Tu as probablement entendu le terme ZNT à la télé au cours des derniers mois mais que signifie cette abréviation ? Théa t’explique.

Le terme ZNT est fréquemment utilisé aux informations depuis environ un an. Développée, cette abréviation signifie “zone de non-traitement”.

Le mois dernier, Théa t’a expliqué comment fonctionnaient les cultures : le roulement sur une parcelle, la saisonnalité des variétés, le moyen de préserver le sol…

Selon le type d’agriculture, biologique ou conventionnel, certains céréaliers pulvérisent, le terme technique pour arroser, des produits sur leurs cultures pour les protéger des maladies. Certains de ces produits sont naturels et d’autres sont créés par l’humain.

C’est ce que l’on appelle des produits phytosanitaires ou phytopharmaceutiques. Au fil des années, certains ont été interdits par l’État car ils étaient dangereux pour la santé. D’autres sont toujours autorisés.

Une règle dans la France entière

Pour autant, une partie de la population ne souhaite pas que les agriculteurs poursuivent leur utilisation. Une demande a donc été faite auprès de l’État pour que les champs situés à proximité des maisons respectent une distance minimum pour les traitements.
En décembre, l’État a publié un décret, une règle qui s’applique à toute la France, pour imposer une distance minimum pour traiter les cultures.

Les cultures que l’on appelle “basses”, c’est-à-dire celles que l’on voit dans les champs ou encore les légumes, doivent être plantées à au moins cinq mètres des habitations.
Les cultures “hautes”, la vigne ou les arbres à fruit, ne peuvent pas être traitées si elles sont à moins de dix mètres d’une maison.

« En ce qui concerne l’Ariège, les syndicats et la chambre d’agriculture sont parvenus à négocier avec la préfecture pour que les distances passent de cinq mètres à trois pour les cultures “basses” et de dix mètres à cinq pour les cultures “hautes”. Cette règle est valable depuis le 27 octobre 2020. »

Une décision qui peut être adaptée

Dans ce décret, l’État autorise les chambres d’agriculture, établissement spécialisé dans le domaine, à trouver un terrain d’entente avec les préfectures, les représentants de l’État à l’échelle du département, pour réduire les distances de non-traitement imposées nationalement.

Dans chaque département une charte de riverains a pu être proposée au préfet avec de nouvelles réglementations. Après des négociations, certains représentants de l’État les ont acceptées et les distances ont pu être réduites. Dans d’autres elles sont restées celles imposées en décembre car aucune entente n’a été trouvée entre les agriculteurs et le préfet.

Être équipé

Certains agriculteurs sont contre ces règlementations pour plusieurs raisons. La première est qu’à cause de ces distances, ils vont perdre de la surface de cultures. Leur récolte sera donc réduite ce qui leur fera perdre de l’argent.

Ensuite, l’un des principaux arguments utilisés par les personnes souhaitant la mise en place de zones de non-traitement est que le produit utilisé sur les cultures se déplace dans l’air au moment où il est pulvérisé. Un argument que les agriculteurs n’acceptent pas au vu de la modernité de leurs équipements.

Depuis des années, les agriculteurs utilisent ce que l’on appelle des buses antidérive. Cette technologie leur permet de savoir au millimètre prêt où seront déposées les gouttes de produit pulvérisées. Ils font également attention à la météo au moment du traitement. Et évitent de le faire lorsqu’il pleut ou qu’il y a du vent.

C.L.