digital ou encore celui dédié à la formation clients.

Afin d’encourager leurs adhérents à se diriger vers l’innovation, quatre interlocuteurs sont intervenus dans l’amphithéâtre. Nadège Gosselin a été la première à prendre la parole. Productrice de safran depuis 2006, elle est la seule productrice du département.

Son innovation a été de proposer des produits transformés à base de safran pour faire découvrir le produit : meringues, quinoa, bière. Elle travaille avec de nombreux partenaires départementaux et a pour ambition, à long terme, de proposer des visites pédagogiques de son exploitation ainsi que des cours de cuisine pour apprendre à utiliser cette épice.

Pascale Mouy a ensuite présenté l’agence AD’OCC qui est une agence de développement économique. Cette dernière accompagne des projets innovants collaboratifs ou individuels par le biais d’une aide financière.

Gérard Campistron, fondateur de l’entreprise Aviwell, a présenté les recherches effectuées avec ses équipes. Grâce à une étude du microbiome de l’oie, ils ont découvert qu’une bactérie pouvait rendre le foie des oies gras sans gavage. Cette découverte permettrait de pallier a la possible interdiction de produire des foies gras issus de canards gavés.

C’est enfin Philippe Faur, producteur de glaces à Saint-Girons, qui est intervenu devant l’assemblée. Tout au long de sa carrière, il a enchaîné les innovations : travailler avec un producteur de lait local, faire des glaces salées, utiliser des pots bio compostables... Avant de conclure son intervention, il a rappelé à tous que “faire une innovation juste pour la faire ne fonctionne pas, il faut pouvoir vendre le produit créé.”

Ces rencontres se sont terminées avec un buffet autour duquel tous les adhérents pouvaient échanger sur leurs productions ainsi qu’avec les intervenants.

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Politique
news-71629Fri, 13 Dec 2019 08:33:10 +0100Une nouvelle organisation à l’abattoir de Pamiershttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/une-nouvelle-organisation-a-labattoir-de-pamiers/Pour des raisons sanitaires, l’abattoir de Pamiers change ses horaires de réception des animaux, une décision qui ne convient pas à tous les éleveurs.Le mercredi 27 novembre, de nombreux éleveurs se sont réunis à la chambre d’agriculture de l’Ariège avec les services vétérinaires départementaux et Francis Rey, le directeur de l’abattoir de Pamiers. L’objet de cette rencontre : la modification des horaires d’entrée des animaux.

Peu avant cette réunion, les services de la direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des population (DDCSPP) ont rappelé à l’abattoir de Pamiers l’existence de certaines réglementations qui n’étaient pas assez bien respectées. 

50 % d’approvisionnement par les éleveurs


Pour pallier à ce problème, de nouveaux horaires d’entrée des animaux ont été appliqués sans consultation des éleveurs. Cependant, la particularité de cet abattoir est que plus de 50 % de l’approvisionnement en bêtes est directement fait pas les éleveurs eux-mêmes non pas par des coopératives. Ces derniers ont donc demandé une réunion pour comprendre les modalités de changement. 

Deux règlementations ont principalement été rappelées. La première concerne tous les animaux. Ces derniers ne doivent pas séjourner dans l’étable de l’abattoir plus de 12 heures consécutives. Si ce laps de temps est dépassé alors les bêtes devront être nourries et avoir de la litière.

La seconde s’applique aux animaux non sevrés. Selon la loi, ils doivent être abattus “sans retard indu”. Cela signifie que ces bêtes de doivent pas manquer une tétée ou buvée. En clair, l’abattoir ne peut les accueillir que le matin pour réaliser l’abattage dans la foulée. 

Des horaires qui ne coïncident pas

 
Ces réglementations remettent en cause toute l’organisation de l’abattoir. Francis Rey l’explique : “Jusqu’à maintenant, les services vétérinaires étaient plus souples sur les horaires de réception. Mais ces derniers mois, ils ont exigé sans délai le respect de la réglementation sans tenir compte des particularités du terrain.” Il précise, par exemple, que les éleveurs qui arrivent de la montagne font plusieurs heures de route et les horaires qui leur sont imposés ne coïncident souvent pas avec leurs disponibilités. 

Auparavant, Francis Rey essayait, en temps que directeur, de faire entrer les bêtes aux heures qui convenaient le mieux aux éleveurs mais aussi aux horaires du bouvier qui réalise le contrôle de réception obligatoire. 

Lors de la réunion à la chambre d’agriculture, Monique Fresnel, cheffe du service sécurité sanitaire de l’alimentation de la DDCSPP a concédé à un assouplissement pour la réception des veaux non sevrés. 

Ces derniers peuvent arriver le soir pour être abattus le matin. Elle a également accepté que les plages horaires d’accueil des bovins sevrés et des ovins soit un peu plus grande la veille de l’abattage.

Face à ces changements pour lesquels les éleveurs étaient en désaccord, ces derniers ont demandé à ce qu’il y ait plus de communication entre l’abattoir et eux.

 

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Elevage
news-71526Wed, 11 Dec 2019 08:45:52 +0100AG cantonales de la FDSEA : le bal est ouvert !http://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/ag-cantonales-de-la-fdsea-le-bal-est-ouvert/La FDSEA de l’Ariège vous annonce le programme des assemblées générales cantonales à venir.Les traditionnelles assemblées générales cantonales de la FDSEA approchent à grands pas. 

Le canton du Séronais ouvrira le bal mardi 17 décembre prochain, à partir de 20 h 30  à la mairie de La  Bastide-de-Sérou. Txomin Elosegui, conseiller à la chambre d’agriculture, viendra nous parler du pâturage tournant. 
Les autres rendez-vous cantonaux seront répartis sur le mois de janvier, en soirée (Cf.tableau). 

Au programme de ces AG


Cette année est élective ! Chaque canton devra élire un nouveau bureau et un nouveau conseil d’administration. La présence de tous est donc vivement souhaitée. Par ailleurs, après un bilan syndical de l’année écoulée, un débat sera ouvert pour réfléchir aux besoins en termes de services et d’accompagnement (formations, achats groupés, accompagnement administratif ou juridique…) que la FDSEA peut apporter à ses adhérents. Chacun sera donc libre de s’exprimer et de partager ses éventuelles difficultés,  ses bonnes idées, ses envies… Comme à l’accoutumée, ces AG cantonales se termineront par le partage d’un moment convivial. 
Alors ne ratez pas les traditionnels rendez-vous hivernaux de votre syndicat !

AG départementale : jeudi 5 mars 2020 


Vous pouvez d’ores et déjà retenir la date de notre assemblée générale départementale qui aura lieu le jeudi matin 5 mars 2020. Sous réserve d’éventuelles modifications, notre invité d’honneur sera Henri Brichart, premier vice-président de la FNSEA, qui viendra nous décrypter la réforme de la prochaine PAC. Un rendez-vous incontournable à noter dès aujourd’hui dans vos agendas !

E.Gironce (FDSEA 09)

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Politique
news-71450Mon, 09 Dec 2019 15:56:27 +0100Une finale en Ariège pour la cinquième édition du concours Talents Gourmandshttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/une-finale-en-ariege-pour-la-cinquieme-edition-du-concours-talents-gourmands/Un artisan ariégeois récompensé à l’occasion de la cinquième édition du concours Talents Gourmands organisé par le Crédit Agricole. Depuis cinq ans, agriculteurs, artisans et cuisiniers s’opposent dans le cadre du concours Talents Gourmands organisé par le Crédit Agricole Sud Méditerranée. Cette année, la finale s’est déroulée au CFA de la chambre des métiers et de l’artisanat de l’Ariège.

Le 20 octobre, date de clôture des inscriptions, 43 candidats étaient inscrits au concours dont 21 Ariégeois. Après différentes étapes de sélections, neuf finalistes ont été choisis pour présenter leurs produits le 22 novembre dernier. 
Pour chaque catégorie, un Ariégeois était opposé à deux candidats des Pyrénées-Orientales pour représenter sa profession. Tania Company Fuster, herboriste à Allieres, représentait les agriculteurs. Gaëtan Arnaud, cuisinier du restaurant La tomate du jardin à Daumazan-sur-Arize, représentait les restaurateurs. Et Jacques Helliot, producteur de la sauce “Amour d’ail” à Pamiers, représentait les artisans.
Le jury, présidé par Philippe Lacube, a pu déguster de nombreux plats et produits tout au long de la matinée. Après un temps de délibération les résultats sont tombés et un Ariégeois a été récompensé.

Un Ariégeois lauréat


En effet, grâce à sa sauce au goût unique, Jacques Heliot a été élu le meilleur artisan du territoire Sud Méditerranée. “Ma tante Laurence est à l’origine de cette recette. Elle habitait à Aix-en-Provence et avait pour habitude de nous la préparer. Puis ma mère se l’est appropriée et l’a modifiée et enfin ce fût mon tour” développe Jacques Heliot. 
Après avoir installé un petit laboratoire au domicile familial pour retravailler la recette, ce dernier a déposé la marque “Amour d’ail” en 2016 puis créé sa micro-entreprise. Déclinée en deux recettes, plus ou moins fortes en ail, cette sauce est disponible dans 70 boutiques en Ariège, en Haute-Garonne et dans l’Aude. Jacques Heliot se déplace également sur les marchés pour proposer son produit aux vendeurs.

Des recettes originales


Pour le concours, il a présenté plusieurs recettes de tartinade au jury. “Amour d’ail est prête à l’emploi et peut se déguster en salade. Mais aujourd’hui j’ai fait le choix de la présenter autrement pour que le jury voit toutes ses possibilités d’utilisation” précise-t-il.
Parmi ces propositions de tartinades, l’une regroupait des tomates cerises écrasées avec du jambon de pays et de la sauce. De quoi donner l’eau à la bouche aux évaluateurs. 
Chaque lauréat a reçu un chèque de 3.000€ et divers cadeaux de la part du Crédit Agricole. Les autres finalistes quant à eux ont reçu un chèque de 1.000€. Ce concours étant organisé en partenariat avec le Bottin gourmand, tous verront leurs adresses apparaître au sein du guide.

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Cultures
news-71397Fri, 06 Dec 2019 14:47:05 +0100Succès pour la 1e édition de la JA’DAY : cinquante JA présentshttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/succes-pour-la-1e-edition-de-la-jaday-cinquante-ja-presents/Une cinquantaine de Jeunes Agriculteurs se sont réunis pour une soirée studieuse et conviviale.À quelques encablures du lac de Montbel, c’est dans le cadre idyllique du domaine de la Besse à Camon que les JA de l’Ariège ont organisé la première édition de la JA’DAY le 28 novembre dernier. Cet évènement avait un double objectif : travailler sur les missions et le fonctionnement du syndicat mais aussi rassembler des jeunes des quatre coins du département pour un grand moment de cohésion et de convivialité. Cette soirée a permis de réunir des responsables du réseau, adhérents ainsi que des jeunes installés ou porteurs de projet. Tous sont convaincus de l’importance du syndicat pour la défense et la promotion du métier.
L’installation : sujet de préoccupation majeur  


L’installation en agriculture est le fer de lance des JA depuis de nombreuses années. Au cours des échanges, elle a été réaffirmée comme étant, pour le syndicat, “un dossier majeur”. Celui-ci soulève aussi d’autres sujets comme : le foncier,  la transmission des exploitations, le dispositif des aides, l’accompagnement, la valorisation des produits ou encore l’attractivité des territoires.  En Ariège, 40 % des agriculteurs sont âgés de plus de 55 ans. L’enjeu du renouvellement des générations est donc important.  Il est primordial pour le syndicat Jeunes Agriculteurs de l’Ariège de poursuivre le travail sur ces sujets et bien évidemment être force de propositions pour conserver un dispositif à l’installation attractif et adapté. Le soutien et l’accompagnement des jeunes installés dans la PAC 2020 est un axe fort que les JA veulent défendre. Cette feuille de route a été soutenue par les jeunes installés ou porteurs de projet présents dans la salle.

Les fondements du syndicalisme jeune  


Au cours de trois ateliers, les invités se sont exprimés sur les missions des JA, les attentes des adhérents, l’engagement et les responsabilités syndicales. Autour de ces trois thématiques, chacun a pris la parole,  les propositions et questions se sont posées  dans une ambiance très constructive.  La réflexion sur les missions du syndicat a permis de rappeler plusieurs notions fondamentales   “aider, écouter, défendre, promouvoir” avec des attentes fortes décrites par “réseau, actualités, communication, soutien et formation”. En ce qui concerne les raisons qui encouragent les jeunes à s’engager et à prendre des responsabilités dans la structure cela repose sur plusieurs idées comme notamment “organiser, se faire entendre, proposer, défendre, construire”.

Le renforcement des structures cantonales  


Les profils des participants étaient diversifiés (année d’installation, niveau d’implication, productions, territoire) et cela a permis d’enrichir les échanges avec un véritable partage d’expérience. Le département étant très escarpé et les productions multiples, responsables et adhérents sont unanimes “les cantons sont la force de notre réseau. C’est le maillon qui nous permet d’aller  à la rencontre des adhérents et nouveaux installés.” Cette soirée a été une première étape pour renforcer les liens entre les six échelons locaux et amener le syndicat vers de nouvelles perspectives pour 2020-2022. Des dossiers prioritaires, sur lesquels adhérents et élus souhaitent travailler et être force de propositions, ont désormais été identifiés  : la nouvelle PAC, le renouvellement des générations, la communication et bien d’autres. 

Très satisfaits de cet évènement, les JA de l’Ariège remercient l’ensemble des participants ainsi que la famille Dumons du domaine de la Besse pour l’accueil chaleureux.  Cet évènement a été décrit comme “utile et nécessaire au bon fonctionnement de JA” par la majorité des participants qui souhaitent organiser une 
“2e JA’DAY” avec de nouvelles thématiques de réflexion. Mais avant, rendez-vous lors des assemblées générales cantonales qui viendront clôturer une année syndicale riche et intense. Les dates vous seront communiquées dans les prochaines éditions de Terres d’Ariège, ainsi que sur la page Facebook 
@JeunesAgriculteursAriege ou via les newsletters des JA09.


JA 09
 
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Politique
news-71280Wed, 04 Dec 2019 09:54:57 +0100Les référents Safer, sentinelles de la préservation du foncier agricolehttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/les-referents-safer-sentinelles-de-la-preservation-du-foncier-agricole/Entretien avec Laure Mélac et David Comminges, référents fonciers Safer pour la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs de l’Ariège.Mercredi 20 novembre dernier, se tenait une formation des référents locaux Safer de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs de l’Ariège. Après une première session de formation en décembre 2018, ce sont plus d’une trentaine de référents locaux supplémentaires qui ont pu être formés ce mercredi. 

Entretien avec David Comminges (FDSEA 09) et Laure Mélac (JA 09) pour comprendre le rôle de ces référents disséminés sur tout le département.

Pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste votre rôle de référent local Safer ? Quelles sont vos missions concrètes ?

David Comminges : Notre rôle est de se tenir informés des transactions qui se font sur le canton, veiller à ce qu’il n’y ait pas de terres qui partent à des usages autres qu’agricoles. En tant que référents locaux, notre mission principale est globalement de veiller à ce que les terres restent exploitées par des agriculteurs qui sont sur le secteur. Pour cela, il est important que les agriculteurs nous contactent pour nous informer d’éventuelles transactions en cours. Et dans l’autre sens, nous informons agriculteurs en recherche de foncier des offres qui existent dans leur secteur.

Laure Mélac : En tant que référent foncier JA, nous recevons les notifications Safer et sommes chargés d’informer les jeunes qui sont en recherche de foncier pour leur indiquer ce qui peut les intéresser. Pour cela, il faut que ces JA se manifestent auprès de leurs référents fonciers, qu’ils n’hésitent pas !

Cette fonction a-t-elle une dimension syndicale ?


L.M : Oui, c’est clairement syndical ! D’une part, nous informons en priorité les JA qui sont syndiqués chez nous... Ce fonctionnement renforce notre réseau. D’autre part, notamment grâce à l’existence du Comité Technique Départemental, nous pouvons défendre les installations qui nous semblent pertinentes. Grâce à ce CTD, nous avons la possibilité d’aller au-delà de la simple application du schéma des structures. C’est une particularité ariégeoise très intéressante.

D.C : C’est effectivement un rôle très syndical, notamment parce que nous veillons à ce que les terres restent à vocation agricole, exploitées par un agriculteur du secteur. Nous surveillons également qu’il ne se fasse pas n’importe quoi au niveau des prix de vente, et si nécessaire nous faisons en sorte de déclencher une procédure de préemption par révision de prix si des situations de spéculation foncière sont repérées.

Que vous a apporté cette formation dispensée par les responsables Safer ?


D.C : J’étais déjà familier du fonctionnement global de la Safer, mais cette formation m’a permis d’approfondir mes connaissances, notamment en ce qui concerne la nouvelle structuration régionale, avec la création de la Safer Occitanie en 2017. Le Comité Technique est une particularité dans notre département, et il permet à la profession agricole d’avoir un véritable regard sur ce qui se fait au niveau foncier. C’était important de le rappeler au cours de cette formation, nous devons préserver ce fonctionnement. 

L.M : Personnellement, j’y ai appris plein de choses, sur le fonctionnement de la Safer, les différents processus de vente et d’acquisition, les obligations réglementaires des vendeurs, des notaires, des acquéreurs… C’est important de maîtriser tout cela pour pouvoir mieux conseiller les jeunes qui nous contactent sur les procédures à suivre. J’ai trouvé cette formation vraiment intéressante !

 

Carte des référents fonciers par canton :

 


JA/FDSEA 09
 

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Politique
news-71244Tue, 03 Dec 2019 14:48:42 +0100Les Steakeurs : vers un nouveau public et de nouveaux clientshttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/les-steakeurs-vers-un-nouveau-public-et-de-nouveaux-clients/La marque ariégeoise se développe pour rendre les produits accessibles à tous, partout en France.Depuis 2014, les éleveurs de la SAS Les Steakeurs ne cessent de faire évoluer leur marque. Depuis un mois, le site internet des Steakeurs est devenu un site marchand où l’on peut retrouver quatre types de “box” à acheter. Que l’on soit Ariégeois ou Parisien, tout le monde peut goûter à ces produits. 

À l’origine de cette marque : 15 éleveurs qui voyaient leurs veaux être vendus à l’étranger pour être engraissés et gagner en valeur ajoutée. L’idée de ces derniers a été de reprendre la main sur une partie de la commercialisation de ces bêtes tout en créant une dynamique locale et en revalorisant le département.
Aujourd’hui, 28 éleveurs prennent part au collectif. Ils possèdent principalement des Gasconnes et Limousines. Pour produire la viande Steakeurs, ils choisissent des veaux qu’ils engraissent pendant 8 à 12 mois, jusqu’à devenir des jeunes bovins, selon un cahier des charges précis qui a été établi sur plusieurs années.

Réglementer pour une viande de qualité


Tout d’abord, chaque éleveur doit signer la charte des bonnes pratiques de l’élevage. “Le bien-être animal est un élément primordial pour avoir de la viande de qualité” selon le président de la SAS Les Steakeurs, Brice Bousquet.
Ensuite, la nourriture donnée aux jeunes bovins est réglementée. Elle doit être sans OGM, pas ensilée ni fermentée. “Nous leur donnons des rations sèches pour éviter la rétention d’eau. L’idée est que le gras se trouve dans les muscles et qu’il ne soit pas du gras de couverture. Grâce au cahier des charges, nous pouvons avoir une uniformité dans les rayons” précise-t-il.
En effet, depuis quelques temps déjà, les produits des Steakeurs se trouvent dans les rayons de certaines GMS locales telles que Leclerc Foix, Super U Mirepoix ou Intermarché Saint-Lizier.

 

Une porte ouverte aux Français


Cependant, dans l’objectif de développer leur marque, les éleveurs ont décidé de vendre leurs produits via internet. Ils proposent quatre “box” de produit selon les goûts et les moyens des clients. 
“Pour ceux qui ne nous connaissent pas et souhaitent découvrir nos produits, il y a la “Box découverte” qui propose six produits différents” ajoute Nicolas Mathe, membre du bureau de la SAS. Le système de “box” leur permet d’écouler presque la totalité de la carcasse du jeune bovin abattu. 
“Bien souvent les clients préfèrent certaines pièces comme le steak haché. En passant par des box, avec une sélection de pièces, nous pouvons vendre des morceaux qui, habituellement, se vendent peu” étaye Ludovic Mazières, membre du bureau de la SAS.
L’avantage de l’achat sur internet est que n’importe qui en France métropolitaine disposant d’une carte bancaire peut acheter de la viande des Steakeurs. Grâce à la filiale “Chronofresh” de Chronopost, les produits sont livrés dans un délai de trois semaines maximum.
“Nous avons choisi ce délai afin qu’il corresponde aux abattages prévus. Si l’on reçoit une commande et que la bête était déjà prévue pour les GMS par exemple, on saura que pour la prochaine il faudra prévoir d’en extraire les produits du colis” développe Pascal Massat, membre du bureau de la SAS.
Le système de vente semble déjà porter ses fruits puisque depuis début septembre, déjà 4.000 barquettes se sont écoulées. Aujourd’hui, les Steakeurs abattent un jeune bovin par semaine. Leur objectif est d’atteindre le chiffre de trois d’ici la fin du premier trimestre 2020.
 

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Elevage
news-71114Fri, 29 Nov 2019 08:36:50 +0100Les broutards mènent la danse au sein des bovins d’Arterrishttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/les-broutards-menent-la-danse-au-sein-des-bovins-darterris/Retour sur l’exercice clos de juin 2018 à juillet 2019 de l’OP bovine et équine d’Arterris.Entre juin 2018 et juillet 2019, l’organisation professionnelle (OP) bovine et équine d’Arterris a vu ses ventes baisser de 5 %, soit 1.343 bêtes. Une baisse expliquée par une moyenne de trois bovins en moins par apporteur. 

Arterris a perdu 10 % de parts de marché dans le Tarn, contre un gain de 3 % en Ariège et de 1 % en Haute-Garonne. L’Ariège est d’ailleurs le principal département apporteur d’Arterris avec 10.864 bovins.
L’activité du troupeau laitier a été principalement impactée et ne représente plus que 13 % des ventes de la coopérative. “Ce chiffre est le reflet de l’activité laitière de la région”, précise Mickaël Marcerou, président de l’OP bovine et équine. En effet, de nombreux élevages se sont arrêtés ce qui a influé sur la collecte de veaux de huit jours et de vaches de réforme.
Avec plus de 15.000 bêtes de vendues, le broutard représente 57 % de l’activité de la coopérative bovine et équine d’Arterris. Ce marché attire en particulier les acheteurs italiens, espagnols et du Benelux. Cependant, ces pays, historiquement clients, voient leurs prix d’achat à la baisse. 
Cela a mené Arterris à se diriger vers des pays tiers afin de trouver d’autres débouchés. De gros volumes partent dans des pays inhabituels au commerce de bovins.

Des chiffres en baisse qui n’inquiètent pas


La baisse du chiffre d’affaires de l’OP bovine et équine d’Arterris est en grande partie liée au prix de revente des bêtes. La marge faite est moins importante dans sa globalité ce qui influe sur les résultats de l’entreprise.

Cependant, Jacques Logie, directeur général d’Arterris, reste optimiste : “Cette année a été dure pour vous, et ces résultats reflètent ce qu’il se passe sur les exploitations.“ 

Arterris est se divise en trois activités : l’agricole, l’agroalimentaire et la distribution. Elles ont été secouées au cours de cette année : l’agriculture, de façon générale, en partie à cause des surfaces non semées et des mauvaises récoltes et la distribution, suite au mouvement des gilets jaunes qui a influé sur les achats en grande surface.Cependant, l’agroalimentaire se porte bien du côté des plats gastronomiques.
Ce qu’il faut retenir de cette année, c’est que nos clients sont satisfaits par nos animaux mais également que sur notre marché, nos concurrents sont en mauvaise posture, bien plus que nous. Le groupe coopératif améliore son fonctionnement et c’est ce qui, selon nous, importe le plus : vous accompagner au mieux” a conclut Jacques Logie.

 


 

Interbev Occitanie présenté
Jean-Pierre Lasgouzes, délégué régional chez Interbev Occitanie, est intervenu pour présenter le fonctionnement commercial de l’association. De nombreuses publicités sont diffusées chaque année par Interbev. Par le biais d’une présentation visuelle, ce dernier à expliqué aux éleveurs présents quelles étaient les attentes des consommateurs en termes de publicités en particulier avec l’évolution de la société et l’essor du véganisme et du végétarisme.
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Elevage
news-70995Tue, 26 Nov 2019 15:30:46 +0100GELIOC : la 44e vente se préparehttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/gelioc-la-44e-vente-se-prepare/La 44e série de GELIOC sera proposée à la vente samedi 30 novembre à 10h sur le site des “Peyronnies” à Naucelle (12).Les 45 taureaux Limousins qui défileront tous sur le ring de vente sont nés entre le 20 août 2018 et le 12 novembre 2018. Ils sont entrés en évaluation le 16 juin.
Qui dit “sélection” dit aussi “élimination”


Comme à chaque fois, les jeunes taureaux ont subi dès leur arrivée au centre, une batterie complète de tests sanitaires : brucellose, leucose, tuberculose, IBR, paratuberculose, besnoitiose. Il a été aussi vérifié qu’ils ne sont pas porteurs du gène MH (culard) et non porteur de l’anomalie génetique “palatoschisis” (palais fendu).
Leur compatibilité génétique avec leurs deux parents a également été établie.
Pour cette série, deux sujets n’ayant pas complétement rempli toutes les conditions, ont été éliminés dès la phase d’adaptation qui dure un mois après la rentrée.
Les contrôles ont débuté le 16 juillet pour se terminer le 7 novembre. Tous les taureaux ont été régulièrement pesés, tous les 28 jours, sous l’autorité de Bovins croissance 
12 pour les pesées départ et fin, et à l’initiative de GELIOC pour les pesées intermédiaires. Ils ont été pointés par le Herd Book Limousin dans le dernier mois de contrôle (attribution de 13 notes sur 13 postes morphologiques).

La formidable capacité à rebondir de la Limousine


Le suivi vétérinaire régulier a permis de constater que les grandes chaleurs de cet été ont eu un impact parfois important sur les organismes des taureaux. Au cœur de la sécheresse, avec des températures très élevées le jour et qui ne retombaient que très peu la nuit, les croissances observées ont chuté pour plus de la moitié des sujets.
“La semaine du 15 août, quatre jours de vent du midi, au beau milieu d’une période très sèche, ont fini par mettre à rude épreuve, la plupart des taureaux”, précise Pierre Chauchard, l’un des deux salariés de GELIOC, en charge des soins aux animaux. “Heureusement, ils sont vaccinés contre la grippe, mais ils ont tous toussé un peu pendant quelques jours”, conclu-t-il.
“Durant cette période, c’était la lutte pour accéder aux abreuvoirs et y rester pour y trouver un semblant de fraîcheur”, ajoute Damien Barrau, l’autre salarié.

GELIOC joue les prolongations


Un recul de trois semaines de la vente, a été décidé, pour qu’une date libre et commune à tous les acteurs qui œuvrent dans et autour de GELIOC, puisse être trouvée. GELIOC a mis à profit ce report pour rallonger de 30 jours la période d’évaluation.
Ce supplément de suivi individuel a permis de constater un formidable rebond de tous les sujets en termes de croissance. “C’est impressionnant comment un petit mois, a suffi aux taureaux pour rebondir et se métamorphoser, constate Bernard Guibbaud du GIE LIREDOC, en charge de l’organisation des ventes à GELIOC. Certains d’entre eux, dont la croissance journalière ne dépassait guère le kilo au cœur de l’été, se sont refaits une santé de façon magistrale !”

Article GIE Lire d’Oc
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Elevage
news-70837Fri, 22 Nov 2019 11:25:58 +0100FDSEA et JA interpellent la préfète sur des problématiques foncièreshttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/fdsea-et-ja-interpellent-la-prefete-sur-des-problematiques-foncieres/Le 12 novembre dernier, la FDSEA et les JA rencontraient Chantal Mauchet pour faire un point sur la question des carrières et des projets photovoltaïques au sol.La gestion des carrières en basse Ariège et la multiplication des projets photovoltaïques au sol inquiètent les représentants professionnels de la FDSEA et les JA de l’Ariège. Ces deux sujets ont donc fait l’objet d’une rencontre avec Chantal Mauchet, préfète de l’Ariège, le 12 novembre dernier.
Carrières : comment assurer un retour des surfaces concernées vers l’agriculture ?


En basse Ariège, nul besoin d’être un observateur aiguisé pour constater la pression qu’exercent les carrières sur les surfaces agricoles. Si les syndicats sont conscients de la nécessité de tels chantiers dans notre région pour l’approvisionnement en matériaux de construction, ils s’inquiètent cependant de leurs impacts sur les ressources foncières agricoles. “Très peu de réaménagements corrects des carrières en fin d’exploitation sont faits” expliquait Rémi Toulis, secrétaire général de la FDSEA09. “Dans d’autres départements, un cahier des charges strict a été imposé par la profession, en accord avec l’administration, pour rendre ces terres à leur vocation agricole. Dans notre département, comment réfléchir tous ensemble à une réhabilitation de ces terres ?” Une problématique qui ne s’arrête pas là pour Nicolas Pujol, vice-président de la FDSEA : “Riverains et associations locales s’interrogent aussi sur la qualité des réaménagements faits actuellement et sur les impacts en termes de qualité de l’eau et de morphologie des nappes phréatiques”. 

Sur ce dossier, la profession doit s’imposer


Sujet complexe et délicat, que cette rencontre avec la préfète aura permis d’éclaircir. Tous les projets d’implantation de carrières sont encadrés par les procédures relatives aux ICPE (Installations Classées pour la Protection de l’Environnement), impliquant notamment des études d’impacts environnementaux. Cette réglementation a été renforcée par un décret de 2016, imposant une étude d’impact supplémentaire sur l’économie agricole, pour tout projet supérieur à un hectare dans notre département. La CDPENAF puis la préfète sont ensuite en charge de la validation de ces projets. “Mais réaménagement ne signifie pas forcément remise en état” précisait Anne Chêne, chef du service économie agricole de la DDT qui assistait à la rencontre. De nombreuses anciennes carrières sont ainsi conservées en “zones humides”, jugées intéressantes d’un point de vue de la biodiversité. Pour Stéphane Defos, DDT de l’Ariège, il existe cependant une éventuelle possibilité “d’autorisation modificative” sur les autorisations ICPE déjà accordées. Les syndicats agricoles vont donc rapidement s’atteler à l’analyse des arrêtés d’autorisation des carrières déjà existantes, et rester en éveil par rapport aux futurs projets pour assurer un retour des terres vers l’agriculture.

Photovoltaïque au sol : une pression croissante


Ce sujet éveille également l’inquiétude des syndicats. Jusqu’ici, la profession a toujours tenté d’empêcher de tels projets sur les terres agricoles. Mais aujourd’hui, “la pression augmente” d’après Rémi Toulis. “Pourquoi pas de tels projets, dans certains secteurs, sur des terres très médiocres ou en zones difficilement exploitables ? Mais uniquement si l’intérêt économique revient à l’agriculteur” propose le responsable syndical. Pour Nicolas Pujol, il faut dans tous les cas “faire barrage aux investisseurs”. Propos étayés par Ludovic Mazières, secrétaire général des Jeunes agriculteurs : “les projets de ces investisseurs risquent de faire exploser les prix du foncier et semer la pagaille. Il faut absolument que la profession garde la main sur ce sujet”. Face à ces préoccupations, Chantal Mauchet s’est voulue rassurante, confirmant la volonté de la préfecture ariégeoise de refuser tout projet photovoltaïque sur les surfaces agricoles. Mais le souci se situe au niveau des projets dits “agrivoltaïques” qui ne sont pas soumis à autorisation de l’État ni à étude d’impact. “On peut ne pas connaître l’existence de ces projets au niveau des services de l’État” précisait Stéphane Defos. Sur ce sujet, la balle est donc dans le camp de la profession agricole, au niveau de la CDPENAF, pour endiguer la mise en place de pseudo projets “agrivoltaïques” portés par des investisseurs étrangers au monde agricole. Vigilants, la FDSEA et les JA de l’Ariège vont donc prochainement travailler à la fixation de règles strictes et incontournables (surfaces maximales…) qui permettront de bloquer en CDPENAF tout projet de ce type. 

FDSEA 09 / JA 09
 
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Politique
news-70699Wed, 20 Nov 2019 08:53:20 +0100Une zone de pâturage supplémentaire pour la ferme équestre d’Alliathttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/une-zone-de-paturage-supplementaire-pour-la-ferme-equestre-dalliat/Un nouveau site aménagé par le PNR Pyrénées ariégeoises, RTE et ATESyn dans le village d’Alliat pour accueillir des chevaux.Mardi 5 novembre, un cinquième chantier a commencé dans la commune d’Alliat dans le cadre du partenariat créé en 2017 entre le Parc naturel régional Pyrénées ariégeoises (PNRPA) et l’entreprise Réseau de transport d’électricité (RTE) pour aménager des espaces de pâturage sous les lignes à haute et très haute tension.

Ce terrain de 2.500m2 compte six propriétaires différents. À la création des lignes à haute tension, l’espace a été mis en servitude afin d’autoriser RTE à effectuer l’entretien autour de ses pylônes. Aujourd’hui, une convention d’une durée de 12 ans a été mise en place entre le PNRPA, RTE et les propriétaires pour autoriser un agriculteur à faire venir ses bêtes sur la zone pour s’occuper de l’entretien.
Pascal Raynaud est le seul éleveur d’Alliat. Ainsi, lui et cinq de ses 35 chevaux viendront pâturer sur ces terres à la fin des travaux. 
“Nous veillons à ce que des entreprises locales soient employées pour faire les aménagements. Cela permet de les associer à ce projet important mais aussi de pérénniser cet entretien qui sera par la suite réalisé par un agriculteur.” précise Jean-Philippe Metais, directeur du groupe de maintenance réseau Pyrénées de RTE.
L’entreprise tarasconnaise Vallées villages montagnes (VVM) s’occupe de défricher le terrain d’Alliat. Julien Lejeune est le responsable de l’équipe de huit personnes présentes sur place. “Notre entreprise a pour vocation d’aider des personnes en rupture professionnelle à réintégrer le monde du travail. Grâce à ce type de contrats passés avec le PNRPA, RTE et ATESyn, ils peuvent se découvrir une nouvelle vocation ou même s’impliquer dans l’avenir du département” explique-t-il.
Le chantier, prévu de durer deux semaines, demandait principalement un gros travail de déboisage. Des fougères hautes de quatre mètres ont pris possession des terres ainsi que des repousses de marronniers. 
L’intérêt de ce type de partenariat est de faire économiser de l’argent à RTE à long terme mais surtout de développer la biodiversité dans le département. Jean-Philippe Metais le confirme : “L’objectif de ce partenariat pour RTE est de minimiser l’impact de nos lignes aériennes sur l’environnement et de les adapter à la végétation environnante.” 
À Alliat en particulier, l’aménagement de cet espace permet un accès à des terrains communaux jusqu’alors inaccessibles. 

Un travail considérable en amont


Au total, 165 km de lignes à haute et très haute tension traverse le département. Cependant, seuls 80 km seraient aménageables. “Il y a 38 sites possiblement aménageables sur le département. Mais tous ne le seront pas. Pour l’instant, nous allons encore faire un site aux environs de Tarascon-sur-Ariège et six ou sept dans le Couserans et nous verrons par la suite ce qui est possible” précise Mathilde Castillon, employée sur le dossier par ATESyn. 
La plus grande difficulté pour l’entreprise n’est pas de trouver un agriculteur pour occuper les lieux mais les propriétaires des terres. “Dans le Couserans, je m’occupe d’un espace qui fait environ un hectare. C’est plutôt petit mais pour autant 21 personnes différentes sont propriétaires de petites parcelles. Il faut donc les retrouver, et les convaincre de signer la convention. Si une personne ne signe pas, on ne peut pas aménager l’espace” argumente-t-elle.
En amont des chantiers, une étude est faite pour savoir à quoi la parcelle sera dédiée. En effet, le travail de défriche ne sera pas effectué de la même façon si c’est des animaux qui seront sur la zone ou un verger.
Face à la mise en place de ce projet expérimental sur 12 ans, Enedis s’intéresse de plus en plus à son fonctionnement et réfléchit à faire la même chose pour ses lignes à moyenne et haute tension. Pour le moment, sa principale contrainte est économique. En effet, le PNRPA est un territoire pilote pour cette expérience, il dispose donc de quelques subventions de la part de la fédération nationale des parcs naturels régionaux.
 

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Elevage
news-70650Tue, 19 Nov 2019 08:30:13 +0100La première femme à la tête du conseil départemental de l’Ariègehttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/la-premiere-femme-a-la-tete-du-conseil-departemental-de-lariege/Christine Téqui a été élue présidente du conseil départemental suite à la démission d’Henri Nayrou.Le 21 octobre dernier, Henri Nayrou annonçait sa démission à la présidence du conseil départemental à l’occasion d’une séance plénière. En tant que 1e vice-présidente, la maire de Seix, Christine Téqui avait pris le poste par intérim.

Cependant, selon l’article L.3122-2 du code général des collectivités territoriales : “En cas de vacance du siège de Président pour quelque cause que ce soit, un conseil départemental extraordinaire d’installation doit être réuni.”
Ce dernier a eu lieu le vendredi
8 novembre au matin. Sans surprise, Christine Téqui était la seule candidate au poste de présidente. Un vote à bulletin secret a eu lieu, sur 25 votes, la maire de Seix en a obtenu 19 contre six blancs. En possession de la majorité absolue, Christine Téqui est donc devenue la première femme élue présidente du conseil départemental de l’Ariège, et ce jusqu’en 2021.
À l’occasion de son discours d’investiture, cette dernière a fait part de ses priorités pour l’Ariège. La première selon elle est l’organisations de 28 réunions publiques thématiques sur l’ensemble du territoire. Ces “têtes à têtes” avec les citoyens débuteront à la fin du mois de novembre avec pour chaque ville des thèmes différents qui seront abordés.
Parmi les sujets mentionnés par Christine Téqui : l’agriculture, les circuits courts, le pastoralisme, l’ours, la transition énergétique ou encore le renforcement de la ressource en eau du barrage de Montbel.
Un président n’étant pas élus sans vice-président, un vote a été organisé. À la demande de Christine Téqui, un dixième siège a été ajouté pour ouvrir ces postes aux membres du groupe des “Indépendants”. L’unique liste présentée a été acceptée à 17 voix contre 
huit blancs ou nuls.
Des changements ont également eu lieu en ce qui concerne la présidence des différentes commissions du département. Michel Icart est désormais le président de la commission agriculture et environnement avec Christine Téqui pour vice-présidente. 

La loi n’autorisant pas de double mandat, Christine Téqui a dû rendre son écharpe de maire de Seix à cinq mois des élections municipales. Elle a cependant assuré que “ses conseillers étaient au courant de sa candidature et que la succession avait été organisée avec l’ensemble de son équipe.”

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Politique
news-70534Fri, 15 Nov 2019 09:52:58 +0100Pragmatisme de rigueur pour les ovins d’Arterrishttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/pragmatisme-de-rigueur-pour-les-ovins-darterris/Riche de nombreux sujets, l’AG du groupement ovin s’est tenue le 8 novembre à Albi. Le contexte très difficile de l’année ne freine pas la quête de nouveaux relais de croissance.La baisse de 2 % de la consommation de viande entre 2018 et 2019 affecte aussi la viande ovine. 

Chez Arterris, les volumes ont progressé de 3,7 % tous types de bêtes cumulés. Cependant, la forte concurrence a entamé la performance de certains segments du marchés et notamment des agneaux standards. Marc Rolland, le président du bureau ovin, a annoncé une baisse de 7 %. Ce compartiment a pesé sur les résultats d’ensemble.
Sans verser dans le fatalisme, il a désigné les agneaux Label Rouge comme élément de résistance. Ce produit n’a cédé que 0,12 €/kg. La fourchette de prix va de 114 à 133 € sur un peu plus de 39.000 agneaux. Avec six fois moins de têtes, les agneaux certifiés AB ont été payés 5 % sous les Label Rouge. Il faut noter que sur un an, la multiplication par cinq du volume abattu ainsi que la croissance des ventes de brebis et béliers AB requièrent une meilleure organisation de la production et de la collecte.
La méthode est déjà actée en Label Rouge. En effet, les techniciens et le commerce ont souligné, dans les discussions avec les adhérents présents, les bons résultats du travail de production en contre-saison. Même si tous les éleveurs ne peuvent pas en faire, augmenter ces volumes peut faciliter le travail commercial et lisser les pics et les creux de la production au fil des semaines. L’enjeu est d’en retirer un prix moyen supérieur

Arterris et Terre Ovine ensemble


Le projet de fusion avec Terre Ovine (243 adhérents) sera soumis au vote des deux coopératives les 16 et 17 décembre. Toutes les assemblées de sections seront consultées. L’objectif est de “ne plus se marcher sur les pieds” et de rationaliser les coûts du transport pour la collecte. Les contraintes des normes sanitaires, toujours plus élevées, pourraient ainsi être mieux amorties.
Alors que les techniciens de chaque coopérative se croisaient sur la région et accumulaient les kilomètres, leur périmètre d’accompagnement sera repensé. Le centre d’insémination de Terre Ovine (Cryopic) rejoindra le nouvel ensemble. Les éleveurs de Terre Ovine fournissent 44.000 agneaux par an et sont à 87 % en élevage sous la mère. L’administratif sera centralisé à Castres et le nouvel ensemble s’appuiera sur trois centres d’allotement : Castres, Bonanza et Saint Gaudens (adossé à l’abattoir de la ville).

 

Flavien Roussel
Le Paysan Tarnais
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Elevage
news-70403Wed, 13 Nov 2019 12:31:35 +0100Versements des aides PAC : les retards de l'administrationhttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/versements-des-aides-pac-les-retards-de-ladministration/ Une administration qui assume enfin ses erreurs.Depuis plusieurs mois, les Jeunes Agriculteurs de l’Ariège et la FDSEA ne cessent de le répéter : l’administration doit se mettre en capacité de verser les aides aux dates prévues. Mais depuis le 15 octobre les paiements arrivent au compte-goutte et, à ce jour, plus d’une centaine d’exploitations sur le département n’ont toujours pas reçu le 1e acompte. 

Même si les résultats sont loin d’être satisfaisants, la grande mobilisation des 22 et 23 octobre a permis d’avoir quelques retombées suite aux demandes portées par les JA et la FDSEA. Les agriculteurs concernés par ces retards de paiements ont été avertis par un courrier adressé par les services de la DDT le 25 octobre.  Ils étaient jusqu’alors sans aucune information. L’administration reconnaît enfin ses erreurs et justifie ce retard par un  contrôle tardif ou pas encore instruit ! Les paiements devraient intervenir au fil de l’eau suivant l’avancement et l’instruction des contrôles. Selon la DDT, les prochaines vagues de paiements pour ces dossiers sont prévues le 27 novembre et le 12 décembre (date présumée du versement du solde). À noter également, qu’un paiement est prévu le 8 novembre pour une quarantaine d’exploitations. 

Les Jeunes Agriculteurs et la FDSEA restent mobilisés, vigilants et pourront se mobiliser une énième fois pour remettre l’administration dans le droit chemin si ces retards perdurent.
Chers adhérents, n’hésitez pas à nous informer de votre situation sur les versements des aides PAC (retard, anomalie, incohérence).

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Cultures
news-70337Tue, 12 Nov 2019 12:44:43 +0100OkÉleveur, un outil numérique pour développer son exploitationhttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/okeleveur-un-outil-numerique-pour-developper-son-exploitation/Un site internet qui donne des astuces aux éleveurs par le biais de vidéos, de fiches et d’un espace d’échange entre éleveurs et éleveuses.Éleveurs de bovins, d’ovins, de caprins, d’équins ou de veaux, OkÉleveur propose des conseils pour de nombreuses démarches à faire au sein d’une exploitation. 

Par le biais de ce site internet, les agriculteurs possédant des bêtes ont accès à des fiches techniques et des vidéos pour les accompagner.
Cette plateforme trois en un permet aux éleveurs de s’informer, d’échanger et de partager leur expérience. Au total sept filières d’élevages sont présentes sur okeleveur.com. Du bovin viande aux ovins lait en passant par les carpins et les équins, chacun accéde à un espace spécifique à son exploitation.
Cinq onglets composent le site internet. “Fiche” propose selon le sujet des documents à télécharger en format PDF afin d’avoir des informations précises. Dans l’espace “Communautés”, les agriculteurs pourront retrouver le lien vers les pages des réseaux sociaux de différents groupes tels que “Chien de troupeau Idele”. Des vidéos sont à retrouver dans l’onglet “Tuto et astuces”, certaines sont généralistes et d’autres plus spécialisées. Enfin, un agenda et des annuaires sont accessibles afin de trouver des informations plus générales. 

OkÉleveur a été créé par l’Institut de l’élevage et les chambres d’agriculture avec la Confédération nationale de l’élevage pour être un outil d’aide aux éleveurs de la France entière. Il est accessible à tous avec du contenu gratuit.

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Elevage
news-70203Fri, 08 Nov 2019 08:50:18 +0100Forêt, prédation, accès numérique : les demandes de l’Anem à l’Étathttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/foret-predation-acces-numerique-les-demandes-de-lanem-a-letat/L’association nationale des élus de la montagne s’est regroupée les 17 et 18 octobre dernier. Ses membres ont adressé leurs demandes au Gouvernement.Les 17 et 18 octobre dernier, Ispoure (64) accueillait le 35e congrès de l’association nationale des élus de la montagne (Anem). 
Ces rencontres étaient orientées sur trois thématiques : la forêt, la prédation et le recouvrement numérique des zones montagneuses. L’Anem a pour objectif de défendre les enjeux économiques, sociaux et environnementaux de la montagne en donnant une plus grande influence aux voix des collectivités. Elle est composée de 6.000 membres regroupant de nombreux élus et quelques 4.000 communes.
À l’occasion de ce congrès, trois motions ont été votées pour être soumises au Gouvernement. La première concerne les forêts situées en montagne. Les changements climatiques influent sur le bien-être des forêts, elles sont en particulier impactées par la sécheresse. Les principales demandes de l’Anem à l’État à ce sujet sont l’intégration des forêts dans les politiques publiques liées au changement climatique, un plan national en faveur des forêts françaises et une valorisation de cette ressource grâce entre autres à un personnel de qualité pour s’en occuper.
Un réseau téléphonique développé


Les zones montagneuses sont également impactées par un manque de distribution des réseaux mobiles. L’État promeut le développement de la fibre et du réseau 5G qui sera lancé en fin d’année cependant la montagne est bien souvent mise de côté au profit des grandes villes. Ainsi, l’Anem souhaiterai qu’une expérimentation de la 5G soit effectuée dans quelques territoires de montagne avec peu de population. L’association demande également à ce que la réouverture du guichet de financement du plan France très haut débit soit confirmée.

La prédation omniprésente


La prédation impacte l’agropastoralisme dans les massifs du territoire. Que ce soit face aux loups ou aux ours, les bergers et les vachers présents sur les estives ne savent plus comment agir. 
L’Anem demande donc à l’État un soutien à l’agropastoralisme dans le cadre de la nouvelle PAC 2020 mais aussi une formation des bergers qui peuvent se retrouver dans ces situations. 
Pour le loup, les demandes concernent principalement la convention de Berne. En effet, il y a une volonté de la part de l’association que le loup ne soit plus classé comme espèce strictement protégée mais comme espèce protégée simple. Mais également que le nombre de retrait soit adapté à sa densité de population.
Quant à l’ours qui sévit dans les Pyrénées principalement, l’Anem demande une amélioration du protocole “ours à problèmes” qui vise à pucer et baliser tous les ours du territoire. L’abandon définitive de l’introduction de l’ours a également été réclamée.

Toutes ces requêtes seront proposées d’ici peu à la ministre de la Transition écologique et solidaire par Annie Genevard, présidente de l’Anem, ainsi qu’une délégation de l’assocation.

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Politique
news-70103Wed, 06 Nov 2019 14:06:13 +0100De petites et douces chèvres ariégeoiseshttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/de-petites-et-douces-chevres-ariegeoises/Une laine mohair de haute qualité est produite par plus de trois cents chèvres à La Bastide-de-Sérou. Depuis 1987, Jean-Luc Charpignon récolte du mohair et travaille à l’amélioration de la qualité des toisons de ses chèvres. Il y a deux ans de cela, il s’est associé à Antoine Delebarre, un ancien stagiaire, pour créer le GAEC Mohair. 

L’Ariège a accueilli les premières chèvres angoras canadiennes à la fin des années 80. Jean-Luc Charpignon a participé à ces premières importations. Au préalable, un petit groupe avait réalisé une étude pour évaluer le potentiel de développement de cet élevage en France. Cette initiative originale a d’ailleurs obtenu le prix national décerné par le syndicat des Jeunes Agriculteurs.
 

Un soin particulier pour une meilleure qualité

Afin de répondre aux exigences qualitatives des clients de la Ferme du Mohair, un schéma d’amélioration de la qualité des toisons a été élaboré au sein de l’élevage. 
Aujourd’hui, les deux associés du GAEC se concentrent sur un effectif variant entre 300 animaux en hivernage et plus de 400 animaux avec les naissances des chevreaux de l’année. 
Alors que pour produire de la viande ou du lait, la reproduction est un passage obligé, la récolte de laine peut se faire sur l’ensemble du troupeau. Ainsi même les chevreaux offrent une première tonte dès l’âge de six mois. Tous les jeunes sont conservés au moins deux ans. 
Les premières tontes atteignent une finesse exceptionnelle dans cet élevage. Des mâles producteurs sont castrés, ils produisent également une laine de bonne qualité avec des besoins alimentaires peu exigeant.
Selon Jean-Luc Charpignon, la qualité de leur laine dépend à 60 % des soins aux animaux comme la qualité de l’alimentation et la prévention du parasitisme et à 40 % de la génétique. Comme il faut six mois avant de pouvoir récolter, chaque jour compte pour garantir pousse correcte des fibres et une qualité irréprochable. 
Le filateur spécialiste des plus belles fibres mondiales estime que la production du Freyche est maintenant au niveau des meilleurs lots venus d’Afrique du Sud, le plus grand pays producteur de mohair au monde.
La pression de sélection est assez élevée. Seules les meilleures femelles assurent le renouvellement du troupeau. L’ensemble du troupeau fait l’objet d’un suivi technique précis par informatique pour faciliter le traitement des données d’élevage.
Les animaux sont notés sur des critères qualitatifs (finesse des fibres, absence de fibres indésirables, homogénéité de la toison). Les poids de tonte sont enregistrés. Ce travail de qualification se traduit aujourd’hui par une réelle amélioration qualitative et quantitative. 

De 28 à 24 microns


De nouvelles orientations se mettent en place pour aller encore plus loin. Ces chèvres offrent à l’âge adulte des toisons aussi fines que celle des jeunes. Le diamètre des fibres se meusure en micron. Dans les années 90, les adultes donnaient des fibres à 28 ou 32 microns. Aujourd’hui, elles sont à 24 ou 26 microns. C’est une amélioration considérable pour la douceur des produits finis. “L’expérience acquise auprès des experts textiles est précieuse, elle guide notre travail d’amélioration qualitative. Pour pérenniser notre activité, pas d’autre choix que de produire des grands crus de laine mohair !” affirme Jean-Luc Charpignon.
Et ce qui est sûr, c’est que cela demande du temps et de l’organisation. La bergerie a été repensée lors de la création du GAEC. La surface des bâtiments agrandis, des tapis d’alimentation ont pu être installés. Du matériel de contention et  de tri a été créé spécialement pour faciliter les opérations de soins (taille des onglons, écussonnage, préparation à la tonte).
Pour préserver la toison, un écussonnage trimestriel (tonte de la laine souillée par les urines) est réalisé. “Cela préserve la propreté des toisons” développe Antoine Delebarre. Les éleveurs veillent également à garder le bâtiment d’élevage le plus propre possible. “Elles n’aiment pas du tout la boue et l’eau comme si elles se rendaient compte que leur toison était vraiment importante” s’amuse-t-il.
L’environnement  des collines sénonaises  où est installée la ferme est propice à la production de mohair. L’exploitation se divise en deux. Moitié pour la production de foin ou regain et moitié en parcours un peu pentu avec des parties boisées qui offrent des glands, des châtaignes. Un vrai régal pour les chèvres. 

Un modèle qui attire en France


Le nombre d’éleveurs de chèvres mohair augmente peu à peu chaque année. La réputation et la qualité de travail du GAEC atttire les nouveaux éleveurs. “Nous avons des demandes de création d’élevage venant du Nord, d’Alsace, du Sud-Est. Les personnes qui souhaitent s’installer trouvent chez nous des lots d’animaux de qualité. Pour les débutants nous proposons des mâles castrés. L’idéal pour se faire la main avec des animaux qui assurent une qualité durable. Pour ceux qui se lancent avec un projet plus élaboré nous fournissons des lots de femelles qualifiées. Nous sommes heureux de partager notre expérience avec de jeunes éleveurs” se félicite Jean-Luc Charpignon.   

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Elevage
news-69950Mon, 04 Nov 2019 09:42:36 +0100Le monde rural uni et déterminé pour exiger des réponses de l’Étathttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/le-monde-rural-uni-et-determine-pour-exiger-des-reponses-de-letat/“Macron, réponds-nous” fut le mot d’ordre de la grande mobilisation des 22 et 23 octobre dernier. Retour sur le combat de la Ruralité ariégeoise.L’ensemble des acteurs de la ruralité rassemblé et uni dans un même combat ; plus de 300 personnes réunies chaque soir de la mobilisation ; une mobilisation qui a duré 48 heures, la plus longue parmi les 85 départements qui ont participé. 

Voilà les principaux enseignements que l’on peut retenir de ce grand mouvement ariégeois. Et la ruralité ariégeoise peut en être fière ! Comme le soulignait à la Préfète, Henri Bies-Péré, vice-président de la FNSEA et éleveur dans les Pyrénées-Atlantiques venu soutenir les agriculteurs ariégeois : “quand l’agriculture va mal, c’est toute la ruralité qui souffre”. Cela résume bien le message que les responsables professionnels ont voulu faire passer à Chantal Mauchet, préfète de l’Ariège, au cours de deux entretiens qui se sont tenus le 23 octobre.

Le malaise du monde rural fédère ses différents acteurs


La détresse vécue par les agriculteurs et le dénigrement de cette profession trouvent leur écho chez les chasseurs. Jean-Luc Fernandez, président de la Fédération départementale de la chasse, n’hésite pas à employer le terme de “chasseur bashing”. Quant à l’emballement de la machine administrative et réglementaire dont se sent victime le monde agricole, les forestiers ne peuvent que confirmer le caractère “ubuesque” de ce système. “Ceux qui font les textes vivent sur une autre planète” affirmait le président du syndicat des forestiers lors de l’entretien avec la préfète. Le mal-être de ces différents acteurs de la ruralité s’est avéré profondément fédérateur lors de ces deux jours de manifestation. Il faut considérer cela comme une force, une énergie motrice que les différentes structures représentatives du monde rural ariégeois entendent bien continuer de canaliser.

Un harcèlement d’État


Face à “l’autisme” de l’État, la Ruralité ariégeoise est venue exiger des réponses. Le monde agricole et rural a besoin de reconnaissance de l’État et des citoyens. “Les céréaliers sont des empoisonneurs, les éleveurs des meurtriers… on a beau expliquer nos pratiques, on ne nous écoute pas !” s’indignait Cédric Munoz, coprésident de la FDSEA09. “On fait ce métier avec passion. On a l’impression de se sentir abandonnés” renchérissait Clémence Biard, présidente des JA09. L’État serait-il complice de cet “agribashing” ? Entre la publication de la feuille de route du pastoralisme, que Jean-Pierre Mirouze, coprésident de l’ASPAP, rebaptise à juste titre “feuille de déroute”, la menace de l’instauration de Zones de non traitement (ZNT) sous la pression de lobbies extrémistes et populistes, le faible soutien à la création de réserves d’eau pourtant nécessaires pour relever le défi climatique, la multiplication des contrôles sur les exploitations… sans tomber dans la paranoïa, le monde rural finit par se sentir harcelé par les services de l’État !

Le monde rural, force de proposition


Pourtant, les acteurs du monde rural restent attentifs aux attentes de leurs concitoyens. Le travail en cours sur l’élaboration de la Charte de Bon Voisinage témoigne de cette volonté de concertation entre agriculteurs et population rurale, de ce désir de mieux communiquer sur les pratiques agricoles. Le souci du respect et du bien vivre ensemble est au cœur de cette démarche. Le monde agricole est tout disposé à relever le défi de la montée en gamme de ses productions, et les progrès constants en termes de bien-être animal, de réduction des phytos, la montée en puissance des différents labels et SIQO témoignent de ces évolutions. Mais l’État doit accompagner ces initiatives et cette transition à l’œuvre. “Macron, réponds-nous !” Tel est le mot d’ordre repris à travers toutes les campagnes françaises. Dans sa détresse, le monde rural est uni, solidaire et profondément déterminé. La bataille n’est pas terminée. 

Transformons notre désarroi en énergie fédératrice pour continuer ce combat, qui sera long !
 

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Politique
news-69784Thu, 31 Oct 2019 14:30:00 +010048 heures de mobilisation, un mouvement porteur de lien et de senshttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/48-heures-de-mobilisation-un-mouvement-porteur-de-lien-et-de-sens/Le rassemblement du 22 et du 23 octobre fut un moment de convivialité et d’échange. Retour sur le déroulement de cette manifestation.Mardi dernier, dans l’après-midi, aux alentours de 15 heures quelques partisans de tous les syndicats commençaient à se réunir devant la préfecture de Foix.Les drapeaux JA et FDSEA se sont levés peu à peu à travers la foule d’une quarantaine de personnes. La pluie et le froid ne les ont pas freinés.
Une entrée fracassante


Les premiers militants ont commencé par une marche dans le centre-ville jusqu’aux halles de l’allée de Villotte pour rejoindre les premiers convois de tracteurs arrivant de Pamiers et de Saint-Girons.Près de 70 tracteurs circulaient, klaxons et les trompes retentissaient dans la ville.
En fin d’après-midi, près de 200 personnes étaient présentes devant la préfecture. Une ensileuse est mise en place devant la grille bien que les portes et les volets  fermés.  
Les premiers jets de papiers, symboles d’un ras-le-bol administratif, et de bois se sont empilés sur la façade de la préfecture. Un canon donne son premier coup et lance le début du mouvement. Les militants ne cessent d’arriver, ils expriment leur mécontentement par des klaxons, des trompettes et des cors de chasse.

Une ambiance chaleureuse qui se dessine avec l’installation du camp

 
En fin d’après-midi, plus de 350 personnes étaient réunies, les chapiteaux commencent à être montés sur le parking. Les braises du barbecue fument et la buvette prend forme. 
Tout le monde est à l’abri d’une pluie saisissante, le premier fût de bière est percé, les planchas sont allumées. Grâce à une équipe de choc, le banquet se prépare, les petits plats sont dans les grands, chips à profusion. Au micro, Jacques Hato motive les troupes, l’apéro peut commencer ! 
La nuit commence à tomber. Chacun se trouve des compagnons pour discuter et échanger autour d’un verre de bière ou de vin. Des saucisses à la plancha, du sanglier au barbecue ainsi que des fromages, des quiches, des pâtés et de la charcuterie du pays, généreusement offerts par les partisans du mouvement, commencent à être dégustés.
Vers 21h30 l’apparition de la Préfète donne un ton d’échange sévère durant une bonne heure avec les nombreux acteurs ruraux présents.
La buvette tenue par Nicolas, Amelie et Laure des JA, va bon train. Le vin chaud spécialement préparé par Martine, Pierrette et Monique réchauffe les cœurs et les corps pour tenir la nuit.
Minuit, certains partent avec klaxons et encouragements pour motiver les plus déterminés, qui eux restent debout malgré la fatigue présente. La musique entrainante maintient une ambiance conviviale. Petit à petit, certains dorment dans leurs camions, d’autres allongés dans la paille, réveillés par les orages, la nuit passe…

Les chasseurs soutiennent le mouvement


Mercredi, au petit matin, café, croissants et chocolatines reboostent le mouvement. Les chasseurs de plus en plus nombreux, rejoignent le rassemblement. En fin de matinée, les grillades se préparent, un verre de rosé à la main, pour un nouveau banquet.
Une scène s’improvise sous un chapiteau bleu pour la conférence de presse au pied des grilles de la préfecture. Chacun est attentif, de nouveau 350 personnes sont présentes pour écouter les élus des syndicats, évoquant respectivement leurs revendications.

Une mobilisation sans réponse de l’État


Les JA et la FDSEA se sont entretenus vers 16h avec la Préfète, à l’extérieur tout le monde attendait avec impatience le verdict de cet échange ! 
Malheureusement, les annonces ne sont pas satisfaisantes, un vacarme retenti lorsque l’échange prend fin. Après une heure et demie, le bruit ne s’arrêtait pas !
Dans l’attente d’une nouvelle rencontre entre la préfète et tous les acteurs du monde rural à 21h, le banquet de la soirée se met en place, les chants occitans s’élèvent et les cors de chasse retentissent.
Le canon résonne dans toute la ville depuis plus de 36 heures et chacun reste mobilisé dans l’attente d’une réponse. 
Pour les militants, leur mécontentement continu par l’étalage de fumier devant les grilles du bâtiment de l’État. Un ours brûle au côté d’un mannequin cadavérique symbolisant un monde rural à l’agonie.
À 22h, le verdict a sonné et les annonces ne sont toujours pas satisfaisantes. Il y a quelques avancées mais aucune décision concrète n’a été prise.
Le combat ne s’arrête pas là, ces deux jours ont permis aux acteurs du monde rural de prendre conscience qu’ils ne sont pas seuls, ils peuvent se mobiliser pour faire changer les choses. Ils feront encore valoir leurs droits ! 
Merci à tous ceux qui ont répondu présent !

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Politique
news-69781Wed, 30 Oct 2019 10:21:04 +0100Ours brun dans les Pyrénées, images de l'ONCFShttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/ours-brun-dans-les-pyrenees-images-de-loncfs/L'ONCFS a publié une vidéo rassemblant des images d'ours prises par des caméras.Le 25 octobre dernier, l'Office nationale de la chasse et de la faune sauvage a publié sur son compte YouTube des images d'ours filmées en Ariège, dans les Hautes-Pyrénées et en Haute-Garonne.

Ce montage regrouppe des vidéos et des photos prises entre le 6 juillet et le 13 septembre. Sur celles-ci, on peut voir différents ours se froter le dos contre des arbres. Pour chaque image, la date, l'heure et le lieu de captation sont indiquées.

En Ariège, quatre communes sont concernées : Sentein, Auzat, Bonac Irazein et Bordes-Uchentein. Ces vidéos ont été enregistrées automatiquement au passage des animaux. 

En fin de vidéo, on peut remarquer qu'à Bordes-Uchentein, une ourse a été vue avec son ourson. Il serait le premier de l'année selon l'ONCFS.

 

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Politique
news-69780Wed, 30 Oct 2019 10:16:54 +0100Transhumants et randonneurs choyés par la mairiehttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/transhumants-et-randonneurs-choyes-par-la-mairie/La route pour se rendre au plateau de Sept Cases a été rénovée à Prades. Vendredi 11 octobre, Hervé Péloffi, maire de Prades, a inauguré la nouvelle route qui mène au plateau de Sept Cases en compagnie de ses administrés et de la Préfète de l’Ariège, Chantal Mauchet.

L’accès au plateau était difficilement praticable depuis de nombreuses années. Le conseil municipal avait donc pour projet de réfecter la route pour que les agriculteurs transhumants, les résidents du village, les chasseurs, les randonneurs et l’Office National des Forêts (ONF) puisse de nouveau y accéder en toute sécurité.
Cette réhabilitation a été réalisée grâce à la participation de l’État, l’ONF, le conseil départemental et la mairie. Les travaux ont été réalisés en deux temps. Entre septembre et octobre 2018 la route a été refaite depuis la départementale jusqu’au parking du plateau puis en juillet 2019 les quelques deux kilomètres de chemin menant au haut du plateau ont été aménagés.

Des bêtes gardées tout l’été


Chaque année, une douzaine d’éleveurs regroupés montent 430 vaches et une dizaine de chevaux sur le plateau. Les bêtes sont gardées tous l’été par un vacher. Cette année, c’est Johan Prudent qui s’est occupé d’elles. Il est installé dans une cabane appartenant à la mairie, construite à l’entrée du plateau et équipée d’eau courante et d’électricité.
Grâce à des cartes d’accès, les habitants du village ainsi que les chasseurs peuvent accéder en voiture à l’entièreté du plateau. Pour les autres visiteurs, un parking a été aménagé afin qu’ils puissent y laisser leur voiture. Une aire de pique-nique est à l’étude pour finaliser ce projet.

Grâce à la visite de cette estive, Chantal Mauchet a pu voir le résultat de l’investissement fait par l’État dans ces travaux. Elle a, par la suite fait, une élocution dans laquelle elle rappelait l’importance du pastoralisme en Ariège. “La montée en estive est une tradition que nous devons perdurer dans le département. Il a semblé important pour la préfecture de participer à ce projet qui met en avant les pratiques agricoles historiques de l’Ariège.”

Des randonnées en sécurité


Karine Orus-Dulac, conseillère départementale de la Haute-Ariège, a-t-elle aussi souligné l’intérêt de refaire cette route. “Le pastoralisme et l’agriculture ont une énorme importance dans les petits villages tels que Prades. Ils permettent de donner de la vie et du mouvement dans le quotidien des habitants de haute montagne.”
Mais la réfection de cette route n’a pas été faite uniquement pour les agriculteurs. En effet, de nombreux randonneurs s’y baladent en période estivale. Ils pourront donc y accéder en toute sécurité. Ces travaux profiteront également à l’ONF qui a des parcelles de forêt sur le plateau de Sept Cases.

À l’issue de cette inauguration, Hervé Péloffi a remercié tous les partenaires sans qui il aurait été difficile de mener à bien ce projet. 

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Elevage
news-69630Mon, 28 Oct 2019 11:20:31 +0100Des terrains pour les bêtes sur quatre-vingt kilomètreshttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/des-terrains-pour-les-betes-sur-quatre-vingt-kilometres/Des nouveaux espaces de pâturage en Ariège sur le territoire du Parc naturel régional Pyrénées Ariégeoises grâce à RTE et ATESyn.Depuis le début de l’année 2017, le Parc naturel régional Pyrénées Ariégeoises (PNRPA) travaille en étroite collaboration avec l’entreprise RTE (Réseau de transport d’électricité). 

Leur projet commun est d’aménager les terrains en dessous des lignes électriques de plus de 63.000 volts situés dans l’enceinte du PNRPA afin de développer la biodiversité.
Aujourd’hui, le parc est composé de plus d’une centaine de communes. Il est le plus grand de la région. Au total, 165 kilomètres de lignes à haute-tension le traverse. Cependant, l’entretien de ces lignes est compliqué. Les pylônes sont difficiles d’accès car entourés de végétation. 
Jusqu’alors, RTE s’occupait de l’entretien de ces espaces. L’idée du PNRPA et de l’entreprise d’électricité est de défricher ces terrains et de les mettre à disposition d’agriculteurs aux alentours. 

Des terrains à disposition des éleveurs 


Grâce à ce dispositif, tout le monde serait gagnant. Les éleveurs pourraient occuper gratuitement un espace végétal pour faire pâturer leurs bêtes et RTE n’aurait plus à entretenir les terrains. Quand au PNRPA, cela lui permettrait d’améliorer la qualité paysagère du parc mais aussi booster la biodiversité dans ces zones.
Fin 2018, deux chantiers ont été entrepris. Le premier sur la commune de Baulou et le second à Montégut-Plantaurel. Des travaux de débroussaillage, gyrobroyage et dessouchage ont été réalisés par des entreprises ariégeoises afin de favoriser le savoir-faire local.
La plateforme d’ingénierie environnementale ATESyn a rejoint le projet début 2019. Elle pourra suivre la mise en œuvre des aménagements mais également s’occuper de toute la gestion foncière de ces parcelles.

Développer la biodiversité


Le dernier chantier en date est celui de Montoulieu-Ginabat au lieu-dit “Pradel”. Sept mille mètres carrés ont été aménagés sous la ligne Ferrières-Mercus-Tarascon-Ussat. Cette parcelle appartient à la fois à la commune et à des particuliers qui ont donné leur accord pour qu’elle soit aménagée pour accueillir un troupeau.

Un apiculteur à pour habitude de déposer un rucher à proximité de l’espace de pâturage. L’accès à cette zone lui sera donc facilité. De plus, le PNRPA a prévu de planter des arbres fruitiers à proximité de la clôture. L’objectif final serait de faire venir des élèves de primaires pour leur faire découvrir la biodiversité et leurs acteurs importants.
Au total, environ 80 kilomètres de lignes à haute-tension ont des opportunités de pâturage. Cela permettrait à de nombreux agriculteurs du département d’accéder à de nouveaux terrains pour leurs bêtes. 
Afin de concrétiser ce partenariat, une convention a été signée le mercredi 2 octobre dernier. Entre les trois partenaires : PNRPA, RTE et ATESyn. 

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Elevage
news-69524Fri, 25 Oct 2019 08:30:59 +0200La ruralité agricole en mouvement, l’État partisan dans le collimateurhttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/la-ruralite-agricole-en-mouvement-letat-partisan-dans-le-collimateur/Synthèse des principales revendications portées par les représentants de la profession agricole lors de la grande manifestation qui a débuté le 22 octobre.Suite à l’appel à mobilisation national lancé par la FNSEA et les JA, et dans la continuité de la manifestation du 8 octobre dernier, les agriculteurs et éleveurs ariégeois sont venus massivement de tout le département ce mardi 22 octobre : plus de 300 personnes et 70 tracteurs présents !

L’ensemble de la ruralité ariégeoise a rejoint le mouvement le mercredi 23 octobre. La FDSEA 09, les JA09, la Chambre d’Agriculture, l’ASPAP, la Fédération Pastorale, la Fédération des Chasseurs, la Fédération des pêcheurs, la Fédération des piégeurs, les Propriétaires Forestiers : tous se sont rassemblés pour défendre haut et fort la ruralité, face à un État partisan. 

NON...


... aux surenchères administratives et réglementaires, NON aux retards de paiement des aides PAC, NON à la prédation, NON à l’importation déloyale de produits agricoles qui ne répondent pas à nos critères de production : telles sont les revendications majeures portées ce 22 octobre par les agriculteurs et éleveurs ariégeois devant la Préfecture. Dans un contexte de dénigrement permanent de notre métier (« agribashing »), en écho à toutes les manifestations qui ont eu lieu ce jour-là dans notre pays, les ariégeois ont demandé une réponse forte du Président de la République sur ces différents sujets. 

La surtransposition...


...impose aux exploitations françaises une réglementation plus lourde et des charges supplémentaires. Les exploitants ne peuvent répercuter le coût généré par ces charges sur le prix de vente de leurs produits, sauf à les rendre non compétitifs. L’État crée ainsi délibérément des distorsions de concurrence préjudiciables à la Ferme France. 

Les retards de paiement des aides PAC ...


...asphyxient les trésoreries de nos exploitations depuis déjà plusieurs années consécutives. Les agriculteurs payent injustement le prix de l’incompétence de l’administration. De l’aveu de la DDT, seulement 56 % des avances ont été versées à ce jour, contre 80% promis par le ministre en juillet dernier.

La prédation ...


...imposée à notre territoire depuis la capitale, sans aucune considération de l’avis des premiers concernés, tue à petit feu le pastoralisme et toute la dynamique économique, sociale, environnementale et culturelle qui en dépend. Plus de 1.200 bêtes massacrées cette saison sur notre seul département : il y a urgence sur nos estives, les éleveurs et bergers sont à bout, la cohabitation est définitivement impossible !

N’importons pas l’agriculture dont nous ne voulons pas. 


La France doit stopper le double-discours entre d’un côté, la montée en gamme prônée lors des Etats généraux de l’alimentation et de l’autre, la ratification d’accords de libre-échange destructeurs pour nos filières et qui tirent les standards de production vers le bas.

À l’heure où nous écrivons cet article, cette grande mobilisation ariégeoise bat encore son plein, dans une ambiance conviviale et pacifiste, autour de deux grands banquets. Rendez-vous dans le prochain numéro de Terres d’Ariège pour tirer le bilan de cet événement.

 

Qu'est-ce que l'agribashing ?


 

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Politique
news-69283Wed, 23 Oct 2019 11:08:35 +0200Vingt-sept ambassadeurs ariégeois investiront Parishttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/vingt-sept-ambassadeurs-ariegeois-investiront-paris/Du 22 février au 1e mars 2020, le Parc des expositions de Paris accueillera le Salon de l’agriculture. Depuis 2016, le département a son propre stand au Salon de l’agriculture. Ce dispositif a été mis en place dans le but de promouvoir le savoir-faire et les produits ariégeois. 

Cette année, 27 producteurs occuperont les 140 m2 du stand Ariège. Près de 700.000 visiteurs sont attendus du 22 février au 1e mars 2020 au Parc des expositions de la Porte de Versailles de Paris.

Parmi les producteurs venus de tout le département, six viennent pour la première fois. C’est suite à un appel à projet que ces producteurs ont intégré l’équipe des ambassadeurs ariégeois à l’occasion de cet événement incontournable. 
Les visiteurs venus de la France entière pourront entre autres rencontrer les éleveurs du GAEC du Vignoble, Thomas Crète - producteur de canard gras et  Dominik Benz - viticulteur du Moulin de Beauregard. Ils pourront également découvrir les cosmétiques ariégeois proposés par Asinus, Lait Cœur d’Or et la SCEA de La Margue.
Mais l’Ariège ne sera pas uniquement représentée sur ce stand. En effet, des éleveurs de Gasconnes des Pyrénées, de Tarasconnaises, de Mérens et de Castillonnais seront également présents dans les espaces réservés à l’élevage.
Ce salon est l’occasion pour tous de lutter contre l’agribashing et montrer les qualités de l’agriculture ariégeoise.

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Elevage
news-69096Mon, 21 Oct 2019 12:42:08 +0200Succès pour le stand des JA à la foire de la Barguillèrehttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/succes-pour-le-stand-des-ja-a-la-foire-de-la-barguillere/Pour sa 11e édition 2019 la foire de la Barguillère qui s’est tenue les 12 et 13 octobre bat les records de fréquentation. Les Jeunes Agriculteurs du canton Haute Ariège étaient présents à la foire de la Barguillère à Foix le 12 et 13 octobre. 

Sous une météo estivale, ils ont régalé près de mille convives sur deux jours avec une formule repas “100 % Ariège”.  Dans un contexte de montée en puissance de l’agribashing, au travers de leur stand de restauration, les JA souhaitaient valoriser l’agriculture ariégeoise ainsi que promouvoir les produits et les savoirs faire locaux. Les visiteurs se sont montrés sensibles et très satisfaits de la qualité des produits et de la démarche entreprise par le syndicat jeune. L’objectif est donc atteint pour les JA : l’agriculture de notre département a retrouvé le temps d’un week-end l’image qu’elle mérite. Mais les JA n’ont pas hésiter à réitérer leurs revendications  notamment sur la prédation qui a causé la mort de plus de 1.200 animaux sur les estives du département cet été. Le message est clair. Ils avaient des bérets sur lesquels il était brodé “STOP OURS”.

Au delà des multiples animations, la foire est aussi un moment commercial important. Après quelques négociations entre éleveurs et commerçants, plusieurs centaines d’animaux ont trouvé un acquéreur.  Le dimanche, les vaches grasses ont séduits plusieurs bouchers ariégeois qui seront ravis de présenter d’ici quelques jours cette viande de qualité sur leur étal. Ceci est la preuve du savoir faire des éleveurs et de l’organisation de la filière viande en Ariège.

Après 11 années d’existence, la foire de la Barguillère est devenue un évènement agricole emblématique du département.
Les JA du canton Haute Ariège souhaitent remercier, les bénévoles, l’association “Rambail en Barguillère” pour l’organisation de cette foire et la confiance qu’elle leur a accordé une nouvelle fois. Le rendez vous est pris pour 2020 !

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CulturesElevage
news-68974Fri, 18 Oct 2019 09:03:44 +0200Journée internationale de la femme ruralehttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/journee-internationale-de-la-femme-rurale/Mardi 15 octobre avait lieu la journée internationale de la femme rurale. Présentation de femmes qui représentent l’agriculture ariégeoise.Créée en 2008 sous le nom de “Journée Internationale des Paysannes”, la journée internationale de la femme rurale est née de l’initiative de l’ONU. Les femmes représentent environ 43 % de la main-d’œuvre agricole dans les pays en voie de développement.

Selon l’ONU, “les femmes et les filles jouent un rôle majeur et de plus en plus reconnu dans la pérennité des foyers et des communautés en zone rurale”. Alors que ce domaine est souvent vu comme étant réservé aux hommes, nombreuses sont les femmes qui s’installent en GAEC ou même seules. Mais comment vivent-elles cette position de femme dans un monde d’hommes ? Certaines agricultrices ariégeoises font part de leur expérience.

 

Sylvie Humbert, apicultrice à Marc (Auzat) installée depuis 30 ans.

"Faire changer les choses en temps que femme c’est compliqué. Il faut de la persévérance et de bons arguments pour se faire entendre. "

 

Inès Grenier, Polyculture et élevage ovins viande à La-Tour-du-Crieu depuis janvier 2019.

"Être agricultrice ce n’est pas toujours facile. Par exemple, lorsqu’on a des charges lourdes à porter, il faut réfléchir à la façon dont on va procéder en amont."

 

Isabelle et Jacqueline Sentenac, Éleveuses d’ovins viande, de vaches à viande et de juments à Aleu depuis 2007

"Une femme doit constamment prouver ses compétences peu importe le métier. Nous, par exemple, lorsqu’on doit acheter un taureau, si on est face à un homme, il préférera le vendre à un autre homme."

 

Sophie Alzieu, Éleveuse d’ovins viande et de chevaux de Merens à Ussat depuis 2012

"Il y a toujours eu des femmes dans l’agriculture. Aujourd’hui, nous voulons être reconnues comme agricultrices et non pas comme femmes d’agriculteurs. Nous souhaitons avoir plus de reconnaissance que les générations précedentes."

 

Lise Girard, Productrice de miscanthus au Fossat depuis avril 2017

"En temps que femme et jeune installée, il faut affirmer sa position de chef d’exploitation tout en prenant l’aide et les conseils qui nous sont apportés."

 

Sophie Cabal, Éleveuse de volailles et d’ovins viande à Tourtrol depuis 2011

"La plus grande contrainte de ce métier, c’est d’allier la vie de famille avec l’exploitation. Le soir et le week-end, je dois à la fois m’occuper de mon fils et aller voir mes bêtes."
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CulturesElevage
news-68804Wed, 16 Oct 2019 10:09:37 +0200Aides à l’installation : pour une cohérence nationalehttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/aides-a-linstallation-pour-une-coherence-nationale/Le premier Ministre a annoncé une nouvelle répartition de la gestion des aide du 2nd piliers de la PAC entre l’État et les régions. Alors que le Premier Ministre a annoncé une nouvelle répartition de la gestion des aides du 2nd pilier de la PAC entre l’État et les régions, Jeunes Agriculteurs (JA) alerte sur le danger d’une régionalisation, sans cohérence nationale, des aides à l’installation, qui risquerait de rompre l’équité entre les territoires.

Le 1e octobre, lors du congrès des Régions de France, le premier ministre Édouard Philippe a annoncé que l’État gèrerait l’ensemble des aides surfaciques du second pilier de la PAC et que les régions auraient la responsabilité des aides non surfaciques, ce qui inclut les aides à l’installation.
Si nous partageons la volonté de simplifier, de réduire les délais de paiement, nous sommes inquiets des déséquilibres entre régions et des distorsions entre agriculteurs que cette nouvelle répartition pourrait engendrer quant à l’accompagnement des projets d’installation.
Sans vouloir nous poser en arbitre entre État et régions, nous demandons un cadre national fort pour assurer une cohérence des aides de manière équitable, permettant un accompagnement personnalisé à chaque porteur de projet.
Ce sont des exploitations viables, vivables et transmissibles, présentes sur tout le territoire, qui contribueront au dynamisme de la ruralité dans son ensemble et à un maintien de la diversité des productions qui font l’excellence alimentaire française.
Le Premier ministre vient d’annoncer 173 mesures en faveur de la ruralité. Mais avec cette proposition, il risque de mettre en difficulté le renouvellement des générations sur les territoires, pourtant indispensable à leur dynamisme.” selon Loïc Quellec, vice-président de Jeunes Agriculteurs.
 

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CulturesElevage
news-68734Tue, 15 Oct 2019 11:31:29 +0200Des nouvelles règles pour une chasse écourtéehttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/des-nouvelles-regles-pour-une-chasse-ecourtee/Les modalités de la chasse des galliformes de montagne ont changé pour une courte durée.Suite au comptage des galliformes de montagne, un quota de prélèvement a été établi par la préfecture le 26 septembre dernier.

L’unité de gestion Haute-Ariège Ouest s’était vue attribuer un quota de sept grands tétras et 17 lagopèdes pour la saison. En complément, dix grands tétras au maximum pourront être prélevés sur le département.

Cependant, le 8 octobre dernier, l’autorisation de prélèvement de grands tétras a été suspendue par ordre du tribunal administratif. Le comité écologique ariégeois a attaqué l’arrêté autorisant cette chasse. La préfète elle-même reconnait ne pas comprendre cette suspension. "Nous travaillons en étroite collaboration avec les chasseurs. Ils veillaient tous à bien respecter les réglementations mais la justice en a jugé autrement."

Un comité d’experts national sur la gestion adaptative des galliformes doit, dès le début de l’année 2020, dresser un état des lieux des populations. L’objectif étant de proposer des modalités cynégétiques adaptées et sécurisées pour la chasse de ces espèces et peut-être éviter de nouvelles suspensions d’arrêtés.

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Elevage
news-68535Fri, 11 Oct 2019 08:58:38 +0200France, veux-tu encore de tes paysans ? L’Occitanie intégralement mobiliséehttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/france-veux-tu-encore-de-tes-paysans-loccitanie-integralement-mobilisee/C’est le mardi 8 octobre que le monde agricole est descendu dans toutes les rues de France, pour exprimer leur ras-le-bol face à l’agribashing, les distorsions de concurrence et la multiplication des accords de libre-échange.Agribashing permanent, accords internationaux visant à déréguler le marché français, pression environnementale incompréhensible, sentiment de déconsidération... sont tout autant de facteurs qui poussent à bout, chaque jour un peu plus, les agriculteurs de nos campagnes” expliquent Roland Le Grand, Président des Jeunes Agriculteurs Occitanie et Philippe Jougla, Président de la FRSEA Occitanie.

Les agriculteurs en ont assez. Assez des intrusions de plus en plus violentes dans nos exploitations. Assez des distorsions de concurrence organisées par le gouvernement qui préfère importer une alimentation que les français ne veulent pas, plutôt que de mettre en place des politiques publiques de renforcement de la qualité, de la traçabilité et de la durabilité de nos produits français. Assez de l’agribashing permanent à l’encontre des agriculteurs qui se battent chaque jour pour fournir une alimentation saine et de qualité, reconnue d’ailleurs comme le modèle agricole le plus durable au monde !
Dans ce contexte, une seule véritable question se pose : “France, veux-tu encore de tes paysans ?!”.
En réponse à l’appel national lancé par les Jeunes Agriculteurs et la FNSEA, les 13 départements d’Occitanie seront mobilisés mardi 8 octobre prochain, partout dans la
région pour lancer un cri d’alerte.
Au-delà de cet appel de détresse et de colère en direction du Président de la République, Emmanuel Macron, et de son gouvernement, ce mouvement est aussi l’occasion pour nous, agriculteurs, de dialoguer avec les consommateurs et les citoyens français. Travaillons ensemble à la construction d’un avenir agricole français ambitieux, diversifié, productif et soucieux de l’environnement dont nous sommes les premiers utilisateurs. Ensemble, rappelons haut et fort au gouvernement que nous n’accepterons pas d’importer l’agriculture que nous ne voulons pas !”, concluent Philippe Jougla et Roland Le Grand.

Zoom Départemental

Une centaine d’agriculteurs ariégeois ont répondu présents à l’appel à mobilisation de la FDSEA et des JA09. Entre 11h et 14h, ils se sont répartis sur deux sites, à Pamiers (rond point de la route de Mirepoix) et à Foix (sortie de Labarre). Deux barrages filtrants qui ont permis de distribuer des tracts ainsi que des produits locaux, fromage et saucisse sèche, pour valoriser nos productions auprès des consommateurs et les sensibiliser sur nos revendications. Une opération escargot sur la RN20 a clôturé l’événement, à l’initiative de l’équipe en place à Pamiers.

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news-68421Wed, 09 Oct 2019 15:30:43 +0200Feux de la détresse : les agriculteurs ariégeois en colère !http://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/feux-de-la-detresse-les-agriculteurs-ariegeois-en-colere/La FDSEA et les JA de l’Ariège ont allumé cinq grands feux pour symboliser la détresse profonde dans laquelle le monde agricole plonge.Le 25 septembre à Pamiers, le 26 à Saverdun, le 30 à Laroque d’Olmes et Tarascon-sur-Ariège puis le 1e octobre à St-Girons, des dizaines d’agriculteurs ont répondu à l’appel lancé par la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs de l’Ariège. De grands feux furent allumés pour symboliser la détresse profonde dans laquelle est en train de plonger le monde agricole.
Détresse causée par le dénigrement incessant du travail des agriculteurs 


...et la remise en question de leur professionnalisme. Imposer des ZNT (Zones de non-traitement) à proximité des habitations n’est pas acceptable ! Les agriculteurs français sont formés à l’utilisation des produits phytosanitaires (renouvellement de leur Certiphyto tous les cinq ans), bénéficient d’un suivi et d’un appui technique des coopératives, de la Chambre d’agriculture et d’instituts techniques. Ils utilisent du matériel de précision contrôlé régulièrement et des produits homologués par les autorités sanitaires.

Chaque année sont retirés de nombreuses matières actives pouvant présenter un risque (par ailleurs toujours autorisées dans d’autres pays de l’UE). Les pratiques évoluent grâce à la recherche menée sur de nouvelles molécules et sur la mise au point de matériels de plus en plus performants, permettant la réduction des doses utilisées et l’amélioration de l’efficacité des traitements.

Des ZNT sont déjà appliquées le long des cours d’eau, mais aussi des mesures de protection à proximité des lieux accueillant des personnes sensibles. La mise en place de ZNT généralisées entraînerait une importante diminution des surfaces productives, en particulier dans notre département, et constitue une distorsion de concurrence supplémentaire que les agriculteurs ne pourront pas supporter.

Quand on pense qu’en parallèle de cette mesure aux forts relents de démagogie, le gouvernement s’attache à négocier et appliquer des accords de libre-échange avec des pays aux pratiques agricoles douteuses, permettant ainsi l’arrivée sur nos étals de produits ne répondant absolument pas à nos critères de production… Quel cynisme ! Rappelons-le, l’agriculture française est reconnue depuis trois ans comme étant la plus durable au monde (palmarès publié par The Economist). Accompagnons notre modèle agricole français dans sa dynamique d’évolution vers des productions toujours plus saines et de qualité, plutôt que de tirer sur l’ambulance !


Détresse infligée par la présence de l’ours dans nos montagnes 


...que l’on évoque toujours au singulier quand on en dénombre en réalité une bonne cinquantaine sur notre seul département ! L’été 2019 aura vu franchi pour la première fois le seuil du millier de brebis massacrées sur nos belles estives ariégeoises. Les éleveurs sont au désespoir et le pastoralisme est très concrètement menacé d’extinction. Quel drame !

Détresse aggravée par les retards de paiement des aides PAC 


...qui, cette année encore, vont inéluctablement mettre en difficulté les trésoreries de dizaines d’exploitations qui ne seront pas payées au 15 octobre. Pour quelle raison ? L’incompétence chronique de l’administration qui change de logiciel comme de chemise (sans savoir s’en servir, bien sûr) et qui se lance dans les contrôles sur place à trois semaines de la date prévue de mise en paiement. Quel amateurisme !
La coupe est pleine. Et cela ne fait que commencer. La FDSEA et les JA de l’Ariège vous donnent rendez-vous mardi 8 octobre prochain pour une grande mobilisation nationale. Tous les agriculteurs français unis pour défendre notre profession !

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Cultures
news-68257Mon, 07 Oct 2019 13:33:14 +0200“Certains agriculteurs ont suivi la feuille de route”http://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/certains-agriculteurs-ont-suivi-la-feuille-de-route/Pour la rentrée, la préfète de l’Ariège, Chantal Mauchet, a fait le bilan des nouvelles mesures prises dans le département, y compris dans le domaine agricole. Le 23 septembre, la préfète de l’Ariège a fait sa conférence de presse de rentrée. Suite à une saison compliquée pour le monde agricole, Chantal Mauchet établit son bilan.

Parmi les sujets abordés par la représentante de l’État, celui de l’eau. Cette dernière soulève que la gestion de l’eau a été raisonnée par tous ses utilisateurs. Les usages agricoles ont, selon la préfète, été suivis et contrôlés grâce à l’engagement de la Chambre d’agriculture. 
Cependant, l’augmentation de la population dans la Haute-Garonne va entraîner une demande en eau plus conséquente dans le département. Ainsi, l’Ariège devra fournir plus d’eau à son voisin. Face à cette annonce, les journalistes présents ont évoqué la possible nécessité d’installer de nouvelles retenues d’eau en Ariège. À cela, la préfète a répondu être ouverte aux propositions que pourrait faire Philippe Lacube, le président de la Chambre d’agriculture.
 

Un département précurseur
 

Le deuxième sujet le plus attendu de cette conférence de presse était la question de la prédation. La préfète a reconnu que le département a connu un été plus que difficile avec 943 ovins décédés suite à des dérochements dus à la prédation, soit 417 de plus que l’an dernier.
Cependant, Chantal Mauchet précise que “le département a été précurseur dans la mise en place des mesures d’effarouchement”. Elle confie même être persuadée que la feuille de route établie par le gouvernement existe pour “conforter la profession agricole”.
L’installation de sept abris de protection sur les estives a également été un bon investissement selon la préfète qui espère que de nouveaux seront commandés pour l’an prochain.
Pendant deux ans, des diagnostics d’estives seront également mis en place afin de voir s’il est possible de regrouper les troupeaux sur chaque estive comme l’impose le cahier des charges de la Politique agricole commune en Europe. Pour ces diagnostic, la représentante de l’État précise vouloir travailler avec des partenaires agricoles afin d’entendre leurs suggestions sur le sujet.

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Politique
news-68163Fri, 04 Oct 2019 11:07:50 +0200Les producteurs de vins ariégeois sont de plus en plus nombreuxhttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/les-producteurs-de-vins-ariegeois-sont-de-plus-en-plus-nombreux/Depuis vingt ans, la production viticole a repris en Ariège. Sous l’impulsion de Jean-Louis Vigneau et trois autres agriculteurs, les premières bouteilles ont été commercialisées en 2000. Qui sont les producteurs du département ?L'Ariège possède six domaines de vin. Découvrez qui sont les producteurs grâce à une carte interactive.Cliquez sur l'image ci-dessous pour y avoir accès.

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Cultures
news-67977Wed, 02 Oct 2019 09:52:49 +0200Lisa David, JA en installation progressive par obligationhttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/lisa-david-ja-en-installation-progressive-par-obligation/Lisa David, 29 ans est installée en installation progressive depuis juin 2015 à Montjoie-en-Couserans en élevage ovins.Lisa, 29 ans, est installée en installation progressive depuis juin 2015 à Montjoie-en-Couserans. Originaire de Bretagne et après y avoir vécu jusqu’à ses 18 ans, Lisa décide de partir se former à Pamiers où elle y fait un Bac Sciences technologies de l’agronomie et du vivant (STAV) & un BTS productions animales.

Lisa se passionne pour l’élevage ovin, mais la Bretagne n’est pas la région rêvée pour ce type de production. Elle reprend alors une exploitation d’une vingtaine d’hectares en Ariège, mais tout ne se passe pas comme prévu. Au moment de la signature, la surface agricole ne représente plus que sept hectares.

Il est alors impossible de faire demi-tour. Elle décide donc de continuer son installation en adaptant son organisation. Elle a fait construire en 2018 un bâtiment de stockage de 800 m² en photovoltaïque. Son troupeau de 400 brebis (250 Tarasconnaises  et 150 Montagne noire) est alors réparti entre deux exploitation.

S’organiser entre deux sites


De septembre à mars, la totalité du cheptel reste dans le bâtiment en Ariège. Au mois de mars, les Tarasconnaises partent dans le Tarn-et-Garonne sur 14 hectares de prairies. Lisa va régulièrement les voir, et elle peut aussi compter sur sa belle-famille qui y jette un œil. À partir de juin, celles-ci, montent directement en estives sous la surveillance de deux bergers employés par le groupement pastoral. Les brebis Montagne noire, elles, restent sur l’exploitation de Montjoie-en-Couserans toute l’année.
Elle gère seule son exploitation, avec l’appui de son conjoint Rémy, et cumule un second emploi afin de s’assurer un revenu (contrôle des taux de fer de veaux via des prises de sang, en moyenne deux fois par semaine). Son conjoint est salarié au service de remplacement, trois jours par semaine. Elle ne peut pour le moment pas s’associer avec lui car les revenus de l’exploitation ne le permettent pas.
Lisa produit le foin pour l’alimentation de son troupeau ainsi que la paille. La quantité de travail sur l’exploitation est adaptée afin qu’elle puisse y travailler seule, surtout si Rémy ne peut pas être là pour l’aider. Elle se dégage une semaine de vacances par an, essentiellement l’été.

 

 

Les projets


Lisa compte sur l’aide du syndicat des Jeunes Agriculteurs pour la soutenir dans sa recherche de foncier agricole. Car si elle arrive à acquérir de nouvelles terres, elle pourra envisager une installation avec Rémy, sûrement en GAEC. 
Cette augmentation de surface lui permettrait également d’accroître son cheptel de brebis ou bien de créer un atelier bovin.
Lisa a bien d’autres projets pour les années à venir. Un deuxième bâtiment devrait être construit pour accueillir les animaux. Elle aimerait monter un projet de vente directe d’ici l’année prochaine. La demande en viande ovine augmente dans la région. Avec l’achat d’un camion frigorifique, elle pourrait optimiser ses déplacements, déjà réalisé lors des prises de sang, afin d’effectuer des livraisons.
Elle ne dispose pas d’un atelier de transformation. L’atelier avec lequel elle aime travailler, est situé à Pamiers ce qui est trop loin de l’exploitation et trop coûteux en frais de déplacement. Si un jeune se lançait dans un atelier de transformation, elle serait intéressée pour s’y rattacher. Et elle n’est pas la seule !

Tous ses projets ne seront bien sûr possibles qu’à condition que les attaques de prédateurs n’augmentent pas. Lisa a déjà perdu deux brebis et une agnelle rien que depuis le début du mois…

Paroles de Lisa


“J’ai toujours voulu faire de l’élevage, mais il faut subvenir à ses besoins. Les aides m’ont été utiles, mais j’aimerais m’en passer à terme. Une petite exploitation agricole et une activité complémentaire me permettent de dégager un revenu. Une seconde production me permettrait de me diversifier et de dégager des revenus supplémentaires afin de vivres sans les aides”. 
 

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Elevage
news-67832Mon, 30 Sep 2019 18:17:43 +0200Le retour du repas ariégeois mensuel dans les collègeshttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/le-retour-du-repas-ariegeois-mensuel-dans-les-colleges/Les collégiens du département mangent ariégeois une fois par mois. Au collège Lakanal de Foix, les élèves ont au moins un produit ariégeois par jour.Depuis 2008, tous les collèges d’Ariège proposent un repas ariégeois par mois à leurs élèves à l’exception de ceux de Vicdessos et Mirepoix. Cette initiative a été mise en place par le Conseil départemental. Le premier repas ariégeois de l’année a eu lieu le jeudi 19 septembre à l’occasion de la fête de la gastronomie.

Pour ce déjeuner, des tomates du département ont été servies sous forme de gaspacho ainsi qu’une glace produite par Philippe Faur à Saint-Girons pour le dessert. Initialement, seuls ces produits avaient l’obligation d’être locaux. Mais dans certains collèges, la carte de la proximité a été jouée pour l’intégralité du menu comme par exemple dans le collège Lakanal de Foix.

En arrivant dans le self, les élèves pouvaient voir des affiches qui annonçaient “Les Produits Ariègeois”, “L’Ariège est dans votre assiette” ou encore “Repas Ariègeois” pour leur annoncer la couleur. Le chef cuisinier, Stéphane Auriac, ne s’était pas contenté de servir uniquement une glace et des tomates du département aux 740 élèves demi-pensionnaires ce jour-là.

 

Le poulet et les légumes du gratin étaient également des produits ariégeois, précise le chef. Au total, j’ai commandé 120 poulets entiers et 240 kilogrammes de pommes de terre et de courgettes.” En effet, manger ariégeois dans ce collège, ce n’est pas uniquement à l’occasion du repas instauré par le département.
Depuis six ans, je mets en place de nombreux partenariats avec des agriculteurs locaux. J’obtiens également de la marchandise via la plateforme Terroirs Ariège Pyrénées. Il m’est même arrivé que des producteurs se présentent directement en cantine pour me présenter leur exploitation, c’est le cas de l’éleveuse des poulets que les élèves ont mangé ce midi”, se félicite Stéphane Auriac.

Favoriser les agriculteurs et protéger la planète


En 2018, près de 30 % des aliments consommés par les élèves à la cantine étaient des produits locaux. “Nous essayons de favoriser les circuits cours pour mettre en avant les agriculteurs du département mais aussi pour réduire notre empreinte carbone et préserver la planète”, explique le principal, Fabrice Sciau. De façon général, les 70 % restants correspondent aux produits dit “de l’épicerie” tels que les pates ou le riz qu’il est plus difficile d’avoir à l’échelle locale.
Ce jour ci, à la fin du service, nombreux étaient les collégiens à venir chercher du rab. “C’est comme ça à peu près tous les midis”, ajoute le chef cuisiner. Et lorsque l’on parcourt le réfectoire, la plupart des plateaux sont vides.

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CulturesElevage
news-67225Fri, 27 Sep 2019 08:54:33 +0200Foire de la Saint-Matthieu, retour sur l'édition 2019http://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/foire-de-la-saint-matthieu-retour-sur-ledition-2019/Le 21 septembre dernier, Vicdessos accueillait la Foire de la Saint-Matthieu, événement crucial pour le renouvellement des troupeaux d’ovins du département.Déjà à quelques mètres de la foire, les bêlements se faisaient entendre. Au total, un millier d’ovins étaient présents lors de la Foire de la Saint-Matthieu samedi dernier. 
 

Près de 40 éleveurs étaient présents. En début de matinée, ils ont réparti leurs bêtes dans 108 parcs différents dans le but de les vendre. Cet événement est primordial pour la profession. En effet, c’est l’occasion pour les agriculteurs d’acquérir de nouveaux animaux afin de renouveler leur troupeau.

Les éleveurs ont profité de la foire pour acheter des animaux reproducteurs qui descendent des estives. Lors d’une foire comme celle-ci, les bêtes peuvent être vendues jusqu’à 150 euros. Les éleveurs les plus matinaux ont pu dégoter les plus beaux ovins et signer les papiers de vente.

Des visiteurs nombreux et gourmands

Les visiteurs ont également pu profiter du marché où sept producteurs locaux étaient présents ainsi qu’une douzaine de forains. Pour les plus gourmands, un repas a été organisé par La maison Lacube. Les quelques 400 inscrits ont pu déguster des produits régionaux. Au menu : charcuterie locale, viande gasconne et agneau accompagnés de pommes de terre, fromage du Couserans et croustade aux pommes. Le repas a également été animé par des chants occitans. 
Natalène Aubin, vice-présidente de la foire a dressé un bilan positif de cette matinée plus que chargée pour elle. “Cette année, tout s’est vraiment bien passé. J’ai particulièrement apprécié que les éleveurs respectent les consignes quant au stationnement de leurs véhicules, ça permet aux visiteurs de découvrir la foire dès leur arrivée.

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Elevage
news-67106Wed, 25 Sep 2019 09:50:21 +0200Les élèves d'un lycée agricole de Haute-Loire en Ariègehttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/les-eleves-dun-lycee-agricole-de-haute-loire-en-ariege/Découverte de l’agriculture ariégeoise et échanges sur l’apprentissage au programme du séjour en Ariège d’élèves venus spécialement de Haute-Loire.Le 3 septembre dernier, Maxime et Sébastien Durand ont ouvert les portes de leur exploitation à 26 jeunes du lycée agricole de Brioude Bonnefont, dans la Haute-Loire. Installée à St Félix-de-Tournegat, cette exploitation en polyculture élevage (semences, céréales, élevage ovin, photovoltaïque, et bientôt méthanisation) est un bon support pédagogique pour valoriser l’attractivité du métier. Sébastien Durand nous raconte.
 

Est-ce la première fois que vous ouvrez les portes de votre exploitation à un jeune public ? Qu’est-ce qui vous pousse à le faire ?
Ce n’est pas la première fois, on essaye de faire deux à trois visites par an. Il est très important de montrer à des jeunes nos pratiques culturales, l’organisation des chantiers et nos techniques d’élevage. J’ai été enseignant dans des classes de BTS en apprentissage au lycée agricole d’Ondes pendant cinq ans, je suis donc tout à fait conscient de l’importance des visites de terrain dans un cursus scolaire.

Comment s’est déroulée cette visite ? Qu’est-ce qui a le plus attiré l’attention des jeunes ?
La visite s’est très bien passée même si cela représente beaucoup d’information à intégrer pour eux dans un laps de temps très court. Les élèves se sont montrés très intéressés par le matériel, l’organisation du bâtiment d’élevage et la technicité de la conduite du troupeau.

Au cours de la visite, vous avez gardé un temps consacré à la valorisation de l’apprentissage auprès de ces élèves. En quoi ce sujet vous semble-t-il important  ?
Oui, il est très important que les jeunes sachent exactement les différentes voies qui leur sont offertes. Pour l’élève, l’apprentissage facilite grandement son “employabilité” à la sortie de sa formation. C’est une voie difficile mais très attractive pour les agriculteurs, car nous pouvons former des jeunes sans qu’ils abandonnent le système scolaire. Le contrat d’apprentissage est intéressant, notamment sur le plan financier, car il permet de bien former un futur salarié qui connaîtra par la suite toute l’organisation de l’exploitation. 

Quels conseils donneriez-vous à des agriculteurs qui hésitent à se lancer dans le recrutement d’un apprenti ?
Il est très important de prendre le temps de rencontrer et de discuter avec le futur apprenti afin de connaître ses motivations et son projet professionnel. Il est indispensable de savoir faire confiance ainsi que déléguer les différentes tâches afin que tout se déroule pour le mieux.
 

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Elevage
news-66973Mon, 23 Sep 2019 12:33:52 +0200Le piment ariégeois a depuis huit ans son propre producteurhttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/le-piment-ariegeois-a-depuis-huit-ans-son-propre-producteur/Jean-Philippe Turpin est le seul cultivateur de piment de France à cultiver autant de variétés. Avec entre 50 et 110 variétés de piments selon les années, il parvient à répondre à la demande de ses clients.Jean-Philippe Turpin est installé à Saint-Quentin-la-Tour depuis juillet 2011. Deux mois plus tard, il est officiellement devenu producteur de piment ariégeois. À ses débuts, il ne possédait que cinq variétés différentes et 500 plants. Il a peu à peu étendu sa production sur ses 2.400 m2 de terrain pour atteindre jusqu’à 110 variétés certaines années.

Auparavant employé dans le bâtiment en intérim, c’est par passion pour cet aliment qu’il a commencé à le produire. Installé juste à côté de Mirepoix, il a d’abord commencé par exposer au petit marché qui avait lieu le jeudi matin avant d’être pendant cinq ans sous la halle de Mirepoix le lundi matin. Aujourd’hui, il est plutôt content de son emplacement face aux arches car il gagne en visibilité.
 

Le padron, l’espelette et le végétarien : produits phares

Il est désormais exposant sur l’un des marchés de Toulouse le dimanche matin. “J’aimerai essayer de m’implanter sur le marché de Lavaur dans le Tarn. Il est vraiment conséquent et attire beaucoup de visiteurs” ajoute-il.
Parmi ses produits phare, on retrouve le padron, l’espelette et le végétarien. Ces trois variétés sont les plus demandées à Jean-Philippe Turpin sur le marché. Mais cette année, elles peinent à murir. Habituellement le climat ariégeois est propice à la culture du piment. Mais cette année fut plus compliquée. 

 

Un projet établi sur 15 ans

Mon objectif final est de cultiver 400 variétés non hybrides sur un hectare de terre. Il faudra bien entendu que je m’équipe. Actuellement je désherbe mon terrain avec une sorte de râteau, sur un hectare ça sera plus compliqué” s’amuse-t-il. 
Et le désherbage, c’est un travail quotidien pour ce cultivateur, étant lui-même consommateur de ces produits, il ne veut en aucun cas utiliser de produit. À partir de l’année prochaine, les acheteurs ne trouveront pas que des piments sur son étale. Jean-Philippe Turpin souhaite commencer à cultiver des aromates. “Les produits comme le laurier ou le thym sont très demandés sur le marché, surtout l’été, et je me suis rendu compte que personne n’en vendait.
 

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Cultures
news-66842Fri, 20 Sep 2019 09:10:09 +0200Abattage à la ferme : une solution qui mérite réflexionhttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/abattage-a-la-ferme-une-solution-qui-merite-reflexion/L’abattage à la ferme est autorisé pour une phase d’expérimentation depuis avril 2019. Les professionnels du métier sont pour, à quelques détails près. Le 15 avril dernier, le décret n°2019-324 a été publié avec pour objet les “abattoirs mobiles”. Pendant quatre ans, une expérimentation est prévue pour autoriser les éleveurs à faire étourdir et saigner leurs bêtes directement à la ferme.

La demande vient à l’origine des agriculteurs. Le nombre d’abattoirs a grandement réduit en France. Cela pousse certains éleveurs à faire plusieurs heures de route afin d’emmener leurs bêtes se faire tuer. Cependant, les animaux se retrouvent en situation de stress dans les transports ce qui engendre une viande moins tendre au moment de sa consommation.
 

Une idée venue du Nord de l’Europe

En Suède, deux camions et deux remorques se déplacent pour assister les éleveurs dans l’abattage de leurs animaux. En 2009, le règlement Européen a autorisé aux États membres d’établir des règles nationales quant aux abattoirs mobiles. Mais ce n’est que dix ans plus tard que la France a sauté le pas.
Ce décret autorise l’abattage à la ferme mais avec de nombreuses réglementations. En effet, la demande d’agrément devra être faite par les agriculteurs auprès du préfet. Une inspection sanitaire et des contrôles auront également lieu de façon récurrente sur l’exploitation.
 

De nombreuses règlementations à suirvre

Laetitia Brunet, directrice du centre abattage transformation Couserans, près de Saint-Girons, précise que ce ne sont pas les seules règles à suivre : “L’étourdissement ne peut pas être fait par l’agriculteur lui-même. Une personne possédant le certificat de compétence devra être présente pour l’effectuer. C’est un diplôme national validé par le ministère de l’agriculture qui n’est pas attribué à tout le monde.”
Elle ajoute également qu’un vétérinaire devra être présent pour chaque saignée. “Le vétérinaire doit être là avant la mort de l’animal pour vérifier son état mais aussi pour les différentes étapes qui suivent comme l’estampille."

L’une des contrainte principale de l’abattage à la ferme est que les employés de l’abattoir n’auront que 45 minutes pour aller jusqu’à l’abattoir après la saignée pour effectuer l’estampille. Si ce laps de temps n’est pas respecté, les risques de contamination de la viande sont plus importants et certains produits comme les steaks hachés ne pourront pas être faits sur les bovins par exemple. 
“Malgré cette contrainte, nous sommes prêts à participer à cette expérimentation d’abattage à la ferme et à faire les investissements nécessaires en partenariat avec les éleveurs pour que tout se déroule au mieux. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous organisons une réunion avec tous les éleveurs souhaitant venir, à la mairie de Saint-Girons, le vendredi 27 septembre dès 20h30."

Protéger les animaux en priorité

L’une des autres raisons pour laquelle la profession a fait cette demande est la peur de la maltraitance animale. Bien que de nombreuses vidéos ont été publiées dans les médias pour la dénoncer, Laetitia Brunet ne veut pas en faire une généralité. “Dans notre abattoir, nous faisons tout pour que les animaux se sente bien. La chaîne est assez rapide et surtout si un éleveur souhaite accompagner sa bête pour l’apaiser il y est grandement invité.”

À ce jour, de nombreux agriculteurs français se sont renseignés auprès des préfectures sur les démarches à suivre et leur fonctionnement mais aucun n’a encore fait la demande d’agrément.
 

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Elevage
news-66750Wed, 18 Sep 2019 10:05:53 +0200Festiv’Agri 2019 : Une nouvelle édition réussie !http://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/festivagri-2019-une-nouvelle-edition-reussie/Retour sur l’édition 2019 du Festiv’Agri qui s’est tenue le 8 septembre dernier à Verniolle. Pour cette édition 2019, les Jeunes agriculteurs du canton Plaines & Coteaux ont convié le public le 8 septembre dernier à Verniolle pour une journée d’animations spécialement organisée afin de sensibiliser le public aux enjeux de l’agriculture d’aujourd’hui. Le concours départemental de labour était bien entendu au programme ainsi que des animations qui ont ravis petits et grands..
 
Festiv’Agri : l’agriculture à côté de chez vous

Pour les Jeunes Agriculteurs et l’ensemble des agriculteurs du département, cette manifestation est un moment festif. L’objectif es d’affirmer notre importance dans la société et la volonté de vivre de notre métier que nous exerçons avec passion ! L’agriculture, en Ariège, est bien vivante et nous sommes là pour faire connaître notre métier et les façons de l’exercer, souvent méconnues du grand public.
Festiv’Agri est devenu incontournable au fil des années et est également l’occasion de communiquer, partager sur nos pratiques tout en créant un moment de convivialité, mais aussi d’échanger avec les consommateurs sur nos métiers, nos méthodes de production ainsi que nos pratiques respectueuses de l’environnement.


La tradition du labour et du savoir-faire

Après le savoureux Burger préparé par les JA, les participants engagés dans le concours de labour départemental 2019 se sont lancés dans la compétition dès 14 heures. Ce sont donc huit concurrents cette année qui se sont affrontés en catégorie “labour à plat”.

Cette technique de labour est issue du passage aux charrues réversibles : celle-ci permet d’inverser le sens du versoir en bout de champ et ainsi de labourer tout le champ dans le même sens. Une fois de plus, les participants ont montré leurs compétences et leur détermination à exceller dans leurs pratiques.
 

Rendez-Vous en 2020

Le syndicat et les JA du canton Plaines & Coteaux, se sont montrés satisfaits de la réussite et du bon déroulement de cette manifestation. Après plusieurs mois d’investissement ils passeront néanmoins le relais au prochain canton pour l’organisation des festivités de 2020 .
 

Le mot de la présidente des JA 09, Clémence Biard

Je tiens à remercier l’ensemble des partenaires qui ont contribué à la réussite de ce “Festiv’Agri”. J’adresse un remerciement particulier à l’ensemble des bénévoles qui se sont impliqués dans l’organisation de cet évènement depuis plusieurs semaines. Plusieurs élus et représentants de l’État nous ont rendu visite ce dimanche, parmi eux, Henri Nayrou, président du Conseil départemental et Chantal Mauchet, la préfète de l’Ariège.

L’occasion de leur prouver une nouvelle fois le dynamisme de la jeunesse agricole ; toujours soucieuse de promouvoir l’agriculture de notre département sans oublier de les alerter sur les dossiers d’actualités qui pèsent sur notre profession. Je tire une conclusion très positive de cette journée. 

Résultats du concours de laboure

 

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Cultures
news-66677Mon, 16 Sep 2019 19:00:29 +0200Du fromage au lait cru pour les enfants, est-ce possible ?http://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/du-fromage-au-lait-cru-pour-les-enfants-est-ce-possible/Le 25 juin, l’ANSES publiait toute une liste de restrictions alimentaires pour les publics dit “sensibles”, parmi elles : le fromage au lait cru.L’annonce de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) du 25 juin dernier a inquiété plus d’un éleveur. Dans son dossier sur les “Repères alimentaires pour les populations spécifiques”, elle déconseille aux enfants de moins de 10 ans de consommer du fromage au lait cru.

Cette recommandation fait suite à l’annonce du 5 mai de la Direction générale de l’alimentation (DGAL) selon laquelle “les enfants de moins de cinq ans ne doivent en aucun cas consommer ces produits”. Dans cette affaire, la bactérie E.Coli est mise en cause car elle aurait causé de nombreuses contaminations.
En avril déjà, le préfet de Haute-Savoie avait envoyé une lettre à tous les maires du département afin de leur recommander de ne pas proposer de produits contenant du lait cru dans les crèches et les écoles maternelles.


Et l’Ariège alors ?


Suite à la rentrée scolaire, des changements ont opéré dans différents départements. L’Ariège est un fervent défenseur des circuits courts. Des partenariats sont créés pour que les écoliers puissent manger des produits locaux à la cantine. La coopérative Terroirs Ariège Pyrénées est au cœur de l’organisation de ces circuits courts. 
Sylvie Feuillerat, responsable commerciale de la coopérative, explique que certaines écoles du département ont réduit leur commande de fromage au lait cru pour les repas de cantine. “Un établissement scolaire en dehors de l’Ariège a même complètement cessé d’en commander”, précise-t-elle. 
Les producteurs de fromages locaux ne comprennent pas cet acharnement. “Le fromage est le plus mis en cause pour les intoxications alors que les produits qui sont le plus à risques sont les steaks hachés, la charcuterie et les poissons. Pourquoi s’en prendre à nous ?” s’interroge Jérôme Morscheidt, exploitant du Gaec Ferme du Carregaut.
Il avoue être très secoué par ce qu’il se passe et ne sait comment réagir face à cette annonce. Les fromages au lait cru sont les produits qui subissent le plus d’analyses selon lui. De plus, de nombreux travaux ont montré tous les bénéfices liés à leur consommation comme le renforcement immunitaire.
Jérôme Morscheidt en vient même à se demander s’il n’y a pas dernière toutes ces recommandations une volonté des grandes industries agroalimentaires de dévaloriser les produits à base du lait cru, berceaux de l’identité culinaire française.
 

Foix garde ses partenariats

Delphine Eychenne, responsable de la cuisine centrale de Foix, confie ne pas être au courant de ces recommandations. “La ville travaille avec la coopérative Terroirs Ariège Pyrénées, nous voulons permettre aux enfants de goûter ce genre de produit et nous continuerons tant qu’il n’y aura pas d’interdiction formelle” argumente-t-elle.
Le fromage au lait cru n’est pas présent à tous les repas des cantines du département mais, occasionnellement, les enfants peuvent en trouver dans leurs assiettes. Pour bien s’assurer qu’il n’y ait aucun risque d’intoxication, la responsable de la cantine centrale veille à être attentive aux résultats d’analyses qu’ils reçoivent. 

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Elevage
news-66542Fri, 13 Sep 2019 14:30:00 +0200“Ce feu, c’est un coup de massue tout simplement”http://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/ce-feu-cest-un-coup-de-massue-tout-simplement/Suite au feu qui a eu lieu dans la nuit du mardi 10 septembre, José Colomer revient sur les événements et l’impact qu’ils auront sur la vie de son exploitation.José Colomer est un agriculteur installé depuis de nombreuses années à La-Bastide-de-Serou. Mardi dernier, vers 5 heures du matin, il a reçu un appel pour l’informer que l’un des bâtiments où était stocké tout son foin était en flammes.


Savez-vous comment le feu a débuté ?
Un feu s’est d’abord déclaré à Camarade, dans un bâtiment que l’on exploitait il y a encore deux ou trois ans. Les pompiers y sont allés et sont passés devant mon bâtiment qui était intact. À quelques kilomètres, leur centre d’appel leur a dit de ne pas aller à Camarade parce que d’autres pompiers étaient déjà sur place. Ils ont fait demi-tour. Ce trajet a dû leur prendre un quart d’heure. Et une fois arrivés à La-Bastide-de-Serou, ils ont vu que le bâtiment était complètement embrasé. 

Votre perte représente quelle quantité de marchandise ?
C’est tout le travail de l’été qui part en fumée. Je n’ai pas fait le point exactement des bottes qu’il y avait mais ça représente aux alentours de 1.000 tonnes de paille et 
300 tonnes de foin. 

La récolte était prévue pour quel usage ?
J’en ai besoin pour nourrir mes animaux. L’hiver approche et ce sont des stocks que je n’ai plus et qui sont difficilement remplaçables. Cette année la paille ça a été difficile. On a été un des rares secteurs où il y a eu abondance. Que ce soit en quantité ou en qualité. Je ne sais pas comment je vais tout remplacer.

Vous n’aviez aucune raison de penser que ça pouvait vous arriver ?
Selon moi, le feu ne s’est pas déclaré par hasard. Le bâtiment était rempli de foin. Il n’y a pas de matériel électrique ni de machine à côté. Il se déclare la nuit alors qu’il pleuvait. Peu de conditions sont réunies pour que ça prenne feu hormis un acte de malveillance. Les difficultés du monde agricole sont réelles. Je n’avais pas besoin de ça. Heureusement que j’ai mon garçon à mes côtés. Il me donne les ressources pour ne pas baisser les bras.
 

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Cultures
news-66439Wed, 11 Sep 2019 13:46:18 +0200Retour sur les 86e Journées Nationales du Cheval de Mérenshttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/retour-sur-les-86e-journees-nationales-du-cheval-de-merens/Les journées nationales du Mérens se sont déroulées les 15,16,17 et 18 août à Bouan. Les 86e Journées Nationales du Cheval de Mérens se sont tenues comme à l’habitude sur la prairie de Bouan en Haute Ariège. Plus de 150 chevaux présents, six régions représentées (Occitanie, Auvergne, Rhônes Alpes, Ile de France, Centre Val de loire, Nouvelle Aquitaine) ainsi que l’Italie, plus de 5.000 visiteurs.

Tout au long de ces quatre journées les éleveurs, meneurs et cavaliers ont pu participer tour à tour aux différentes épreuves. Les Championnats Nationaux d’élevage bien sûr, les épreuves d’équitation et d’attelage, mais aussi les épreuves d’éducation pour les jeunes chevaux.

Des nouveautés en 2019


Cette nouvelle édition fut aussi l’occasion d’inaugurer deux nouveautés, qui ont remporté un franc succès. 
La Grande Randonnée spéciale Mérens en premier lieu. Cette animation a réuni 25 chevaux et leurs cavaliers pour une virée au Col d’Ussat.
Autre nouveauté : la création d’un Championnat national d’utilisation – Grand Prix Crédit Agricole Ax-Tarascon. Une épreuve alliant une reprise de dressage, un parcours de maniabilité (attelé et/ou monté) et un examen du modèle du cheval. Plus de 50 participants ont participé à cette compétition.

Depuis deux ans, le SHERPA invite une autre race de territoire sur le site de Bouan. Après les ânes des Pyrénées en 2018, c’est le Castillonnais qui a été représenté cette année par Cheyenne d’Equivita et Marie Sirotenko.
 

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Elevage
news-66326Tue, 10 Sep 2019 10:28:44 +0200Incendies dévastateurs à Camarade et à la Bastide de Sérouhttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/incendies-devastateurs-a-camarade-et-a-la-bastide-de-serou/La nuit dernière, deux feux ont été signalés aux pompiers. Tous deux avaient lieu dans des bâtiments agricoles contenant des balles de foin et de paille. La profession appelle à la vigilance.Dans la nuit de lundi 9 à mardi 10 septembre, les pompiers du département ont été appelés pour intervenir sur un feu dans la commune de Camarade. Un bâtiment agricole contenant 250 balles de foin a été grandement affecté malgré l’intervention des soldats du feu.

Plus tard, c’est à la Bastide de Sérou, en bordure de la route départementale 117, qu’ils ont dû intervenir. Cette fois-ci, le bâtiment contenait plusieurs centaines balles de paille et de foin. Toutes sont parties en fumée en dépit du travail acharné des pompiers.

Il y a environ trois ans, José Colomer, agriculteur du département, avait utilisé ce hangar à plusieurs reprises pour stocker les récoltes des terres qu'il louait aux alentours. Cette information éveille les soupçons de la profession selon laquelle ces incendies pourraient être criminels. Si tel est le cas, le monde agricole dénonce la lâcheté de ces personnes.

Les représentants de la profession appellent leurs collègues à être vigilants. S’il s’avère être un acte criminel, d’autres exploitations peuvent être menacées. Tout comportement suspect doit être signalé à la gendarmerie.

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Politique
news-66199Fri, 06 Sep 2019 09:03:09 +0200Festival des saveurs : la race Gasconne en tête d'affichehttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/festival-des-saveurs-la-race-gasconne-en-tete-daffiche/Depuis hier, la ville d’Ax-les-Thermes accueille la 18e édition du festival des saveurs. Différentes activités auront lieu jusqu’à dimanche. La grande nouveauté cette année est la soirée Team Gasconne des Pyrénées, prévue ce vendredi soir dès 18 heures.L’Occitanie est la deuxième région agricole de France. On y trouve 16% des exploitations du pays. L’agriculture occupe donc une place importante dans le patrimoine du département. 
Elle sera mise en valeur pendant tout le week-end au 18e Festival des saveurs, à Ax-les-Thermes. Mais l’invitée d’honneur de ce festival est la race Gasconne. Ce soir, dès 18 heures, une rencontre sera organisée entre des jeunes éleveurs de bovins gascons et les visiteurs. Cette espèce a de nombreux atouts comme sa facilité de vêlage et son adaptation au relief du département. S’en suivra un apéritif animé par une présentation des animaux puis la burger party des éleveurs.
 
Un marché gourmand et des activités

Au total, 74 exposants seront présents jusqu’à dimanche sur la place de la commune. Des producteurs et artisans venus de l’Aude, du Lot-et-Garonne et du Tarn-et-Garonne occuperont les rues de la ville.

Des producteurs catalans participeront également aux festivités. Ils ont été conviés dans le cadre de la coopération transfrontalière Tr3s Local mise en place entre le département d’agriculture de Catalogne, la Chambre d’agriculture de l’Ariège et celle des Pyrénées-Orientales.
En plus du marché gourmand, de nombreuses activités seront proposées tout le week-end. Chacune tournera autour du thème de la nourriture et des moyens de la consommer tout en respectant notre santé et la planète. Samedi et dimanche, une animation sur la création d’un potager aura lieu à 
15 heures puis un cours de cuisine catalane à 16 heures. 

Informations pratiques :
Du vendredi 6 au dimanche 8 septembre dès 10 heures à Ax-les-Thermes
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Elevage
news-65931Wed, 04 Sep 2019 11:02:46 +0200David Duran, la création d'un atelier pour sécuriser son installationhttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/david-duran-la-creation-dun-atelier-pour-securiser-son-installation/Situé à Sentenac-d’Oust dans le Couserans, Damien, David et leur mère perpétuent le savoir-faire du fromage fermier depuis plusieurs générations. Ils ont créé un GAEC en 2012, à la suite de la reprise de l’exploitation des grands-parents.Tous deux titulaires d’un bac  agricole, les deux frères se sont installés respectivement en 2012 et 2016 avec l’aide de la Dotation aux Jeunes Agriculteurs (DJA) et du syndicat des Jeunes Agriculteurs. Damien a monté le projet de transformation fromagère en 2015 et David celui de la production de vaches allaitantes en 2016.
 
La transformation fromagère : une histoire de famille

Cette tradition remonte çà plusieurs générations. L’arrière grand-père de Damien transformait déjà le lait en fromage. Il les affinait dans les cabanes en montagne. Avant de construire son projet de transformation, Damien s'est rendu dans les Alpes, berceau de la race Abondance. Son objectif : comprendre le fonctionnement des exploitations agricoles dans cette région. Fort de ses expériences, il monte un troupeau de 25 vache laitière. La production de lait est ensuite transformée sur l’exploitation en fromage ou fromage blanc. 

 

La production laitière en manque de reconnaissance ?

L’une des grandes difficultés de la production de lait dans les Pyrénées est l’absence de label. Ils bénéficient uniquement de la marque du parc naturel régional. La transformation du lait est alors devenue essentielle au maintien du troupeau de vaches laitières. Cette situation les a amenés à arrêter cette année la vente du lait, économiquement moins viable.

 

Se diversifier pour sécuriser son insatllation

David s’occupe quant à lui des 35 vaches allaitantes Gasconnes. Les animaux pâturent sur 150 ha de parcours à 800m d’altitude. Les vaches sont nourries exclusivement d’herbe l’été et de foin sec produit sur la ferme et de céréales l’hiver. Une bergère en estive gère le troupeau ainsi que ceux d’autres éleveurs, via le groupement pastoral.

 

Vente directe : un travail en famille

Les fromages sont vendus en majorité au sein même de l’exploitation grâce au point de vente directe. Ce point de vente rencontre un franc succès notamment avec les démonstrations de traite des vaches. En plus de ces activités, le GAEC propose des caissettes de veaux Gascons élevés sous la mère et des caissettes de cochons nourris au petit lait. Ils peuvent également compter sur l’aide précieuse de Stéphanie, la femme de Damien pour la partie commerciale.

 

L’exploitation devrait elle aussi s’agrandir, avec un projet de stabulation pour les vaches allaitantes. À condition que l’augmentation des prédateurs, et notamment de l’ours, ne viennent pas noircir letableau. 

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Elevage
news-65748Mon, 02 Sep 2019 08:31:50 +0200CAPA : la coopérative ariégeoise perd un de ses maillons fortshttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/capa-la-cooperative-ariegeoise-perd-un-de-ses-maillons-forts/Patrick Cazimir, responsable des achats approvisionnements et chef de centre de la Coopérative agricole de la plaine d’Ariège (CAPA), est décédé tragiquement début juillet, de façon très brutale. Retour sur le parcours d’un homme connu et estimé de tous dans le milieu agricole. Une onde de choc s’est abattue sur le département début juillet. Le responsable des achats de la CAPA, Patrick Cazimir est décédé brutalement dans l’Aude, alors même qu’il était dans l’exercice de ses fonctions. Homme de terrain, il était devenu au fil des années une personnalité incontournable du paysage agricole ariégeois. 

 

Un employé au service de son entreprise

Issu d’une famille d’agriculteurs, il était le modèle d’une ascension en interne au sein d’une entreprise. Embauché en décembre 1983 en tant que magasinier appro au Vernet, Patrick Cazimir gravit les échelons un à un au sein de la coopérative, jusqu’à devenir un “membre incontournable du comité de direction. Une reconnaissance qu’il doit à son travail et à son sérieux , il n’est pas du genre à s’économiser. En 2004, en raison de la restructuration de la coopérative, Patrick Cazimir prend la responsabilité des achats approvisionnements et se voit nommer chef de centre. Il devient alors un élément clé de l’équipe dirigeante et participe ainsi aux différentes prises de décisions, aux côtés des directeurs successifs.

 

“Disponible pour chacun”

Mais résumer la personnalité de Patrick Cazimir à ses compétences professionnelles serait injuste et erroné. Car, à 57 ans, le salarié de la CAPA est connu pour ses qualités humaines, toujours mises au service du collectif. Il savait motiver les équipes et créer une ambiance dynamique”.
 

 

Lors des funérailles, chacun a souhaité rendre hommage au salarié mais également au mari et père de deux enfants qu’il était.
La CAPA vient donc de perdre un de ses hommes forts. Bien que l’émotion soit encore vive au sein de la coopérative, Direction et administrateurs poursuivent leur travail, afin de répondre aux attentes de leurs adhérents.
 

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Cultures
news-65704Thu, 29 Aug 2019 15:51:27 +0200Ours : Espagnols et Français s’unissent pour se faire entendrehttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/ours-espagnols-et-francais-sunissent-pour-se-faire-entendre/La problématique de la présence de l’ours n’en finit pas de cristalliser les débats tout au long du massif pyrénéen. Le 22 août dernier, éleveurs français et espagnols ont défilé dans les rues d’Ainsa, commune aragonaise, afin de demander une nouvelle fois le retrait des ursidés. Il ne se passe pas un jour sans qu’une prédation ne soit constatée dans les Pyrénées. Le nombre d’ovins tué a augmenté de 125% en 2019 par rapport à l’an passé.
Une situation “insupportable” pour le monde rural, qui a choisi d’agir. Ainsi, après une mobilisation d’une centaine d’élus locaux ariégeois le 6 août à Toulouse, plus d’un millier d’éleveurs français et espagnols, représentant près d’une soixantaine d’organismes – ont défilé dans les rues d’Ainsa, en Aragon, le 22 août dernier. L’objectif : défendre le maintien “de l’élevage en liberté, pilier de la transhumance et d’un mode de production hautement durable.” 

 

     

 

Les Pyrénées à l’unisson

Cette mobilisation doit-elle être considérée comme une de plus ? Certainement pas. éleveurs et responsables professionnels français et espagnols ont choisi de s’unir et de parler à l’unisson. à leurs yeux, cet événement apparaît comme “un nouveau palier dans la lutte anti-ours. Cela va permettre de se fédérer encore davantage.” Car des deux côtés de la frontière, le message est identique. Tous estiment que pastoralisme et grands prédateurs sont incompatibles. 
Cette mobilisation n’est qu’un “premier pas” pour les responsables. à l’avenir, Français et Espagnols doivent mettre en place une “plateforme unitaire commune”. Ce projet nourrit plusieurs objectifs. Politique en premier lieu. Cette plate-forme devrait également permettre aux éleveurs de communiquer auprès du grand public et des sphères politiques. La réalisation d’un manifeste récapitulant diverses propositions relatives à l’élevage pyrénéen a également été validé.

 

Alors que la saison pastorale se veut particulièrement difficile, le monde rural ne souhaite pas se résigner. Au contraire. 

 

 

 

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Politique
news-64330Mon, 29 Jul 2019 08:30:37 +0200Le montant de l'aide ovine 2018 révisé à la baissehttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/le-montant-de-laide-ovine-2018-revise-a-la-baisse/Un arrêté ministériel paru au JO le 26 juillet révise a posteriori le montant de l'aide ovine à 22,05 euros par tête (contre 22,3 euros précédemment) en France métropolitaine.Ces aides de la campagne 2018 ont déjà été versées aux éleveurs. Cette baisse s'explique par une rectification technique qui n'est pas inhabituelle: «L'enveloppe de ces aides est fixe et le nombre de brebis éligibles s'est sûrement avéré plus important que prévu, ce qui réduit le montant unitaire», avance-t-on à la FNO (éleveurs ovins). La prédation par le loup peut aussi avoir un effet. Les éleveurs prédatés peuvent ne pas atteindre le taux de productivité requis pour prétendre aux aides (0,5 agneau vendus/brebis/an). Dans ce cas, ils peuvent demander une dérogation pour bénéficier de l'aide ovine, qui est généralement acceptée. En 2018, l'enveloppe de l'aide ovine et caprine représentait environ 111 M€. Le gouvernement a deux possibilités pour récupérer la différence: demander aux éleveurs de rembourser le trop-perçu ou diminuer d'autant les aides 2019 qui seront versées à l'automne (hypothèse la plus probable).]]>Elevagenews-64235Thu, 25 Jul 2019 15:12:56 +0200Ours : les agents de l'ONCFS refusent d'expertiser les animaux en Haute-Ariègehttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/ours-les-agents-de-loncfs-refusent-dexpertiser-les-animaux-en-haute-ariege/L’incendie d’un véhicule des agents de l’ONCFS la semaine dernière à Auzat a provoqué de vives réactions de la part de l’état, de la Chambre d’agriculture de l’Ariège et des éleveurs. Retour sur les faits. La tension est une nouvelle fois montée d’un cran dans les montagnes ariégeoises. Cette fois c’est l’incendie d’un véhicule de l’ONCFS qui a mis le feu aux poudres. Les faits se déroulent mercredi dernier, sur la commune d’Auzat. En début de matinée, deux agents, accompagnés du président du groupement pastoral, se rendent sur l’estive de Lartigue afin d’expertiser trois ovins. 
A leur retour, alors même que l’expertise s’est déroulée "correctement", les agents découvrent leur véhicule "déplacé et incendié". Un acte fermement condamné par Chantal Mauchet, préfète de l’Ariège.

A ce jour, cet acte n’a toujours pas été revendiqué. Alors que le nombre de prédations explose dans l’ensemble du département, il illustre pour autant la fracture entre les autorités et le monde pastoral sur ce dossier.

 

La préfète à la rencontre des agents

Alors que le contexte se veut on ne peut plus tendu, Chantal Mauchet a choisi de se rendre dans les locaux de l’ONCFS quelques jours après les faits. Accompagnée de la sous-préfète et de la direction départementale des territoires, elle a souhaité "exprimer toute sa sollicitude" et leur "assurer une nouvelle fois son entier soutien", à l’ensemble de l’équipe "durement éprouvée". 

 

De lourdes conséquences

Au-delà de ces prises de positions respectives, cet événement a amené les agents de l’ONCFS à exercer leur droit de retrait. Ainsi, comme en 2017, aucune mission d’expertise de dégâts d’ours ne sera effectué jusqu'à nouvel ordre sur bon nombre de communes. ace à cette situation, l'établissement consulaire demande que "la mise à disposition immédiate de fonctionnaires habilités à réaliser les expertises suite aux prédations soit mise en place. Il ne serait pas acceptable que les bergers et éleveurs aient à supporter la non reconnaissance et la non indemnisation des pertes."
Car, à ce jour, les exploitants touchés par les prédations sur ces communes doivent réaliser un constat déclaratif à la Direction départementale des territoires. 

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Politique
news-64232Thu, 25 Jul 2019 14:28:32 +0200Mickaël Razou choisit les Steakeurs pour valoriser sa productionhttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/mickael-razou-choisit-les-steakeurs-pour-valoriser-sa-production/Depuis le mois d’avril, les Steakeurs sont bel et bien revenus sur le devant la scène. Les agriculteurs adhérents à cette filière ont désormais repris la production. à 34 ans, Mickaël Razou vient de rentrer dans cette démarche. Portrait. L’opération séduction des Steakeurs du mois d’avril dernier porte ses fruits.  Eleveur bovin au sein de l’exploitation familiale, Mickaël Razou a choisi d’adhérer à cette démarche. Son souhait : mieux valoriser des animaux auparavant destinés à l’export, en les engraissant. Une démarche qu’il a déjà mis en place dès son installation en 2014, pour les vaches de réforme.

Pour autant, le jeune agriculteur ne participe pas à la création de la filière en 2014. "Les droits d’entrées étaient, à mon sens, trop élevés ."

 

"Les balbutiements du début ne me font pas peur"

Mickaël Razou commercialise près de 35 broutards par an. Adhérer aux Steakeurs revêt donc de vrais enjeux économiques pour le jeune exploitant. Car rappelons que l’ambition de la filière est de rémunérer au juste prix les éleveurs tout en leur proposant une alternative aux fluctuations du marché. Mais pour cela, ils doivent s’astreindre à un cahier des charges strict. L’objectif : produire une carcasse de 200kg, rémunérée 5€ par kilo carcasse. 

Le jeune exploitant engraisse actuellement trois animaux pour approvisionner la filière.Confiant, Mickaël Razou croit en la nouvelle stratégie portée par Brice Bousquet et son équipe. "Le démarchage des centrales d’achat et la commercialisation sur internet me paraissent des pistes intéressantes."
L’agriculteur reste toutefois prudent. "Mon objectif cette année : ne pas perdre de l'argent. La restauration collective demande ce type de produits. Je pourrais donc toujours les commercialiser."

 

Seul regret de ce jeune agriculteurs : que pas plus d'exploitants se lancent.

 

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Elevage
news-64230Thu, 25 Jul 2019 14:16:50 +0200Moissons 2019 : les premières tendances laissent entrevoir des bons rendementshttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/moissons-2019-les-premieres-tendances-laissent-entrevoir-des-bons-rendements/Les moissons ont débuté au cours de la semaine du 24 juin dans le Sud-Ouest. Si le printemps, plutôt sec, semble avoir globalement épargné les cultures des ravageurs, les rendements y sont dans la moyenne. Les moissons 2019 se terminent à peine que l’heure est d’ores et déjà au premier bilan. Alors qu’Agreste, service statistique du ministère de l’Agriculture, vient de réviser à la hausse ses estimations de rendement pour les cultures d'orge d'hiver, de colza et de blé tendre, qu'en est-il dans le département ? 
La production de blé tendre progresse de 10,8% par rapport à l'an dernier. Même tendance à la hausse du côté du colza (+12,4%) et de l'orge (+6,5%). 
Installé en polyculture élevage dans la vallée de la Lèze, David Comminges se veut "plutôt satisfait" dans l'ensemble. Ses rendements en colza semence s'élèveraient à 20 quintaux/hectare. 

 

Une bonne qualité

Contrairement à certaines années précédentes, il semblerait que la qualité des récoltes soit bonne, notamment en termes de protéines (un facteur primordial pour susciter l’intérêt des acteurs, ndlr). Le blé améliorant se veut particulièrement concerné par ce constat. 

 

La commercialisation, un enjeu majeur

La commercialisation des cultures  apparaît désormais comme le principal enjeu pour les agriculteurs. les premières estimations font état de chiffres plutôt encourageants. Certains exploitants optent, quant-à-eux, pour une mise en marché des productions plus tardive. Un pari qui peut s’avérer risqué tant les prix sont soumis aux marchés mondiaux.
Conscientes des enjeux financiers que revêt la commercialisation des céréales, certaines coopératives proposent la signature de contrats avant les récoltes. C'est notamment le cas de la Capla.

 

 

 

 

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Cultures
news-63832Thu, 18 Jul 2019 15:36:05 +0200Agriculture biologique : "nous ressentons une réelle dynamique"http://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/agriculture-biologique-nous-ressentons-une-reelle-dynamique/En Occitanie, les terres cultivées en agriculture biologique s’étendent sur 476.000 hectares. Une surface en hausse de 17points par rapport à l’année précédente. Mathieu Maury, nouvellement élu à la tête d’Interbio Occitanie analyse cette situation.En 2017, l’Occitanie conserve sa position de région leader en agriculture biologique en France. Comment expliquez-vous cette situation ?

L’Occitanie a toujours été pionnière en matière d’agriculture biologique. Depuis le milieu des années 1980, des techniciens spécialisés collaborent avec les exploitants et leur apportent un réel appui technique. Mais il est vrai, que depuis plusieurs années, nous ressentons un réel engouement pour ce type de pratiques.
Poussés par les attentes sociétales, les agriculteurs évoluent. Ils doivent trouver de nouvelles solutions techniques. Interbio soutient
ces démarches.

 

    

 

 
Cette dynamique est visible en grandes cultures et pour les productions ovines et bovines où l’Occitanie se place première sur le plan national…

Effectivement. L’ensemble de ces productions progresse de près de 20 % par rapport à l’année dernière. Les cheptels bovins viande, ovins lait,
ovins viande et apicoles sont particulièrement dynamiques et représentent, en moyenne, un quart des cheptels bio nationaux.
Au niveau des productions végétales, l’ensemble des surfaces augmentent. Elles représentent également un quart des surfaces nationales.
En dépassant les 1 100 exploitations bio et les 68000 hectares, le Gers se place comme le premier département français en termes de surfaces engagées.

 

Avec l’entrée en vigueur de la loi Egalim et l’obligation, pour les acteurs de la restauration collective, de s’approvisionner avec 20% de produits bio, pensez-vous que cette croissance s’accélèrera ?

À ce jour, tout n’est pas encore en place. Les cuisiniers de la restauration collective doivent être formés à de nouvelles techniques. De leur côté, les transformateurs doivent travailler sur un conditionnement des produits qui convienne à toutes les parties. Enfin, cette nouvelle réglementation implique une réécriture des marchés publics.

 

Retrouvez le dossier complet dans l'édition du 19 juillet.



 

 

 

 

 

 

 

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Dossiers
news-63824Thu, 18 Jul 2019 15:12:37 +0200Ours : les Pyrénées mobilisées en Ariège pour dire NON aux prédateurshttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/ours-les-pyrenees-mobilisees-en-ariege-pour-dire-non-aux-predateurs/Près de deux cents personnes ont répondu présentes à l’appel de l’Association pour la sauvegarde du patrimoine d’Ariège-Pyrénées (ASPAP), le 12 juillet dernier, sur l’estive de Saleix. L’objectif de cette mobilisation : soutenir les éleveurs touchés par les prédations et exprimer leur désaccord à la présence des ours sur le massif Pyrénéen. "Éleveurs, bergers, chasseurs, pêcheurs, randonneurs, habitants, élus sont appelés à exprimer leur soutien avec les éleveurs touchés chaque jour en Ariège par les attaques d’ours. La réintroduction d'ours dévore inexorablement notre liberté d’usagers de la montagne." L’appel à mobilisation émis par l’Aspap ne pouvait pas être plus clair.

 

     

 

Face à l’explosion du nombre de prédations dans le département l’association a choisi de fédérer sur un lieu "symbolique", passage entre le Couserans et la Haute-Ariège. En tête de file, Philippe Lacube, président de la Chambre d’agriculture, soutenu par des éleveurs Basques, Béarnais, Réunionnais et Lozériens.

 

 

"Nous aurions pu aller dans les rues. Nous y avons pensé mais nous avons préféré rester chez nous, sur nos terres. Désormais, nous devons nous réapproprier ce territoire." Le ton est donné. Ferme et décidé. "L’avenir est entre nos mains", poursuit le représentant de l’établissement consulaire. Un discours fort, corroboré par de nombreux élus locaux présents sur place.

 

 

"La résolution du problème viendra du terrain"

Sous un soleil de plomb, les interventions s’enchaînent et les paroles se libèrent.Entre deux détonations provenant des crêtes, l’intention est lâchée. Les personnes présentes sont unanimes : "la résolution du problème s’effectuera sur le terrain, par ceux qui en auront envie, par ceux qui en auront la force et la conviction." 

Ce nouveau rendez-vous marque-t-il un nouveau tournant dans la gestion du dossier "ours" ? Tout laisse à penser que oui. Élus locaux et éleveurs l’assument : ils entrent en résistance.

Le monde agricole pyrénéen est prêt à se mobiliser à nouveau. De son côté, la préfecture de l'Ariège n'a pas réagi à ces discours

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Politique
news-63614Tue, 16 Jul 2019 08:38:08 +0200La maîtrise du foncier au coeur du travail de la Fédération pastoralehttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/la-maitrise-du-foncier-au-coeur-du-travail-de-la-federation-pastorale/Les acteurs du pastoralisme ariégeois se sont réunis le 26 juin 2019 à la mairie de Gestiès pour la tenue de leur traditionnelle assemblée générale. En plus de la présentation du rapport moral et financier, les responsables ont choisi de se focaliser sur la mission foncière de leur structure. Sous une chaleur caniculaire, une cinquantaine de personnes a assisté à l’assemblée générale de la Fédération pastorale de l’Ariège il y a quelques jours à Gestiès, en Haute-Ariège. Un lieu de réunion loin d’être anodin. "Nous avons travaillé pendant plusieurs mois à la création d’une association foncière pastorale (AFP) sur la commune. Une structuration du foncier qui a permis d’installer deux jeunes agriculteurs sur la commune", introduit Alain Servat, président de la Fédération pastorale de l’Ariège. Une "véritable renaissance" pour ce village de montagne situé à 965m d’altitude. Loïc Albert et sa compagne, Claire, gère un troupeau de 200 animaux : la moitié en ovin lait et l’autre en ovin viande. 

 

  

 
La maîtrise du foncier au cœur de la mission de la structure

Créée en 1988, la Fédération pastorale de l’Ariège travaille activement sur les problématiques foncières dans le département. Depuis plusieurs années, les surfaces pastorales sont en effet confrontées à un nouveau défi : la maîtrise du foncier, notamment en zone intermédiaires. Face à ces enjeux et pourainsi répondre à la problématique de morcellement des parcelles, la Fédération pastorale propose la création d’AFP. Un outil "particulièrement adapté" qui permet de rassembler l’ensemble des propriétaires d’un périmètre agro-pastoral et ainsi de créer des structures d’exploitations stables et cohérentes. L’Ariège compte actuellement 66 AFP actives dans le département. Alors que l’année 2018 a vu la concrétisation de celle d’Aulus-les-Bains et de Massat, de nouveaux projets sont d’ores et déjà en discussions.

Au-delà des zones intermédiaires, la Fédération pastorale travaille également à la structuration des estives, via les groupements pastoraux. Un dispositif vertueux, qui permet aux agriculteurs de réaliser leurs stocks de fourrage nécessaires pour la saison hivernale. "Cette réalité qui peut nous paraître simple voire simpliste n'est pas toujours compris en tant que telle par les sphères de décision", regrette Alain Servat. "C'est pourquoi, nous souhaitons continuer à la défendre à l'échelon national."  Afin de relever ce défi, la Fédération pastorale de l'Ariège appelle ainsi les acteurs du secteur à se coordonner.

 

Article sur la même thématique : 

- "La reconnaissance des surfaces pastorales est un de nos combats pour la prochaine PAC"

 

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Politique
news-63612Tue, 16 Jul 2019 08:16:52 +0200Orage de grêle : quels sont les moyens de protection qui existent ?http://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/orage-de-grele-quels-sont-les-moyens-de-protection-qui-existent/Un violent orage a eu lieu lundi 8 juillet en milieu d'après-midi dans les secteurs de la Barguillère et de Foix. L'occasion pour la rédaction de Terres d'Ariège de revenir sur les moyens de lutte contre la grêle utilisés dans le monde agricole. Le début de la semaine dernière a été marqué par un violent orage, dans les secteurs de Foix et de la vallée de la Barguillère. L’épisode ne dure qu’une dizaine de minutes. Une durée interminable pour bon nombre d’habitants. 

Ce nouvel aléa climatique met en avant les risques que représentent ces épisodes pour le monde agricole. Pour autant, il est désormais possible "d’intervenir sur un orage", en particulier de grêle.  L’Association nationale d’étude et de lutte contre les fléaux atmosphères (ANELFA) travaille sur ces problématiques depuis sa création en 1951. Dans le département, cela se traduit par l’installation de 15 générateurs anti-grêle à vortex (voir carte ci-contre). Ces derniers sont installés du mois d’avril au mois d’octobre. 

 

Générateur à vortex à double cheminée utilisé en certains endroits de la côte atlantique française, avec une vue de dessus de la combustion dans une cheminée (les générateurs ordinaires ne possèdent qu’une cheminée). © Anelfa

 

Une technologie moderne

Le concept de ces générateurs est simple. Il consiste à "introduire artificiellement dans les nuages des noyaux glaçogènes d’iodure d’argent", explique l’Anelfa. Conséquence : la dimension des grêlons est réduite de 50 à 60%. "Ceux-ci tombent alors plus lentement et fondent en en totalité ou en partie avant d’atteindre le sol", précise la structure.  La zone à ensemencer dépendant de la vitesse et de la direction de déplacement des orages, les générateurs sont installés sur de larges zones.

 

Le réseau des générateurs de l'Anelfa, dans le département.. © Anelfa

 

Les agriculteurs disposent également d'autres moyens de protection contre les orages ce type d'intempéries. Les canons anti-grêle deviennent de plus en plus courant. Là encore le principe est simple. Le canon génère des ondes vers le nuage afin d'empêcher la formation de gros grêlons. 

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Cultures
news-63440Thu, 11 Jul 2019 15:38:21 +0200Accord Mercosur-UE : les agriculteurs disent NONhttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/accord-mercosur-ue-les-agriculteurs-disent-non/Mardi 2 juillet au soir, une soixantaine d’agriculteurs de la FDSEA et des JA de l’Ariège se sont réunie devant la préfecture de Foix pour dénoncer le sacrifice de notre modèle agricole, le plus durable au monde, par la signature des accords de libre-échange entre l’Union Européenne et les pays du Mercosur. Ils ont scandé leurs revendications et leurs inquiétudes en présence de représentants de la préfète de l’Ariège qui était elle-même en déplacement. En vertu de cet accord, les volumes qui pourront être exportés vers l’Europe ont de quoi largement inquiéter les producteurs . “Ce que l’on dénonce, ce sont les contradictions” déplorait Anne-Claire Latrille, agricultrice aux Bordes sur Arize.

 

“J’aurais aimé que tous ceux qui critiquent l’agriculture française soient dans la rue avec nous"

 

Dans un contexte actuel de montée en gamme des productions françaises, avec l’application de règles sanitaires et environnementales très strictes, les syndicats dénoncent l’ouverture des vannes à des pays comme le Brésil dont les trois quart des produits phytosanitaires utilisés sont interdits sur notre territoire. “Les agriculteurs sont pourtant prêts à accompagner les changements dans les exigences des consommateurs français” précisait l’agricultrice. 


Un combat qui doit donc être mené conjointement avec les consommateurs, eux aussi largement dupés par cet accord de libre-échange. “J’aurais aimé que tous ceux qui critiquent l’agriculture française soient dans la rue avec nous” témoignait amèrement Rémi Toulis, secrétaire général de la FDSEA. Cette mobilisation a été suivie dans une soixantaine de départements. Au vu des enjeux, le combat n’est pas terminé et les réseaux syndicaux FNSEA et JA ne lâcheront rien !

 

      

 

 

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Politique
news-63088Thu, 04 Jul 2019 16:51:30 +0200Hécatombe dans la haute vallée de l'Aston : 260 ovins dérochenthttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/hecatombe-dans-la-haute-vallee-de-laston-260-ovins-derochent/Le monde rural ariégeois a vécu un nouveau coup dur la semaine dernière. 260 ovins ont déroché sur l'estive de Sénard, dans la haute vallée de l'Aston. Une tragédie vécue pour la seconde fois, par un des deux éleveurs concernés.Les années se suivent... Et se ressemblent dans les montagnes ariégeoises. Le nombre de prédations explose depuis le début de la saison pastorale. La semaine dernière s’est révélée particulièrement meurtrière. 
260 ovins issus du GP de Sénard ont déroché, quelques jours seulement après être montés en estive. Les faits se déroulent dans la nuit du 25 au 26 juin. Alerté par l'absence de bêtes sur une "couche", le berger appelle Jean-Pierre Mirouze, président du GP.

 

Le charnier sur le GP de Sénard.

 

Sans attendre, Jean-Pierre Mirouze et Mathieu Alvés, les deux éleveurs concernés, se rendent sur les lieux et découvrent le charnier. Désemparés. Dégoûtés. Ce dommage est le plus important que l’ours ait causé depuis sa réintroduction dans le massif en 1996.

 
Un préjudice "énorme"

Après quelques heures de marches dans la haute vallée de l’Aston, le couperet tombe. Les éleveurs découvrent un charnier de 260 ovins. En lieu et place d’un premier dérochement survenu le 24 juin 2005, qui avait causé la mort de 160 brebis. 

Lors de l’expertise, Chantal Mauchet, préfète de l’Ariège et Stéphane Defos, directeur départemental des territoires se sont  rendus sur place, afin "d’exprimer tout [leur] soutien aux  éleveurs et aux bergers." 

 
Un dommage imputable à l’ours

 

Quatre traces d'ours ont été remarquées près du site du dérochement.


La décision de l’expertise a tenu en haleine le monde agricole pendant plusieurs jours. Le verdict est tombé en fin de semaine. "Les éléments recueillis permettent d’imputer le dérochement à l’ours", annonce la préfecture de l’Ariège. Conséquence : une procédure d’indemnisation devrait être mis en place "rapidement". 

Malgré cette annonce, les éleveurs de ce GP et, plus largement, du département ont du mal à entrevoir un avenir. En cause : l'inertie des autorités. Des événements qui ont conduit l'établissement consulaire à prendre des positions fermes.

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Elevage
news-63038Thu, 04 Jul 2019 10:20:02 +0200Convention collective des exploitations agricoles : deux avenants entrent en vigueurhttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/convention-collective-des-exploitations-agricoles-deux-avenants-entrent-en-vigueur/Deux avenants concernant la convention collective des exploitations agricoles de l’Ariège entrent sont entrés en vigueur depuis le 1er juillet 2019.Le premier avenant a trait à l’évolution du barème des rémunérations des salariés agricoles. La nouvelle grille applicable au 1er juillet est donnée ci-après. Le second avenant concerne le taux de remboursement des frais de déplacement, tel que fixé à l’annexe II de la convention collective. Ce taux est désormais de 0,41€/kilomètre.

Pour plus d'informations, contacter la FDSEA de l'Ariège.

 

Rémunération des salariés agricoles
Niveau
Salaire horaire
I - échelon 1

10,03

I - échelon 210,31
II11,02
III11,92
IV12,94

 

 

Rémunération des gardiens de troupeaux en estives
Niveau
Salaire horaire
I - échelon 1

10,03

I - échelon 210,31
II11,02
III11,92
IV12,94

 

 

Rémunération du personnel d'encardrement 
Niveau
Salaire horaire
Cadre dy 3e groupe 215

14,19

Cardre du 2e groupe 26014,78
Cadre du 1er groupe 45012,94

 

 

 

 

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Politique
news-62892Wed, 03 Jul 2019 08:37:42 +0200Biodiversité : les bénéfices des haies pour l'agriculture http://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/biodiversite-les-benefices-des-haies-pour-lagriculture/La Chambre d’agriculture de l’Ariège a organisé le 11 juin dernier une journée technique axée sur les haies champêtres, à Mazères. L’occasion de mettre en avant le travail de l’association des Haies ariégeoises, créée en juin 2018. La plaine de l’Ariège est trop souvent assimilée à des parcelles à perte de vue. Depuis plusieurs mois, cette image évolue. De plus en plus d’exploitants choisissent de planter ou replanter des haies champêtres. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En trente ans, leur quantité a triplé sur le territoire de l’ancienne communauté des communes de Saverdun/Mazères. Une "bonne nouvelle" pour l’agriculture locale estime Jean-Yves Bousquet, président de l’association des Haies ariégeoises. Car leurs bénéfices agronomiques sont nombreux : limitation de l’érosion, aide à la pollinisation ou encore protection de la qualité de l’eau. 

 

Jacques Hato, représentant de Bois paysan et de la Chambre d'agriculture, Jean-Louis Bousquet, président de l'association Bois Paysan, Louis Marette, maire de Mazères, Pierre Portes, agriculteur à Mazères et Nelson Guichet, technicien à la Chambre d'agriculture de l'Ariège, lors de la journée technique du 11 juin dernier. 

 

 

La haie, un réservoir de biodiversité

Dans un contexte de changement climatique, l’arbre et la haie apparaissent donc comme des leviers essentiels pour y faire face. Composées d’arbres et d’arbustes, elles constituent des lieux de refuge pour la faune et la flore sauvage. "Elles sont souvent définies comme un réservoir de biodiversité", résume un technicien de la Fédération départementale de chasse de l’Ariège. Les haies peuvent en effet servir d’abri ou de zone de reproduction et d’alimentation tout au long de l’année (baies, fruits, proies...). 
Autre élément important : les haies sont également assimilées à des "corridors biologiques". 

 

Un investissement maîtrisable

Planter une haie ne se fait pas n’importe comment. Tout exploitant doit mûrir son projet car cela représente un investissement important. Les porteurs de projet sont toutefois éligibles à des financements publics. "Nous avons rencontrés plusieurs intercommunalités qui sont prêtes à allouer un budget au financement des haies. Reste désormais à ouvrir officiellement la ligne budgétaire", souligne Jean-Yves Bousquet. Cette incitation financière pourrait permettre de développer encore un peu plus cette pratique dans le département.  L'association Haies ariégeoises se lance aujourd'hui vers sa seconde campagne de plantation avec l'ambition d'augmenter le nombre de plantations dans les années à venir.
 

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Cultures
news-62737Mon, 01 Jul 2019 08:45:42 +0200Nicolas Massat, s’installe dans le GAEC familialhttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/nicolas-massat-sinstalle-dans-le-gaec-familial/Installé avec sa mère et son père sur le GAEC familial à Madières depuis 2018, Nicolas Massat a d’abord passé son bac STAV (Sciences et Technologie de l’agronomie et du vivant) à Albi puis son BTS au lycée agricole de Pamiers. Pour autant, Nicolas n’a pas attendu la fin de ses études pour lancer son installation et réfléchir aux futurs projets de l’exploitation.Nouveaux projets : atelier porcin et naissance

En effet, en plus des 70 vaches allaitantes limousines et de l’atelier volaille, le GAEC a désormais développé un atelier porcin sur litière paillée qui compte à l’heure actuelle 70 animaux de race landrace et piétrain. Cet atelier est un succès puisque les trois associés comptent augmenter peu à peu le cheptel pour satisfaire la demande croissante de leurs produits. L’un des projets de Nicolas arrive d’ailleurs à terme : la mise en place d’un atelier naissance porcin. Pour l’instant, celui-ci se compose de six truies allaitantes et devrait en compter dix d’ici la fin de l’année.
Les vaches sont quant à elles réparties sur les deux sites de l’exploitation : à Madières et à Le Sautel.
Deux localisations éloignées qui s’expliquent par l’historique de l’exploitation et de la famille. Les jeunes sont sevrés à dix mois. à un an et demi, elles sont placées sur les pâtures du Sautel.

 

Pour autant, l’installation de Nicolas ne s’est pas arrêtée là : les trois associés se sont en effet lancés fin 2018, et à six bras, dans l’aménagement de la porcherie , du laboratoire et la réfection du bâtiment de stockage. Si l’année passée a été riche en projets, Nicolas et ses parents ont encore des idées pour l’avenir de l’exploitation et notamment concernant la communication.

 

Au-delà des activités quotidiennes de l’exploitation, Nicolas et ses parents sont également impliqués dans l’organisation agricole locale : d’abord au sein du syndicat limousin de l’Ariège mais également au sein de la CUMA de Madières où les adhérents organisent chaque semaine la répartition des équipements pour les jours suivants.

 

  

 

 

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Elevage
news-62423Mon, 24 Jun 2019 10:24:22 +0200Ours : quels leviers les responsables politiques locaux peuvent-ils encore actionner ?http://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/ours-quels-leviers-les-responsables-politiques-locaux-peuvent-ils-encore-actionner/Face à l’explosion du nombre de prédations dans le département, les responsables politiques locaux se sont emparés de ce dossier depuis plusieurs années. Organisation des Etats généraux du pastoralisme, entretiens avec Nicolas Hulot, alors ministre de la Transition écologique et membres de son cabinet... Leur objectif : faire pression sur l’Etat afin que “la voix des Pyrénéens soit entendue”. Emmanuel Macron interpellé 

Quels leviers politiques restent-ils aux élus locaux ariégeois ? Christine Téqui, maire socialiste de Seix, a choisi d’adresser une lettre ouverte à Emmanuel Macron, président de la République. L’élément déclencheur : la mésaventure du randonneur sur sa commune . L’élue appelle le chef de l’Etat à “prendre la mesure de cet épisode”. “Je vous laisse imaginer une même confrontation avec une famille accompagnée d’enfants, qui n’aurait pas eu la possibilité physique de se sauver.” Au-delà du drame humain, cet événement rebat les cartes concernant le développement économique souhaité sur les territoires de montagne. “L’économie pastorale est en danger. L’économie touristique, les randonneurs, les bergers et la biodiversité le sont également. Assumerez-vous les conséquences de cette cohabitation imposée ?”, interpelle l’élue locale. Christine Téqui le sait : ancien ministre de l’économie sous le mandat de François Hollande, Emmanuel Macron est particulièrement sensible à ces questions. C’est pourquoi, l’élue locale insiste :  “territoire industriel sinistré depuis la fermeture d’exploitations traditionnelles, nos vallées se sont reconstruites en bâtissant une économie touristique."

Un nouvel arrêté

Pour la troisième année consécutive, Alain Servat, maire d’Ustou, a pris un arrêté municipal interdisant la divagation de l’ours sur sa commune. Une mesure purement symbolique qui reflète pour autant le “ras-le-bol” du premier magistrat de la commune sur son territoire, depuis plusieurs semaines. 

Une chose est sûre : les responsables politiques locaux poursuivront leurs actions de lobbying, via notamment le Comité de massif. Un bémol toutefois : les positions des députés ariégeois sur ce dossier. Rappelons que Bénédicte Taurine, députée de la première circonscription, s’est déjà dite favorable à la cohabitation. Une absence de soutien qui pèse au monde agricole ariégeois. 

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Politique
news-62365Fri, 21 Jun 2019 12:07:35 +0200Ours : "avec l'attaque de Seix ce dossier prend un nouveau tournant"http://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/ours-avec-lattaque-de-seix-ce-dossier-prend-un-nouveau-tournant/Alors que les troupeaux viennent de prendre leurs quartiers d'été en montagne, les prédations s'enchaînent. Après une "attaque" d'un randonneur, les responsables du monde agricole et élus locaux craignent désormais une drame humain. Cela faisait longtemps qu’une saison pastorale n’avait pas commencé de la sorte. Alors que les derniers troupeaux ont gagné la montagne la semaine dernières, le nombre de prédations explose. Une situation malheureusement anticipée par la profession agricole, les ours n’ayant jamais été aussi nombreux dans le massif. Conséquence : la pression monte d’un cran. En seulement 20 jours, l'estive du Trapech dénombre 14 animaux perdus.
L’Etat dans le viseur de la profession

Les regards se tournent désormais vers les services de l’état. Les autorités prennent-elles conscience de l’urgence de la situation ? Car aujourd’hui la présence des ursidés impacte bien au-delà du monde agricole. En début de semaine dernière un jeune randonneur s’est vu coursé par une ourse suitée à Seix, sur le GR 10, un sentier balisé, réputé pour être familial. “Le danger est bel et bien présent”, explique Christine Téqui, maire de la commune où les faits se sont produits. La première magistrate n’hésite pas à parler "d’attaque". "Nous ne devons pas minimiser ce qui s’est passé. Les ours descendent en bas de vallée."
Les responsables politiques locaux sont unanimes : un cap vient d’être franchi. Face à cette situation comment répond l’état ? Suite à l’officialisation de la feuille de route "ours et pastoralisme", la préfète de l’Ariège a choisi de rencontrer des représentants du monde agricole le 14 juin dernier à la sous-préfecture de Saint-Girons. 

Alors que la saison touristique débutera dans les prochaines semaines, la préfecture compte lancer une communication sur la présence de l’ours et le comportement à adopter en cas de rencontre.

Autre précision réalisée lors de cet échange : en complément d’un premier appui au gardiennage ; la Préfecture de l’Ariège mobilisera l’ensemble des dispositions prévues par l’arrêté ministériel sur l’expérimentation d’effarouchement.  La Pastorale Pyrénéenne, association en charge d’accompagner et de mettre en oeuvre les mesures de protection sur le terrain, a toutefois émis un bémol.  L’état a-t-il cédé aux sirènes des effets d’annonces ? Une chose est sûre. Pour la profession agricole le compte n’y est pas.

 

Désormais tous redoutent un drame humain. 

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Politique
news-62101Fri, 14 Jun 2019 08:36:30 +0200Feuille de route “ours et pastoralisme” : un tournant dans la gestion ?http://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/feuille-de-route-ours-et-pastoralisme-un-tournant-dans-la-gestion/A l’heure où les premiers troupeaux gagnent les estives, l’état a présenté le 6 juin dernier sa feuille de route définitive “ours et pastoralisme” aux représentants de la profession agricole, aux associations et aux élus locaux.Pour rappel, celle-ci résulte du travail de deux experts issus des ministères de l’Environnement et de l’Agriculture, dans le cadre de la mission ours. Son ambition : “proposer des mesures concrètes permettant à la fois des avancées claires pour faire diminuer la prédation, accompagner le pastoralisme et garantir la préservation des conditions d’un développement de la biodiversité pyrénéenne.” Et il y a urgence. Des premières attaques ont d’ores et déjà été constatées.

 

Un texte amendé

La profession agricole et l’état travaillent sur ce texte depuis près d’un an. Ce travail a abouti à quatre mesures. Principale annonce, le gouvernement “n’engagera pas de nouvelles réintroductions d’ours, sauf en cas de mortalité anthropique”.

Autre mesure : la mise en place d’un dispositif d’effarouchement graduel des ours pour les estives qui font l’objet d’une prédation ursine, en dépit des mesures de protection. La feuille de route “ours et pastoralisme” prévoit également une revalorisation de l’indemnisation des pertes subies par les éleveurs. 

Enfin, dernière annonce : l’état souhaite renforcer l’accompagnement financier des éleveurs pour le déploiement des mesures de protections. 

 

“Tout ça pour ça”

L’annonce de ces différentes mesures a provoqué de vives réactions du côté du monde agricole. Le syndicalisme majoritaire se dit “révolté des conditions imposées”, notamment dans la mise en œuvre de l’effarouchement, 
conditionné à la mise en place des mesures de protection. “Tout ça pour ça”, résume dès le lendemain Philippe Lacube, bien qu’un report d’application de deux ans ait été obtenu. Une exaspération également ressentie par la FRSEA et les Jeunes agriculteurs d’Occitanie. 

 

Face à ces mesures, le monde rural a choisi de parler d’une seule voix afin de peser. Les responsables politiques comptent rencontrer les représentants de l’Etat. L’objectif : réitérer leurs propositions. 

Afin de mettre encore un peu plus la pression aux Autorités, le Syndicat ovin poursuit ses actions judiciaires à l’encontre de l’état. La loi oblige en effet le gouvernement d’assurer la protection des troupeaux. Les éleveurs comptent bien faire valoir leurs droits. 

 

Articles sur la même thématique : 

- Gestion de l'ours : les propositions de l'Etat loin de convaincre le monde agricole

- Ours : les convocations à la gendarmerie se poursuivent

- Un ourson récupéré à Couflens

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Politique
news-62047Wed, 12 Jun 2019 12:15:53 +0200Cuture de safran : nouvel eldorado de l'agriculture ?http://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/cuture-de-safran-nouvel-eldorado-de-lagriculture-1/Productrice de Safran bio à Pamiers, Nadège Gosselin vient de recevoir la bourse de 1000€ du club Soroptimist de Foix. Une reconnaissance pour cette agricultrice, installée depuis trois ans. Unique productrice de safran dans le département, Nadège Gosselin cultive 1000m² de cette plante à Pamiers. . La plantation des bulbes et la récolte des fleurs sont réalisées à la main.

 

“J’ai vécu plusieurs vies”

Originaire de Montpellier, Nadège Gosselin n’était pas destinée à devenir agricultrice. Titulaire d’un doctorat dans le domaine du  sport et du handicap, elle débute sa carrière professionnelle en Belgique où elle travaille dans la recherche. Elle officie par la suite comme chef de projet dans plusieurs entreprises. 

En 2015, elle décide alors de “changer de vie”. Personnellement et professionnellement. Cartésienne, elle étudie plusieurs projets : ouverture de salle de sport spécialisée, production de savons... Très rapidement, elle opte pour le safran. Une production qui nourrit un double objectif : elle demande peu de foncier et nécessite un investissement de départ raisonnable. Des avantages non-négligeables pour la jeune femme, qui décide d’autofinancer ce projet.

 

Un travail “titanesque”

Après avoir rencontré plusieurs safraniers, Nadège Gosselin se lance et achète 20.000 bulbes quelques mois plus tard. Elle choisit de miser sur la variété française : le crocus sativus bio, de souche Quercy certifiée. 

La première récolte se déroule en automne 2016. Une période empreinte d’excitation et de réalisme. “Nous avons été confrontés à 
la réalité du métier. Nous nous sommes réellement aperçus de la charge de travail que représentait cette activité. Nous nous consacrons totalement à l’exploitation agricole de 7h30 à minuit.”

 

Se former pour progresser et se développer

Depuis qu’elle s’est lancée dans ce projet, Nadège Gosselin cherche constamment à progresser. Elle le sait : la pérennité de son entreprise passera par l’approfondissement dans ses compétences techniques et commerciales. En lien avec des organismes tels que la Chambre d’agriculture de l’Ariège et l’Agence départementale de tourisme, la jeune femme développe également une véritable stratégie de communication, notamment via les réseaux sociaux. Prochaine étape désormais : l’accueil du public à la ferme.

Tout ce travail commence à porter ses fruits. Safran de Pyrène multiplie aujourd’hui ses points de vente. Un chef étoilé installé à Dijon s’approvisionne depuis quelques semaines auprès de l’exploitante ariégeoise.Désormais, elle attend que les restaurateurs locaux suivent le pas. 

 

La production de safran s'étale sur 1000m².

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Cultures
news-61956Tue, 11 Jun 2019 08:33:38 +0200Un ourson récupéré à Couflenshttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/un-ourson-recupere-a-couflens/L'information a été communiquée hier soir par la Préfecture de l'Ariège. Suite à un témoignage d'un habitant, les gardes de l'ONCFS ont récupéré un ourson à Salau, sur la commune de Couflens.

La préfecture note que l’animal a vraisemblablement été “écarté” de sa mère par un mâle. L’ourson de Salau a été capturé et récupéré par l’équipe de l’office national de la chasse et de la faune sauvage et va être confié à un centre de soins vétérinaires.

 

Rappelons que depuis plusieurs années, le Couserans est le territoire où réside plus de 90% des plantigrades du massif pyrénéen.

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Elevage
news-61923Fri, 07 Jun 2019 09:41:06 +0200Ours : les convocations à la gendarmerie se poursuiventhttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/ours-les-convocations-a-la-gendarmerie-se-poursuivent/Une cinquantaine de personnes était présent mercredi 6 juin devant la gendarmerie de Pamiers, afin de soutenir Rémi Piquemal, éleveur et David Rodriguez, proche d'un agriculteur, convoqués dans le cadre d’une enquête ouverte pour injures et menaces sur des agents de l’ONCFS lors d’une expertise pour des dégâts d’ours sur l’estive de Saleix en juin dernier.Le monde de la montagne a une nouvelle fois été mis sous pression ces derniers jours. Rémi Piquemal, éleveur à Prayols et David Rodriguez, frère d'un agriculteur, ont été convoqués à la gendarmerie le 6  juin dernier, pour une confrontation avec les agents de l'ONCFS, dans le cadre d'une enquête ouverte pour outrage à une personne dépositaire de l'autorité publique commis en réunion et pour menace contre les personnes à l'encontre d'un dépositaire de l'autorité. 

Les faits se déroulent en juin 2018 sur l'estive de Saleix, en Haute-Ariège. Quelques jours seulement après la montée des troupeaux, les éleveurs sollicitent l'ONCFS afin de venir expertiser un veau et deux ovins. Lors de l'expertise, l'ambiance se révèle tendue. Dès le début de l'affaire à l'automne dernier,  l'Aspap le reconnaissait : "Les représentants de l'Etat avaient été accueillis de façon énergique. Mais rien de plus."

 

Confronter les versions

Assistés d'un avocat, les agents de l'Oncfs ont alors pu confrontés leur version avec celle de Rémi Piquemal et de David Rodriguez. Après plusiuers heures d'auditions, chaque partie reste camper sur ses positions. Alors que Rémi Piquemal nie les faits, David Rodriguez maintient son discours. Il revendique en effet le fait qu'il n'était pas présent sur les lieux le jour de l'expertise. C'est donc parole contre parole.

Un procès se déroulera le 14 novembre prochain, à la cité judiciaire à Foix. 

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Politique
news-61799Wed, 05 Jun 2019 08:44:42 +0200Le syndicat ovin organisait une visite d’exploitation à l’occasion de son AGhttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/le-syndicat-ovin-organisait-une-visite-dexploitation-a-loccasion-de-son-ag/Pour son assemblée générale annuelle 2019, le syndicat ovin de l’Ariège a choisi de changer de formule. Les adhérents se sont retrouvés jeudi 23 mai dernier à la Chambre d’agriculture de Villeneuve-du-Paréage pour une première partie sur le bilan de l’année écoulée. Puis l’événement s’est poursuivi au grand air, sur l’exploitation de Paul et Éric de Latour à Saverdun. Retour sur cette journée riche en échanges.. Défendre les spécificités de notre département au niveau national

Depuis 2016, le syndicat ovin de l’Ariège occupe deux sièges au conseil d’administration de la Fédération Nationale Ovine (FNO). “Cela nous permet de défendre nos particularités pastorales”, explique Michaël Derramond, président du SOA et administrateur national. Une défense nécessaire notamment sur la question de l’aide ovine.

Mais siéger dans une instance nationale permet également de se tenir au fait des dossiers stratégiques comme celui des “contrats de prestation pour service environnemental”. Les administrateurs ont ainsi pu rendre compte aux adhérents de l’enjeu que revêt ce sujet. Ce dispositif permet en effet de rémunérer les pratiques vertueuses des agriculteurs et éleveurs en termes de fixation du carbone, de protection de la biodiversité ou de lutte contre le réchauffement climatique. 

 

"Si vous êtes volontaire pour participer à ces démarches juridiques signalez-vous auprès du SOA."

 

Prédation

Sujet incontournable pour le SOA, la prédation fut également au cœur des débats. Les administrateurs ont pu présenter un état des lieux des démarches initiées par le syndicat. Si la requête en référé lancée contre le dernier arrêté de réintroduction d’ours a été rejetée, reste encore en attente le jugement de la requête sur le fond. Cette démarche initiée en 2018, appuyée par une trentaine de co-requérants individuels (éleveurs et sympathisants) et collectifs (FDSEA09, FNO, groupements pastoraux…) s’appuie sur un argumentaire construit autour de deux points :
- L’article L113-1 du Code Rural

- Le volet sanitaire avec le risque d’introduction de l’encéphalite à tiques dans le milieu Pyrénéen,

La découverte d’une exploitation riche en initiatives

La seconde partie de l’AG s’est déroulée à quelques kilomètres de là, à Saverdun, sur l’exploitation de la famille de Latour. À la tête d’un troupeau de plus de 1.000 brebis tarasconnaises, en agriculture biologique et pâturage tournant, Paul ne manque pas d’idées et d’initiatives. Il y a deux ans, il s’est lancé dans la plantation de 15 ha de parcelles agroforestières. 

Mais les initiatives observées sur cette ferme ne s’arrêtent pas là. Avec Olivia Bertrand, sa compagne, à l’initiative du projet Laines Paysannes (www.laines-paysannes.fr), ils envisagent de créer un lieu d’accueil grand public en rénovant un ancien bâtiment de l’exploitation. près la construction de leur caravane boutique qui sillonne les routes pour faire la promotion de la laine locale et de son potentiel de valorisation, ce futur lieu d’accueil constituera une autre vitrine de l’élevage ariégeois et du savoir-faire de ses acteurs. 

 

Articles sur une thématique similaire : 

Plan ours : deux procédures juridiques initiées par le Syndicat ovin de l'Ariège

- Réintroduction des ours : le Syndicat ovin devant la justice

 

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Politique
news-61666Mon, 03 Jun 2019 08:23:41 +0200Arterris encourage la production d’asperges sur son territoirehttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/arterris-encourage-la-production-dasperges-sur-son-territoire/Le mois d’avril annonce la saison des asperges. Celles du Sud sont particulièrement appréciées des consommateurs et reconnues pour leurs qualités gustatives. Le groupe coopératif Arterris, qui produit les asperges du Lauragais et du Pays Cathare, encourage d’autres agriculteurs à se lancer dans cette culture.Complémentaire à d’autres productions, l’asperge reste une production technique qui demande de l’attention. Une fois maîtrisée, grâce à une qualité et un savoir-faire reconnus dans la région,
la culture de l’asperge permet de compléter le revenu des agriculteurs et se veut particulièrement rentable. 

 

“Structurer cette filière permettrait, dans un même temps, de rentabiliser notre usine de transformation située à Bram”. 
 

 

Une production d’asperges dans le Sud reconnue pour sa qualité

Aujourd’hui, 12 producteurs adhérents au groupe coopératif Arterris produisent 250 tonnes d’asperges. La moitié de cette production est dédiée à l’asperge blanche, et l’autre moitié à la production de l’asperge verte. La zone de production se situe en Occitanie principalement dans le Lauragais (31) et plus largement en Pays Cathare.

Côté distribution, Arterris privilégie le circuit court. Les asperges produites par les adhérents de la coopérative sont ainsi distribuées principalement dans les régions du Sud de la France.

 

Doubler la production d’asperges d’ici cinq ans

Comme elle l’a fait dans d’autres secteurs d’activité, Arterris travaille désormais à structurer une réelle filière. Car les responsables professionnels en sont convaincus : une véritable demande existe. C’est pourquoi la coopérative audoise souhaite doubler la production d’ici cinq ans et ainsi atteindre les 80ha de surfaces productives.Les élus souhaitent ainsi mettre en place une politique volontariste. Car ouvrir uvrir un atelier représente un investissement important. 

Des mesures d’aides sont également mises en place par la région afin d’encourager les agriculteurs à développer une exploitation existante ou à se lancer. “Structurer cette filière permettrait, dans un même temps, de rentabiliser notre usine de transformation située à Bram”. 
 

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Cultures
news-61597Wed, 29 May 2019 08:13:33 +0200Une nouvelle équipe aux manettes de la Confédération paysanne de l'Ariègehttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/une-nouvelle-equipe-aux-manettes-de-la-confederation-paysanne-de-lariege/Le 6 mai dernier, le comité départemental de la Confédération paysanne de l'Ariège a élu son nouveau bureau. Ce dernier est marqué par un important renouvellement. Trois mois après les résultats des élections de la Chambre d'agriculture, la Confédération paysanne de l'Ariège vient  d'élire son nouveau bureau, marqué par un fort renouvellement. 

Après avoir occuper les fonctions de porte parole pendant 12 ans, David Eychenne et Sébastien Wyon passent la main. 

 

Le nouveau bureau : 

 

Co porte-parole :

  • Sébastien Guénec, éleveur de brebis transhumant à Axiat.
  • Angel Alegre, maraîcher bio en GAEC avec Isabelle Bodineau à Pailhès.

Co trésoriers :

  • Mathias Chevillon, éleveur bio de brebis transhumant à Seix.
  • Laurence Rousseau, éleveuse bio en GAEC de vache transhumant et d’ânes pour la randonnée, productricede jus de pomme à Appy

Secrétaires :

  • Laurence Marandola, éleveuse de lamas pour la randonnée, le débroussaillage et la laine, productrice de jus de pomme et de PPAM en agriculture biologique, à Saleix
  • Adeline Régis, productrice bio de fruits, petits fruits avec transformation en sorbets et conserves, table paysanne sur le GR10 à Seix
  • Séverine Lascombe : maraîchère bio, productrice de fruits, petits fruits et de PPAM à Villeneuve du Latou.

 

 

Trois représentants de la Confédération paysanne de l'Ariège siège à la session de la Chambre d'agriculture. David Eychenne, Laurence Marandola et Christophe Gouazé. 

Rappelons que ce syndicat avait réclamé deux vice-présidence. Demande refusée par Philippe Lacube, président de l'établissement consulaire. Exclue de l'exécutif de la Chambre, la Conf' disposera donc des trois sessions annuelle pour faire entendre sa voix. 

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news-61525Mon, 27 May 2019 12:08:39 +0200Elevage : Joël Venturin, éleveur limousin, performe en toute discrétionhttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/elevage-joel-venturin-eleveur-limousin-performe-en-toute-discretion/Eleveur bovins depuis plus de 30 ans sur la commune de Caumont, Joël Venturin vient d’obtenir le sabot de bronze, une distinction qui récompense l’évolution génétique d’un troupeau. Celle-ci lui a été remise lors du concours régional Limousin, qui se déroulait le mois dernier à Mazères. Eleveur, sélectionneur, administrateur de la FDSEA, ancien élu Chambre... Joël Venturin ne fait pas parti de ces hommes qui aiment se livrer. Passionné par son métier, il préfère travailler, échanger avec ses confrères, toujours dans l’optique de progresser. Installé depuis 1986 à Caumont, il est à la tête d’une élevage de 45 mères. 
 
Un “rêve d’enfant”

Né au cœur du Couserans, Joël Venturin n’était pas prédestiné à devenir éleveur. Et pourtant. Dès son plus jeune âge, il se plaît à se rendre chez ses voisins agriculteurs. C’est là qu’il découvre le métier. Très vite, il sait qu’il voudra faire de cette passion son métier. Après l’obtention de son baccalauréat agricole, il débute sa carrière comme salarié agricole. L’envie de s’installer reste toutefois omniprésente dans son esprit. Il attend “la bonne opportunité”. Celle-ci arrive en 1986. Il reprend une exploitation et crée trois ateliers : porcs, volailles et bovins. Peu à peu, il décide de se spécialiser dans l’élevage bovin. 

 

“Depuis quatre-cinq ans, nous récoltons le fruits de ce travail en valorisant beaucoup mieux nos animaux.”

 

Un objectif : progresser techniquement

Depuis près de trente ans, Joël Venturin recherche constamment à progresser dans ses techniques d’élevage. Cinq ans après son installation, il décide de “sortir de [sa] zone de confort” et de s’inscrire au contrôle de performance. Le chef d’exploitation le sait : cette démarche l’engage dans un cahier des charges stricts, notamment sur les aspects sanitaires et génétiques. Pour autant, l’éleveur ne le regrette pas. Au contraire. Au fil des années, l’élevage Venturin devient de plus en plus reconnu auprès des professionnels. “La naissance d’Engy, prélevé par Interlim et dont 6.000 doses ont été vendues, m’a beaucoup aidé”, décrypte humblement l’éleveur. 


L’obtention récente du sabot de bronze, qui récompense l’élevage ayant le plus progressé, apparaît comme une “reconnaissance” de tout le travail effectué. Une rigueur et un professionalisme qui se révèle aujourd’hui payant. “Depuis quatre-cinq ans, nous récoltons le fruits de ce travail en valorisant beaucoup mieux nos animaux.”
 

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Elevage
news-61374Wed, 22 May 2019 09:38:28 +0200Grand débat national : l’Anem a fait entendre la voix de la montagnehttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/grand-debat-national-lanem-a-fait-entendre-la-voix-de-la-montagne/Mis en place suite au mouvement des Gilets jaunes, le Grand débat national s’est clôturé le 15 mars dernier. Au-delà des quatre thématiques majeures qu’avaient suggérées dans sa lettre aux Français le président de la République, les contributions de toute nature étaient encouragées. Dans ce cadre, les élus de montagne, via l’ANEM, ont fourni une contribution. Détails et explications. Les élus de massifs ne voulaient pas rater cette occasion de placer la montagne au coeur du débat. C’est pourquoi, l’ANEM a mis en ligne sur le site officiel du Grand débat une contribution. Contribution également transmise à Sébastien Lecornu, ministre chargé des collectivités territoriales et Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires
La montagne représente en effet près d’un quart du territoire.

 

"Le bilan de l'application de la loi montagne est plus que mitigé"

 

Respecter la spécifité montagne 

La reconnaissance de la spécificité montagne est une des raisons d’être de l’Anem. C’est tout naturellement que les rédacteurs de la contribution ont souhaité rappeler, les acquis obtenus depuis 35 ans. La première loi montagne (9 janvier 1985) acte la reconnaissance des territoires de montagne. Bien qu’il n’édicte directement aucune norme particulière, son article 
8 impose à tous les acteurs publics, dès lors qu’ils légifèrent,  que toutes dispositions puissent être “adaptées à la spécificité de la montagne ou à la situation particulière de chaque massif ou partie de massif”. Toutefois, “le bilan, est plus que mitigé”, constate l’Anem. Une des principales causes de ce constat : la “capacité des territoires montagnards à se faire entendre”, tant au niveau des instances nationales que locales. 

 

Revisiter certaines compétences des intercommunalités issues de la loi NOTRe

Entrée en application depuis le 1er janvier 2016, la loi NOTRe confère davantage de compétences aux intercommunalités. Une répartition que dénonce aujourd’hui l’Anem, grâce à sa contribution. L’association des élus de montagne pointent notamment du doigt le transfert de la compétence eau à horizon 2026. 

Autres compétences clé ciblée : celle de la “promotion du tourisme”. Actuellement seules les communes classées “stations de tourisme” ont pu conserver cette compétence. à l’heure où ce secteur d’activité devient de plus en plus important en Ariège (voir TA du 17 mai 2019), ce point se veut particulièrement stratégique.

 

L’accessibilité aux territoires de montagne

A ce jour, l’enclavement reste encore une réalité dans de nombreux territoires de montagne L’équipement routier et ferroviaire est “bien souvent inachevé voire inexistant”. Les suppressions de desserte de certaines gares sur la ligne Toulouse - La Tour de Carol récemment décidées par la SNCF le prouvent. Face à ce constat, l’Anem demande à l’état une réelle visibilité quant-à sa stratégie d’investissement. 

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news-61093Wed, 15 May 2019 13:55:10 +0200Tourisme : opération séduction du département auprès de ses cibleshttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/tourisme-operation-seduction-du-departement-aupres-de-ses-cibles/A quelques semaines de la saison estivale, l’Ariège se lance dans une opération séduction hors de ses frontières. Explications. “Libre comme l’air”. Après l’emblématique “Ariège terre courage”, c’est sur cette nouvelle image du département que mise l’Agence de développement touristique (ADT), pour promouvoir le département à l’échelle régionale et nationale. L’idée : appeler les futurs touristes à « s’évader et à se déconnecter », au travers de plusieurs images aux slogans accrocheurs (voir ci-contre). Pour cela, l’ADT voit les choses en grand. La structure, qui intervient notamment comme apporteur d’affaires auprès des professionnels, a choisi de mener une politique de communication offensive durant les mois de mai et de juin. Coût de l’opération : 40.000 euros. 

 

« L’authenticité, notre ADN »

Elus et responsables du secteur touristique départemental le savent : le département doit arriver à se démarquer de ses concurrents. “L’Ariège offre des plaisirs simples [...]. Nous pourrions utiliser des termes galvaudés comme l’authenticité, le vrai mais la force de l’Ariège ce n’est pas un des aspects, c’est le tout qui crée l’alchimie”, souligne l’ADT. 

En pratique, la campagne se décline sous format papier (6.000 posters et 6.000 cartes postales distribués, ndlr) et sur le digital. Première cible : le territoire régional et ses zones clés : Toulouse et Montpellier. La stratégie est simple : cibler les personnes “urbaines perdues dans un tourbillon de stress et de technologies invasives”, précise l’ADT. 

 

Des enjeux de taille

Au-delà du changement d’image, ce plan de communication revêt des enjeux de taille. Ces dernières années, le département a connu une profonde transformation de son tissu économique. Suite à l’effritement de l’activité industrielle, l’état et ses partenaires, se sont mobilisés pour accompagner les efforts de reconversion et relancer l’économie. Le tourisme est alors apparu comme un secteur à fort potentiel.

 

   

 

 

 

  

 

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Politique
news-61091Wed, 15 May 2019 13:49:14 +0200Restauration collective : un colloque pour plus de bio et de local dans les cantineshttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/restauration-collective-un-colloque-pour-plus-de-bio-et-de-local-dans-les-cantines/Interbio Occitanie, Bio Occitanie et la Chambre régionale d’agriculture d’Occitanie organisent le 22 mai à Pamiers un colloque sur la restauration collective bio et régionale. Une première en Occitanie, qui fait suite à la publication au Journal officiel des dispositions d’application de la loi « Egalim ».“S’approvisionner en produits bio sur son territoire, c’est possible.”Dans le cadre du plan Ambition bio, Interbio Occitanie, Bio Occitanie et la Chambre régionale d’agriculture d’Occitanie donnent rendez-vous aux différents acteurs de la restauration collective – élus, gestionnaires et cuisiniers, le 22 mai prochain au lycée Pyrène à Pamiers. Une initiative qui fait suite à la publication au Journal Officiel des décrets d’application de la loi Egalim. 

Au travers trois ateliers – “Nutrition bio”, “Atelier cuisine, l’exemple des plats alternatifs” et la “commande publique bio et territorialisée” - les chefs de file de la filière bio veulent convaincre les acteurs et martèlent que “c’est possible”. Car pour les autorités, l’offre existe bel et bien.

 

Consommer local dans la restauration collective : un enjeu majeur

Depuis plusieurs années, les responsables politiques du monde agricoles sont unanimes : la restauration collective publique revêt des enjeux majeurs pour l’agriculture.  Pour autant, s’engager pour une restauration collective de qualité n’est pas si simple. 

 

Au travers des échanges, des témoignages et des retours d’expérience, les organisateurs de ce colloque souhaitent donc impulser une nouvelle façon de travailler, en vue de l’échéance 2022. La plate-forme Terroir Ariège Pyrénées, portée par la Chambre d’agriculture depuis sa création en 2011, apparaît comme un acteur majeur de cet événement. Elle participera en effet à la table ronde et co-animera les débats axés sur les logiques d’approvisionnement et la planification des menus. 

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news-60809Tue, 07 May 2019 16:33:46 +0200Elections européennes : mode d’emploihttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/elections-europeennes-mode-demploi/Les prochaines élections européennes se tiendront dans l’ensemble des 27 états membres entre le 23 et le 26 mai prochain. Tous les cinq ans, elles permettent aux citoyens de choisir leurs représentants au Parlement européen. Fonctionnement des élections, rôle des députés, enjeux, nouveautés... Mode d’emploi. Le véritable départ de la campagne des élections européennes est désormais donné. Dans un contexte européen dominé par le Brexit, 350 millions d’électeurs sont appelés à élire leurs 
705 eurodéputés. Et la première surprise réside dans le record absolu de candidatures. à l’heure de la clôture du dépôt des candidatures (le 3/05 dernier, ndlr), 33 listes ont été officiellement déposées en France. 

 

Un nombre record de candidatures

Pas moins d’une trentaine de listes s’opposeront lors cette élection. à titre de comparaison, en 2014, 
193 listes avaient été enregistrées. Un chiffre à recontextualiser puisqu’à cette époque, le vote était organisé en huit circonscriptions interrégionales. Ainsi, cela donnait en moyenne une vingtaine de listes dans chacune d’entre elles. 
A quelques semaines des votes, les intentions de vote restent encore floues. Un sondage élaboré pour Radio France et France télévision place La République en marche et le Rassemblement national en tête des suffrages. Quant A la troisième place, celle-ci semble sourire à François Bellamy, tête de liste des Républicains. 

 

Le mode de scrutin

Ce scrutin voit le retour, en France, à une circonscription unique. Une première depuis vingt ans. Cela est également le cas dans 23 autres états membres. Seules la Belgique, l’Italie et l’Irlande ont adopté un découpage par territoire. 
Les représentants au Parlement européen sont élus au scrutin de liste à la plus forte moyenne. Ainsi, seules les listes ayant obtenu au moins 5% des suffrages exprimés pourront bénéficier d’un nombre de sièges proportionnel au nombre de voix recueillies. Chaque liste, composée alternativement de candidats de chaque sexe, doit comporter autant de candidats que de sièges à pourvoir (79, ndlr).
 

 

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Politique
news-60675Mon, 06 May 2019 09:01:57 +0200Le race Limousine fait son show à Mazèreshttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/le-race-limousine-fait-son-show-a-mazeres/Organisé dans le cadre de la foire, le concours régional de la race Limousine a réuni près d’une centaine de participants, originaires de la Haute-Garonne, du Tarn, de l’Aveyron, du Gers, des Hautes-Pyrénées, de l’Aude et de l’Ariège.Le niveau de la compétition était à la hauteur des attentes. En effet, plusieurs animaux ont participé au concours national à Paris.
Durant tout le week-end, les passages sur le ring s’enchainent pour les animaux en course, répartis en 16 sections. Le juge, désigné par le Herd-book limousin (structure qui gère la race, ndlr), contrôle plusieurs critères, en fonction des orientations de la race. Les aplombs se sont révélés particulièrement déterminants durant tout le concours.
 

 

  

 

 

 

    

 

 

 

 
Retrouvez les résultats complets dans le dernier numéro de Terres d'Ariège.

  

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Elevage
news-60593Fri, 03 May 2019 10:16:51 +0200“La reconnaissance des surfaces pastorales est un de nos combats pour la prochaine PAC”http://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/la-reconnaissance-des-surfaces-pastorales-est-un-de-nos-combats-pour-la-prochaine-pac/Président de la Chambre d’agriculture de l’Ariège depuis le mois de février, Philippe Lacube vient de prendre la présidence de l’Association des chambres d’agriculture des Pyrénées (ACAP). Des responsabilités qu’il devrait occuper pendant la future mandature. Vous succédez à Pierre Martin, éleveur des Hautes-Pyrénées, à la tête de l’ACAP. Le bureau de la structure vient en effet de voter à l’unanimité en votre faveur...

Eleveur bovins aux Cabannes, gérant d’un restaurant et d’une boutique de producteurs, je suis un montagnard dans l’âme. C’est là que tout a commencé. C’est pourquoi, être élu à la tête de cette structure est une véritable reconnaissance. Travailler à l’échelle du massif ne m’est pas inconnu. 

 

La reconnaissance des spécificités de montagne au sein des politiques publiques et économiques est au cœur de l’action de l’ACAP depuis sa création. à quelques mois d’échéances importantes, quels seront les dossiers prioritaires ? 

L’écriture et la mise en œuvre de la nouvelle PAC sera un des axes de travail majeur. Après avoir joué un rôle fondamental en 2015, lors de la mise en place de la PAC actuelle, l’ACAP travaillera à la valorisation des surfaces pastorales, dans le prochain programme.

La renégociation du plan de soutien à l’économie montagnarde (PSEM) sera également au centre de notre travail. 

 

Le secteur agricole au sens large doit aujourd’hui répondre à des enjeux de valorisation de produits. Dans quelle mesure l’ACAP travaillera sur cette problématique dans les années à venir ?

Je crois en la force du collectif pour travailler sur ces questions, que je considère majeures. La valorisation de l’économie agro-pastorale passe ainsi par la structuration de filières. 

 

Récemment, l’ACAP a boycotté une réunion organisée par l’Etat relative à la gestion des prédateurs. Quelle position comptez-vous adopter sur ce dossier ?

L’ACAP restera sur la ligne actuelle. Défavorable à toute réintroduction, elle milite actuellement pour une gestion des prédateurs. 

 

 

Retrouvez l'interview dans son intégralité et la composition du nouveau bureau de l'ACAP dans l'édition du 3 mai de Terres d'Ariège.

 

 

 

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Politique
news-60584Fri, 03 May 2019 09:22:51 +0200Un nouveau départ amorcé pour l’équipe des Steakeurshttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/un-nouveau-depart-amorce-pour-lequipe-des-steakeurs/Les Steakeurs ont organisé une journée d’informations le 17 avril dernier à la Bastide-de-Sérou. L’objectif : présenter leur nouveau concept et essayer d’attirer des nouveaux adhérents. Les Steakeurs reviennent sur le devant de la scène. Le 17 avril dernier, le collectif avait donné rendez-vous à d’éventuels nouveaux adhérents au Gaec Mazières, à la Bastide-de-Sérou. Créée en 2014, cette association d’éleveurs ariégeois “décalés” s’est lancée dans la commercialisation de produits issus d’une filière bovine locale, le “jeune bovin”. L’objectif : engraisser des animaux de sept à neuf mois, jusque-là destinés à l’export et vendre des produits finis. 

 

“Ces moyens de distribution ont rapidement montré leurs limites."

 

Sur le papier, le projet a tout pour réussir. Débute alors en 2018 une phase d’expérimentation pendant laquelle les produits sont distribués dans plusieurs grandes surfaces ariégeoises. “Ces moyens de distribution ont rapidement montré leurs limites”, estime le collectif. Conséquence : les éleveurs ont été contraints de stopper leur production pendant plusieurs mois.

 

Un projet repensé

Mais, au vue de la conjoncture actuelle, les Steakeurs le savent : la réussite de leur projet implique une diversification des moyens de commercialisation. C’est alors “tout naturellement” que les membres du collectif optent pour le e-commerce. Trois plateformes de vente ont d’ores et déjà été ciblées.

Cette évolution s’accompagne par un changement d’atelier de découpe et de transformation.

La relance de la production est toutefois conditionnée à l’achat d’une operculeuse, machine permettant de mettre la viande en barquette. Pour cela, les Steakeurs lancent une campagne de financement participatif.

 

 

En vidéo : 

 

Réaction de Philippe Lacube, président de la Cahmbre d'agriculture de l'Ariège

 

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Elevage
news-60370Mon, 29 Apr 2019 08:09:22 +0200L’expérience des éleveurs alpins révèle l’inefficacité de la politique de protection des troupeauxhttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/lexperience-des-eleveurs-alpins-revele-linefficacite-de-la-politique-de-protection-des-troupeaux/Le CFPPA Ariège Comminges organisait vendredi 12 avril dernier une journée sur le thème de la prédation, dans le cadre de la formation des Bergers Vachers, en partenariat avec le Syndicat Ovin et la Fédération Pastorale. La profession a pourtant joué le jeu des mesures  de protection

“On a joué le jeu parce qu’on n’imaginait pas ce qui allait nous tomber dessus” déplore d’emblée le chercheur quant à la question de l’efficacité des moyens de protection. L’avertissement est clair, le constat sans appel. Actuellement on recense entre 500 et 600 loups répartis sur une trentaine de départements. 75 meutes installées dans les Alpes causent 92% de la prédation nationale, sur des troupeaux dont 97% appliquent les mesures de protection recommandées ! Et le taux de croissance de la population de ces canidés tourne autour de 20% par an, ce qui fait exploser un peu plus chaque année le bilan de ce grand carnivore. En parallèle de cette croissance exponentielle, se joue la course aux moyens de protection.

 

Double perte de contrôle : prédation et protection

Force est de constater que le dispositif de protection “semi-active”, reposant sur la combinaison chiens de protection/bergers/clôtures électrifiée pour le regroupement nocturne a rapidement montré ses limites. Dans ce système, les chiens de protection, nécessairement organisés en meute, sont centraux. D’après l’expérience alpine, on estime que les chiens de protection doivent être aussi nombreux que les assaillants, à savoir l’effectif de la meute qui se situe entre 10 et 20 loups. 

La France subventionne actuellement 10 chiens de protection par troupeau dans les Alpes. 

 

Des changements fondamentaux dans le comportement du loup

Cette montée en puissance progressive des moyens de protection a permis au loup, animal intelligent et opportuniste, de s’adapter et d’apprendre, pour gagner en efficacité.

Les chiffres officiels l’attestent, “chaque loup tue de plus en plus de brebis, sur des troupeaux de mieux en mieux protégés”. Et désormais, la majorité des attaques ont lieu le jour, contre seulement 5% il y a 20 ans. De quoi s’interroger sur la pertinence de la politique de protection menée jusqu’ici, la plus élaborée d’Europe.

 

Savoir tirer les leçons  de l’expérience alpine

Le loup a ainsi a appris à déjouer tous les systèmes de protection dont disposent les éleveurs. Quel temps faudra-t-il pour inverser cette tendance ? Même avec l’instauration des tirs de défense et le doublement récent du quota de prélèvement de loups, l’élevage pastoral, et toute l’économie rurale qui en dépend, ont de quoi se faire du souci.

 

Retrouvez tous les chiffres sur l'édition papier de Terres d'Ariège

 

[Crédit photo : Domminique Hommel - Parlement européen]
 

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Politique
news-60344Fri, 26 Apr 2019 10:05:30 +0200Spécial énergies renouvelables : des projets adaptés aux défis actuelshttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/special-energies-renouvelables-des-projets-adaptes-aux-defis-actuels/Depuis plus de 10 ans, le monde agricole s'intéresse de près aux énergies renouvelables. Installations de panneaux photovoltaïques, construction d'unité de méthanisation... témoignages d'exploitants qui ont choisi de franchir le cap. C'est notamment le cas du Gaec Derramond, qui a choisi de louer les toits de son bâtiment, afin de générer du revenu supplémentaire. 

L’idée émerge en 2013. À ce moment-là, attentifs aux tarifs de revente de l’électricité, Christian et Mickaël Derramond, éleveurs ovins à Saint-Félix-de-Rieutord, s’intéressent à la pose de panneaux photovoltaïques sur le toit de leur stabulation. La couverture des 1 200 mètres carrés de surface nécessiterait 220 000 € d’investissement.

Les deux exploitants agricoles décident alors de contacter une entreprise spécialisée dans la location de toitures photovoltaïques. « Cette société nous a proposé de  désamianter nos toits exposés plein  Sud et de leurs mettre à disposition  pour ses installations. En contrepartie,  elle nous verse un loyer de 6 €/mètre carré. Cela équivaut à 7 000 euros par  an », étayent les agriculteurs. Une « recette nette », sécurisée grâce à un contrat sur 20 ans, signé devant notaire.

Quelques années seulement après la signature de ce premier contrat, les deux exploitants réfléchissent à accroître ce type de collaboration.

 

Construire une unité de méthanisation : être bien accompagné, une nécessité

Attentifs au développement des énergies renouvelables depuis de nombreuses années, Maxime et Sébastien Durand, agriculteurs installés à Saint-Félix de Tournegat, en Ariège, ont décidé en 2016 de se lancer dans la construction d’une unité de méthanisation 100 % agricole au sein même de leur exploitation. L’objectif : traiter leurs fumiers et ceux de leurs voisins afin de réduire l’usage d’engrais chimiques sur l’ensemble de la SAU des exploitations contractualisées dans le projet. Un bureau d’étude toulousain (Solagro) leur propose la mise en place d’un système par cogénération. Bien qu’intéressés par ce process, les deux frères se heurtent à un problème de valorisation de la chaleur. Peu de temps après, les deux exploitants sollicitent l’aide de GRDF afin d’évaluer la faisabilité d’une unité par injection.

Ce process, reconnu aujourd’hui unanimement « vertueux » par la population locale, a pourtant subi une importante campagne de désinformation. Face à cette fronde, les deux exploitants ont sollicité un cabinet de communication (Quelia). Pari gagnant, puisqu’ils ont obtenu toutes les autorisations sans aucun recours administratif. Les premiers travaux devraient débuter dès le dernier trimestre 2019.

 

Retrouvez l'intégralité du dossier dans l'édition du 26/04/2019 de Terres d'Ariège

 

 

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Dossiers
news-60139Fri, 19 Apr 2019 10:17:46 +0200Tout ce qu’il faut savoir pour réaliser son dossier PAC 2019http://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/tout-ce-quil-faut-savoir-pour-realiser-son-dossier-pac-2019/Pilier de la construction de l’Union européenne, la politique agricole commune (PAC) connaît encore en 2019 des modifications importantes. Comme en 2018, toutes les démarches doivent être réalisées sur Internet, via le site Telepac. Les exploitants agricoles éligibles aux aides PAC doivent effectuer leur déclaration de surfaces  et d’aides (DPB, ICHN, ABA, ABL, VSLM, assurance récolte, aides couplées végétales, MAEC, aides bio) avant le 15 mai 2019. 
Toutes ces demandes d’aides devront s’effectuer par informatique, via le site Télépac. Comme en 2018 aucun dossier papier ne sera envoyé aux agriculteurs et aucune demande d’aide papier ne sera acceptée par l’Administration. Afin de bénéficier de ces aides tout exploitant agricole doit effectuer une déclaration de  ces surfaces agricoles.
 
Comment faire sa déclaration ?

Comme pour la campagne 2019, il n’existe qu’un seul moyen pour effectuer sa déclaration PAC : la télédéclaration via le site TéléPAC. Aucun formulaire papier ne sera envoyé aux agriculteurs et aucun dossier ne sera accepté par l’Administration.  Une connaissance minimum de la règlementation  et de l’informatique sont donc nécessaires. 
 

Quels sont les principaux engagements en 2019 ?

En 2019, l’outil Télépac va s’enrichir  de nouvelles informations concernant les cours d’eau. Une nouvelle couche parcellaire sous le registre parcellaire graphique (RPG) appararaît, sous le libellé “Cours d’eau BCAE1”. Ces données doivent permettre au déclarant de déclarer les “bandes tampons” le long des cours d’eau répertoriés. Cette nouvelle cartographie devrait être réactualisée chaque année, en fonction des avancées des expertises sur le terrain.


La déclaration PAC 2019 sous Télépac connaît une évolution concernant les successions sur les cinq dernières années. Cette nouvelle fonctionnalité permet de connaître l’âge des prairies temporaires et jachères déclarées sur le dossier PAC.

 

2019 voit également l’application du nouveau zonage défini par les zones défavorisées simples (ZNS). Pour rappel, le classement en ZDS conditionne l’attribution de certaines aides agricoles telles que l’ICHN, la majoration de la dotation jeune agriculteur ou encore l’accès à des prêts bonifés. 

 

 

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Politique
news-60054Wed, 17 Apr 2019 09:27:02 +0200FDSEA - JA : Le Groupe élevage en visite sur le GAEC Derramondhttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/fdsea-ja-le-groupe-elevage-en-visite-sur-le-gaec-derramond/Le 2 avril dernier, le groupe élevage de la FDSEA et des JA de l’Ariège a débuté une série de visites d’exploitations. Pour ce premier rendez-vous, les éleveurs se sont rendus sur le GAEC Derramond à St Félix-de-Rieutord. Installé avec son père depuis 2011, Michaël a présenté au groupe d’éleveurs la stratégie qu’ils ont suivie pour rendre cette exploitation ovine performante et adaptée à son territoire. Une exploitation extensive soigneusement réfléchie

C’est évident, la ferme a connu d’importantes modifications depuis l’installation de Michaël. Il y a dix ans, les agnelages étaient répartis sur trois périodes distinctes dans l’année, les agneaux étaient engraissés sur place et les brebis rentrées tous les soirs. Avec l’achat des agnelles de renouvellement, l’approvisionnement en aliment complété par la production de céréales sur l’exploitation (15 ha), les marges dégagées pouvaient être très variables d’une année sur l’autre, fortement soumises aux aléas du marché. Les exploitants ont alors pris la décision d’arrêter l’engraissement et la production de céréales pour s’orienter vers un système plus extensif et optimisé, avec une seule période d’agnelage au printemps. Aujourd’hui, les 1.200 mères qui composent le cheptel sont nourries exclusivement à l’herbe, grâce à un système de pâturage tournant très suivi.

 

Des formations suivies chaque année

Leur secret : se former, savoir remettre ses pratiques en question et mener une réflexion technico-économique. La formation n’est effectivement pas un vain mot pour ces exploitants qui en suivent très régulièrement, sur des thèmes variés comme la gestion du pâturage tournant, la prophylaxie, la conduite des chiens de troupeau, ou même sur les clôtures (thème qui a d’ailleurs surpris les éleveurs en visite).

 

Ne ratez pas les prochaines visites !

À l’unanimité, cette première visite d’exploitation fut riche en enseignements et échanges entre éleveurs.

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Elevage
news-59897Fri, 12 Apr 2019 09:11:25 +0200Gestion de l’ours : les propositions de l’Etat loin de convaincre le monde agricolehttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/gestion-de-lours-les-propositions-de-letat-loin-de-convaincre-le-monde-agricole/Face à l’explosion du nombre de prédations sur les troupeaux en 2017, les ministres en charge de l’environnement et de l’agriculture ont engagé en 2018 une mission ours, visant à “apporter des réponses concrètes aux difficultés des éleveurs”. Un an après ce travail, l’état présente ses conclusions au monde agricole au cours de trois réunions. Le monde agricole l’attendait depuis des mois. L’état vient de dévoiler sa feuille de route “ours et pastoralisme” aux acteurs du massif. Celle-ci résulte du travail de deux experts issus des ministères de l’Environnement et de l’Agriculture dans le cadre de la mission Ours. Leur objectif : évaluer la situation sur le terrain et formuler des propositions.

 

La feuille de route nourrit plusieurs objectifs

 

Dans le cadre de la mission ours, et malgré les multiples entrevues avec les représentants du monde rural, les experts ont travaillé en considérant que la cohabitation prédateurs et pastoralisme doit devenir possible. Les mesures qu’ils proposent sont regroupées autour de cinq grands objectifs. L’amélioration de la communication concernant la présence de l’ours en premier lieu. 

Objectif numéro 2 : l’expérimentation des actions destinées à éloigner les ours des estives. Cela impliquerait la mise en place de mesures d’effarouchement, applicables dès cette année.

Les experts ont également ciblé le renforcement des mesures de protection comme leur objectif n°3.

La problématique des indemnisations est également au cœur de la feuille de route de l’état. à travers son objectif n°4, les autorités défendent une revalorisation des barèmes. L’idée : aboutir à un dispositif commun pour l’ours, le loup et le lynx.

Enfin, la mission a relevé un dernier objectif : la mise en place d’une gouvernance ours et pastoralisme à l’échelle des Pyrénées. Cela passe par la désignation d’un préfet coordonnateur pour l’ours. Celui-ci agira en étroite liaison avec les préfets de départements concernés.

 

Elus, éleveurs et représentants des Groupements pastoraux choqués

L’annonce de ces mesures font l’effet d’une bombe au sein du monde agricole.Assommés et exaspérés, les éleveurs et les élus locaux accusent le coup. Résignés, ils essaient, lors des trois rencontres de démontrer une nouvelle fois l’incohérence de la cohabitation ours-pastoralisme. 

Le monde pastoral le sait : malgré son combat et ses arguments, il est difficile de faire bouger les lignes. “Pourtant de réels risques pour la population locale existent”, insiste Alain Naudy, président de la communauté de communes de la Haute-Ariège.

Le monde rural croit-il encore en ce que propose l’état. La réponse est unanime. Il est loin d’être convaincu. “Pourquoi nous consulter sans nous écouter ? Lorsqu’on constate les problèmes actuels, je ne vois pas comment le Gouvernement va nous permettre de travailler sereinement”, s’interroge Jason Lacube, éleveur transhumant installé depuis moins de deux ans. “En 2018, face à l’explosion du nombre de prédations, nous attendions un geste fort de la part des autorités”, surenchérit Hervé Peloffi, également agriculteur transhumant et maire de Prades. 

 

 

Le monde rural ariégeois contre-attaque

Face à ce que propose l’état, le monde rural a choisi de parler à une seule voix, afin de peser. C’est pourquoi, les syndicats et la Chambre d’agriculture de l’Ariège ont choisi d’amender cette feuille de route. “ Malgré le contexte, la profession veut voir à long terme. C’est pourquoi, elle demande la mise en place des mesures d’effarouchement réalisées par une brigade à titre préventif et la fin des réintroductions. 
Sera-t-elle écoutée ou du moins entendue par l’état ? Rien n’est moins sûr. Bien que les victoires soient maigres sur ce dossier, l’union du monde rural au niveau local et à l’échelle du massif est claire : la population ne se laissera pas faire. “L’Ariège n’est pas une maison de retraite pour ursidé”, conclut un éleveur. 
 

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Politique
news-59810Wed, 10 Apr 2019 15:51:52 +0200Agriculture et forêt : la région Occitanie lance de nouveaux dispositifshttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/agriculture-et-foret-la-region-occitanie-lance-de-nouveaux-dispositifs/Le Conseil régional Occitanie Pyrénées-Méditerranée a choisi de soutenir des entreprises agricoles et forestières. Réunis le 28 mars dernier en assemblée plénière sous la présidence de Carole Delga, les élus régionaux ont adopté le “Pass Agri-valorisation” et le “Pass contrat bois”. Avec près de 78.300 exploitations réparties dans toute la région et un chiffre d’affaires estimé à quatre milliards d’euros, l’agriculture et l’agroalimentaire apparaissent comme des secteurs d’activités clé en Occitanie. Ainsi, afin de renforcer les structures en place et d’en installer des nouvelles, le Conseil régional a choisi de mener une politique volontariste dans ces secteurs. Comme cela avait été annoncé par Carole Delga, présidente de la collectivité en février dernier, deux nouvelles aides ont été votées le 28 mars en assemblée plénière. Celles-ci concernent les projets de valorisation et la filière bois.
Promouvoir les projets de valorisation 

A l’heure où le Brexit (sortie du Royaume-Unis, ndlr) redistribue les cartes au niveau de l’export, la Région Occitanie mise sur le développement et le renforcement des circuits courts afin de valoriser au mieux les produits et de sécuriser les entreprises du secteur. C’est pourquoi, la collectivité crée le “Pass agri-valorisation”. L’objectif : “répondre de manière ciblée, réactive et simplifiée” aux besoins d’investissements matériels et immatériels des entreprises agricoles qui transforment ou qui commercialisent à la ferme les produits issus de leur exploitation. Cette aide permettre d'accompagner les structures à trois niveaux. 

 

Le premier plan bois régional en actions
 

La valorisation des circuits-courts n’est pas le seul axe de travail de la Région Occitanie. Après la signature d’un contrat de filière forêt-bois en octobre dernier, les entreprises de ce secteur d’activités vont également bénéficier d’un soutien. Une politique volontariste revêt des enjeux stratégiques. L’Occitanie se veut en effet la 2e région de France en termes de surface forestière. Pour autant, des progrès restent à réaliser. Ce potentiel est toutefois marqué par une sous exploitation de la ressource. Avec seulement 2,8 millions de m3 de bois récoltés et 430.000 m3 sciés par an, la région se situe au 5e rang national en termes de volume et de production de sciage. 
Face à cette situation, la Région a choisi d’élaborer le premier plan bois régional, qui regroupe l’ensemble des dispositifs de soutiens régionaux. Il se traduit par la mise en place de deux nouvelles mesures à partir du mois de juillet 2019 : les Pass et Contrats bois. 

Des moyens financiers supplémentaires pourraient émaner de l’Etatdans les prochaines années, pour renforcer cette filière.  

 

A quelques semaines des élections européennes, la majorité socialiste de la Région démontre donc son intérêt pour l’agrciulture et l’agroalimentaire.
 

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news-59538Fri, 05 Apr 2019 12:11:54 +0200Sécurisation du lac de Montbel : le rapport du garant officialiséhttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/securisation-du-lac-de-montbel-le-rapport-du-garant-officialise/Après une phase de concertation du public qui s’est déroulée en novembre et décembre dernier, le projet de sécurisation du lac de Montbel entre dans une nouvelle phase. François Tutiau, garant issu de la Commission nationale du débat public (CNDP), vient de rendre son rapport au Conseil départemental de l’Ariège, maître d’ouvrage dans ce dossier. Explications. Les responsables politiques locaux l’affirment : “la sécurisation du lac de Montbel constitue un des aménagements structurants du territoire ariégeois”. Acteur prépondérant dans ce dossier, le Département a d’ailleurs été désigné maître d’oeuvre de ce chantier dès 2017. De fait, la collectivité endosse seule la responsabilité de la réalisation de cet ouvrage et son financement. Or les élus le savent : ils n’ont pas droit à l’erreur. Ce projet revêt des enjeux majeurs, tant au niveau environnemental, agricole que sociétal. Rappelons que le bassin Adour-Garonne est aujourd’hui le plus exposé à l’échelle nationale au changement climatique et qu’une raréfaction de la ressource en eau est annoncée à partir de 2050.

 

Les enseignements de la concertation du projet

Premier enseignement de cette concertation : le consensus général sur l’urgence climatique. 

Autre enseignement majeur, la qualité de l’eau constitue une problématique majeure. Le dialogue a ainsi permis de faire émerger plusieurs inquiétudes. Le risque d’augmentation et de concentration des pollutions en premier lieu. Celui-ci pourrait en effet être induit par une diminution de dilution, conséquence d’une baisse potentielle des débits du Touyre. 

 

Le Conseil départemental attentif à ces enseignements

Alors que certains restent encore à convaincre, le Conseil départemental a choisi de tenir compte de certains enseignements. Ainsi, afin de vérifier les impacts potentiels du soutien d’étiage obligatoire de la Garonne sur les usages historiques du barrage de Montbel (compensation des prélèvements agricoles, soutien d’étiage de l’Hers, transfert des volumes d’eau via l’adducteur Hers-Lauragais), le Département s’engage à réaliser une étude spécifique en partenariat avec les gestionnaires des systèmes Montbel et Ganguise. 

De plus le projet de sécurisation du remplissage de Montbel s’inscrit dans la stratégie économique et touristique qu’il est envisagé de développer autour des 4 “M” (Montbel, Mirepoix, Montségur, Monts d’Olmes). Le Département s’engage à veiller à la qualité environnementale des projets soutenus dans le cadre de ces démarches.
En ce qui concerne le développement du modèle agricole, il est à noter que le Conseil Départemental de l’Ariège s’est engagé à soutenir l’installation en maraichage.

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news-59535Fri, 05 Apr 2019 11:20:33 +0200Le bureau de la FDSEA se renouvelle pour gagner en compétences et en visibilitéhttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/le-bureau-de-la-fdsea-se-renouvelle-pour-gagner-en-competences-et-en-visibilite/Dans l’article 35 de ses statuts, la FDSEA de l’Ariège prévoit la possibilité de procéder au renouvellement des membres de son bureau, une fois par an. Généralement, le bureau est reconduit chaque année, jusqu’au conseil d’administration qui suit l’assemblée générale élective, à savoir tous les trois ans. La prochaine AG élective aura lieu en 2020, mais les administrateurs de la FDSEA ont choisi, dès cette année, de procéder à quelques changements dans la constitution de son bureau.C’est ainsi que le 21 mars dernier, le conseil d’administration a voté à l’unanimité l’élection de Jacques Hato en tant que co-président de la FDSEA, aux côtés de Cédric Munoz, l’actuel président. Quant à Sébastien Durand, il occupe désormais la place de secrétaire adjoint, ce qui lui permet de seconder Rémi Toulis dans sa fonction de secrétaire général. Et pour fnir, trois nouveaux vice-présidents viennent compléter la liste des changements : Nicolas Pujol, Christian Pujol et Mickaël Marcérou. Les administrateurs concernés nous expliquent la démarche.

 

Pourquoi les administrateurs ont-ils souhaité procéder à ces changements dès cette année, sans attendre 2020, année élective ?

Cédric Munoz : Derrière ces changements, l’idée est de mettre au plus vite le pied à l’étrier à ces administrateurs qui viennent compléter l’équipe. Nous sommes tous bénévoles et avons tous une ferme à faire tourner.
L’ampleur du travail à la FDSEA est conséquente et nous avons besoin de renforcer l’équipe de ses représentants, sans attendre.
Avec deux présidents, un secrétaire général secondé par son adjoint et trois nouveaux vice-présidents, nous espérons laisser le moins de chaises libres possibles dans les différentes instances et commissions dans lesquelles nous siégeons
 

Comment envisagez-vous le fonctionnement de cette co-présidence ?

Jacques Hato : Nous serons deux présidents, mais nous parlerons d’une seule et même voix. Cette confguration nous permettra de mieux représenter la FDSEA, face aux enjeux de taille
qui se présentent.
 

En quoi la fonction de secrétaire général a-t-elle besoin d’être soutenue par un secrétaire adjoint ?

Rémi Toulis : Le poste de secrétaire général est assez lourd, avec la coordination de la FDSEA et de l’équipe administrative, la gestion des groupes de travail, etc... Il est bien d’être deux pour assurer cette responsabilité et pouvoir répondre à toutes les sollicitations que cela implique.
 

Trois nouveaux vice-présidents : on devine l’envie pour la FDSEA de mettre l’accent sur sa représentation. Concrètement, comment cela va se passer ?

Nicolas Pujol : En tant que nouvel élu à la Chambre d’agriculture, prendre cette fonction de vice-président à la FDSEA permettra d’une certaine façon d’asseoir la représentation de la FDSEA auprès de la Chambre.
C’est un bon moyen pour renforcer les liens entre les deux structures.
 

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Politique
news-59248Mon, 01 Apr 2019 08:38:53 +0200Gasconne : une série d’animaux “exceptionnelle” pour la 43e vente http://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/gasconne-une-serie-danimaux-exceptionnelle-pour-la-43e-vente/La 43e vente de taureaux gascons s’est déroulée le 21 mars dernier à Villeneuve-du-Paréage. Une quarantaine d’animaux a défilé sur le ring, devant près de 300 personnes. Les tribunes étaient pleines, jeudi 21 mars, au Centre national Gascon, à Villeneuve-du-Paréage.  Devant le ring, des éleveurs ariégeois mais pas seulement. La vente a attiré espagnols et néerlandais. Pendant près de deux heures, les présentations s’enchaînent. Au micro, Jean-Pierre Gajan, directeur du Groupe Gascon, énumère les qualités de chaque bête. Rusticité, bonne ouverture pelvienne, mobilité...

Et ces arguments font recette. Les acheteurs sont aux aguets. Sur le ring, New Look, bovin de 800kg issu de l’élevage Verdier (65). La mise à prix s’élève à 3.900€. Après plusieurs minutes d’enchères, la vente est finalisée à 5.100€. 42% des 38 taureaux achetés ont été vendus à des Ariégeois, en particulier transhumants. L’achat record s’élève à 7.300€. 

 

Gagner du terrain sur le marché national et international


Fort d’un développement croissant à l’export, la race gasconne séduit des acheteurs du monde entier.  La venue d’éleveurs néerlandais et espagnols le prouve. Après s’être implantée dans plus d’une dizaine de pays, les dirigeants du Groupe gascon se lancent un nouveau défi : renforcer leur présence à l’échelle nationale et internationale. Après la Guyane, la race accroît ses effectifs au Maroc. Une présence qui devrait une nouvelle fois s’accroître en 2019. Autre zone où la race devrait voir ses effectifs augmenter : l’Europe du Nord. Après les Pays-Bas, la Gasconne devrait prochainement s’implanter en Suède, chez un exploitant installé près de Stockholm. Une bonne nouvelle pour le Groupe qui voit en ce nouveau client la possibilité d’en faire une vitrine dans cette région et ainsi de permettre d’augmenter les échanges commerciaux.

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Elevage
news-59144Wed, 27 Mar 2019 15:51:43 +0100Les JA parient sur le syndicalisme pour construire les futures politiques agricoleshttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/les-ja-parient-sur-le-syndicalisme-pour-construire-les-futures-politiques-agricoles/Les Jeunes agriculteurs de l’Ariège ont tenu leur assemblée générale le 22 mars, à Mazères. Après la traditionnelle présentation des rapports d’activité et financier, les représentants du syndicat jeune ont échangé sur l’importance du syndicalisme dans la construction des politiques agricoles.Devant adhérents JA et partenaires institutionnels, Clémence Biard, présidente des Jeunes agriculteurs, a dressé le bilan de l’exercice précédent. L’année syndicale a été rythmée par plusieurs dossiers importants : la réforme des zones défavorisées, le retard des paiement PAC, la question des prédateurs, l’agribashing, les importantes intempéries ou encore la lutte contre les distorsions de concurrence. Tant de problématiques qui peuvent se révéler des freins à l’installation. Or le renouvellement des générations se veut une thématique centrale au sein du syndicalisme jeune. Une stratégie qui porte ses fruits. 

 

La prochaine PAC, un des éléments qui influencera les installations

Au-delà de ces problématiques, la mise en œuvre de la nouvelle politique agricole commune, prévue en 2020 pourrait apparaître comme un des leviers déterminant à l’installation. Conscient des futurs enjeux, les Jeunes agriculteurs ont choisi de solliciter une spécialiste de ce dossier : Myriam Gaspard, chargée de mission à la Chambre régionale d’agriculture d’Occitanie. 

Dans un contexte dominé par un Brexit imminent et des élections à venir, la mise en œuvre de la nouvelle PAC se prépare. 

Annoncée en 2020, la mise en œuvre de la nouvelle PAC devrait être effective en 2023. Le Parlement européen est actuellement en phase de rédaction d’amendements. 

 

Le syndicalisme, acteur dans la construction des politiques agricoles

Mise en place des prêts bonifiés, de la charte à l’installation, création de la dotation jeune agriculteur, maintien des communes en zones défavorisées... Ces victoires syndicales illustrent l’influence du syndicalisme jeune dans la construction des politiques agricoles. Les Chambre d’agriculture apparaissent ainsi comme un outil stratégique. 

 

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Politique
news-59137Wed, 27 Mar 2019 15:03:39 +0100Vie syndicale : le groupe élevage esquisse sa feuille de routehttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/vie-syndicale-le-groupe-elevage-esquisse-sa-feuille-de-route/Le voyage organisé en Charente les 28 et 29 novembre derniers, à la rencontre d’un réseau d’éleveurs investis dans une réflexion sur la gestion du pâturage, donne des idées aux éleveurs ariégeois. Issus de la FDSEA et des JA, il viennent de se réunir pour définir les contours d'une feuille de route pour le nouveau "groupe élevage".Des visites d’exploitation pour échanger sur des  thématiques techniques  

Pascal Massat, tête de file du groupe, explique le concept qui a été retenu : "Nous envisageons d’organiser des réunions, à raison de quatre ou cinq par an, sur les exploitations des éleveurs qui participent, à tour de rôle. L’objectif de ces rencontres est de découvrir le fonctionnement de ces différentes exploitations, de comprendre les choix techniques et économiques qui ont été fait sur chacune d’elles. Un thème de discussion sera choisi pour chaque rencontre. Par exemple la gestion des pâturages, les différents modes de paillage, la conditionnalité...

 

Décomplexer la parole des éleveurs sur les questions économiques  

Michaël Derramond, éleveur d'ovins à St Félix-de-Rieutord, témoigne de l’intérêt de ces visites d’exploitations. "Nous sommes rentrés du voyage en Charente des idées plein la tête. C’est très enrichissant de discuter des aspects technico-économiques et pouvoir parler rentabilité, temps de travail, coût de revient, etc. J’espère que nous arriverons à décomplexer la parole des éleveurs ariégeois."

 

Les sujets syndicaux ne sont pas oubliés  

La dimension syndicale interviendra dans un second temps, lorsque le groupe sera fonctionnel et la dynamique bien installée. ois sur ces sujets." 

Le prochain rendez-vous est d’ores et déjà pris, sur le GAEC Derramond à St Félix-de-Rieutord, mardi 2 avril prochain, de 11 heures à 15 heures

 

 

 

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Politique
news-58989Mon, 25 Mar 2019 08:24:48 +0100"Cela fait quatre ans que nous travaillons à l'organisation du concours régional"http://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/cela-fait-quatre-ans-que-nous-travaillons-a-lorganisation-du-concours-regional/Le syndicat des éleveurs Limousins de l’Ariège et de l’Aude organise le concours régional limousin le 27 avril prochain, lors de la foire de printemps à Mazères. Entretien avec Ludovic Mazières, co-président de la structure.
 
 
Cinq ans après avoir organisé une première fois le concours régional limousin, vous réitérez l’expérience cette année. Qu’est-ce qui vous motive ? 

Organiser une compétition de ce type représente un important travail. Cela fait quatre ans que nous préparons l’événement. Mais le jeu en vaut la chandelle car nous allons accueillir une cinquantaine d’élevages, originaires de la Haute-Garonne, du Tarn, de l’Aveyron, du Gers, des Hautes-Pyrénées de l’Ariège et de l’Aude. Plusieurs animaux viennent de participer au concours national à Paris. Le niveau devrait donc se révéler assez intéressant. 

 

Une centaine d’animaux est attendue. Dans quelles catégories seront-ils répartis ? 

Le concours devrait être structuré en 16 sections. Nous finalisons actuellement les catégories.

 

Qualificatif pour la foire de Bordeaux qui se déroulera du 1er au 10 juin prochain, cette compétition doit être jugée par un juge officiel...

Evidemment. Celui-ci est désigné par le Herd-book limousin (structure qui gère la race, ndlr). à ce jour, nous ne connaissons pas encore son nom. Nous savons juste qu’il n’est pas originaire de la région. Comme dans les concours des autres races bovines, il jugera les animaux en fonction des standards de la race et des objectifs fixés par ses responsables. 

 

Organiser ce type d’événement implique un investissement important du syndicat, tant humainement que financièrement...

Nous ne voulons rien négliger Nous souhaitons que les éleveurs retiennent la bonne ambiance que nous voulons véhiculer. Nous misons beaucoup là-dessus. 

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Elevage
news-58943Fri, 22 Mar 2019 12:15:03 +0100Chambre d'agriculture d'Occitanie : qui sont les nouveaux élus de l'établissement ? http://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/chambre-dagriculture-doccitanie-qui-sont-les-nouveaux-elus-de-letablissement/Le vendredi 15 mars dernier, Etienne Guyot, préfet de la région Occitanie, a en présence de Pascal Augier, directeur régional de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt, procédé à l’installation de la Chambre régionale d’agriculture d’Occitanie pour la mandature 2019-2025. Un mois et demi après les résultats des l’élections, l’heure était à l’installation des nouveaux élus à la Chambre régionale d’agriculture d’Occitanie. Le vote du nouveau bureau de l’établissement consulaire a eu lieu dans un contexte de fort renouvellement puisque la moitié des membres élus sont nouveaux.

Originaire de l’Hérault, Denis Carretier, président sortant, a été réélu  président de la Chambre régionale, pour les six années à venir. A 
57 ans, il cultive des vignes à Olonzac minervois. Denis Carretier préside également la cave coopérative “Les Celliers d’Onairac”. 
 

Une mandature à enjeux


13 départements, 78.300 exploitations, quatre milliards d’euros de chiffres d’affaires, 44.800 salariés équivalent temps plein… L’agriculture et l’agronomie deviennent des secteurs d’activités clés de la région Occitanie. Dans ce contexte, la Chambre régionale d’agriculture occupe un rôle central. Premier enjeu : relever le défi économique. Autre sujet prioritaire : la transmission et l’installation. Les questions climatiques seront également au centre de la politique  de la nouvelle Chambre régionale d’agriculture.

 

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Politique
news-58847Thu, 21 Mar 2019 08:17:21 +0100Porcs gascons : deux agriculteurs lancent une campagne de financement participatifhttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/porcs-gascons-deux-agriculteurs-lancent-une-campagne-de-financement-participatif/Elodie Ribas et son compagnon Yan sont en pleine reconversion professionnelle. Passionnés par la nature, ils viennent de créer un élevage de porcs noirs à Viviès. A court de financement, ils lancent une campagne de financement participatif. Un dispositif de plus en plus utilisé dans le monde agricole. Le jeune couple décide de donner un nouvel élan à leur vie professionnelle. Auparavant dans l’aéronautique, Elodie et Yan décident de s’installer à Vivies en septembre dernier, afin d’implanter un élevage de porcs noirs. Une décision mûrement réfléchie.

Naisseurs et engraisseurs, Elodie et Yan optent dès le départ pour un élevage en plein air. Leur souhait : miser sur la qualité de vie de leurs animaux. à ce jour, le cheptel compte trois truies, 36 porcs à l’engraissement et 25 porcelets nés en début d’année.

 

Appel au financement participatif


Lors du montage du dossier, les questions du financement occupent une place centrale dans les discussions. Les deux jeunes agriculteurs ont prévu d’investir près de 50.000€ dans la réalisation des clôtures anti-sanglier, une cabane en bois, un bâtiment de stockage, des panneaux photovoltaïques, une citerne incendie ou encore dans l’achat d’un quad. 
Reste l’achat d’une remorque frigorifique à acquérir. Coût de l’achat 6.500€. A court de financement,  Yan et Elodie ont opté pour le lancement d’une campagne de financement participatif, en parallèled’une demande de subventions. Une quinzaine de contributeurs ont d’ores et déjà participer à cette collecte.

 

 

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Elevage
news-58739Tue, 19 Mar 2019 08:06:19 +0100Ecobuage : des centaines d’hectares partent en fumée dans le départementhttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/ecobuage-des-centaines-dhectares-partent-en-fumee-dans-le-departement/En raison de conditions météorologiques particulièrement favorables au développement d’incendies de forêts, la préfecture de l’Ariège a une nouvelle fois interdit les feux de végétaux dans le département cette semaine. Depuis quelques semaines, plusieurs secteurs de la montagne ariégeoise s’embrasent. Dernièrement pas moins de 200 hectares ont brûlé dans le département, nécessitant la mobilisation des sapeurs-pompiers. Une trentaine d’hectares est en effet partie en fumée près de Rabat-les-Trois-Seigneurs. Quelques jours plus tard, ce sont 15 hectares à Cazenave-Serres et Allens qui brûlent. Le 27 février dernier, le secteur de la Haute-Ariège est une nouvelle fois touché. La préfète de l’Ariège, Chantal Mauchet,  s’est d’ailleurs rendue sur place, où 20 pompiers équipés de quatre camions-citernes feux de forêts et de plusieurs 4×4 ont été mobilisés pour sécuriser et protéger les habitations ainsi que les troupeaux, suite à des incendies sauvages non déclarés.
Face aux conditions météorologiques particulièrement sèches, l’état a donc choisi d’interdire purement et simplement les mises à feux. Des décisions pas toujours respectées. “L’écobuage n’est pas une pratique stupide mais il est vrai que nous devons la rendre vertueuse”, expliquait Philippe Lacube, président de la Chambre d’agriculture de l’Ariège lors de sa prise de fonctions. 

 

Les Pyrénées, un “laboratoire naturel” de la maîtrise du feu


Couramment pratiqué en montagne afin de détruire partiellement les végétaux sur pied, l’écobuage permet de contrôler la végétation envahissante et les refus des animaux. Cette technique, essentielle pour l’ouverture des espaces, permet le défrichement des zones de montagne et est complémentaires à d’autres pratiques (broyage, pâturage). Autorisé par l’arrêté préfectoral du 2 décembre 2009), l’écobuage répond à plusieurs règles (voir encadré).

Mais, un véritable travail de fond doit être réalisé afin de limiter les feux non déclarés.  En concertation avec la Fédération pastorale, la Chambre d’agriculture et les maires des communes concernées, l’État a ainsi créée une “commission locale d’écobuage”. Son rôle : “émettre un avis technique concerté sur les projets d’écobuages”. 

 

La procédure à respecter

 

Régi par l’arrêté préfectoral du 2 décembre 2009, l’écobuage répond à plusieurs règles. 
-> L’incinération de végétaux sur pied est :
- Soumise à déclaration auprès de la mairie, si la surface est inférieure à 15 hectares,
- Soumise à autorisation préalable auprès de la mairie, au-delà de 15 hectares,
- Interdit du 1er juillet au 15 septembre.


-> L’incinération des végétaux coupés est :
- Soumise à déclaration du 1er janvier au 31 mars et du 16 septembre au 31 octobre,
- Autorisée sans déclaration du 1er avril au 30 juin et du 1er novembre au 31 décembre. 
Remarque : l’article 8 de l’arrêté prévoit de prévenir le SDIS, respecter les distances avec la végétation environnante, ne pas gêner la circulation avec les fumées, ne pas faire de feu en cas de vent et de surveiller le feu jusqu’à son extinction complète). 
- Interdit du 1er juillet au 15 septembre.

 

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Politique
news-58513Wed, 13 Mar 2019 08:11:26 +0100Salon de l’agriculture : pluie de médailles pour les Ariégeoishttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/salon-de-lagriculture-pluie-de-medailles-pour-les-ariegeois/En marge du salon de l’agriculture se déroulent plusieurs concours. Les Ariégeois tirent leur épingle du jeu. Les Ariégeois qui ont participé au Salon ne reviennent pas dans le département bredouille. C’est le moins que l’on puisse dire. L’Ariège remporte huit médailles au concours général agricole au travers de ses producteurs.
Le confiturier de Saint-Lizier,  Les délices de Pascales, remporte trois médailles d’or pour sa confiture allégée en sucre, sa confiture extra de cerise noire et sa gelée de pommes. La fromagerie Le Moulis et le charcutier Cazaux remportent, quant-à eu des médailles d’argent. 
Les animaux ariégeois également primés


L’association la Chèvre des Pyrénées a réussi son pari. Pour rappel, la structure qui gère la race locale caprine, a choisi de participer au Prix national de l’agrobiodiversité animale. L’objectif : donner une visibilité à la race qui compte aujourd’hui 4.300 têtes, réparties tout le long du massif des Pyrénées, afin de confirmer la croissance des effectifs constatée depuis plusieurs années. Ainsi, l’association souhaitait mettre en avant l’aptitude de ces caprins à entretenir le territoire. Un projet qui a séduit le jury du concours. La structure remporte le deuxième prix du concours et la somme de 6.000€.

Du côté des équins, “Tadjik de Fantilhou”, issu d’un élevage de Mérens basé à Saint-Ybars, a remporté la première place du Trophée des chevaux de Territoires. 
Les éleveurs bovins ariégeois tirent également leur carte du jeu, avec ses vaches Gasconnes des Pyrénées. Cinq animaux sont montés sur le podium du salon de l’agriculture.Présentée par Jean-Jacques Respaud, la vache Divine repart avec deux médailles d’or : une pour le prix du championnat femelle et l’autre dans la catégorie “vaches adultes suitées”.

Enfin, Mathias Chevillon remporte le troisième prix de l’excellence agri-écologique du concours général agricole, dans la catégorie “prairie de fauche de montagne et de haute montagne”. 
 

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Elevage
news-58352Fri, 08 Mar 2019 08:20:40 +0100Chambre d’agriculture : les nouveaux élus installéshttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/chambre-dagriculture-les-nouveaux-elus-installes/Les élus de la Chambre d’agriculture ont officiellement pris leurs fonctions le 4 mars dernier, suite à la session d’installation, présidée par Chantal Mauchet, préfète de l’Ariège. Philippe Lacube et son équipe dirigeront l’établissement consulaire pendant six ans.Un mois après les résultats de l’élection, l’heure était à l’installation pour les professionnels le 4 mars dernier à la Chambre d’agriculture. Seul candidat à la présidence, Philippe Lacube a été élu à la majorité absolue. Même plébiscite pour le bureau. Place désormais au travail. “François Toulis et ses équipes ont beaucoup œuvré pendant 12 ans, notamment sur les questions de la PAC, des innovations, du bois ou de la baisse des intrants. Nous ne partons pas de rien. Loin de là. Pour autant, nous voulons insuffler un nouvel élan”, précise Philippe Lacube. Prochaine étape désormais : la construction d’un projet stratégique.

 

"Voir l’exploitation dans sa globalité”


Après deux mandatures sous François Toulis, Philippe Lacube  veut “apporter sa pate” et “générer une nouvelle politique”. “Désormais, nous devons voir l’exploitation dans sa globalité.” Une stratégie qui implique des changements profonds au sein de la Chambre d’agriculture.

 

La Confédération paysanne cherche à exister dans le débat


Quelques jours avant la session d’installation, la Confédération paysanne de l’Ariège a fait savoir qu’elle réclamait deux vice-présidences : celles liées à la montagne et à la PAC. Demande refusée par Philippe Lacube. Exclue de l’exécutif de la Chambre d’agriculture, la Confédération Paysanne disposera donc des trois sessions annuelles pour faire entendre sa voix. 

Philippe Lacube le sait : le plus dur reste à venir.

 

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news-58303Thu, 07 Mar 2019 10:40:53 +0100Une année marquée par plusieurs victoires syndicales pour la FDSEA 09http://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/une-annee-marquee-par-plusieurs-victoires-syndicales-pour-la-fdsea-09/La FDSEA de l’Ariège a tenu son assemblée générale le 21 février à Saint-Félix-de-Rieutord. Après la traditionnelle présentation des rapports d’activité et financier, François Purseigle, docteur en sociologie rurale, a animé une conférence axée sur la place de l’agriculture dans la société.“L’année 2018 s’est révélée particulièrement riche.” Dès son introduction, Cédric Munoz, président de la FDSEA donne le ton de l’assemblée générale. Combattif. “Les agriculteurs doivent relever la tête”, renchérit Philippe Lacube, élu à la tête de la Chambre d’agriculture le 6 février dernier.
Devant une centaine d’adhérents et de responsables officiels, les chefs de file du syndicat dressent le bilan de l’exercice précédent. Une année “compliquée”, résume Rémi Toulis, secrétaire général de la FDSEA. En cause : les aléas climatiques et des prédations en hausse dans les estives du département. S’ajoutent à ce contexte, les problématiques environnementales : les zones défavorisées ou encore la mise en place du nouveau zonage des zones vulnérables. 
 
Apparaître comme un syndicat de solutions


Face à ces nombreux enjeux, la FDSEA de l’Ariège cherche à apparaître comme un syndicat “de solutions”. Pour cela, la structure s’est organisée autour d’une dizaine de groupes de travail : foncier, environnement, eau, prédation/chasse, agriculture biologique, apiculture ou encore emploi. L’objectif: approfondir l’étude des dossiers et ainsi monter en compétence. Une stratégie qui porte ses fruits. La gestion de la réforme des zones défavorisées (ZDS) en est l’exemple. Pour rappel, une première proposition de zonage publiée par l’état excluait 1.058 communes en Occitanie dont 25 en Ariège. Une “catastrophe” pour le département, insiste Rémi Toulis. “En l’état, cette réforme équivalait à rayer les communes concernées de la carte.” Car le classement en ZDS conditionne l’attribution de certaines aides agricoles telles que l’ICHN, la majoration de la dotation jeune agriculteur ou encore l’accès à des prêts bonifiés. Les négociations entre l’État et le réseau syndical, associées à un rôle de lobbying sur les responsables de l’Administration, ont permis de réinclure la totalité des communes ariégeoises dans le zonage. 
 

"L’agriculture reste le premier acteur de protection de l’environnement. Nous devons continuer à expliquer cela au grand public. "

 

Le syndicat réactif face aux intempéries


La gestion des dossiers de fond n’a pas empêché la FDSEA d’être présente sur le terrain suite aux intempéries survenues au printemps et en début d’été. L’exceptionnelle pluviométrie printanière et les violents orages de grêle ont fortement impacté les exploitations du département (consommation prématurée de foin, problèmes sanitaires sur les animaux, tassement des sols... ) Face à cette situation, la FDSEA,  accompagnée des Jeunes agriculteurs, a alerté les pouvoirs publics. Grâce à des négociations durement menées, le syndicalisme majoritaire a obtenu le dégrèvement de la taxe foncière sur le non bâti à hauteur de 50% pour toutes les communes hors zone de haute montagne.

 

Revaloriser l’image  de l’agriculture


Au-delà de la défense du métier, la  FDSEA de l’Ariège cherche également à revaloriser l’image de la profession et ainsi lutter contre l’agribashing pratiqué régulièrement par des associations environnementalistes. Pour cela, le syndicat a choisi de promouvoir le métier auprès du grand public et dans diverses réunions. L’année 2019 s’annonce donc sous de meilleurs auspices. D’autant que la liste d’union FDSEA/JA a gagné la Chambre d’agriculture. 
De plus, la FDSEA souhaite renforcer ses groupes de travail afin de répondre aux attentes de ses adhérents. Le tout en apparaissant également comme un organisme de développement.

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Politique
news-58078Mon, 04 Mar 2019 10:34:16 +0100Médecine douce : l’homéopathie convainc de plus en plus d’éleveurshttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/medecine-douce-lhomeopathie-convainc-de-plus-en-plus-deleveurs/Basée sur l’administration répété de dilution et d’individualisation des traitements, l’homéopathie gagne de plus en plus de terrain. Cette médecine douce permet de réduire l’usage des médicaments. Dans le département, plusieurs éleveurs ont opté pour cette méthode de traitement. A l’heure où les agriculteurs pensent à sortir leurs troupeaux en vue de la saison estivale, beaucoup d’entre eux découvrent des maux et des blessures sur leurs animaux. Face à ces derniers, ils sont de plus en plus nombreux à utiliser de l’homéopathie, notamment dans les élevages bovins. Basée sur trois principes – dilution, individualité et infinitésimalité -, cette pratique permet de réinscrire les patients et “dans [leur] environnement”, explique Véréna Hentraye Curvers, vétérinaire sur le site de Web-Agri.fr. 
Dans le département, une dizaine d’exploitants ont opté pour cette médecine au cours des dernières années. C’est le cas du lycée agricole de Pamiers, qui a intégré cette pratique dans la gestion sanitaire de son troupeau laitier en 2016. L’objectif : réduire l’usage des antibiotiques et ainsi “stimuler le système immunitaire de l’animal”.

Le lycée agricole a opté pour un protocole axé sur neuf solutions “essentielles”. 

 

Un renforcement de la surveillance


La mise en place de ce type de traitement au sein d’une exploitation n’est pas anodine. Elle implique une surveillance accrue des animaux. Le jeu de l’observation en vaut la chandelle. En deux ans et demi, Julien Enjalbert a économisé en moyenne 3.000€ par an de frais vétérinaires. Un tube de granules coûte environ entre trois et cinq euros. Ces économies doivent toutefois être relativisées.

 

Se former pour être plus efficace


Même si l’homéopathie ne présente pas de risques apparents pour les animaux, les vétérinaires préconisent une formation. “La mise en place de cette pratique au sein d’un établissement scolaire n’est pas anodine. Cela nous permet de sensibiliser nos élèves à cette option. La grande majorité d’entre eux est surpris mais attentif", explique Julien Enjalbert, responsable de l'exploitation du lycée

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Elevage
news-57915Wed, 27 Feb 2019 09:27:45 +0100Une cellule bien-être animal créée dans le départementhttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/une-cellule-bien-etre-animal-creee-dans-le-departement/Conformément aux demandes de l’Etat, l’Ariège s’est dotée d’une cellule “bien-être animal” depuis le mois d’octobre dernier. A l’initiative de la mise en place de cette organisation : la Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP) de l’Ariège et la Chambre d’agriculture. Depuis plusieurs mois, la lutte contre la maltraitance animale est devenue une priorité pour le Gouvernement. Et pour cause : le seuil de tolérance de la société en la matière a fortement baissé ces dernières années. C’est pourquoi, dès 2017, la Direction générale de l’alimentation s’empare du dossier et émet des recommandations  en faveur de la mise en place d’une “organisation collective et structurée” dans chaque département. C’est désormais chose faite en Ariège. Depuis le 26 octobre 2018,   la Chambre d’agriculture de l’Ariège et la DDSCPP travaillent de concert pour mettre en place une cellule axée sur le bien-être animal. L’objectif : prévenir et lutter contre les cas de maltraitances ou de défaut de soins apportés aux animaux.
Deux volets d’action

Cette cellule est structurée autour de deux volets d’action.  La prévention en premier lieu, pilotée par la Chambre d'agriculture. 

La DDSCPP est, quant-à-elle, chargée de diriger le volet d’intervention d’urgence. Celui-ci sera mobilisé en cas de maltraitance avéré sur les animaux. L’état dispose alors de solutions multiples, la mise en demeure de l'agriculteur notamment. 

 

Les acteurs de la cellule se réuniront en mars prochain. La rédaction d’une charte récapitulant les principes sur lesquels les membres de la mission s’accordent, sera à l’ordre du jour. 

 

Comment effectuer un signalement ?

Toute personne témoin d’une situation préoccupante peut effectuer un signalement en envoyant un mail à l’adresse suivante : 
vigibea@ariege.chambagri.fr

 

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Elevage
news-57737Fri, 22 Feb 2019 11:26:25 +0100Salon international de l’agriculture : quels seront les Ariégeois présents ?http://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/salon-international-de-lagriculture-quels-seront-les-ariegeois-presents/Pour la quatrième année consécutive, l’Ariège participera au Salon international de l’agriculture (SIA), du 23 février au 3 mars à Paris. Ainsi, 23 producteurs et artisans présenteront leurs produits au sein de l’Ambassade du bon goût ariégeois. L’Ariège revient une nouvelle fois en force au Salon international de l’agriculture. En partenariat avec la Chambre d’agriculture, le Conseil départemental et l’Agence de développement touristique renouvèlent le dispositif initié en 2016. Durant toute la durée de la manifestation, l’Ariège ouvre une “ambassade du bon goût” au cœur du hall des Régions du parc des expositions de la porte de Versailles. Vignerons, producteurs de poulets fermiers, de bœufs gascons, de fruits, apiculteurs, bières artisanale, fois gras... 23 producteurs se partageront les 130m² du stand, le “plus grand” de l’espace Occitanie. 

 

Un concept remanié

Fort de l’expérience de ces dernières années, le Conseil départemental a quelque peu modifié son concept, afin de répondre à un enjeu central : attirer des visiteurs tout au long de l’année.Une stratégie qui porte ses fruits. Les organisateurs constatent une hausse croissante de la fréquentation. Le chiffre d’affaires cumulé des producteurs augmente chaque année. Alors qu’il était de 14.000€ en 2017, il est estimé à 89.000€ en 2018.

 

       

 

“Valoriser l’image de l’Ariège”

Au fil des années, cet événement est devenu une “priorité” pour la collectivité locale. En filigrane de cette stratégie, les élus souhaitent “vendre” le département auprès des milliers de visiteurs présents sur ce salon. Un “coup de projecteur” intéressant, alors même que le l’Ariège accueillera une étape du Tour de France en juillet prochain et que la réouverture du château de Foix est prévue dans les mois à venir. 

 

  

 

Retrouvez tous les autres participants au Salon de l'agricultrue dans l'édition du 22 février 2019 de Terres d'Ariège.

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news-57517Mon, 18 Feb 2019 08:15:38 +0100Zones vulnérables : un nouveau périmètre en vigueur en Ariègehttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/zones-vulnerables-un-nouveau-perimetre-en-vigueur-en-ariege/Après une première révision finalisée en 2015, une nouvelle cartographie des zones vulnérables a été adoptée le 21 décembre dernier par le préfet coordinateur de bassin. Pourquoi cette révision ?

La Cour administrative d’appel de Bordeaux a annulé dans son arrêt du 30 mai 2017, l’arrêté du 31 décembre 2012 portant délimitation des zones vulnérables aux pollutions par les nitrates d’origine agricole dans le bassin Adour-Garonne avec une date d’effet au 1er décembre 2017.
 

De nouvelles règles pour  cette délimitation

Les règles utilisées pour cette nouvelle délimitation respectent les critères et méthodes d’évaluation de la teneur en nitrates des eaux et les modalités de désignation de zones vulnérables définies par le Code de l’environnement. Elles prennent notamment en compte les points suivants :
• le risque d’eutrophisation
• le classement des communes de l’ensemble de la masse d’eau souterraine
 

Une concertation et une consultation menées sur près d’un an

Comme le prévoit le Code de l’environnement, le projet de délimitation a été élaboré en concertation avec les organisations professionnelles agricoles entre octobre 2017 et avril 2018. Par la suite, ce projet a été présenté à la commission planification du comité de bassin en 2017. Il a ensuite été soumis à l’avis des conseils régionaux, des Chambres régionales de l’agriculture, des commissions régionales de l’économie agricole et du monde rural et de l’Agence de l’eau Adour-Garonne entre mi-mai et mi-juillet 2018. 
Une consultation du public a eu lieu du 22 mai 2018 au 30 juin 2018. 

Le projet a été soumis en dernière phase de consultation à la commission planification du Comité de bassin Adour-Garonne, qui a donné un avis favorable le 
9 octobre 2018.

 

Programme d’actions régional à mettre en œuvre sur la zone vulnérable nitrates

Par ailleurs, dans le même temps que la procédure de délimitation de la zone vulnérable, un programme d’actions régional nitrates, applicable sur cette zone, a été élaboré puis a fait l’objet des concertations avec la profession agricole et de consultation réglementaire. Ce programme d’actions de la région occitanie a été signé également le 21 décembre 2018.
 

 

Vous retrouverez la liste des communes figurant dans le nouveau zonage dans l'édition du 15 février de Terres d'Ariège. 
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Cultures
news-57463Fri, 15 Feb 2019 12:02:13 +0100Ours : le syndicalisme majoritaire claque la porte de la CIDOhttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/ours-le-syndicalisme-majoritaire-claque-la-porte-de-la-cido/Une commission d’indemnisation des dommages d’ours (CIDO) s’est déroulée le 7 février à la préfecture de l’Ariège. Face aux “peu de mesures” proposées par l’état, les représentants du syndicalisme majoritaire, du syndicat ovin et de la Chambre d’agriculture ont pris une décision radicale.Les relations entre l’état et le monde agricole ne s’améliorent pas. Loin de là. La tenue de la dernière CIDO le 7 février le prouve. Au centre des griefs du monde agricole : l’ordre du jour de cette réunion. Les autorités publiques avaient en effet prévu de présenter plusieurs “mesures”, applicables dès 2019 : auto-diagnostic, harmonisation des barèmes, constats simplifiés. 

Des mesures jugées “peu satisfaisantes” par la majorité de la profession agricole. “L’état cherche à nous enfumer”, s’insurge Rémi Denjean, élu en charge du dossier montagne à la Chambre d’agriculture. La réaction est alors immédiate. Les représentants du syndicalisme majoritaire et du syndicat ovin de l’Ariège choisissent de quitter la salle. 

 

“Les autorités publiques cherchent à nous diviser”


La profession pointe du doigt un “désengagement de l’état” sur ce dossier. “La mise en place de l’autodiagnostic serait lourd de conséquences pour notre profession. Elle signifierait notamment que l’ONCFS se rendrait moins sur le terrain”, dénonce Rémi Denjean. "L’état a choisi de réintroduire. Il doit en assumer  seul les frais liés aux constats.Ce n’est pas au berger de prendre ses responsabilités. ” 

"L’Etat fait comme l’ours : il hiberne”


L’harmonisation des barèmes des dégâts d’ours avec celui du loup provoque la même colère. Annoncée en 2017, cette mesure est effective depuis le 1er janvier 2019. Une mise en place que le monde agricole dénonce. “L’Etat a voulu aller vite." Car, outre l’aspect financier, cette mesure ne convainc toujours pas. 

 

“Nous voulons un compte-rendu de la mission ours”


La profession demande le compte-rendu de la mission Ours. Pour rappel, deux experts, issus des ministères de l’Agriculture et de l’Environnement, ont été chargés au printemps dernier de dresser un état des lieux et ainsi “évaluer la situation des éleveurs, de leur cheptel et des prédations”, en croisant notamment des données nationales et locales. “Presqu’un an après leur visite, nous n’avons toujours aucun compte-rendu. L’Etat fait comme l’ours : il hiberne”, tranche le responsable. 

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Politique
news-57419Thu, 14 Feb 2019 13:56:16 +0100La FDSEA de l'Ariège parlera sociologie des mondes agricoles lors de son AGhttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/la-fdsea-de-lariege-parlera-sociologie-des-mondes-agricoles-lors-de-son-ag/La FDSEA de l'Ariège organise son assemblée générale annuelle le 21 février prochain à la salle des fêtes de Saint Félix-de-Rieutort à partir de 9h.Cette année, la FDSEA a invité pour l’occasion François Purseigle, sociologue des mondes agricoles. Cet ingénieur agronome, docteur en sociologie rurale, est maître de conférences à l’École nationale supérieure agronomique de Toulouse (INP-ENSAT). Après avoir consacré huit années à l’étude de l’engagement et du comportement syndical et politique des agriculteurs français, ce chercheur renommé travaille actuellement sur le fonctionnement des très grandes entreprises agricoles et le comportement entrepreneurial de leurs dirigeants. 

 

Décrypter les liens entre la profession agricole et la société

François Purseigle interviendra au cours de notre assemblée générale pour apporter son expertise sur l’évolution de la place de l’agriculture dans la société. Cette thématique est au cœur de l’actualité, avec des attentes sociétales toujours plus complexes. 

 

La convivialité à l’ordre du jour

Comme chaque année, l’assemblée se clôturera sur une note conviviale avec vin d’honneur et buffet de produits locaux. Alors ne ratez pas cet événement et inscrivez-vous au plus vite par  fdsea09@reseaufnsea.fr, sms ou  06.75.60.68.30. 
 

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Politique
news-57330Wed, 13 Feb 2019 12:26:16 +0100“Je souhaite mener une politique agricole dans la continuité de mon prédécesseur”http://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/je-souhaite-mener-une-politique-agricole-dans-la-continuite-de-mon-predecesseur/Suite au décès brutal d’André Rouch, conseiller départemental du canton Couserans Est, Michel Icart a pris ses fonctions le 7 janvier dernier. Entretien avec ce nouvel élu, chargé de présider la commission Agriculture et environnement de la collectivité locale. Vous venez de prendre vos fonctions dans l’hémicycle du Conseil départemental. Pouvez-vous vous présenter ?
Je suis retraité du secteur privé. J’ai effectué la majeure partie de ma carrière dans le service comptabilité d’Airbus, dans la région toulousaine. Depuis plusieurs années, j’ai choisi de vivre en Ariège, dans le Couserans. Ce choix n’est pas un hasard. La famille de mon père étant originaire de là, j’ai toujours passé du temps dans le département. 

Après avoir été adjoint à la mairie de Soulan pendant plusieurs années, vous devenez maire de cette commune en 2006. Votre engagement vous a également amené à prendre la tête de la Communauté de communes de Massat. Vous connaissez bien les dossiers liés à la ruralité, dont celui de la présence des ours sur le territoire...
Je suis effectivement confronté à cette problématique depuis des années. Les éleveurs de mon village m’ont souvent sollicité à ce sujet. La situation est difficile. Ma position reste inchangée. Les agriculteurs doivent pouvoir vivre dignement de leur métier.

 

"Depuis la perte  de sa compétence économique,  le Département  a développé  une politique  d’accompagnement  des filières "
 

 

Un mois après votre arrivée au Conseil départemental, quels sont les principaux dossiers qui constitueront votre politique agricole ?
Je souhaite rester dans la continuité de l’action de mon prédécesseur, auquel je souhaite rendre hommage. Depuis l’entrée en vigueur de loi NOTRe et la perte de sa compétence économique, le Département a développé une politique d’accompagnement des filières et de ses acteurs vers des systèmes de productions pertinents. Nous continuerons dans ce sens. 

Le Conseil départemental travaille également sur l’eau et la sécurisation du lac de Montbel par le Touyre...
La phase de concertation est désormais terminée. Nous attendons maintenant le rapport du garant pour dresser le bilan des remontées du terrain. Une chose est sûre : tout se fera avec l’accord des populations locales.
 

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Politique
news-57143Fri, 08 Feb 2019 10:53:46 +0100La liste d’union JA/FDSEA conserve la Chambre d’agriculture de l’Ariègehttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/la-liste-dunion-jafdsea-conserve-la-chambre-dagriculture-de-lariege/Six jours après la fin du scrutin, le dépouillement des votes des élections de la Chambre d’agriculture s’est déroulé le 6 février à la préfecture de l’Ariège. Après deux mandatures aux responsabilités, la liste d’union JA/FDSEA remporte une nouvelle fois la majorité des suffrages. Les urnes ont parlé. Les agriculteurs ariégeois réaffirment leur confiance à l’union JA/FDSEA. Menée par Philippe Lacube, cette liste obtient 54% des suffrages du collège “Chef d’exploitation”. Une “satisfaction” pour les professionnels présents lors du dépouillement. D’autant que le défi était de taille dans le département puisque François Toulis, le président sortant ne se représentait pas et que la Confédération Paysanne avait fait du département un “objectif national”.

 

Une légitimité forte


Les Jeunes agriculteurs et la FDSEA de l’Ariège avaient fait de l’abstention leur “plus gros ennemi”. Avec 66% de taux de participation, l’Ariège est un des départements qui s’est le plus mobilisé au niveau national. Un point positif car cela confère à l’équipe nouvellement élue une légitimité importante aux yeux des agriculteurs mais également auprès des institutions.  Rappelons que l’établissement consulaire est chargé de représenter et de défendre les intérêts du monde agricole au près notamment des pouvoirs publics. 

Les nouveaux élus prendront officiellement leurs fonctions lors de la session d’installation, qui se déroulera le 4 mars prochain. 

 

 

Composition en % du Collège 1 "Chef d'exploitation"

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Politique
news-56750Fri, 01 Feb 2019 09:23:30 +0100IBR : comment évolue la situation dans le département ?http://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/ibr-comment-evolue-la-situation-dans-le-departement/Dans le cadre de la refonte du dispositif de prévention, de surveillance et de lutte contre la rhinotrachéite infectieuse bovine (IBR), l’arrêté ministériel du 31 mai 2016 a mis en place l’attribution d’un statut IBR à chaque élevage en rendant obligatoire l’identification des animaux comme sains ou porteurs de la maladie. Ce texte a également renforcé la surveillance et l’assainissement des troupeaux en imposant des restrictions à la circulation des bovins issus de cheptels non-indemnes, a interdit la vente des bovins positifs pour l'élevage, ainsi qu’à partir de 2021 leur montée en estive.Suite à un travail important du réseau des groupements de défense sanitaire et notamment de celui de l’Ariège qui a été force de proposition pour adapter la réglementation aux réalités de terrain, un nouvel arrêté en date du 25 octobre 2018 a modifié l’arrêté du 31 mai 2016.
Les nouvelles dispositions visent notamment la prise en compte de la possibilité, validée par le laboratoire national de référence de l’ANSES, de distinguer un animal infecté d’un animal vacciné par un vaccin DIVA, dit vaccin délété gE. Dans ce cadre, deux statuts sanitaires des troupeaux sont créés: en cours de qualification indemne d’IBR vacciné et indemne d’IBR vacciné à destination des départements à prévalence significative comme celui de l’Ariège.

Les objectifs attendus, visant à permettre aux éleveurs ayant vacciné la totalité de leur troupeau, de vendre pour l'élevage des bovins négatifs vaccinés, d'ouvrir l'accès aux estives pour ces mêmes animaux négatifs vaccinés au-delà de 2021, sont atteints avec ce nouvel arrêté. Il faut saluer ici la forte implication des éleveurs ariégeois pour la reconnaissance et l’utilisation du vaccin délété gE, la mobilisation du groupement de défense sanitaire de l'Ariège et le soutien de la direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations.
Sans attendre 2021, les éleveurs d’Ariège, sédentaires ou transhumants, ont d’ores et déjà privilégié la réforme de leurs bovins positifs, puisque chaque année, les effectifs positifs IBR diminuent.

 

 

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Elevage
news-56747Fri, 01 Feb 2019 09:13:16 +0100Un parlement de l’eau en cours de créationhttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/un-parlement-de-leau-en-cours-de-creation/La préfecture de l’Ariège a lancé en fin de semaine dernière une consultation pour la constitution d’une commission locale de l’eau, chargée d’élaborée et de mettre en oeuvre le schéma d’aménagement et de gestions des eaux du bassin versant des Pyrénées ariégeoises. A l’heure où la région Occitanie est amenée à gagner des milliers d’habitants dans les années à venir, la gestion de cette la ressource eau revêt des enjeux majeurs.  Après le parlement de la montagne en 2017, c’est donc au tour de celui de l’eau d’être créé dans le département. L’objectif : élaborer et assurer le suivi de la mise en oeuvre du SAGE. 
Concilier les différents usages

A l’heure où la gestion de l’eau devient un enjeu politique majeur, ce schéma a pour objectif la gestion équilibrée et durable de la ressource en eau. Concrètement, le SAGE doit concilier les différents usages (agricoles, industriels, collectivités), mais également la protection des milieux aquatiques et apporter des réponses aux spécificités territoriales. 
Le périmètre du SAGE a été approuvé par arrêté préfectoral en septembre 2018.

Qui participera à la conception du SAGE ?

Cette commission regroupera trois collèges : les collectivités, les usagers et les services de l’État. Chaque acteur devra pouvoir apporter des réponses aux enjeux dans les domaines de la gestion quantitative de l’eau, du maintien ou de l’amélioration de la qualité de l’eau, de l’atteinte du bon état des milieux aquatiques, la conciliation des usages et des milieux, mais également dans la gestion des risques inondation. 
 

[ Crédit photo : Réussir ]

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Cultures
news-56671Wed, 30 Jan 2019 16:53:24 +0100Spécial SIMA : portrait d'une entreprise ariégeoise qui participehttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/special-sima-portrait-dune-entreprise-ariegeoise-qui-participe/Du 24 au 28 février 2019 à Paris, exposants et visiteurs internationaux se retrouveront au SIMA, mondial des fournisseurs de l’agriculture et de l’élevage, autour de la thématique “l’innovation au service d’une agriculture compétitive” pour faire face aux enjeux du secteur.« Pire est le sol, plus notre produit se différencie de la  concurrence. » Telle pourrait être la devise des Forges de Niaux, du 24 au 28 février prochain, durant le SIMA.
Pour cette entreprise, l’objectif consiste à présenter son produit, le Niaux 200, un disque en acier d’une dureté de 200 kg/mm². Participer à cet événement revêt avant tout un enjeu
commercial. Ces quatre jours leur permettent ainsi de rencontrer des clients.
 
Un temps d’échange

Même si l’enjeu se veut avant tout marchand, la société voit également dans cette participation au salon international du machinisme un moyen d’échange avec les professionnels du monde agricole. Organisé en parallèle du salon international de l’agriculture, le SIMA permet à l’industriel ariégeois de rencontrer « les utilisateurs finaux », à savoir les agriculteurs. Une
visibilité importante voire essentielle pour l’entreprise.
 

Une entreprise tournée vers l’export

Chaque année, les Forges de Niaux produisent 1,2 million de disques. Les marchandises produites sont présentes sur les cinq continents. L’export représente d’ailleurs 60 % de ses flux. Et depuis plusieurs années, l’entreprise cherche à poursuivre et à développer sa stratégie commerciale.
 

[crédit photo : Forges de Niaux]

 

 

Retrouvez l'intégralité du dossier dans l'édition du 25/01/2019 de Terres d'Ariège

 

 

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Dossiers
news-56590Tue, 29 Jan 2019 09:13:03 +0100Arterris accentue sa présence dans l’agroalimentaire http://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/arterris-accentue-sa-presence-dans-lagroalimentaire/Engagé dans un plan de développement stratégique horizon 2025, Arterris choisit plus que jamais de miser sur la croissance et compte ainsi consolider son pôle agroalimentaire dans les années à venir. Cette stratégie s’accompagne d’un changement de gouvernance. Créée en 2009 suite à la fusion d’Audecoop, de la Toulousaine de céréales et du groupe coopératif occitan, Arterris conserve sa place de leader sur son territoire malgré un contexte agricole difficile. En 2018, la structure dépasse le seuil symbolique du milliard d’euros de chiffre d’affaires. Le Groupe reste le premier multiplicateur de semences en France. Il conserve 
également sa première place pour la production de blé dur, de tournesol et de sorgho à l’échelle nationale. Même dynamisme du côté de sa filière animale. 
En 2018, la structure a commercialisé 57.000 bovins et 473.000 ovins. 

 

" Renforcer notre présence dans l'agralimentaire c'est valoriser au mieux la production des adhérents en privilégiant les circuits courts et les produits de qualité."

 

Le bilan se révèle donc positif pour la structure, qui voit sa gouvernance modifiée depuis la fin de l’année 2018. Installé à Arvigna sur une exploitation céréalière, Jean-François Naudi succède à Régis Serre à la présidence de la coopérative. Un renouveau politique qui s’accompagne d’une refonte de la gouvernance du groupe. Désormais, Arterris s’organise autour de trois pôles : agricole, agroalimentaire et distribution.

 

Consolider le pôle agroalimentaire

Dans le cadre de sa stratégie de développement, Arterris mise sur l’activité agroalimentaire. En juin 2017, la coopérative rachète la Conserverie du Languedoc basée à Castelnaudary, qui commercialise la marque “La Belle Chaurienne”. L’objectif : “valoriser au mieux la production des adhérents en privilégiant les circuits courts et les produits de qualité”, explique la coopérative. D’autant que ces rachats se révèlent fructueux. “Le retour des investissements est conforme à nos prévisions. Pour une raison simple : les entreprises acquises sont saines et n’ont pas de dettes”, précise Jacques Logie, directeur du Groupe. 

 

"Apprendre les métiers liés à la distribution"

Assurer son indépendance sur les marchés signifie pour Arterris de maîtriser les circuits de distribution. Pour cela, la coopérative a choisi de renouveler le modèle de ses points de ventes, historiquement tournés vers la jardinerie, en intégrant des rayons alimentaires. 

 

Malgré certaines difficultés du monde agricole, Arterris confirme  donc sa politique d’investissements dynamiques.

 

 

Mickaël Marcerou, responsable de l’activité animale au sein d’Arterris

Impliqué au sein de Synergie puis membre du bureau d’Arterris depuis 2015, Mickaël Marcerou, éleveur de vaches gasconnes à Gudas, a pris la présidence des COS Nutrition animale et produits élaborés en 2018. Sa stratégie : poursuivre le travail de filière et renforcer le lien entre la production, la transformation et la distribution. 

 

 

Article sur la même thématique 

- Jean-François Naudi, nommé président du groupe Arterris

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Cultures
news-56214Mon, 21 Jan 2019 14:45:48 +0100Procès contre la Conf' : François Toulis dénonce le jeu trouble de ses opposantshttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/proces-contre-la-conf-francois-toulis-denonce-le-jeu-trouble-de-ses-opposants/François Toulis souhaite rétablir la vérité dans son affaire qui l’oppose à la Confédération paysanne de l’Ariège.Condamnés par la  justice, ils sont  candidats à la Chambre d’Agriculture !


C’est bel et bien définitivement condamnés par la justice que se présentent David Eychenne et Sébastien Wyon aux élections de la Chambre d’Agriculture. En effet, la cour d’appel de Toulouse a rendu (voir ci-contre) son jugement donnant raison à François Toulis, dans le cadre de son procès contre les deux leaders de la Confédération Paysanne de l’Ariège.
Le rappel des faits : en juin 2016, le Regain, journal syndical de la Confédération Paysanne, accuse François Toulis de vol d’aides PAC, et de falsification de documents. Des accusations graves, personnelles, qui mettent en cause son honneur et sa réputation, bref, de la diffamation. François Toulis décide de porter plainte, pour rétablir la vérité, mais aussi pour démontrer publiquement que la Conf utilise pour arriver au pouvoir la manipulation, les mensonges, la démagogie. Après de nombreuses péripéties judiciaires au Tribunal de Foix, c’est la Cour d’Appel de Toulouse qui a tranché : oui les allégations de Messieurs Eychenne et Wyon sont mensongères, oui ils sont condamnés !

L’arroseur arrosé !


Dans sa volonté d’être transparent, François Toulis a publié dans les colonnes de Terres d’Ariège dès 2016, les primes qu’il perçoit avec ses associés sur son exploitation. Il a demandé aux responsables de la Conf d’en faire de même, ils ne l’ont jamais fait… Pourquoi ? La publication des aides PAC touchées par chaque exploitant sur le site du ministère nous apporte la raison : faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais !

 

"La ferme Ariège a gagné 20 millions d’euros depuis quatre ans. Cet argent va directement dans l’économie locale."

 

En effet, si l’on compare le montant des aides PAC perçues par travailleur, François Toulis et ses 26.000 euros est un petit joueur en comparaison de plusieurs leaders de la Confédération Paysanne qui toucheraient jusqu’à 80.000 euros par an ! à la vue de ces chiffres, François Toulis réagit : “Je ne critique pas les montants, ils ont suivi la politique préconisée par la Chambre : faire valoir tous nos droits et aller chercher le maximum d’aides ! Mais pourquoi n’assument-ils pas ? Ils militent pour le plafonnement et la redistribution des aides : qu’ils donnent l’exemple et se l’appliquent à eux-mêmes ! Rien ne les empêche de redistribuer une partie de leurs aides aux moins chanceux !”

Un bilan politique assumé


En syndicaliste aguerri, François Toulis le sait : au-delà des attaques personnelles, la Confédération paysanne a voulu, par le biais de ce “brulot”, critiquer sa politique. “Or le bilan de mandature se veut plutôt positif. Nous n’avons jamais autant installé de jeunes agriculteurs qu’en 2018 avec 70 installations aidées. L’Ariège est le deuxième département de l’ex Midi-Pyrénées en la matière. Nous avons également travail¬lé sur la structuration des filières avec la mise en place des Steakeurs ou encore sur la diversification des revenus grâce notamment à des initiatives collectives comme Bois Paysan ou la plate-forme Terroir Ariège-Pyrénées.” 
En 2014, les élus de la Chambre d’agriculture choisissent de mener une politique offensive pour les agriculteurs du département afin qu’ils optimisent leurs primes PAC l’année d’après, lors de la mise en place du nouveau programme. “Nous avons enchaîné les réunions aux quatre coins du département. 1.500 déclarations ont été réalisées par nos services. Trois exploitants sur quatre nous ont donc sollicité.” François Toulis s’en félicite : “La ferme Ariège a gagné 20 millions d’euros depuis quatre ans grâce à cela. Cet argent va directement dans l’économie locale.”
Si la Confédération Paysanne s’est, depuis de trop nombreuses années, sentie obligée d’attaquer sur le terrain de l’outrance et de la diffamation, c’est bien parce que les élus FDSEA-JA de la Chambre d’Agriculture ont conduit un projet ouvert, soutenu la diversité des systèmes, initié de nombreuses filières territorialisées, développé l’agriculture biologique et les circuits courts, tout en consacrant des moyens aux grandes filières de production, développé le conseil aux céréaliers et aux éleveurs, défendu l’irrigation, etc. …

Votez FDSEA-JA !


Sans réel projet alternatif, l’opposition ne s’est jamais montrée à la hauteur des enjeux de l’Ariège et de son agriculture, c’est pourquoi confirme François Toulis : “j’appelle à voter pour la liste FDSEA-JA menée par Philippe Lacube”.

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Politique
news-56139Fri, 18 Jan 2019 11:43:13 +0100Elections Chambre 2019 : la liste JA-FDSEA fait salle comble lors de son meetinghttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/elections-chambre-2019-la-liste-ja-fdsea-fait-salle-comble-lors-de-son-meeting/Organisé dans le cadre de la campagne électorale pour les élections de la Chambre d’agriculture le 12 janvier dernier, le meeting animé par la FDSEA et les JA a été un véritable succès. En présence de Nicolas Sarthou, vice-président de Jeunes agriculteurs national et de Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, les membres de la liste ont détaillé leur programme.“Nous parlons et nous nous intéressons à tous les agriculteurs, à toutes les agricultures. Sans distinction”. Devant près de 300 personnes, Philippe Lacube, tête de liste JA-FDSEA pour les prochaines élections de la Chambre d’agriculture, donne le ton dès le début de son discours. Offensif et déterminé. En présence de Nicolas Sarthou, vice-président de Jeunes agriculteurs national et de Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, il détaille les quatre axes majeurs du programme. à commencer par la communication “Nous devons reprendre le micro pour expliquer à la société le bien fondé de nos pratiques en faveur de l’environnement et de la biodiversité. Pour cela, nous comptons mettre en place un grand plan de communication. Sans ce travail, nous sommes morts.” 
L’installation revêt également des enjeux majeurs pour l’équipe JA-FDSEA. “Nous défendons les projets viables, avec un vrai socle économique. Les installations RSA, ça ne sera pas chez nous”, insiste la tête de liste.

 

"Pour une fois que nous maîtrisons notre destin, agissons et votons afin d’exprimer notre volonté."

 

Autre point clé du programme : la valorisation des produits. “L’Ariège est le seul département de la région à ne pas disposer de signe officiel de qualité. Afin de nous différencier, nous souhaitons créer une marque Ariège Pyrénées. L’idée : utiliser l’image du département – dominée par les valeurs de bien-vivre, montagne et convivialité - pour promouvoir nos produits localement et, pourquoi pas élargir vers l’agglomération toulousaine qui gagne des milliers d’habitants chaque année.” Le projet est ambitieux. “Nous avons testé cette idée auprès d’une trentaine d’agriculteurs producteurs. Tous se sont montrés très réceptifs”, précise Philippe Lacube. 

Enfin, le projet JA-FDSEA laisse une part importante à la recherche de la performance économique. “Nous souhaitons renforcer l’animation et le conseil économique. Notre politique sera également tournée vers le soutien à l’irrigation.” 
Dans la salle, ce projet convainc. “Vous disposez de toute l’énergie nécessaire pour réussir”, félicite Christiane Lambert, présidente de la FNSEA. “Des transitions devront être opérées dans les années à venir. Si les agriculteurs sont accompagnés en fonction de leurs besoins, beaucoup seront capables de se surpasser.”

“Nous comptons sur vous pour gagner”

Ce scrutin revêt toutefois des enjeux de taille (voir page 4).  Les jeunes agriculteurs et la FDSEA le savent : l’abstention demeure leur “plus gros ennemi”. “Souvenons-nous des résultats aux dernières élections législatives”, rappelle Cédric Munoz, président de la FDSEA de l’Ariège. “Nous sommes le seul département à avoir élu deux députés issus de la France Insoumise. Leur élection découle d’un fort taux d’abstention. Pour une fois que nous maîtrisons notre destin, agissons et votons. La balle est dans notre camp.” Un discours corroboré par Jean-Yves Bousquet, annoncé comme premier vice-président en cas de victoire. “Nous devons tous aller voir nos voisins pour leur exposer ce programme et les convaincre d’exprimer leur volonté par le vote.”

Un syndicalisme de solutions

 Alors que le contexte économique – chute des cours de céréales et baisse de la consommation de viande – pèse sur le moral des agriculteurs, JA et FNSEA veulent apparaître comme des “syndicats de solutions”. “Nous souhaitons répondre aux problématiques relatives aux changements climatiques ou à la protection de l’environnement. Nos réponses se révèlent très pragmatiques”, insiste Christiane Lambert. “Nous avons œuvré pour le rééquilibrage de la PAC en faveur des systèmes montagneux. Nous avons également beaucoup travaillé lors des états généraux de l’alimentation pour modifier le processus d’établissement des prix, en faveurs des producteurs.” Une vision partagée par Nicolas Sarthou. “Un chef d’entreprise doit pouvoir vivre de son métier.” 
Le syndicalisme majoritaire le sait. Ces victoires syndicales seront importantes au moment du scrutin car leurs opposants politiques crient au dégagisme. “Comment faire confiance à des gens qui ont milité pour un renouveau il y a 18 mois et qui aujourd’hui le contestent ?”, réplique la chef de file de la FNSEA. 

Le mot d’ordre est donc simple. Chacun appelle à voter. “La FNSEA et les Jeunes agriculteurs sont des corps intermédiaires responsables. Votre projet est clair, offensif, courageux et ouvert”, conclut Christiane Lambert.

 

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Politique
news-55807Mon, 14 Jan 2019 10:18:27 +0100La CAPLA visée par une procédure pour “irrégularités”http://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/la-capla-visee-par-une-procedure-pour-irregularites/Un collectif d’adhérents de la coopérative agricole des producteurs de Lèze Arize (CAPLA) s’est fédéré début décembre, suite à la tenue des assemblées de section de la coopérative. Ce dernier dénoncent des “irrégularités”. Des accusations que réfutent la coopérative. La fin de l’année 2018 s’est révélée particulièrement mouvementée du côté de la CAPLA. En cause : une procédure lancée par un collectif d’agriculteurs suite à la tenue de l’assemblée de section le 30 novembre dernier. Ces exploitants dénoncent en effet des  “irrégularités”, lors de cette réunion. Ils en sont convaincus : “les statuts n’ont pas été respectés”. Les griefs sont nombreux. “ Les accusations sont graves. Elles pourraient remettre en cause la tenue même de cette assemblée et, par effet domino, celle de  l’assemblée générale de la coopérative,

 

Un huissier de justice saisi 


Saisi par ce collectif d’agriculteurs, un huissier de justice s’est donc rendu au siège de la coopérative, à Daumazan-sur-Arize. Son rôle : recueillir plusieurs documents dont les statuts, la feuille d’émargement signée par les personnes présentes à l’assemblée de section et le règlement intérieur de la coopérative, afin d’établir un constat. Cette procédure se veut particulièrement importante. Le procès-verbal, réalisé par l’huissier pourra par la suite, constituer des preuves. “L’huissier n’a pas pu obtenir les documents demandés”, regrette un membre du collectif. Pourquoi la coopérative n’a-t-elle pas souhaité transmettre ces documents ? Face à ces interrogations, Vincent Escourrou, président de la coopérative se dit justifie. “Je n’ai pas su qu’un huissier était passé. outefois, j’ai donné un certain nombre de documents à un membre de ce collectif en main propre. " La situation se révèle donc au point mort. 

 

Des oppositions politiques en filigrane


Cette polémique émane alors même que la coopérative doit renouveler une partie de ses administrateurs et élire un président. En fonction depuis l’an 2000, Vincent Escourrou vient d’être réélu au conseil d’administration. Des jeux politiques pourraient donc être à l’origine de cette affaire ? “Nous demandons seulement plus de transparence et d’éthique, notamment dans les choix politiques pris”, insiste le Collectif. Une requête émise alors que la CAPLA vient de réduire sa masse salariale. L’affaire devrait donc faire de nouveaux quelques remous dans les semaines à venir.

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Cultures
news-55800Mon, 14 Jan 2019 09:28:42 +0100Élection Chambre : qui sont les candidats dans le département ?http://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/election-chambre-qui-sont-les-candidats-dans-le-departement/La campagne pour les prochaines élections de la Chambre d’agriculture a officiellement débuté depuis début janvier. En Ariège, les enjeux sont de taille puisque François Toulis, le président sortant, ne se représente pas. Les trois syndicats agricoles - JA/FDSEA, Coordination rurale et Confédération paysanne - prennent part au scrutin. Rappelons que les électeurs ont jusqu’au 31 janvier prochain pour voter. soit via le vote électronique soit par voie postale. Collège "Chef d'exploitation"

 

Collège "Anciens exploitatnts"

 

Collège "Caisse de crédit agricole"

1- Hervé Peloffi
2- Agnés Ferrand
3- Michel Gianesini

 

Collège "Coopératives"

Fédération départementale des coopératives agricoles de l’Ariège
1- Phillippe Ruffat
2- Christelle Record
3- Jean-Louis Mandrou
4- Bastien Clapier
6- Alain Bouche

 

Collège "Cuma"

 

Collège "Syndicat"

 

Collège "Mutualités"

 

Collège “Salarié de la production agricole”

 

Collège “Salarié des groupements professionnels agricoles”

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Politique
news-55732Fri, 11 Jan 2019 08:14:57 +0100Ecocuma : fin de l’histoire ou virage stratégique ?http://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/ecocuma-fin-de-lhistoire-ou-virage-strategique/Pénalisée par un contexte difficile pour le recyclage des plastiques au niveau mondial et confrontée à des difficultés dans son organisation interne, la Cuma de collecte des plastiques agricoles usagés doit évoluer pour continuer d’exister. Rencontre avec le président de la structure Etienne Dando qui évoque les contraintes et les pistes d’avenir possibles pour cet enjeu majeur que constitue le devenir des différents plastiques utilisés en agriculture. T.A : vous parlez d’un contexte global dégradé pour le recyclage des plastiques , qu’en est-il ?

E.D : Tout est parti d’une décision brutale de la Chine de ne plus importer de matières plastiques à recycler alors qu’elle le faisait massivement auparavant. Il s’en est suivi une saturation des capacités de recyclage des structures européennes. La filière des plastiques agricoles usagés , gérée par l’éco-organisme ADIVALOR, n’a jamais envoyé de matières vers la Chine, mais puisqu’ils ont le choix les professionnels du recyclage préfèrent travailler avec les plastiques d’origine industrielle (type film de palette) , bien moins souillés que les nôtres. Concrètement, pour l’écocuma cela signifie que la quasi-totalité des plastiques collectés chez nos adhérents lors de la tournée printanière est encore présente sur le site de regroupement du Carlaret.

T.A : Et concernant les difficultés d’organisation au sein de la Cuma ?

E.D : Le fonctionnement de la Cuma et en particulier le suivi du déroulement de la tournée a toujours été basée sur l’implication d’un des administrateurs de la coopérative. Cette gestion quotidienne du salarié et des problèmes rencontrés (mécaniques, retards dans le planning …), est devenue au fil du temps de plus en plus compliquée et chronophage. D’autant plus que nous n’avons pas réussi à fidéliser quelqu’un au poste de chauffeur opérateur de la presse mobile. 

T.A : Face à ces constats, quel avenir pour l’écocuma ?

E.D : Notre mode de fonctionnement doit donc évoluer pour aller vers plus de simplification. Concrètement nous allons proposer de généraliser le système de regroupements de plusieurs adhérents en un même point. Cela se pratique déjà dans beaucoup d’endroits, nous prévoyons de le rendre systématique pour plus d’efficacité. Avec le soutien d’ADIVALOR, nous souhaitons tester la collecte sans pressage des plastiques sur place, mais au moyen de camions adaptés. L’opération serait assurée par un prestataire spécialisé en déchets, .

T.A : il s’agit donc d’une évolution majeure par rapport au mode de fonctionnement actuel?

E.D : Effectivement mais chacun de nos adhérents sera amené à se prononcer sur la proposition (lors de l’AG en début d’année ou via un coupon réponse).Mais il importe de rappeler qu’il existe des alternatives à l’écocuma, complémentaires de ce que nous faisons : certaines  coopératives proposent déjà la reprise des plastiques usagés commercialisés par leur soins. L’écocuma  conserve toute sa pertinence en cas d’éloignement du site d’achat, de quantités importantes ou encore d’achats directs auprès de fabricants.

 

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Cultures
news-55567Mon, 07 Jan 2019 16:08:40 +0100Réintroduction des ours : le Syndicat ovin devant la justicehttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/reintroduction-des-ours-le-syndicat-ovin-devant-la-justice/La réintroduction de deux ourses dans le Béarn en octobre dernier a provoqué de vifs mécontentements au sein du monde rural pyrénéen. Face à l’indifférence de l’Etat, le syndicat ovin de l’Ariège (SOA) a décidé d’attaquer sur le Plan Ours sur le domaine juridique. En octobre dernier, le SOA annonçait vouloir attaquer l’arrêté de réintroduction des ourses en Béarn. Allié à 30 autres co-requérants, personnes physiques et groupements pastoraux ariégeois, représentés par Maître Delamarre, avocat spécialisé à Paris, a déposé le 26 octobre 2018 une requête en annulation auprès du tribunal administratif de Paris. Ce tribunal s’étant déclaré incompétent au vu du caractère réglementaire de l’arrêté visé, la requête sera examinée par le Conseil d’État. L’audience se déroulera demain.

 

Le syndicat a également déposé un « référé suspension », « compte-tenu de l’urgence due au risque sanitaire non maîtrisé lors de la réintroduction. L’existence en Slovénie d’une encéphalite mortelle, la TBE, absente de l’environnement pyrénéen, fait des ours slovènes réintroduits un potentiel vecteur de contamination de leur nouveau biotope. Le protocole sanitaire mis en place par l’Office (traitement acaricide et prélèvements sanguins), ne permet pas de détecter les ours potentiellement contaminants, au stade virémique de la maladie. Seule une quarantaine aurait permis d’écarter tout risque d’introduction d’un ours contaminant.

 

En outre, le gouvernement français contrevient à l’application de la loi L113-1 du Code Rural, puisqu’il n’honore pas son obligation de protection des troupeaux soumis à la prédation des ours dans les Pyrénées. Ces deux éléments sont la base argumentaire de la requête en annulation. Le référé suspension sera examiné par le juge du Conseil d’État lors de l’audience du 8 janvier 2019.

 

Articles sur la même thématique : 

- Plan Ours : deux procédures juridiques initiées par le Syndicat ovin de l'Ariège

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Politique
news-55545Mon, 07 Jan 2019 08:19:39 +0100CAPA : la filière céréalière face à une situation préoccupantehttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/capa-la-filiere-cerealiere-face-a-une-situation-preoccupante/La Coopérative agricole de la plaine d’Ariège (CAPA) a tenu sa traditionnelle assemblée générale le 12 décembre dernier à Saverdun. Devant près de 80 personnes, José Savoldelli, président, a présenté son bilan. “Pour la quatrième année consécutive, […] notre agriculture vit une crise profonde.” Dès le début de son rapport moral, José Savoldelli, président de la CAPA plante le décor. En cause : les cours des céréales toujours plus bas “qui ne permettent pas aux exploitations de dégager des revenus décents.” 
Pour autant, ce rapport se veut “optimiste”. Et pour cause, la collecte augmente de 4,54%, passant de  88.370 au 30 juin 2017 à  92.383 tonnes un an plus tard.
 

La CAPA veut "aller de l'avant" et "s'adapter aux besoins de ses adhérents".

 

Se renouveler pour rester compétitif


La CAPA en est consciente : pour rester compétitive par rapport à des grands groupes coopératifs, elle doit se renouveler. En projet depuis deux ans, l’extranet est désormais en ligne depuis le début de l’année. 

 

La CAPA investit

Malgré ce contexte, la CAPA veut “aller de l’avant” et “s’adapter aux besoins” de ses adhérents. Ainsi, la coopérative a investi un million d’euros en 2018 dans l’acquisition du bâtiment “Caussade” et de matériels attenants. 

La coopérative voit plus loin. Ainsi, le président a présenté son projet d’investissement visant, dans un premier temps, à s’équiper d’une unité de séchage de céréales par bennes. La CAPA ne veut pas s’arrêter là.D'autres projets sont d'ores et déjà à l'étude.

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Cultures
news-55505Fri, 04 Jan 2019 09:27:39 +0100"Nous vous invitons à un grand meeting"http://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/nous-vous-invitons-a-un-grand-meeting/Les deux présidents des JA et de la FDSEA s’expriment sur les prochains rendez-vous de la campagne des élections Chambre d’agriculture.Clémence Biard et Cédric Munoz, en tant que présidents respectifs des JA et de la FDSEA, vous êtes très investis dans la campagne pour les élections Chambre d’agriculture : en quoi est-ce important ?


Clémence Biard : Les Chambres d'agriculture portent les intérêts des agriculteurs et du monde rural auprès des pouvoirs publics. Elles ont de véritables compétences en matière d'accompagnement, de conseil et de développement de l'agriculture. C’est pourquoi, elles doivent être pilotées par des responsables professionnels disponibles et compétents. En ce sens, l’addition des forces de nos deux syndicats JA/FDSEA est une chance, preuve aussi de nos convictions communes pour mobiliser, proposer et défendre correctement le monde agricole. Aujourd'hui, c'est avec un engouement certain et une réelle volonté de travail que nous présentons notre liste à la tête de la chambre d'agriculture. 

Cédric Munoz : La Chambre d’agriculture a également un rôle de promotion de l’offre de produits fermiers du département mais a aussi pour mission de soutenir des projets auprès de l’administration et des décideurs : orientations des politiques agricoles, photovoltaïque, irrigation, alimentation… Les JA et la FDSEA proposent donc aujourd’hui une liste d’agriculteurs et d’agricultrices candidats, compétents et motivés, qui seront capables de consacrer du temps aux missions de la Chambre.
Il ne faut donc pas oublier que le score et la participation élevés d’agriculteurs votants renforceront d’autant la légitimité de la Chambre et de ses élus par rapport à ses interlocuteurs mais également la représentativité locale et nationale des structures syndicales qui remporteront ces élections.

Quel seront les prochains temps forts de la campagne ?


C.B : Depuis le mois de novembre, nous avons quadrillé le département lors des réunions sur des thèmes que nous avons jugés essentiels pour notre territoire : élevage, eau/environnement, prédateurs, PAC et valorisation. Nous avons eu le plaisir d'accueillir plusieurs élus nationaux des JA et FNSEA venus nous apporter leur expertise sur ces sujets.
Le mois de janvier sera rythmé par sept réunions cantonales auxquelles les agriculteurs sont invités à venir rencontrer les représentants syndicaux et les membres de la liste, avec une date phare : le 12 janvier, où nous tiendrons notre meeting départemental. 

C.M : La richesse des intervenants élus nationaux JA et FNSEA, invités pour les réunions thématiques des mois de novembreet décembre nous a conforté dans l’idée de notre programme, qui est non seulement réaliste mais également adapté aux besoins présents et futurs des agriculteurs ainsi qu’à la diversité des agricultures ariégeoises. En janvier, les AG cantonales seront suivies de réunions ouvertes à tous les agriculteurs où ils pourront rencontrer les responsables syndicaux de leur canton, mais aussi les membres de la liste. Ce sera un moment privilégié pour les agriculteurs d’exprimer leurs attentes pour la mandature à venir.

Quels seront les thèmes du meeting du 12 janvier ? 


C.B : L’objectif de la journée du 12 janvier sera de présenter notre programme au plus grand nombre et la méthode de travail choisie. Nous accueillerons deux invités de marque : Christiane Lambert, présidente FNSEA et Nicolas Sarthou, vice-président JA National et président du SR France. C'est pour nous un honneur de les recevoir, preuve du soutien que nous apportent les réseaux nationaux des JA et FNSEA. Ces deux représentants nationaux sont au quotidien en relation avec les plus hauts responsables de l'État pour défendre notre profession. Ils témoigneront sur les actions menées et les combats qu'ils ont gagnés.

C.M :  Ce 12 janvier constituera le rendez-vous départemental de la campagne. L’occasion pour que chacun de nos candidats présente au plus grand nombre le détail et les enjeux du dossier pour lequel il se portera référent si la liste est élue. Nos deux invités nationaux,Christiane Lambert, présidente de la FNSEA et Nicolas Sarthou, vice-président de JA National, viendront ce jour-là en Ariège tout spécialement pour apporter leur soutien à notre liste et à notre programme.Leur vision de l’avenir de l’agriculture à l’échelle nationale nous aidera à nous adapter pour être le plus possible en phase avec les attentes de nos concitoyens.

Avez-vous un message à transmettre aux agriculteurs du département ? 


C.B : Nos deux syndicats présentent une liste d'union composée d'hommes et de femmes de terrain prêts à défendre et promouvoir notre profession. Avec 13 candidats sur 18 âgés de moins de 40 ans dont sept femmes, notre équipe regroupe des agriculteurs compétents et légitimes pour porter les grands dossiers majeurs qui contribueront au développement de l'agriculture ariégeoise. Notre liste est à l'image de l'agriculture que nous défendons : dynamique et innovante.
L'avenir de l'agriculture du département est entre vos mains : faites le bon choix ! Pour une agriculture ariégeoise viable et vivable, pour une véritable politique de développement et de performances technico-économiques, faites confiance à l'équipe JA/FDSEA pour travailler pour les six prochaines années pour tous les agriculteurs et pour tous les territoires. Dès le 21 janvier, je compte sur votre mobilisation pour voter et soutenir notre liste menée par Philippe Lacube.

C.M : La liste FDSEA-JA regroupe à la fois du sang neuf et de l’expérience. Les nouveaux apporteront de l’ambition et de l’envie de développer des projets innovants. Les plus aguerris aideront l’équipe à éviter les problèmes déjà rencontrés lors des précédentes mandatures et éviteront des pertes de temps et d’énergie. Je suis convaincu que ces hommes et ces femmes permettront au plus grand nombre d’agriculteurs d’aller de l’avant et de pérenniser leurs exploitations.
J’encourage vivement tous les agriculteurs à participer au meeting et aux réunions cantonales car ce sera un moment privilégié pour que leurs attentes soient entendues et prises en compte par l’équipe candidate.
Mais surtout j’encourage nos agriculteurs à voter. Une élection n’est jamais gagnée d’avance, l’Ariège en sait quelque chose. Notre plus grand ennemi est l’abstention : chaque voix compte !
Plus la victoire est nette, plus la légitimité de la Chambre d’agriculture est grande et plus elle sera prise au sérieux par ses interlocuteurs.Donc, pas d’hésitation : à partir du 21 janvier 2019, votez pour la liste d’union FDSEA-JA conduite par Philippe Lacube.

 

GRAND MEETING DE FIN DE CAMPAGNE
Samedi 12 janvier 2019 aux Forges de Pyrène

 

Les temps forts de la journée : 

10h : Accueil café

10h30 : Début du meeting

12h30 : Fin du meeting et repas élaboré 100% avec des produits made in Ariège

 

 

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Politique
news-55396Fri, 21 Dec 2018 11:38:02 +0100Spécial récolte : une campagne hétérogène dans le Sud-Ouesthttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/special-recolte-une-campagne-heterogene-dans-le-sud-ouest/Les conditions climatiques humides du printemps ont pesé sur la campagne 2018. Alors que les rendements se maintiennent proches des moyennes quinquennales, ils cachent des situations très hétérogènes. Tournesol 2017 : une année moyenne

Marquée par des conditions particulièrement pluvieuses lors de l’implantation, puis par de très fortes chaleurs estivales, la campagne s’est achevée dans un contexte météo chaud et très sec, qui ont permis aux tournesols tardifs d’atteindre leur maturité. L’année 2018 est marquée par une très grande variabilité des rendements.

Cette variabilité se vérifie dans le sud-ouest, en raison des pluies et des dégâts d’oiseaux ou de limaces. Les rendements se situent sur une large échelle de 10 à 35q/ha. La moyenne est estimée, quant-à-elle, autour de 22-23q/ha contre 28q/ha l’an dernier. Une baisse à relativiser pour les professionnels. « La campagne 2017 s’était révélée particulièrement exceptionnelle », note Terre Inovia.

Les semis « précoces » de début avril à début mai ont en effet profité des pluies qui ont encadré la floraison (bon retour rendement des semis de mi-avril).  Au contraire, les semis tardifs (retardés par les pluies) ont eu un développement végétatif important en raison des intempéries et ont d’autant plus subi les conséquences d’une météo chaude et sèche à partir de pleine/fin floraison. Résultat : ce stress hydrique lors de la floraison n’a pas permis de maintenir l’indice foliaire et a été particulièrement pénalisant lors de la phase de migration des assimilas vers les graines.

 

Céréales à paille : des rendements situés dans la moyenne basse des cinq dernières années

Après une année 2017 aux récoltes très satisfaisantes, la production française de céréales à paille reste, en 2018, à un niveau proche de la moyenne quinquennale avec 35,1 millions de tonne (Mt) de blé tendre, 1,9 Mt de blé dur et 11,8 Mt d’orge.

Dans le Sud-Ouest, les récoltes se sont toutefois révélées particulièrement compliquées. En blé tendre notamment. Les rendements sont en baisse par rapport à la moyenne quinquennale En cause : une météorologie capricieuse. Les sols profonds ont ainsi été gorgés d’eau. Sur le plan qualitatif, la teneur en protéines des blés tendres se révèle pour autant très satisfaisante, supérieure à 11,5%.

Du côté du blé dur, le constat est similaire. Les conditions climatiques défavorables ont également altéré les rendements. Des problèmes de mitadinage et de moucheture ont également impacté la qualité des récoltes. Le poids spécifique se révélant faible. Conséquence : un travail de tri a dû être réalisé sur certains lots afin de répondre aux besoins des acheteurs.

Les intempéries exceptionnelles du printemps ont également impacté les récoltes d’orge.  Deux points ont pénalisé les rendements en nette baisse : les inondations dans certains secteurs et la période pluvieuse autour de la floraison qui a affecté l’excellent potentiel qui se dessinait début juin. Dans ce contexte maussade, une note positive. Les producteurs d’orge ont pu bénéficier des prix les plus favorables depuis trois ans. Cela s’explique par une baisse de la production mondiale.

 

Retrouvez l'intégralité du dossier dans l'édition du 21/12/2018 de Terres d'Ariège

 

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Dossiers
news-55055Mon, 17 Dec 2018 08:04:43 +0100"L'Etat doit reconnaître que l'ours circule dans tout le département"http://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/letat-doit-reconnaitre-que-lours-circule-dans-tout-le-departement/François Toulis, président de la Chambre d'agriculture de l'Ariège s'est entretenu récemment avec Jacques Billant, directeur du cabinet de Didier Guillaume, ministre de l'Agriculture. Vous avez récemment rencontré Jacque Billant, directeur de cabinet de Didier Guillaume, ministre de l’Agriculture. Pourquoi avoir sollicité ce nouveau rendez-vous ?


Le départ de Stéphane Travert du Gouvernement et l’arrivée de Didier Guillaume a changé la donne. Lors d’une réunion de l’assemblée permanente des Chambres d’agriculture (APCA), j’ai interpellé Didier Guillaume au sujet des dégâts liés à la prédation dans le département. Je l’ai trouvé à l’écoute. C’est pourquoi, il me semblait important de solliciter un rendez-vous avec son cabinet.

 

Quels sujets ont été abordés ? 


Dans un premier temps, nous avons évoqué les difficultés auxquelles sont confrontés les agriculteurs suite aux intempéries exceptionnelles du printemps et du début de l’été. n plus du dégrèvement de la TFNB – que les syndicats ont obtenu – (Terres d’Ariège du 7 décembre, ndlr), il est impératif de ramener de la trésorerie aux exploitants ariégeois.

 

Autre sujet d’actualité : les problématiques liées à la PAC. Plusieurs dizaines de dossiers sont actuellement bloquées en raison des contrôles en cours et des contrôles sur les estives. Quelles réponses apporte l’état à ce sujet-là ?


Les autorités ont décidé de reporter les contrôles en montagne à l’année prochaine. Ainsi, une soixantaine d’agriculteurs devait être créditée de leur ATR le 13 décembre dernier. à l’échelle départementale, cela représente près d’un million d’euros. 
En ce qui concerne les contrôles sur les exploitations, Jacques Billant ne s’est engagé sur aucune mesure concrète.

 

Après une nouvelle année record en termes de dégâts, le sujet des prédateurs a également animé vos échanges…


Evidemment. Comment pourrait-il en être autrement ? Les deux dernières réintroductions ne vont faire qu’exacerber cette problématique dans nos estives. Nous avons longuement échangé sur le travail effectué dans le cadre de la mission ours par les inspecteurs du ministère de l’Agriculture et de l’Environnement. J’ai ainsi demandé que leur rapport nous soit transmis, afin de connaître leurs préconisations. 

 

Un nouveau ministre de l’écologie a été nommé au mois d'octobre. Avez-vous sollicité François De Rugy pour une rencontre ? 


Je lui fais le crédit de sa nouvelle fonction. Dès sa nomination, je lui ai demandé un rendez-vous. Nous attendons une réponse de la part du ministère. 
 

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Politique
news-55012Fri, 14 Dec 2018 10:27:17 +0100Jean-François Naudi nommé président du groupe coopératif Arterrishttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/jean-francois-naudi-nomme-president-du-groupe-cooperatif-arterris/Après l’assemblée générale d’Arterris qui s’est tenue le 13 décembre à Carcassonne, le conseil d’administration a élu son nouveau Président Jean-François Naudi. Le nouveau président d’Arterris, Jean-François Naudi, 45 ans, gère une exploitation de 185 hectares de productions végétales en Ariège. Au-delà du changement de Président, c’est un changement d’organisation qui a été présenté aux adhérents de la coopérative.

Le Groupe se décompose désormais en trois pôles : agricole, agroalimentaire et distribution grand public (retail). La gouvernance mise en place est en adéquation avec cette organisation.

Le nouveau président sera épaulé dans sa mission par des présidents de pôles qui sont respectivement, Edouard Cavalier, Pascal Levade et Michel Pontier. La construction de ces trois pôles fait suite à la stratégie adoptée par le conseil d’Arterris depuis plusieurs années, sous l’impulsion de Régis Serres, Président sortant. Régis Serres a contribué à la structuration des filières de l’amont vers l’aval.

Arterris est ainsi devenu un groupe agroalimentaire valorisant une production locale de qualité. Après le départ de Régis Serres atteint par la limite d’âge statutaire, c’est la génération des présidents qui a permis la création d’Arterris il y a 10 ans qui quitte la gouvernance du Groupe. « Je suis très heureux de représenter les adhérents de la coopérative et je tiens tout particulièrement à remercier Régis Serres, mon prédécesseur, qui a contribué au développement d’Arterris tout en conservant les valeurs de la coopérative. Aujourd’hui nous sommes une nouvelle équipe nommée et nous allons tous ensemble poursuivre la stratégie mise en place par nos prédécesseurs et œuvrer pour bâtir un nouveau modèle agricole basé sur nos filières », commente Jean-François Naudi.

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Cultures
news-55004Fri, 14 Dec 2018 08:43:59 +0100Eau et environnement, deux enjeux majeurs pour la FDSEA et les JAhttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/eau-et-environnement-deux-enjeux-majeurs-pour-la-fdsea-et-les-ja/Dans le cadre de la campagne pour les élections 2019, la FDSEA et les JA organisaient une réunion thématique sur les grandes cultures, l’eau et l’environnement, le 6 décembre dernier à Saverdun. Pour l’occasion les syndicats recevaient le vice-président de la FNSEA, Thierry Coué, venu témoigner et apporter son expertise nationale sur ces sujets. Maintenir les quotas d’eau pour créer de valeur ajoutée sur les exploitations 


Boris Rouquet, élu sortant, responsable du dossier eau à la Chambre d’agriculture, exprimait l’importance du rôle de la Chambre dans la gestion de ce dossier : "c’est le Conseil Départemental qui tient l’organisme unique en Ariège et la Chambre d’agriculture est le bras armé des agriculteurs pour défendre les irrigants". Pour lui, il est capital d’être bien défendu : "aujourd’hui les quotas d’eau pour l’irrigation sont de 41 millions m3. Nous en consommons chaque année entre 29 et 36 millions. L’objectif c’est de maintenir le niveau de ces quotas pour les 600 irrigants du département". Le travail de la dernière mandature a permis un certain nombre d’avancées. Le bulletin irrigation a été étoffé avec l’embauche d’un conseiller pour donner de meilleures analyses, de meilleurs conseils sur le terrain. Un réseau de tensiomètre a aussi été mis en place pour fournir aux irrigants des informations sur leur consommation et renforcer leur technicité.
Par la suite, Boris Rouquet évoquait la sécheresse de 2017. Le travail des élus de la Chambre d’agriculture avait alors permis d’arriver au bout de la saison d’irrigation, "sinon au 20 juillet, il n’y aurait plus eu d’eau dans Montbel".Cet épisode met en avant l’importance de la gestion de crise en cas de restriction. Ce thème fait partie des enjeux d’avenir sur lesquels les candidats de la liste FDSEA/ JA souhaitent travailler s’ils sont élus, au même titre que la défense du projet d’adduction du Touyre, le renforcement de la formation, le développement des nouvelles technologies, et la recherche de financements pour des subventions au matériel d’irrigation…
Pour Thierry Coué, la FNSEA fait face aux mêmes opposants dans les débats sur l’eau. Mais le représentant syndical l’affirmait : "L’agriculture est source de solutions environnementales et elle est créatrice de valeur ajoutée. Les politiques sont de plus en plus ouverts dans les discussions sur l’eau mais c’est un débat permanent qui manque parfois de bon sens. Il faut sans cesse expliquer aux gens la nécessité de stocker la ressource."

 

Anticiper et s’adapter aux enjeux environnementaux de demain 


Dans le domaine de l’environnement, Anne-Claire Latrille identifiait plusieurs sujets d’avenir : les produits phytosanitaires, les zones vulnérables, la cartographie des cours d’eau, les énergies renouvelables et la communication.
Sur la question des produits phytosanitaires, l’arrivée du plan écophytos II +, l’augmentation de la redevance pour pollution diffuse, l’interdiction de certaines molécules, la séparation de la vente et du conseil sont les questions sur lesquelles la Chambre d’agriculture devra travailler. Pour répondre aux attentes sociétales et devancer toute interdiction, la FNSEA a développé le contrat de solution, expliquait Thierry Coué : "Nous avons réuni autour de la table les instituts de recherche, les OPA, les prestataires de services. Nous avons dressé un état des lieux et cherché des solutions alternatives à l’utilisation de produits interdits ou menacés. Dans les cas où il n’y a pas d’alternatives, nous demandons à l’État de faire de la recherche pour en trouver, avant toute interdiction." 

 

"Nous ne devons pas perdre espoir. Nos pratiques sont de plus en plus respectueuses de l’environnement. Il faut maintenant les défendre et les expliquer." 


La révision des zones vulnérables sera aussi un enjeu majeur de 2019. La Chambre d’agriculture et les syndicats ont déjà permis de réduire le zonage initialement prévu en Ariège et travaillé sur les contraintes qu’implique ce classement. Pour Anne-Claire Latrille, l’objectif pour la prochaine mandature est clair : "il faut poursuivre l’accompagnement des exploitations et anticiper les aspects réglementaires pour faire évoluer les systèmes. Nous aurons besoin de crédits et de subventions pour le faire et nous irons les chercher. Nous serons présents dans toutes les instances de décision : nous défendrons l’évolution vertueuse de nos pratiques et nous veillerons à la cohérence agronomique des mesures proposées."
La FDSEA et les JA ont beaucoup travaillé sur la cartographie des cours d’eau. Aujourd’hui, elle n’est pas finalisée à 100% mais un énorme travail a été fourni. Thierry Coué rappelait qu’auparavant, le classement en cours d’eau était laissé à l’appréciation du contrôleur de l’ONEMA. La FNSEA a œuvré pour clarifier cet aspect. Alors que le ministère proposait une multitude de critères pour définir un cours d’eau, les élus de la FNSEA ont pu les réduire au nombre de trois, inscrits désormais dans la loi biodiversité. Christian Pujol appelait les agriculteurs à la vigilance : "ayez un œil sur la carte. Elle est évolutive et remise régulièrement en question par les associations écologistes".
Concernant le dossier des énergies renouvelables, Philippe Lacube proposait que "la Chambre d’agricultrice soit novatrice pour la méthanisation, comme elle l’a été par le passé pour le photovoltaïque". Quant au thème de la communication grand public sur les pratiques agricoles, Anne-Claire Latrille appelait  : "Nous ne devons pas perdre espoir. Nos pratiques sont de plus en plus respectueuses de l’environnement. Il faut maintenant les défendre et les expliquer." 

 

L'abstention ennemie de l'irrigation


Les paroles de conclusion de Philippe Lacube furent fermes et engagées : « Nous avons défendu les ariégeois et obtenu le classement en zones défavorisées, nous avons défendu l’Ariège sur le dossier des zones vulnérables, nous avons obtenu une exonération de TFNB pour les territoires sinistrés par les intempéries. Sur ces dossiers la Confédération Paysanne n’était pas présente. S’abstenir c’est voter pour nos opposants : c’est voter contre l’irrigation. Ne les laissez pas couper le robinet d’eau de la basse Ariège, votez FDSEA/ JA ». 

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Politique
news-54907Wed, 12 Dec 2018 08:09:29 +0100Le Parlement de la montagne présente son plan en faveur des massifshttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/le-parlement-de-la-montagne-presente-son-plan-en-faveur-des-massifs/Le Parlement de la montagne s’est réuni jeudi 29 novembre en réunion plénière, à Saint-Girons. Les élus de la Région, Carole Delga, présidente, en tête, ont présenté les grands axes du plan montagne. Près de 150 personnes étaient présentes. "La montagne est un territoire de vie, qui doit savoir innover pour être attractive." Devant plus de 150 personnes, Carole Delga, présidente de la région Occitanie Pyrénées/Méditerranée a présenté aux "parlementaires" de la montagne son futur plan. Co-élaboré par la Région et l’état, il se décline en huit axes et quarante mesures. L’objectif de ce projet : rendre les territoires de montagne plus attractifs, tant pour les touristes que pour ceux qui y vivent toute l’année.

 

"Un tournant est en train de s’opérer au niveau des politiques publiques. Grâce à ce plan, nous sortons de la culture du handicap, pour penser la montagne comme un territoire à potentiel."

 

Et les enjeux sont de taille car les massifs montagneux (Pyrénées et MassifCentral, ndlr) recouvrent plus de la moitié du territoire régional. "Un tournant est en train de s’opérer au niveau des politiques publiques. Grâce à ce plan, nous sortons de la culture du handicap, pour penser la montagne comme un territoire à potentiel", corrobore Laurence Barthe, maître de conférences à l’université Jean Jaurès, à Foix. 

 

Une montagne qui produit"


Ce plan, approuvé par la grande majorité des personnes présentes consacre un de ses axes à la "montagne qui produit". "Notre souhait : travailler à la création de valeur ajoutée et, de fait, à la création d’emplois. Nous ne souhaitons pas faire mieux que les autres mais différemment", insiste Carole Delga. Premiers secteurs économiques de la région, l’agriculture et l’agroalimentaire bénéficieront des différentes mesures.

 

Au-delà d’orienter la politique régionale, ce plan doit "alimenter les politiques de massif européennes" et ainsi peser dans les débats, au même titre que, notamment les travaux menés par l’Association nationale des élus de montagne (ANEM). La Région entend donc jouer un rôle de lobbying.  Stratégiquement, ce plan revêt donc des enjeux importants. Car, rappelons que l’Europe, gestionnaire de la Politique agricole commune, dicte également les politiques environnementales et relatives à la biodiversité aux états membres. 
 

 

Le Parlement de la montagne en quelques mots

 

Le Parlement de la montagne a vocation a réunir tous les acteurs économiques, socioprofessionnels, élus et associations au sein d'une instance afin d'orienter la politique régionale. Sur les 600 membres, l'Ariège compte 92 "parlementaires". 

 

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Politique
news-54779Mon, 10 Dec 2018 08:51:55 +0100Le Groupe Gascon prend ses quartiers à Pépiraghttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/le-groupe-gascon-prend-ses-quartiers-a-pepirag/Le Groupe Gascon a inauguré vendredi 30 novembre son nouvel éco-espace multifonctions, au Centre national gascon à Villeneuve-du-Paréage. Des nouvelles infrastructures à la hauteur des ambitions de la race, résolument tournées vers l’avenir. C’est fait ! Après plusieurs années de travail, le Groupe Gascon a pris ses quartiers à Pepirag, dans son éco-espace multifonctions. François Toulis et Alfred Vismara, respectivement présidents de la station Pépirag et du Groupe Gascon ont inauguré ces nouvelles infrastructures vendredi, en présence d’une centaine d’éleveurs et de partenaires. Fini donc l’ancien ring peu fonctionnel situé en plein vent. Désormais, le Groupe Gascon dispose d’un "bel outil", où les dirigeants de la race peuvent effectuer les contrôles des animaux et accueillir les clients.

 

Présentation du projet racial 2019-2023


L’inauguration de ces nouvelles infrastructures a été l’occasion pour les dirigeants du Groupe Gascon de présenter son projet racial pour les cinq années à venir. L’objectif : adapter l'offre aux attentes du marché et ainsi maximiser la valorisation des produits.

La construction d’un nouveau modèle économique de l’organisme de sélection et de l’offre produits apparaît comme un axe de travail majeur. 

Une nouvelle identité


Au-delà des stratégies purement commerciales, le renouveau de la race passe également par un changement de nom. Désormais, "Gasconne Pyrénées" deviendra la nouvelle dénomination de la race. L’enjeu : associer le nom à son berceau. 

 

      

 

Article sur la même thématique : 

Groupe Gascon : le nouveau projet racial officialisé

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Elevage
news-54694Fri, 07 Dec 2018 08:32:08 +0100La FDSEA et les JA de l’Ariège, forces de proposition contre la prédationhttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/la-fdsea-et-les-ja-de-lariege-forces-de-proposition-contre-la-predation/La liste d’union FDSEA et JA de l’Ariège est partie à la rencontre des éleveurs victimes de la prédation, à la Chambre d’agriculture de Saint-Girons, vendredi 30 novembre dernier.S’il est un sujet qui tient particulièrement à cœur aux syndicats FDSEA et Jeunes Agriculteurs de l’Ariège, c’est bien celui de la prédation. C’est pour cette raison qu’une réunion sur cette thématique a été organisée par la liste d’union de ces deux syndicats, le 30 novembre dernier, dans le cadre de la campagne pour les élections à la Chambre d’agriculture 2019. En tribune, Philippe Lacube, élodie Amilhat et Rémi Denjean, trois éleveurs ariégeois engagés de longue date dans le combat contre la réintroduction de l’ours, sont venus montrer la détermination de toute l’équipe candidate à la Chambre d’agriculture, dans la lutte contre ce grand prédateur. à leurs côtés, Bertrand Gerbet, éleveur Haut-Pyrénéen, membre du bureau JA national en charge du dossier prédation et administrateur à la FNO (Fédération nationale ovine) est venu témoigner de l’importance d’une concertation à l’échelle de l’ensemble du massif pyrénéen. 

 

La nécessité d’une action collective


Les éleveurs se sont déplacés en nombre pour participer à ces échanges. La réunion s’est ouverte sur un état des lieux, alarmant, de la situation. Avec une augmentation de 60% du nombre de dossiers d’indemnisation par rapport à la saison précédente, et une présence du plantigrade désormais sur l’ensemble de la chaine ariégeoise, "on ressent lassitude, fatigue et désolation sur le terrain", s’inquiète Philippe Lacube, tête de liste FDSEA/JA, qui reste, comme tous les membres de la liste, combatif et engagé. C’est dans un esprit d’échanges constructifs et de concertation que cette réunion a été menée. Au sujet de la mise en place des mesures de protection par exemple, "chaque groupement pastoral (GP) a sa politique et c’est normal" affirmait Rémi Denjean. "Mais les GP discutent peu entre eux pour réfléchir à une stratégie commune et c’est dommage. Il faut qu’on essaie de ramener une animation collective sur ce dossier pour pouvoir le défendre."

 

Des actions juridiques et des mobilisations de contestation nécessaires


Le débat s’est donc poursuivi sur l’état des lieux des leviers dont dispose actuellement la profession pour se battre sur ce sujet. Furent citées les actions menées par le Syndicat ovin de l’Ariège sur le terrain juridique et auxquelles se sont associés une trentaine de co-requérants individuels et collectifs, dont la FDSEA de l’Ariège et la FNO. Les mobilisations de contestation sur le terrain constituent un autre moyen de pression nécessaire, et qui a su porter ses fruits. "En 2006 la mobilisation a permis de freiner le nombre de lâchers" rappelait Philippe Lacube. Et Bertrand Gerbet d’insister : "Récemment ils ont lâché deux ours, mais ils ont prévu d’en introduire 15 au total. On a perdu une bataille mais on n’a pas encore perdu la guerre. Au niveau du massif on a la chance d’être solidaires. Il va falloir continuer d’être fort et communiquer entre voisins".

Des solutions innovantes proposées et soumises au débat


Si elles sont nécessaires, ces actions sont-elles suffisantes ? Face à l’inefficacité avérée des moyens de protection que l’État veut nous imposer, face à l’augmentation constante de la population d’ours déjà présente, face au grand risque d’alignement (fortement à la baisse) du système d’indemnisation ours sur celui du plan-loup, quelle position la profession peut-elle adopter ? "Notre seul objectif c’est de nous sortir de ce guêpier et d'être force de proposition", expliquait Philippe Lacube. Deux angles d’approche ont donc été débattus : comment arriver à une régulation de la population d’ours, et comment mieux accompagner les éleveurs et gardiens de troupeaux sur les estives ?
En ce qui concerne la régulation du prédateur, fut soumise au débat l’idée du cantonnement. Proposé lors des assises du pastoralisme en 2017, ce terme désigne le nourrissage des ours pour maintenir sa population dans une zone sans élevage, accompagné de mesures d’effarouchement dans une zone périphérique délimitée, et de tirs de prélèvements en dehors de cette zone. "Ce point a beaucoup fait débat sur le terrain. Mais mettre les ours dans le Couserans, ce n’est pas du tout ce qui a été porté dans cette proposition" précisait d’emblée Rémi Denjean pour couper court à toute rumeur. L’éventualité d’un cantonnement dans le Val d’Aran fut par ailleurs évoquée. Élodie Amilhat expliquait : "l’idée c’est que les ours vivent là où il n’y a pas de brebis. Il faut penser cette mesure dans sa globalité, avec la mise en place de mesures d’effarouchement, etc. Un travail de concertation sur le massif est nécessaire". "S’il doit y avoir cantonnement, ce ne sera que sur un territoire volontaire" insistait Philippe Lacube. "Cette proposition nous donne du crédit pour aller discuter avec les pouvoirs publics. Il nous vaut une multitude d’angles d’attaque pour pouvoir peser dans le débat". 

 

"La mise en place d'un animateur pour favoriser les échanges entre estives est possible."


Autre thème débattu : comment mieux accompagner les estives face à cette menace ? Élodie Amilhat présentait la proposition de la liste FDSEA/JA : "on pourrait mettre en place un animateur pour faciliter les échanges entre estives. C’est important d’être tous en lien, en permanence." Car au-delà du soutien psychologique que cette mesure pourra apporter, il s’agit également de favoriser la concertation entre éleveurs prédatés et recenser les éventuelles solutions qui naissent sur le terrain. Cela permettrait également de constituer un relais médiatique pour s’approprier davantage l’espace médiatique, en communiquant plus et mieux sur les attaques.

Unir nos forces dans ce combat


A travers cette matinée d’échanges, la FDSEA et les JA de l’Ariège ont voulu rassembler et unir toutes les forces vives dans le combat contre la prédation. "Il va falloir faire chauffer à nouveau la marmite, si l’on veut être entendus", concluait Philippe Lacube sur un ton syndical affirmé. Le pastoralisme est en danger de mort. "Nous ne serons pas la dernière génération d’éleveurs ! Pour nos fermes, pour nos jeunes, il faudra faire les bons choix politiques. On a besoin que vous soyez à côté de nous dans ces prochaines élections. Vous pourrez compter sur nous et notre volonté."

 

                                                                          

 

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Politique
news-54565Wed, 05 Dec 2018 08:00:47 +0100L’OP bovine d'Arterris poursuit sa croissance à l'export et en Francehttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/lop-bovine-darterris-poursuit-sa-croissance-a-lexport-et-en-france/L’organisation professionnelle (OP) bovine et équine d’Arterris a tenu son assemblée générale le 23 novembre à Castelnaudary (11). L’occasion pour les dirigeants de dresser le bilan de l’exercice précédent.Pour la quatrième année consécutive, François Toulis, président de l’OP bovine d’Arterris était entouré d'Eric Domergue, directeur du COS Production et nutrition animale de la coopérative audoise. Suite à la fusion-absorption de Synergie en 2015, les dirigeants d’Arterris ont travaillé sur le renforcement des flux commerciaux. Une stratégie qui se révèle probante. En 2017, la coopérative a commercialisé 38.720 animaux. Un effectif en hausse de 8% par rapport à 2016. 

 

"L'homogénéisation des animaux revêt  des enjeux majeurs dans la conquête  de nouveaux  marchés."

 

Le broutard au cœur des flux commerciaux


La commercialisation des broutards reste le cœur de l’activité de la coopérative (67%). La majorité d’entre eux sont commercialisés vers l’Espagne, l’Italie et le Benelux. Des tendances commerciales en train d’évoluer. Qui dit nouveaux marchés, dit nouvelles exigences. L'adaption de l'offre à la demande apparaît donc nécessaire.  "Aujourd’hui, pour ne pas nous couper de ces débouchés, nous devons être capables de proposer des produits homogènes, qui répondent à toutes ces attentes", martèle Mickaël Marcerou. "En somme, les exigences de nos clients sont de plus en plus tournées vers les productions de qualité." La coopérative le sait : elle doit relever ce défi pour poursuivre sa croissance. 

 

Désormais Arterris veut apparaître comme un acteur incontournable à l'export et à l'échelle nationale, en confortant son partenariat avec Deltagros. Proposer une offre identifiée et identifiable lui permettra ainsi de peser face à ses concurrents et de conforter ses résultats positifs.

 

François Toulis tire sa révérence

Après plus d'une quarantaine d'année à la présidence de Synergie puis de l'OP bovine d'Arterris, François Toulis, ne briguera pas de nouveaux mandats. 
Il passera la main, lors du prochain comité de gestion de la structure, qui se déroulera en janvier 2019. 

 

 

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Elevage
news-54442Sun, 02 Dec 2018 11:11:32 +0100La FDSEA et les JA présentent leur programme sur l’élevage http://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/la-fdsea-et-les-ja-presentent-leur-programme-sur-lelevage/La FDSEA et les JA organisaient mardi 20 novembre, une réunion pour expliquer leur projet sur l’élevage.L’élevage a fait l’objet d’une réunion thématique spécifique organisée par la FDSEA et les JA dans le cadre des élections de 2019. Deux personnalités issues du réseau syndical national sont venues témoigner : Patrick Bénezit, secrétaire général adjoint de la FNSEA, vice-président de la FNB et éleveur dans le Cantal, ainsi que Cédric Davenet administrateur national JA et éleveur dans le Maine-et-Loire. 

 

Le combat de la valeur  ajoutée : il faut moins  de charges et plus de prix !


"à la FNSEA et aux JA nous voulons que les agriculteurs puissent vivre de leur métier. Cela passe par l’augmentation des prix et la diminution des charges" a d’entrée de jeu dit Patrick Bénézit. Lors des états Généraux de l’Alimentation (EGA), les syndicats nationaux ont œuvré pour la prise en compte des coûts de production des agriculteurs dans la construction des prix. Ils ont appuyé la mise à la disposition de nouveaux outils (lutte contre les prix abusivement bas…) aux Organisations de Producteurs (OP) pour les négociations commerciales. Le secrétaire général adjoint de la FNSEA a rappelé que le syndicalisme devrait veiller à leur utilisation : "Les syndicats vont avoir un rôle à jouer pour surveiller que ce travail soit bien réalisé et se préoccuper d’avantage de la valorisation de nos produits en posant des questions aux OP".

 

Varier les débouchés pour la production de viande est d’une importance vitale


Patrick Bénézit est revenu sur l’importance d’avoir une stratégie commerciale diverse en élevage en utilisant tous les canaux : l’export et le marché intérieur. Le vice-président de la FNB a rappelé qu’un veau sur deux est vendu pour l’exportation en France et a insisté sur l’importance d’ouvrir le marché à d’autres pays pour tirer les prix vers le haut même si cela se fait en acceptant de nouvelles contraintes sanitaires : "FNSEA et JA sont offensifs sur l’export, mais de l’export qui valorise l’élevage à son plus haut niveau". Cédric Davenet, quant à lui, a insisté sur la qualité des produits français et son expérience personnelle dans le domaine : "Dès que nos animaux sont concurrencés par d’autres en provenance du Mercosur (Amérique du Sud), il faut prouver que nos animaux sont plus sains que les leurs. Je l’ai fait, c’est difficile, mais cela nous permet de valoriser les animaux sur les marchés".
Adressons-nous aux 98% des Français qui consomment de la viande et non aux 
extrémistes végans
Quand on évoque avec lui les attaques que subit l’élevage, notamment par les végans et antispécistes, Patrick Bénézit parle d’une surmédiatisation autour de ces extrémistes. Il appelle les agriculteurs à prendre le problème à l’envers : "Adressons-nous aux 98% des français qui consomment de la viande". Le vice-président de la FNB rappelle la nécessité d’aller à la rencontre du consommateur et de lutter contre les idées reçues : "les Français ne consomment pas moins de viande. Ils en consomment la même quantité qu’il y a dix ans". En effet, la consommation de viande en supermarché a baissé, mais cela est compensé par l’augmentation de sa consommation hors foyers. Philippe Lacube, quant à lui, a exprimé l’importance d’aller dans les écoles pour expliquer le travail de l’agriculture à la population et ne pas laisser ce créneau aux végans.Cédric Davenet a salué cette idée et souligné l’importance de communiquer sur le métier de l’agriculture : "Pour installer les jeunes, le métier doit être attrayant car les scandales mettent à mal l’image de l’agriculture".

 

Programme qui s’appuie sur le collectif pour faire avancer l’élevage ariégeois


Nicolas Delmas, le candidat en charge du dossier élevage, a présenté le programme porté par la FDSEA et les JA : "Nous avons défini trois grands axes de travail pour être en phase avec les besoins des agriculteurs : le conseil de base, le collectif et le conseil spécialisé". Le conseil de base doit permettre aux exploitants de répondre à la réglementation via un appui de techniciens sur le terrain. Le conseil plus spécialisé doit apporter des compétences plus techniques aux exploitants. Un appui aux productions moins répandues se fera également dans ce cadre via la mutualisation. Enfin, l’appui au collectif se fera auprès de groupes d’éleveurs et les syndicats de races dans le but de dynamiser encore plus l’élevage en Ariège. Sur ce dossier, Nicolas Delmas sera appuyé par des colistiers spécialisés dans diverses productions d'élevage. Ce programme a été salué par les administrateurs nationaux comme l’a fait remarquer Cédric Davenet : "Seul on va vite, mais ensemble on va loin ! Il est important de prendre par l’épaule les agriculteurs qui décrochent pour les remettre sur les rails et vous le faites dans votre programme". 

Enfin, Philippe Lacube a conclu cette réunion par un appel au vote : "la FDSEA et les JA œuvrent pour une agriculture viable et rentable. La liste comporte des personnes qui sont prêtes à travailler avec envie et abnégation pour relever les défis de l’élevage. J’encourage chacun d’entre vous à voter pour ces élections. Nous ne sous-estimons pas nos adversaires. Ils font de cette campagne un enjeu national, nous en faisons un enjeu ariégeois".

 

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Politique
news-54141Wed, 28 Nov 2018 10:30:59 +0100Sécurisation du lac de Montbel : la FDSEA et les JA lancent une pétitionhttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/securisation-du-lac-de-montbel-la-fdsea-et-les-ja-lancent-une-petition/La sécurisation du barrage de Montbel est un enjeu crucial pour notre territoire. Mais plusieurs associations environnementalistes ont lancé une pétition contre ce projet pour tenter de le faire annuler. Alertée, la FDSEA de l’Ariège lance quant-à-elle une autre pétition pour soutenir le projet de sécurisation du remplissage de Montbel, et montrer l’approbation de ce projet par les habitants des territoires directement concernés.

 

En voici le contenu :


"Le barrage de Montbel est un outil essentiel pour le développement durable de nos territoires : Ariège, Aude et Haute-Garonne. Il contribue à la vie économique, la préservation de l'environnement et la gestion de l'eau dans nos départements.Compte-tenu de l'évolution du climat, et malgré les économies générées par tous les usagers, le lac de Montbel ne dispose plus, une année sur deux en moyenne, d'assez de réserves pour satisfaire ces missions prioritaires. En conséquence, nous considérons qu'il est prioritaire et urgent de mettre en œuvre le projet, porté par le Conseil Départemental de l'Ariège, de sécurisation du remplissage de Montbel à partir du Touyre, afin que le lac continue durablement à assumer ses fonctions historiques."

Pour la signer rendez-vous ici 

 

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Cultures
news-53937Mon, 26 Nov 2018 08:50:10 +0100Bâtiment agricole en bois : le Gaec des Quiés veut concilier bien-être animal et intégration paysagèrehttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/batiment-agricole-en-bois-le-gaec-des-quies-veut-concilier-bien-etre-animal-et-integration-paysage/Matériaux léger et facile à travailler, le bois est de plus en plus utilisé dans la construction de bâtiments agricole dans le département. En cause : l’augmentation du prix de l’acier. Installé au Cabannes, le Gaec des Quiés a opté pour cette solution lors de la construction de sa nouvelle stabulation, à Verdun. Explications. Le projet était dans les cartons depuis une dizaine d’années. En 2015, le Gaec des Quiés, qui regroupe quatre associés, construit une nouvelle stabulation de 1800m², à Verdun, en Haute-Ariège. « Le renouvellement des membres du GAEC et l’installation de deux jeunes agriculteurs ont redonné un nouvel élan à ce dossier », confie Fabien Lapeyre, un des quatre associés. 

La construction de cette nouvelle infrastructure nourrit un double objectif : améliorer le bien-être animal et l’optimisation du confort de travail. Le choix du bois s’est alors imposé. Coût total du projet : 300.000€. « Il est évident que l’investissement est majoré par rapport à la construction d’un bâtiment classique. Pour autant, à long terme, les charges de fonctionnement sont moindres. »

 

De la matière première 100% local

Pas question pour ces quatre agriculteurs de déroger à leurs valeurs. Pionniers de la vente directe dans le département, ils ont ainsi souhaité utiliser du bois local pour la construction de leur infrastructure. Celle-ci est réalisée avec 70m3 de sapins de Bélesta, « certificat de parcelle de coupe à l’appui ».

 

Le bois dans les bardages

Lors de la conception, les associés du Gaec des Quiés s’interrogent quant-au matériaux à utiliser pour le bardage de son bâtiment, un élément essentiel pour les bâtiments d’élevage. Les quatre exploitants optent, là encore, pour un système en bois brise-vent.

 

             

 

 

Retrouvez l'intégralité du dossier dans l'édition du 23/11/2018 de Terres d'Ariège

 

 

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Dossiers
news-53712Wed, 21 Nov 2018 08:30:29 +0100Elections Chambre : la liste FDSEA/JA parle élevage http://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/elections-chambre-la-liste-fdseaja-parle-elevage/Après la réunion Valorisation des produits en Ariège, la FDSEA et les JA ont organisé une rencontre le 20 novembre dernier à la Bastide de Sérou, axée sur l'élevage. Entretien avec Nicolas Delmas, éleveur à Alloières et membre de la liste menée par Philippe Lacube. En Ariège, près des trois quarts des exploitations agricoles sont orientées vers l'élevage. Au cours des dernières mandatures, quel travail a réalisé la Chambre d'agriculture dans ce secteur ?

L'établissement consulaire a oeuvré pour l’accompagnement des éleveurs tant au niveau individuel que sur le plan collectif. Aujourd’hui, notre agriculture et nos élevages font face à une multitude d’enjeux économiques, environnementaux et sociétaux auxquels il est désormais impératif d’amener des réponses : nos élevages et nos modèles évoluent et nous devons être précurseurs dans l’accompagnement de ces évolutions pour que puissent vivre nos exploitations.

 

"Notre agriculture  et nos élevages  évoluent. Nous devons être  précurseurs dans l'accompagnement de ces évolutions."

 

Si vous êtes élus, comment comptez-vous l'être ? 

Nous tenons dans un premier temps agir au plus près de l'exploitation, que ce soit au niveau du conseil technique, du suivi sanitaire ou encore du conseil réglementaire. Nous souhaitons également travailler à la structuration et au développement des filières. Le tout en assurant des débouchés à nos exploitants. 

 

 

 

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Politique
news-53577Mon, 19 Nov 2018 08:50:13 +0100Ours : les prédations toujours aussi importantes en Ariègehttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/ours-les-predations-toujours-aussi-importantes-en-ariege/La commission d’indemnisation des dégâts d’ours (CIDO) s’est réunie le 13 novembre dernier à la préfecture de l’Ariège. Présidée par Chantal Mauchet, préfète de l’Ariège, cette rencontre réunissait la profession agricole, la Fédération pastorale, l’Association des pâtres, les associations environnementalistes et l’état. Son objectif : statuer sur les dossiers de demandes d’indemnisation des éleveurs, suite à des dégâts constatés en raison de la présence des ours. Comme le prédisaient les professionnels agricoles depuis plusieurs semaines, l’Ariège connaît une nouvelle fois une explosion du nombre de prédations en 2018. Les chiffres sont à l’image de la situation. Préoccupants, inquiétants et désespérants. L’Ariège concentre plus de 80% des pertes du massif pyrénéen. Au total, 645 bêtes doivent être indemnisées. Un nombre stable par rapport à l’an dernier, alors même qu’aucun dérochement n’a été constaté.  Conséquence : les indemnisations dues aux éleveurs atteindront des records. En 2018, 253.000€ seront déboursés par l’Etat, contre 60.000€ à 80.000€ les années "courantes". 
 
Les services de l’état une nouvelle fois pointés du doigt

Cette CIDO s’est tenue alors même que les relations entre le monde agricole et l’état se révèlent particulièrement tendues. Au centre des critiques : le comportement des Autorités publiques sur ce dossier. Au centre des critiques : les agents de l'ONCFS et l'attitude de la préfète lors de cette réunion. 

 

Une profession agricole laissée à son propre sort ? 

Face à cette recrudescence d’attaques, les regards se tournent vers l’état. Quelle solution propose-t-il ? L’article L113-8 du Code rural prévoit que l’état doit "assurer la pérennité des exploitations agricole set le maintien du pastoralisme en protégeant les troupeaux des attaques du loup et de l’ours dans les territoires exposés à ce risque." "En réponse, les Autorités évoquent l’harmonisation du barème d’indemnisation des dégâts d’ours avec celui du loup", regrette Rémi Denjean, élu à la Chambre d'agriculture de l'Ariège, en charge du dossier montagne. Annoncée l’an dernier, cette mesure devrait être effective à partir du 1er janvier 2019. 

 

 

 

Retrouvez l'article complet sur l'édition du 16/11/2018 de Terres d'Ariège

 

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Elevage
news-53399Wed, 14 Nov 2018 13:22:34 +0100Lac de Montbel : la phase de concertation au public est lancéehttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/lac-de-montbel-la-phase-de-concertation-au-public-est-lancee-1/Le projet de sécurisation du remplissage du lac de Montbel vient d’entrer dans une nouvelle phase. Depuis le 8 novembre, une concertation du public a débuté. Celle-ci durera jusqu’au 23 décembre et se déroulera en présence d’un garant. Explications. Les responsables politiques locaux l’affirment : “le barrage du lac de Montbel constitue un des aménagements structurants du territoire ariégeois”. Depuis plusieurs mois, le Conseil départemental de l’Ariège travaille ainsi sur un projet de sécurisation du remplissage de cette infrastructure par la rivière Touyre. 

 

Deux scénarios possibles

Deux scénarios sont actuellement à l’étude. La sécurisation du remplissage du lac de Montbel à partir du Touyre pourrait être assurée via un adducteur de 5km. La prise d’eau s’effectuerait ainsi en amont de la station d’épuration de Laroque d’Olmes.

Autre piste de réflexion envisagée : puiser l’eau en aval de la station d’épuration de Laroque d’Olmes. Dans ce cas-là, la longueur de la conduite s’élèverait à 2,2km. 

 

"Le garant n'est pas là pour donner son avis sur le fond du dossier."

 

Une large concertation pour garantir l’acceptation de la population


Plus de trois ans après, l’ombre de Sivens plane toujours. Le Conseil départemental de l’Ariège le sait : l’acceptation de ce dispositif par les acteurs locaux se veut indispensable. Afin de garantir la transparence de sa démarche, le Département a volontairement saisi la Commission nationale du débat public (CNDP) sur le sujet. 

Jusqu’au 23 décembre, le public peut ainsi formuler ses avis, questions et propositions auprès du garant par voie électronique (francois.tutiau@garant-cndp.fr) ou postale (François Tutiau, 26, rue Rossini, 11100 Narbonne). A l’issue de la concertation, le garant dispose d’un mois pour rédiger un rapport et le rendre au Conseil départemental. 

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Cultures
news-53215Mon, 12 Nov 2018 12:31:31 +0100La valorisation, garante de la rentabilité de nos exploitationshttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/la-valorisation-garante-de-la-rentabilite-de-nos-exploitations/Une réunion thématique spécifique sur la valorisation a eu lieu mardi 6 novembre à Foix en présence de deux personnalités issues du réseau syndical national FNSEA et JA.Considéré comme axe prioritaire du programme FDSEA/JA pour la prochaine mandature à la Chambre d’agriculture, la valorisation a fait l’objet d’une réunion thématique spécifique, organisée par les deux syndicats, mardi 6 novembre à Foix. à la tribune, deux personnalités issues du réseau syndical national sont venues témoigner : Daniel Prieur, secrétaire général adjoint de la FNSEA et éleveur dans le Doubs, ainsi que Aurélien Clavel, membre du bureau JA national et éleveur en Isère.

 

Un partage d’expérience enrichissant


L’AOC Comté est un exemple remarquable de valorisation d’un produit et de son territoire. Daniel Prieur peut en témoigner : "6.000 travailleurs agricoles, 2.500 exploitations réparties sur trois départements : on dit chez nous que la filière Comté représente autant que les automobiles Peugeot qui a son siège historique dans notre région (…) Quand un consommateur achète 10€ de Comté, il y a 3,80€ qui reviennent au village (…) On a passé collectivement la barre de 550€ la tonne de lait et les meilleures coopératives frisent même les 600€". Des chiffres qui ont de quoi éveiller la curiosité… Mais quel est le secret de la réussite de cette AOC, la plus importante de France ? "Il y a une part d’histoire, une part de savoir-faire et une part de cohésion des paysans" explique le responsable syndical. "La part d’histoire a forgé la notion de collectif, qui est essentielle." Un esprit collectif qui se doit d’être intergénérationnel. "Aujourd’hui, notre système permet d’installer encore beaucoup de jeunes". 
Ce renouvellement des générations est une notion chère également aux yeux d’Aurélien Clavel, pour qui, faute de renouvellement, "les filières se financiarisent ou disparaissent." Ce producteur de St-Marcellin est venu spécialement d’Isère pour partager son expérience de création d’IGP. Un travail collectif de longue haleine, qui a demandé un effort de prospection important. "Les démarches qualité, ce n’est pas un gage de vente. Lorsqu’on se lance dans ces démarches, il faut voir quels consommateurs toucher et quel produit vendre (…) L’IGP nous permet d’avoir un cahier des charges qui colle à nos pratiques et qui parle au consommateur" synthétise le responsable syndical. 

 

"Merci pour ce discours qui va à l'encontre de la caricature trop souvent véhiculée sur la FNSEA et les JA. Vous apportez l'ambition nécessaire  à l'agriculture ariégeoise,  joyaux  de notre département."

 

Notre territoire a de nombreux atouts qu’il faut valoriser


Les clés de la réussite sont claires pour les deux agriculteurs venus témoigner : un esprit collectif, un territoire à valoriser, des savoir-faire etune viabilité économique et humaine du projet. Sur ces aspects, notre département a des cartes à jouer. Jacques Hato, agriculteur dans le pays d’Olmes à l’initiative du projet "Bois Paysan" peut en témoigner : "en montant notre GIE, nous avons prospecté la région toulousaine et nous nous sommes aperçus que l’appellation "bois paysan, bois d’Ariège" nous ouvrait des portes. Mais on vend aussi très bien en Ariège !". 
Philippe Lacube, tête de liste FDSEA/JA pour notre département, reconnait : "nous n’avons pas encore d’AOC sur notre territoire, mais nous avons la multiplicité des producteurs fermiers et l’image d’un territoire vert où il fait bon vivre. (…) Dans mon village, nous avons créé une vingtaine d’emplois en valorisant l’agropastoralisme 
pyrénéen. Valoriser un produit c’est aussi raconter au consommateur l’histoire de ce produit."

 

La marque Ariège, un projet ambitieux pour le département


Pour le candidat à la présidence de la Chambre et l’équipe qui l’accompagne, le projet de création d’une marque Ariège est une priorité. "Dans le cadre de notre programme, nous avons la volonté de poursuivre le travail initié lors des précédentes mandatures sur les dispositifs Bienvenue à la Ferme, les Steakers, le Bois Paysan, etc..." précise Philippe Lacube. "Mais en plus de cela, nous avons besoin d’une identification géographique reconnue". Ce projet est la clé de voûte de la valorisation des produits de nos fermes, du travail de nos producteurs et des nombreux atouts de notre territoire. Un projet qui semble avoir convaincu les participants à cette rencontre puisque l’un d’eux affirmait lors des échanges qui clôturaient la rencontre "Merci pour ce discours qui va à l’encontre de la caricature trop souvent véhiculée sur la FNSEA et les JA.Vous apportez l’ambition nécessaire à l’agriculture ariégeoise, joyau de notre département".

 

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Politique
news-53201Mon, 12 Nov 2018 09:50:58 +0100Groupe Gascon : le nouveau projet racial officialiséhttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/groupe-gascon-le-nouveau-projet-racial-officialise/Le Groupe Gascon a tenu sa traditionnelle assemblée générale le 30 octobre au Centre national Gascon, à Villeneuve-du-Paréage. Près d’une centaine de personnes était présente dans les nouveaux locaux du Centre national Gascon à Villeneuve-du-Paréage. Et ce sont des dirigeants résolument tournés vers l’avenir qui ont dressé le bilan du dernier exercice. Dans son rapport moral “rapide”, Alfred Vismara, président du Groupe, rappelle que la structure se bat “dans un contexte financier difficile”. Malgré cela, le groupe veut aller de l’avant. Et les défis sont nombreux. “Un nouveau règlement zootechnique est entré en vigueur depuis le 
1er novembre 2018. Les organismes de sélections sont désormais chargés de réaliser les contrôles de performance et les pointages”, explique Jean-Pierre Gajan, directeur du Groupe Gascon. Et cela “sans moyens supplémentaires. Des contacts sont en cours avec les Chambres d’agriculture afin de trouver le fonctionnement optimal, adapté à notre population raciale”, précise le président du Groupe. 

 

"Les broutards ne bénéficieront plus de stratégie de démarcation raciale particulière."

Projet racial 2019-2023 : un nouvel élan amorcé


Eleveurs et techniciens du groupe travaillent sur ce projet depuis des mois. L’objectif : définir les nouvelles orientations de la race pour les cinq années à venir. Cette réflexion a conduit à une refonte totale de la politique du Groupe, notamment au niveau commercial. La Direction compte désormais mettre en avant ses reproducteurs mâles et femelles, ses bœufs labellisés et ses animaux gras. “Les broutards ne bénéficieront pas de stratégie de démarcation raciale particulière”, explique Alfred Vismara. Une stratégie qui interpelle au sein des éleveurs présents. 

 

 

 

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- Le Groupe Gascon prend ses quartiers à Pépirag

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Elevage
news-53026Thu, 08 Nov 2018 09:03:43 +0100Elections Chambre : la liste FDSEA/JA dévoiléehttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/elections-chambre-la-liste-fdseaja-devoilee/La FDSEA et les JA ont dévoilé, ce lundi 5 novembre 2018, une liste représentative des différentes productions ariégeoises. Elle couvre l’ensemble du territoire du département et surtout sur laquelle figurent des personnes disposant de compétences nécessaires pour assumer la gouvernance de la Chambre d’agriculture. Cette liste a été construite, en premier lieu sur la base des compétences des agriculteurs qui la composent. Chacun d’entre eux est sensible au domaine et s’investira pendant son mandat pour défendre les intérêts de l’agriculture ariégeoise.

Celle-ci est composée de personnes expérimentées qui ont déjà été élues lors de la mandature précédente. Cependant, la FDSEA et les JA ont souhaité insuffler un vent de renouveau puisque les six premiers de la liste n’ont jamais exercé de responsabilités à la Chambre d’agriculture. C’est ce mélange entre l’expérience et la nouveauté qui va stimuler une forte dynamique à la prochaine mandature si la liste FDSEA/ JA est élue. 
En plus des compétences, les syndicats ont choisi d’avoir une représentativité au niveau des territoires.La liste est composée d’agriculteurs provenant de tout le département. Il a aussi été décidé de représenter les principales productions de notre département sans oublier certaines productions spécialisées moins courantes en Ariège.

Cette liste diversifiée, représentative du territoire et compétente va mener la campagne de la FDSEA et des JA et présenter le programme des syndicats lors des réunions thématiques organisées sur les mois de novembre, décembre 2018 et janvier 2019. 
N’hésitez pas à venir les rencontrer lors de ces temps d’échanges privilégiés. Ils répondront à toutes vos questions et échangeront avec vous sur les enjeux futurs de l’agriculture de notre département et les moyens d’y répondre.
Votez en janvier 2019, pour cette liste FDSEA/ JA qui portera vos valeurs et défendra demain, comme elle l’a fait lors des mandatures précédentes, le modèle d’agriculture ariégeois que nous souhaitons pour l’avenir.

 

   

 

 

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Politique
news-52779Tue, 30 Oct 2018 10:37:40 +0100Portrait : Rémi Lopes, un jeune éleveur qui se fait remarquerhttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/portrait-remi-lopes-un-jeune-eleveur-qui-se-fait-remarquer/A la tête d’une exploitation bovine à Rouze depuis deux ans, Rémi Lopes vient de remporter le prix du championnat lors du Sommet de l’élevage de Cournon. Portrait d’un jeune éleveur ambitieux. Rien ne prédestiné Rémi Lopes à devenir agriculteur. Non issu de ce milieu, il se dirige dans un premier temps vers une carrière d’électricien. Après l’obtention de son CAP et de son brevet professionnel, il crée son entreprise. Mais le jeune patron pense rapidement à se reconvertir. "Les contacts permanents avec les clients ou les fournisseurs peuvent parfois s’avérer difficiles. Je ne m’attendais pas à cela", avoue-t-il. 
Chasseur dans le Quérigut, il côtoie de nombreux agriculteurs de ce secteur. "En allant quotidiennement les aider, l’agriculture est peu à peu devenue une passion". 
"C’était le moment de prendre ce risque"


Petit à petit, travailler dans le milieu agricole s’impose comme une évidence pour le jeune homme. Rémi Lopes décide alors de sauter le pas en 2015. "C’était le moment. à 23 ans, je pouvais m’autoriser à prendre un tel risque" Quelques mois seulement après l’obtention de son BPREA, il débute son dispositif d’installation, à Rouze, un secteur qu’il connaît bien. "Mes parents détiennent une maison secondaire dans ce village. J'échangeais avec mon cédant depuis plusieurs années. Lorsqu'il a souhaité transmettre son exploitation, nous avons opté pour la mise en place d’un contrat emploi formation installation (CEFI)", explique le jeune éleveur. "Cela m’a permis de tester « grandeur nature » mon choix et d’acquérir une bonne connaissance du système d’exploitation. S'intaller implique un lourd investissement. Je n'avais pas le droit de me tromper" Le challenge est de taille pour le jeune homme. "à ce moment-là, je n'avais jamais fait vêler une vache", se souvient-il. Pour autant, il est convaincu de la réussite de son projet. Sûr de lui, il décide de modifier le troupeau déjà en place constitué de Limousines et d'Aubrac et  d’investir dans la race Gasconne.  Un choix mûrement réfléchi. "Leur rusticité et leur facilité d’adaptabilité en milieu montagnard m’ont convaincu." En quelques mois, il achète 65 mères.  

S’impliquer au sein de la race


Rémi Lopes le sait : la rentabilité de son activité dépendra des cours de la race. 

 

=> Le reste de l'article est accessible dans l'édition du 19/10/2018 de Terres d'Ariège.

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Elevage
news-52694Mon, 29 Oct 2018 08:26:26 +0100Plan ours : deux procédures juridiques initiées par le Syndicat ovin de l'Ariègehttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/plan-ours-deux-procedures-juridiques-initiees-par-le-syndicat-ovin-de-lariege/La décision prise par Nicolas Hulot de réintroduire deux ourses slovènes dans le Béarn, malgré l’opposition des élus et des éleveurs concernés, a été mise en application dans la précipitation début octobre. Aucune action entreprise sur le terrain n’aura permis d’empêcher le lâcher, répétant le scénario de 1996 et 2005… Les administrateurs du Syndicat ovin ont donc décidé d’attaquer le Plan Ours sur le domaine juridique. Requête collective au tribunal administratif


Le SOA, conseillé par Me Sylvie Alzieu, en lien avec un cabinet d’avocats spécialisés, portera une requête en annulation auprès du tribunal administratif de Paris contre l’arrêté de réintroduction des deux ourses en Béarn. Il est déjà soutenu dans son action par la Fédération nationale ovine (FNO), la Fédération transpyrénéenne des éleveurs de montagne  (FTEM) et la Fédération nationale de défense du pastoralisme (FNDP). Il est prévu d’associer les éleveurs, particuliers, groupements pastoraux qui le souhaitent.
 

Les plaintes individuelles


Le SOA étudie également des recours sur le fondement de l’article L113-1 du Code Rural. Le non respect de la loi par le gouvernement est inacceptable, compte tenu des situations dramatiques qu’il cause chez les professionnels soumis au risque de prédation.
Plusieurs plaignants (éleveurs prédatés, présidents de GP) ont adressé des plaintes au Procureur de la République cet été, demandant simplement l’application rigoureuse de l’article L113-1. La réponse, attendue au demeurant a été simple : "il n’existe pas, à ce stade, de loi prévoyant sanction pour le gouvernement dans ce cadre". Difficile en effet d’envisager une sanction pénale contre le gouvernement entier !
 

=> Le reste de l'article est accessible dans l'édition du 19/10/2018 de Terres d'Ariège.

 

 
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Politique
news-52693Mon, 29 Oct 2018 08:15:21 +0100CAPA : "Notre coopérative restera à taille humaine"http://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/capa-notre-cooperative-restera-a-taille-humaine/Ancien directeur des ventes, Jean-Luc Ricard vient de prendre la direction de la Coopérative agricole de la plaine ariégeoise (CAPA). Ce professionnel du monde des céréales livre ses projets pour la structure. Entretien. En poste depuis le 1er août, vous remplacez Alain Soulé à la tête  de la CAPA. Pouvez-vous vous présenter ? 

Originaire de l’Aveyron, je travaille dans le secteur des céréales depuis près de 25 ans. Issu d’une famille d’agriculteur, je ne me voyais pas faire autre chose. Suite à l’obtention de mon BTS, j’ai débuté en tant que technicien agricole au sein du groupe CAPA en 1989. Grâce à la confiance accordée par mes anciens directeurs, j’ai pu gravir les échelons un à un. En 2007, j’ai pris la direction des ventes de la coopérative. 

Généralement, la direction de la CAPA était confiée à des profils administratifs et comptables et non commerciaux. Comment avez-vous convaincu les administrateurs de vous confier la direction de la structure ?

Ma connaissance de la coopérative est apparue comme mon atout majeur. Cela fait plus de 25 ans que je travaille au sein de la CAPA. Je connais les types d’exploitations de nos adhérents et notre réseau de clients, grâce à une présence régulière sur le terrain et une connaissance du marché à l'export. Le Conseil d’administration a également adhéré à ma vision pour la structure. 

Pouvez-vous développer ?

Dans les années à venir, la CAPA devra répondre à un double enjeu.

 

=> Le reste de l'article est accessible sur le journal Terres d'Ariège.

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Cultures
news-52324Mon, 22 Oct 2018 11:06:51 +0200Irrigation : le département promeut une gestion de plus en plus précisehttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/irrigation-le-departement-promeut-une-gestion-de-plus-en-plus-precise/Depuis les années 2000, la réglementation sur l’eau fait peser plus de contraintes sur l’agriculture avec notamment le contrôle des volumes prélevés pour l’irrigation. Des évolutions techniques se multiplient pour tendre vers davantage de précision. A l’heure où l’agriculture est appelée à nourrir de plus en plus de personnes, l’irrigation devrait jouer un rôle essentiel pour garantir cet accroissement de la production. Le monde agricole est ainsi appelé à concilier les enjeux agronomiques et économiques. Or, l’actualité le montre : la mise en œuvre de cette pratique et la construction de retenue de stockage divisent la société.
L’Ariège se veut particulièrement concernée par ces questions. L’Organisme unique (structure de gestion de l’irrigation) recense en effet près de 600 irrigants concentrés sur la basse vallée de l’Ariège, de l’Hers et de la Lèze. Chaque année, près de 25.000.000 m² sont prélevés assurant ainsi l’irrigation de plus de  10.000 hectares.

 

Une gestion plus fine de la ressource


Dans ce contexte de rationalisation de l’irrigation, les acteurs du secteur sont de plus en plus nombreux à développer des outils d’aide à la décision, afin de déclencher l’apport d’eau au moment le plus pertinent via des alertes SMS ou mail. C’est notamment le cas de Gérard Lepagney, agriculteur à Saverdun. à la tête d’une exploitation céréalière de 100 ha, il utilise la technique du tensiomètre depuis une vingtaine d’années.

 

En 48h le sol peut passer d’un état saturé en eau à une état de manque. Grâce aux données récoltées par ces sondes, nous pouvons anticiper l’irrigation.

 

Ces équipements permettent de mesurer et d’analyser la tension exercée par le sol pour retenir l’eau. Plus celle-ci est élevée, moins l’eau est disponible pour la plante. La connaissance de ce paramètre aide ainsi l’agriculteur à répondre aux questions suivantes : quand déclencher l’irrigation ? Quelle dose apporter ? Quand reprendre l’irrigation après un épisode pluvieux ? Ce dispositif permet donc “d’éviter les gaspillages”, affirme l’irrigant. “En 48h le sol peut passer d’un état saturé en eau à une état de manque. Grâce aux données récoltées par ces sondes, nous pouvons anticiper l’irrigation.

Résultat : des apports optimisés et moins de ruissellement dans les champs. Autre outil d’aide à la décision : des logiciels de gestion de l’eau à la parcelle, grâce à la commande à distance des pivots. Le principe est simple : l’agriculteur peut surveiller et gérer son matériel par le biais de n’importe quel outil Internet (smartphone, tablette ou ordinateur), grâce à un boîtier doté d’un capteur GPS. Il suffit alors à l’exploitant de souscrire un abonnement pour chaque pivot afin de recevoir les données. Ce système permet de maximiser l’efficience des apports d’eau sur les cultures. L’agriculteur peut en effet choisir son secteur d’irrigation dans la parcelle. Autre plus-value : ce matériel permet de gérer les butées secteurs. 

Mais ces dispositifs ont des coûts. Comptez 1.500€ pour l’achat d’une sonde tensiométrique et 2.500€ pour équiper un pivot d’un système de déplacement à distance. “Bien que des aides aux financements existent, les dossiers sont particulièrement compliqués à monter et peuvent s’avérer coûteux. C’est décourageant”, regrette le céréalier. “Les Gouvernements successifs nous promettent la simplification administrative. Or nous l’attendons toujours”, s’insurge à son tour Jean Mistou, exploitant à Saverdun et membre de l’association Irrigants de France. 

 

DDT, président de l'Organisme unique, institution de Montbel et Chambre d'agriculture se sont réunis chez Gérard Lepagney, agriculteur à Saverdun.    Gérard Lepagney montre son ancien matériel d'irrigation.    Gérard Lepagney montre son ancien matériel d'irrigation.    Gérard Lepagney montre son ancien matériel d'irrigation.

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Cultures
news-52317Mon, 22 Oct 2018 10:54:19 +0200La Chambre d’agriculture, une ambition commune pour la FDSEA et les JAhttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/la-chambre-dagriculture-une-ambition-commune-pour-la-fdsea-et-les-ja/Axes de travail, projet pour l’agriculture ariégeoise... La FDSEA et les Jeunes agriculteurs de l’Ariège lancent la campagne pour les prochaines élections de la Chambre d’agriculture, prévues en janvier prochain.Terres d’Ariège : Les élections auront lieu fin janvier 2019. Qu’est-ce qui vous pousse à vous présenter pour un nouveau mandat ?


Cédric Munoz : En douze ans la chambre d’Agriculture a bien amélioré ses services, que ce soit au niveau de la formation, de l’accompagnement PAC, du développement des filières, ou de l’accompagnement technique, etc. Ces nombreux projets lancés lors du mandat qui s’achève méritent d’être poursuivis et développés et notre équipe FDSEA/JA entend bien s’y atteler.
Clémence Biard : Nous voulons poursuivre le travail engagé par nos deux syndicats dans la même dynamique. Nous avons des valeurs fortes que nous souhaitons continuer à défendre. La Chambre d’agriculture, la FDSEA et les JA ont mené de lourds combats ensemble : l’eau, les prédateurs, les zones défavorisées… certains ont connu des issues favorables, d’autres restent encore à gagner. Telles sont les raisons qui nous encouragent à continuer d’œuvrer pour notre métier. 

TA : Quel projet proposez-vous aux agriculteurs ariégeois pour ces six prochaines années ?


CB : Le projet que nous proposons pour l’agriculture ariégeoise s’inscrit dans la continuité du travail engagé et du bilan positif des deux précédentes mandatures. Au nom des JA, je souhaite que notre réseau reste présent et force de proposition pour défendre l’intérêt des jeunes : formations, installations ou encore le cadre et les conditions de vie de la jeunesse rurale.
CM : A travers notre projet, nous allons accompagner les agriculteurs dans l’adaptation de leurs exploitations, notamment via la valorisation du bois, la production d’énergie, la sécurisation de l’irrigation, pour diversifier leurs sources de revenus et les rendre moins dépendants des productions aux rémunérations devenues aléatoires.

TA : Comment le projet que vous portez répond-il aux nouveaux enjeux de l’agriculture ariégeoise ?


CM : Il est nécessaire d’aider les agriculteurs à s’adapter autant que possible aux nouvelles demandes de la société civile, aux nouvelles réglementations, aux difficultés climatiques croissantes et aux enjeux environnementaux. Dans ce sens, l’implication des professionnels agricoles dans les collectivités territoriales sera nécessaire. De nouvelles formations seront proposées aux agriculteurs pour les aider à relever ces défis. Concernant la nouvelle PAC 2020, nous souhaitons que la chambre soit toujours plus proactive dans l’accompagnement des exploitations. Face à l’ensemble de ces évolutions, l’implication des professionnels agricoles dans les collectivités territoriales et le dialogue avec les pouvoirs publics seront nécessaire.

 

Ce projet est le fruit de plusieurs mois de travail et de collaboration entre les syndicats JA et FDSEA. [...] Philippe Lacube va mener le programme qu’il a construit avec les équipes syndicales, avec force et conviction pour que l’agriculture ariégeoise soit viable et vivable !


CB : Les besoins des agriculteurs évoluent. C’est pourquoi nos actions sur le terrain seront aussi novatrices et innovantes pour répondre aux nouveaux enjeux de l’agriculture. Le syndicat des jeunes attache beaucoup d’intérêt à l’agriculture du futur. 
Construisons notre métier de demain ! La diffusion des nouvelles technologies fait partie de nos ambitions. Notre projet s’inscrit également au cœur de notre territoire puisque nous souhaitons développer une marque “Ariège” pour valoriser nos productions. La communication est également un des axes majeurs. Nous souhaitons mettre les moyens pour promouvoir une image positive de notre métier auprès d’un large public : consommateurs, élus, acteurs économiques...

TA : Qui avez-vous choisi pour défendre ce projet ?


CB : Ce projet est le fruit de plusieurs mois de travail et de collaboration entre les syndicats JA et FDSEA. Il a été construit en concertation avec de nombreux agriculteurs du département : lors des réunions de secteurs au printemps, ou lors des différents groupes de travail et du séminaire du 10 et 11 septembre en terres couseranaises. Avec un parcours agricole riche, d’une expérience certaine au sein de plusieurs OPA et à la tête d’une exploitation agricole en perpétuel développement, Philippe Lacube va mener le programme qu’il a construit avec les équipes syndicales, avec force et conviction pour que l’agriculture ariégeoise soit viable et vivable !
CM : L’équipe mixte FDSEA/JA a fait ses preuves depuis 12 ans. Elle est constituée d’agricultrices et d’agriculteurs expérimentés et reconnus sur l’ensemble du département pour leur intégrité et leur professionnalisme. Philippe Lacube est un agriculteur et entrepreneur reconnu sur notre territoire. Il est doté de précieuses compétences et bénéficie d’un réseau auprès des élus politiques de tous bords et des autres responsables de Chambres consulaires. Il est en outre le plus capable d’expliquer les enjeux agricoles à tout type de public : politiques, professionnels ou profanes.

TA : Comment envisagez-vous mener cette campagne ?


CB : Le projet est sur le point d’être finalisé et vous sera présenté prochainement. Dès la fin octobre, nous allons quadriller le département et venir à votre rencontre sous plusieurs formes : lors de petites réunions locales chez les exploitants ou encore lors de réunions thématiques avec la présence d’élus de nos deux réseaux JA et FNSEA. L’occasion de détailler les axes de notre programme et de venir échanger avec l’ensemble des agriculteurs du département. Notre projet s’inscrit dans une dynamique économique, de proximité, de vivabilité. C’est pourquoi nous avons de besoin d’une large mobilisation lors du vote pour que nos équipes JA et FDSEA de l’Ariège poursuivent et développent le travail engagé au sein de la Chambre d’agriculture.
CM : Cette campagne sera l’occasion de partir à nouveau à la rencontre des agriculteurs au plus près de chez eux, dans les différents cantons, sur les fermes, pour partager notre projet mais aussi recueillir leurs attentes et leurs souhaits. Nous devons et nous voulons gagner ces élections. Il est primordial que les agriculteurs prennent conscience de l’importance de voter car l’abstention fera le jeu de nos adversaires. Sur cette élection se jouera notre avenir pour les six prochaines années et nos concurrents ont des projets radicalement différents du notre. Chaque agriculteur doit prendre ses responsabilités et voter ! 

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Politique
news-52314Mon, 22 Oct 2018 10:16:58 +0200Foire de la Saint-Matthieu : des cours corrects malgré le contextehttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/foire-de-la-saint-matthieu-des-cours-corrects-malgre-le-contexte/La traditionnelle foire de la Saint-Matthieu s’est déroulée le 21 septembre dernier à Vicdessos. Vitrine de la race Tarasconnaise dans le département, cet événement se veut purement commercial. Pour autant, cette année encore, l’ambiance se voulait particulièrement morose. Comme chaque année depuis une dizaine d’années, le site de “l’Aérospatiale” a accueilli près d’un millier d’ovins, ce 21 septembre à Vicdessos. Organisé par l’association de la Saint-Matthieu, cet événement se veut purement commercial. Originaires de tout le grand sud, les négociants et autres acheteurs débutent leurs transactions dès les premières lueurs du jour. Autour des parcs, accoudés aux barrières, vêtus de leur traditionnelle blouse noire, ils décryptent chaque cheptel. “Cette année, les mâles sont moins nombreux que d’habitude”, regrette l’un d’eux. Beaucoup d’agneaux ont en effet été vendus plus tôt sur les estives ou sur les exploitations puis engraissés afin d’être abattus pour la fête musulmane de l’Aïd.

Des cours stables


Malgré la bonne ambiance générale, le difficile contexte économique pèse sur les ventes. Lesbrebis se sont vendues environ 120€/pièce. Du côté des agnelles, les prix varient entre 125€ et 
130€/animal, en fonction de leurs origines et de leurs qualités. De tels montants qui s’expliquent par la supériorité de l’offre à la demande.

"Dégoûté, un agriculteur a vendu ses bêtes à des prix défiants toute concurrence. L’explosion du nombre de prédations  désespère les éleveurs."

De tels montants qui s’expliquent par la supériorité de l’offre à la demande. Et pour cause, parmi les éleveurs présents, deux d’entre eux ont choisi de vendre la totalité de leur cheptel, soit une centaine d’ovins au total. “Les maquignons ont profité de ce contexte. Dégoûté, l’un d’entre eux a vendu à des prix défiants toute concurrence. L’explosion du nombre de prédations  désespère les éleveurs. L’Etat ne se rend pas compte que nos animaux sont notre capital et donc notre source de revenus”, explique Guy Denjean, président du Groupement pastoral de Saleix, lourdement touché par les prédations. “En début de semaine, deux nouvelles expertises ont eu lieu. Comment voulez-vous que nous puissions travailler ?”

       
 

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Elevage
news-50124Tue, 25 Sep 2018 12:25:40 +0200Face à l’ours, le Syndicat ovin de l’Ariège lance une offensive juridiquehttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/face-a-lours-le-syndicat-ovin-de-lariege-lance-une-offensive-juridique/Éleveurs ou présidents de groupements pastoraux victimes de prédations ont déposé des plaintesConstatant la volonté farouche des lobbys environnementalistes de promouvoir leur “biodiversité” destructrice, et devant le mépris affiché par le gouvernement à l’égard des éleveurs de montagne pyrénéens, un constat s’impose : le pastoralisme est dans l’impasse, voué à une extinction rapide, condamné à abandonner son territoire à l’ensauvagement. Aucune concertation, aucune cohabitation avec les prédateurs ne permettra de maintenir l’élevage dans nos montagnes. Face à ce constat, le syndicat Ovin poursuit sa réflexion autour des recours juridiques.

Nous avons sollicité les conseils d’un avocat et étudié la question. Premier enseignement : contrairement aux idées communément répandues, aucun recours juridique concernant la protection de troupeaux n’a été tenté à ce jour. Le Code Rural, article L113-1, établit la responsabilité du gouvernement dans la protection des troupeaux soumis à la prédation. Cette loi, votée en 2010, n’est pas appliquée comme elle le devrait, nous sommes confrontés continûment depuis des années aux prédations d’ours, sans qu’aucune mesure efficace ne soit mise en place pour les prévenir…


Fin juin, une quinzaine d’éleveurs ou présidents de groupements pastoraux victimes de prédations ont déposé devant les procureurs de la République d’Ariège et des Hautes-Pyrénées, des plaintes demandant une application stricte de l’article L113-1. La partie juridique commence. Même un refus éventuel d’instruire les plaintes nous fournira de précieuses indications sur l’argumentaire à déployer… Des recours au titre du préjudice financier et moral sont aussi envisageables, avec demandes d’indemnisation : Si le monde de l’élevage n’a jamais voulu tirer profit pécuniaire de la présence des ours, des condamnations en nombre avec indemnités seraient une arme de négociation contre un Gouvernement contraint de réduire ses dépenses et déjà réticent à investir le million et demi d’euros que coûtent les mesures de protections inutiles actuellement déployées… Nous testons une procédure “clés en main”, sûre et peu onéreuse, reproductible par tout éleveur victime de prédation sur son troupeau… Volontaires, faites vous connaître auprès du syndicat !


En parallèle, un courrier a été envoyé à tous les parlementaires pyrénéens, députés et sénateurs, ainsi qu’à nos élus locaux dont les relais sont précieux. “Vous avez eu la sagesse d’inscrire dans la loi L113-1 une protection pour les troupeaux transhumants contre les prédateurs, que comptez-vous mettre en œuvre pour qu’elle soit réellement appliquée ?” Leur avons-nous demandé en substance. Alors que Nicolas Hulot jette l’éponge, son cabinet s’obstine à avancer “des propositions de cohabitation” entre ours et pastoralisme… Notre patience a ses limites. Nous allons mettre le gouvernement devant ses responsabilités. Par tous les moyens.
                              
F. Watts (soa 09)

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PolitiqueElevage
news-50123Tue, 25 Sep 2018 12:20:56 +0200Ours : nouveau coup de force des opposants aux réintroductionshttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/ours-nouveau-coup-de-force-des-opposants-aux-reintroductions/Afin de marquer leur opposition à de nouveaux lâchers, des éleveurs originaires de toute la chaîne pyrénéenne se sont mobilisés le 29 août dernier.La problématique de la présence des ours dans les Pyrénées crée une nouvelle fois de vives tensions tout au long du massif. Afin de marquer leur opposition à de nouveaux lâchers, des éleveurs originaires de toute la chaîne pyrénéenne se sont mobilisés le 29 août à Etsaut, commune des Pyrénées-Atlantiques dont le maire est favorable à la réintroduction du plantigrade. Une nouvelle mobilisation s’est déroulée deux jours plus tard à Vielha dans le Val d’Aran. Plusieurs centaines de personnes ont fait le déplacement à chacun de ces événements.
Nouveau coup de force des opposants à la présence de l’ours dans les Pyrénées ces derniers jours.

Près de 200 personnes originaires de toute la chaîne pyrénéenne se sont mobilisées le 29 août dernier devant la mairie d’Etsaut, dans les Pyrénées-Atlantiques. Bérets noirs, bâtons… Des dizaines de bergers et éleveurs de l’ensemble du massif, accompagnés d’élus locaux dont le député Jean Lassalle, ont occupé pendant plusieurs heures ce village de 61 habitants où Nicolas Hulot, ancien ministre de la Transition écologique comptait venir plaider la cause de la réintroduction de deux ourses sur les estives.

“Un petit Arbas”

À quelques semaines de possibles lâchers dans le Béarn, le monde pastoral a voulu frapper un grand
coup, déterminé à stopper ce projet. “Nous voulions refaire un petit Arbas1”, confie Martine Perez, membre de l’Aspap, présente sur place. “Nous sommes à bout. Nous voyons notre travail partir en fumée tous les étés à cause des prédations. Comment accepter de nouvelles réintroductions ? Nous nous devons de marquer les esprits afin de faire entendre notre voix”, se justifie un agriculteur.
La tension était palpable. Encadrés par des dizaines de gendarmes, les manifestants ont déposé des cadavres de brebis devant la mairie. Des poches de sang ont également étaient lancées en direction de l’hôtel de ville. Le tout sous le regard de la mairesse, présente dans les locaux. “Elle n’est pas sortie nous rencontrer. Cela tombe bien, nous ne voulions pas négocier avec elle”, poursuit Martine Pérez.
En colère et impuissants face à la situation, les éleveurs ont été clairs : “les deux ourses ne resteront pas ici. Nous les pourchasserons et nous nous défendrons” a lancé Olivier Maurin, co-président de l’Association de défense du patrimoine pyrénéen (ADDIP) à la tribune. Quelques jours plus tard, nouvelle mobilisation à Vielha, dans le Val d’Aran. Là encore, des éleveurs et bergers ariégeois avait fait le déplacement pour exprimer leur opposition à toute réintroduction. “Des expertises ont lieu quotidiennement sur nos estives”, confie un président de GP couserannais. “Nous ne travaillons pas pour se demander tous les matins pendant trois mois combien de bêtes sont mortes.”

 

"Les Pyrénées ne sont pas un Parc naturel. 500.000 personnes vivent tout au long de la chaîne."

 
Une démission qui ne change rien

La démission surprise de Nicolas Hulot (annonce faite sur France Inter le 28 août) ne change pas particulièrement la donne. “Bien que porté par l’ancien ministre, le projet de réintroduction demeure d’actualité”, déplore l’ADDIP. “Si ce n’est pas lui, c’est un autre homme politique qui mènera à bien ce dossier”, regrette André Quaranta, membre de l’ASPAP. Ainsi, alors même qu’une récente étude d’opinion révèle que 80% de la population se dit favorable au “maintien d’une population d’ours dans les Pyrénées”, “le combat continue”, martèle l’ADDIP. Car les attaques n’ont jamais été aussi importantes.

Le nombre de dossiers ouverts a augmenté de 39% entre le 20 juillet 2017 et le 20 juillet 2018, en Ariège. “Les Pyrénées ne sont pas un Parc naturel. 500.000 personnes vivent tout au long de la chaîne. L’activité pastorale revêt de réels enjeux tant au niveau économique qu’en faveur de la biodiversité. L’ours n’a donc pas sa place ici. Les Pyrénéens ont dit non. Les consultations internet bidon n’y changeront rien.” Il revient désormais au nouveau ministre de l’écologie de se rendre sur les lieux. Une chose est sûre : le monde agricole, entouré d’élus locaux, reste mobilisé et souhaite que l’État assure son rôle et protège les troupeaux

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PolitiqueElevage
news-50122Tue, 25 Sep 2018 12:17:14 +0200Commercialisation : les producteurs misent sur le collectif et ouvrent leur boutiquehttp://www.terres-ariege.fr/articles-de-presse/toutes-les-actualites/detail-de-lactualite/actualites/commercialisation-les-producteurs-misent-sur-le-collectif-et-ouvrent-leur-boutique/Un groupe de producteurs du Pays d’Olmes s’est fédéré afin de créer un magasin à Nalzen. Après une campagne de financement participatif, la boutique a ouvert ses portes le 16 août. Reportage.L’idée émerge au début de l’année 2018. Soutenu par la Communauté des communes des Pyrénées Cathares, le maire de Nalzen souhaite réhabiliter l’ancienne école de la commune afin de créer une boutique de produits locaux. Limonade, fruits, légumes, fromage, viande, huile… Les clients disposeront d’un large panel de choix de produits de consommation quotidienne. L’objectif : mettre en avant le savoir-faire des producteurs locaux. “Une réelle attente existe de la part des consommateurs”, avance Benjamin Bousquet, gérant de la brasserie du Grand Bison à Lavelanet, un des porteurs du projet. “Ils sont de plus en plus attachés à la traçabilité des produits. Nous visons une clientèle locale. Un fort potentiel de clientèle existe. 5.000 voitures traversent quotidiennement le village.”
Convaincue de la réussite de ce projet, une équipe de sept producteurs et artisans se fédère au mois d’avril et crée l’association La Brouette. Cette entité encadre la création de la boutique.

“Nous voulons parler produits”

Les producteurs le savent : la création de ce magasin revêt un enjeu social. Alors que le monde agricole est souvent pointé du doigt, les porteurs de ce projet veulent “parler de [leurs] produits”. “Nous souhaitons mettre en avant nos techniques d’élevage ou de transformation auprès de notre clientèle”, précise Benjamin Bousquet. Pour cela, l’association souhaite impliquer au maximum ses adhérents. “Nous tiendrons nous-même les permanences du mardi au vendredi de 16h à 19h30, le samedi toute la journée et le dimanche matin, toute l’année”, précise le brasseur. Chaque adhérent approvisionnera et mettra également en rayon lui-même ses produits, durant les horaires d’ouverture. “Là encore, c’est un moyen d’impliquer tous nos adhérents et de les inciter à échanger sur leur métier”, explique l’association.

Un modèle économique particulier

Au-delà de l’aspect social, ce type d’initiative revêt de réels enjeux économiques. Se fédérer et créer un magasin de ce type permet aux agriculteurs d’échapper à la pression imposée par les grandes et
moyennes surfaces (GMS) et ainsi de reprendre la marge abandonnée à ces entreprises. “Nous vendrons nos produits à un prix juste”, précise Benjamin Bousquet. “Ces derniers seront définis par les producteurs eux-mêmes. Plusieurs d’entre eux ont choisi d’aligner leurs tarifs à ceux affichés sur les marchés”, poursuit l’artisan. Car l’idée est bien de créer de la richesse sur le territoire. “La boutique a vocation à soutenir les productions locales. Nous pouvons imaginer que, si un jour elle fait des bénéfices, nous pourrions créer un fond de soutien ou autre pour accompagner et épauler les exploitants en difficulté”, se projette Benjamin Bousquet. Le modèle économique de cette boutique de producteurs ne se base pas uniquement sur les ventes réalisées. Chaque adhérent se voit prélever mensuellement un pourcentage de son chiffre d’affaires (CA), afin de payer les charges fixes. “Les producteurs qui tiennent les permanences sont privilégiés par rapport aux autres. Leur prélèvement s’élèvera à 10% de leur CA, contre 22% pour les autres”, étaye le producteur de bières.

« Grâce à notre campagne de financement participatif, nous avons pu acquérir une grande partie des équipements qui nous manquaient »

Un projet à financer

Lors du montage du dossier, la question du financement occupe une place centrale dans les débats.
Une fois le Conseil départemental et la Région sollicités, “le budget prévisionnel n’était pas encore bouclé”. L’association a alors choisi de se lancer dans une campagne de financement participatif. L’objectif : lever les fonds afin d’acquérir une caisse enregistreuse, des vitrines réfrigérées, un présentoir à légumes et des rayonnages. “Nous avons été surpris par l’engouement qu’a rencontré notre projet.”131 contributeurs ont participé. Cela leur a permis de récolter plus de 7.000€. “Nous avons pu acquérir une grande partie de ces équipements et ainsi ouvrir en temps voulu.”

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