Les élus JA et FDSEA travaillent main dans la main pour améliorer le quotidien des agriculteurs face aux difficultés du monde agricole. L’actualité montre aujourd’hui un abandon du gouvernement pour la profession, il est temps de réagir !

L’agribashing n’existerait pas ?

C’est en tout cas ce que prétendent les soi-disant responsables d’un syndicat agricole qui pourchasse une idéologie nationale mais qui semble bien loin des réalités du terrain !
On ne compte plus les incivilités dont sont victimes les agriculteurs quel que soit leur type et leur mode de production. Sous le terme incivilités se cache les mots vols, intrusions, conflits de voisinage, incendies et dépôts sauvages en bord de champs. Éleveurs, on viole leur intimité professionnelle, on dénigre leur mode de travail allant même jusqu’à filmer des animaux dans les abattoirs. Céréaliers, on les accuse d’être des empoisonneurs, des gaspilleurs d’eau et tant d’autres griefs. Ces attaques émanent entre autres, d’une population d’enfants gâtés qui n’ont jamais eu faim, qui vivent très loin des réalités de la campagne, détachés des métiers de la terre. 
Car oui, nous les agriculteurs nous sommes dans la vraie vie, celle qui sème, cultive et donc soigne les plantes et récolte, celle qui fait naître, élève et abat les animaux. Des sons de cloches, des vaches qui meuglent, des odeurs de fermes, des mouches…Tant mieux ! Ce sont des signes significatifs de la présence d’un élevage, d’un paysan sur la commune et par conséquent d’une activité économique. Le moteur d’un tracteur tard le soir, la poussière issue de la moisson, ce ne sont pas des nuisances mais l’écho des miches de pain bientôt dans vos assiettes. Nous ne sommes pas des hors-la-loi, nous respectons et entretenons la nature qui nous fait vivre.

Des actions à échelle locale ?

Afin d’agir au mieux contre ces actes lâchent, la FDSEA et les JA ont participé ce 15 janvier dernier à la première réunion de l’observatoire contre les incivilités envers le monde agricole. Cette cellule mise en place par Chantal Mauchet, préfète de l’Ariège, sur demande du ministère de l’Intérieur, a pour objectif de faire un état des lieux des incivilités dans le département et d’essayer d’apporter des solutions adéquates.
Ce groupe de travail était composé de représentants de la DDT, de la chambre d’agriculture, du procureur de la République, des renseignements généraux, des services de la gendarmerie et des syndicats agricoles. De son côté, la Confédération Paysanne a choisi de claquer la porte après seulement 10 minutes de présence. Elle a refusé de profiter de ce moment d’écoute et d’échange proposé par les représentants de l’État en énonçant un discours idéologique opposants deux modes de production : le bon et le mauvais.
Le mauvais est, d’après eux, celui pratiqué par les sympathisants FNSEA qui est à leurs yeux source légitime de critiques acerbes. À croire que leurs vaches n’ont pas la même odeur et font moins de bruits que les nôtres.

Restons sérieux car l’actualité récente nous rappelle à l’ordre, séries de vols de carburant, de barre de guidage ou de petits matériels portatifs, incendies de bâtiments et d’intrusions dans les élevages. Ces incivilités sont inacceptables.

Pour limiter au maximum ces faits, quelques mesures opérationnelles ont été proposées :
– Réseau d’alerte rapide (SMS) dès qu’un fait est constaté,
– Mise en place d’un référent sécurité au sein de la gendarmerie pour faire des diagnostics sur les exploitations,
– Rencontres régulières des différents intervenants pour suivre et faire avancer ces pistes de travail.

Nous, FDSEA et JA, apportons notre soutien à ces dispositions.

FDSEA et JA 09