Le Chef de l’Etat a réuni ce matin les responsables agricoles pour un état de situation suite aux mouvements syndicaux du début d’année.

Concernant l’Elevage, la Fédération Nationale Bovine a souligné que la quasi-totalité des mesures demandées dans le Plan Elevage reste encore en attente de finalisation. La  priorité est donc à la concrétisation des engagements pris, attendus par les éleveurs.
Le Chef de l’Etat a confirmé cet objectif, et a signalé que le Premier ministre était en charge du suivi de leur concrétisation.

C’est à l’aune de ce respect des engagements que les éleveurs jaugeront le gouvernement. Les priorités pour donner une perspective à l’élevage concernent en premier lieu la juste rémunération des producteurs. Elle est aussi une condition pour le renouvellement des générations. Sur ce plan, la FNB attend l’application d’Egalim et une évolution législative afin que la construction du prix s’appuie réellement sur l’indicateur de coût de production de référence. Le Chef de l’Etat a indiqué vouloir accélérer sur ce sujet. C’est indispensable.
Les éleveurs attendent d’autre part la fin de la concurrence déloyale générée par des accords de libre-échange dont aucun n’inclut les mesures miroirs qui devraient pourtant garantir la stricte conformité des imports avec nos normes. Là aussi, il y a loin des intentions affichées à la réalité !
Nous en voulons pour preuve un gouvernement toujours arc-bouté à défendre  l’indéfendable CETA.
Ou encore le non-contrôle de la part de l’Union européenne de la mesure miroir sur l’usage dans les pays-tiers d’antibiotiques comme activateurs de croissance. Il reste aussi aux pouvoirs publics à répondre point à point, de façon efficiente, aux attentes formulées
entre autres sur l’adaptation des règles des BCAE sur les prairies, la gestion du risque climatique, le volet sanitaire, la non-surtransposition en ICPE, etc …

Pour Patrick BENEZIT, Président de la Fédération Nationale Bovine : « Nous espérons que le Chef de l’Etat mobilisera son gouvernement pour apporter enfin les réponses attendues par l’élevage, comme il s’y est à nouveau engagé. Les producteurs demandent la mise en cohérence des politiques, et un cap clair, affirmé, chiffré en termes de maintien de la production au regard des enjeux économiques, sociaux et de territoire liés à la souveraineté de l’Elevage en France».

FNB