Du 22 au 29 février, l’Ariège s’est installée à Paris à l’occasion de salon de l’agriculture. Éleveurs, producteurs, artisans, ils étaient nombreux à fouler le sol du parc des expositions de Versailles. Bilan de ces 9 jours intenses.

Le salon de l’agriculture a fermé ses portes une journée plus tôt cette année suite à un arrêté ministériel interdisant les regroupements de plus de 5.000 personnes dans des lieux clos. De quoi décevoir les producteurs et éleveurs présents, en particulier ceux arrivés en fin de semaine.

Au total, ils étaient une trentaine d’exposants sur le stand dédié au département sans compter les éleveurs de chevaux Castillonnais et Mérens mais aussi de vaches Gasconnes des Pyrénées situés dans les pavillons 1 et 6. Tout au long de la semaine, les pratiques agricoles et le territoire ariégeois ont été présentés.
Après un premier week-end très fréquenté par les visiteurs, les allées ont commencé à se désencombrer dès le mercredi. À vrai dire, la zone C n’était plus en vacances scolaires et de nouveaux cas de coronavirus ont été annoncés. Cela a pu décourager certains touristes de se rendre au parc des expositions de Versailles.
Une baisse de fréquentation de 22,47 % a été estimée par le Figaro sur toute la durée du salon. Producteurs et exploitants présents sont repartis quelque peu déçus de la capitale. Cependant, bon nombre d’entre eux ont tout de même été récompensés pour leur travail. Et ce ne sont pas moins de onze médailles qui ont été raflées au concours général agricole.
La charcuterie André Cazaux rentre avec deux médailles d’or pour son jambon sec non fumé et sa saucisse sèche “pastou”. Les gourmandises de Blours ont également pris la première place du podium pour leur confiture extra de framboise suivis de près par la maison Jougla qui remporte l’argent dans la même catégorie. Jougla a également raflé l’argent pour sa confiture de mûres et sa gelée extra de coings. L’or lui a été décernée pour sa crème de pruneaux.
Toujours côté sucré, le rucher de Paille remporte deux médailles d’argent pour son miel de forêt et son miellat divers foncé. Les producteurs de fromages ne sont pas en reste avec la seconde place du podium pour la fromagerie Jean Faup et son Bethmale et la troisième place pour Le Moulis et son fromage de chèvre à pâte pressée.

Le lycée agricole rafle les prix

Les producteurs n’étaient pas les seuls à concourir tout au long du salon. Les élèves du lycée agricole de Pamiers ont également été sous les feux des projecteurs à partir du mardi 25 février. En effet, deux élèves ont participé au concours de pointage de la race Gasconne : Chloé Laforgue et Julien Rumeau en remportant respectivement la seconde et sixième place du classement.
Ils ont enchaîné le mercredi avec le lancement du trophée national des lycées agricoles. Les cinq élèves participants – Meg Marais, Alexandre Saurat, Joris Touja, Aurélien Corblin et Baptiste Poux – avaient déjà entamé la compétition au lycée en animant activement un compte Instagram. Jeudi, leur première épreuve sur ring a eu lieu : la manipulation et contention. Tout au long de la semaine, ils ont été évalués sur leur façon d’accueillir les visiteurs sur leur stand. Le trophée devait se terminer par la présentation de leur département par le biais d’un sketch mais fermeture anticipée du salon oblige, cette épreuve a été annulée. Au total, quatre sections se sont succédées sur le ring au moment de la remise des trophées. Les ariégeois, appartenant à la dernière, ont eu la joie de se voir décerner le premier prix pour l’ensemble de leur travail.
Entre temps, Tom Guillaumie a obtenu le second prix du concours de pointage des ovins parmi 38 participants. Anaïs Normand et Quentin Monge ont, quant à eux, pointé les vaches Brunes et ont obtenu la 6e et 7e place sur 9.
Et enfin, Maeva Lagarde, Célia Mouronvalle, Laura Lay et Clémentine Canal ont obtenu le premier prix du concours proposé par le groupement d’intérêt scientifique Avenir Élevage porté par l’INRAE dans la catégorie post-bac grâce à leur jeu sérieux The Gammeuuuhhh à destination de lycéens de filière générale.
Au final, malgré un salon écourté et une baisse de fréquentation, les Ariégeois sont parvenus à faire entendre leur voix et se démarquer parmi le millier d’exposants et d’éleveurs présents.

Les animaux ariégeois superbement représentés au SIA 2020

Castillonnais et Mérens, des chevaux au pas de course :

Comme chaque année, le Mérens et le Castillonnais ont posé leurs sabots au SIA à Paris. Les quatre chevaux présents ont fait de multiples apparitions tout au long du Salon pour le plus grand plaisir du public. Ils ont su mettre en évidence leurs qualités et leur grande polyvalence, tout en mettant en valeur le mode d’élevage traditionnel, transhumant. En complément des présentations de races, le Mérens et le Castillonnais ont également participé au Trophée des chevaux et poneys (quatre épreuves : maniabilité montée, complicité – pour laquelle Colleen Gouin a remporté l’épreuve avec son Mérens, Atchoum, attelage et saut d’obstacles), au concours des jeunes juges (comme modèles) et aux épreuves d’Equi trait jeunes (jugement des cavaliers, élèves d’établissements d’enseignement agricoles). Bref, ils étaient partout et ont fait forte impression à chacune de leurs sorties.

Gasconne des Pyrénées, la dame grise qui attire :

Cette année, ce sont les Gasconnes ariégeoises qui étaient à l’honneur au salon. Une dizaine de bêtes se sont rendues à Paris pour l’occasion. Accompagnés d’un bœuf audois, les bovins de la race ont participé à plusieurs tours de présentation dans les différents rings. Un concours expérimental de bœufs gascon label rouge a également fait son apparition cette année, il s’est déroulé en parallèle du concours expérimental d’animaux gras. Les trois bœufs ariégeois présentés ont obtenu les deuxièmes, troisièmes et quatrièmes places. Le stand du Coram, qui mettait en valeur les races de massif, a réservé plusieurs moments à la race afin de valoriser ses produits. Les éleveurs de cette race ont su attirer les visiteurs grâce à leurs vestes violettes en arpentant les allées du pavillon 1.