Après six ans et demi d’installation, Dominik Benz se rendra cette année au SIA pour la 1e fois avec sa femme Martina.

Depuis quand êtes-vous installés au Fossat ? 

Dominik Benz : Nous sommes arrivés en septembre 2013. Nous avons d’abord commencé avec six hectares en fermage au Fossat. Puis au fil des années, nous avons étendu notre surface d’exploitation à 17 hectares dont des vignes au Carla-Bayle ainsi qu’à Lézat-sur-Lèze. Nous produisons du vin bio mais également des eaux de vie ainsi que du jus de raisin. Nous faisons un peu tout ce qu’il est possible de faire avec du raisin.

D’où vous est venue l’envie de produire du vin ?

D.B : J’ai toujours été passionné par le vin. En tant que consommateur, je suis allé à de nombreuses foires spécialisées en Suisse. Puis, j’en ai eu marre de travailler dans des bureaux en temps qu’informaticien pendant près de 15 ans. J’avais envie d’exercer au grand air. J’ai donc commencé une formation de vigneron en 2009. En Suisse, la plupart des exploitations agricoles sont transmises de père en fils ou sont directement vendues. Nous n’avions pas les moyens d’acheter une exploitation et étions plus à la recherche d’un fermage. Nous avons cherché en Italie et en France. Puis une rencontre avec un vigneron suisse du Carla-Bayle nous a fait découvrir la région. Un an après une proposition de fermage nous a été faite ici. Nous nous sommes donc lancés dans le projet.

Comment s’organisent vos ventes de produits ?

D.B : Nous avons un magasin au domaine ainsi qu’un espace de dégustation. Nous collaborons également avec des cavistes, des magasins bio, des épiceries et des restaurateurs. Notre vin est également vendu avec d’autres produits dans des paniers commandés par des clients depuis peu. Plus localement, nous faisons aussi des foires et des marchés. Puis enfin, pour les clients ne se trouvant pas en Ariège, nous proposons de la vente sur notre site internet (https://www.dominikbenz.fr/, ndlr).

Vous allez au salon de l’agriculture pour la première fois cette année, qu’attendez-vous de cette participation ?

D.B : Nous souhaitons faire découvrir au grand public qu’il y a du vin qui est produit en Ariège. Le département est un peu oublié. Pour autant, avant le 20e siècle, il y avait 12.000 hectares de vignes en Ariège dont 380 hectares au Fossat. Nous avons un bon terroir pour la production du vin. Les saisons sont bonnes pour les plantes. C’est ce que l’on souhaite montrer au public du salon de l’agriculture. Cet événement sera peut-être aussi une opportunité pour nous de rencontrer des cavistes, des restaurateurs ou des responsables de magasin parisiens. Jusqu’à maintenant, nous n’avions pas assez de stock pour répondre à une telle demande. Mais grâce à la surface que nous avons aujourd’hui et la récolte de 2019, c’est une bonne idée pour nous d’aller à Paris et de montrer ce que l’on est capables de faire.