Mardi 15 octobre avait lieu la journée internationale de la femme rurale. Présentation de femmes qui représentent l’agriculture ariégeoise.

Créée en 2008 sous le nom de “Journée Internationale des Paysannes”, la journée internationale de la femme rurale est née de l’initiative de l’ONU. Les femmes représentent environ 43 % de la main-d’œuvre agricole dans les pays en voie de développement.

Selon l’ONU, “les femmes et les filles jouent un rôle majeur et de plus en plus reconnu dans la pérennité des foyers et des communautés en zone rurale”. Alors que ce domaine est souvent vu comme étant réservé aux hommes, nombreuses sont les femmes qui s’installent en GAEC ou même seules. Mais comment vivent-elles cette position de femme dans un monde d’hommes ? Certaines agricultrices ariégeoises font part de leur expérience.

 

Sylvie Humbert, apicultrice à Marc (Auzat) installée depuis 30 ans.
« Faire changer les choses en temps que femme c’est compliqué. Il faut de la persévérance et de bons arguments pour se faire entendre. « 

 

Inès Grenier, Polyculture et élevage ovins viande à La-Tour-du-Crieu depuis janvier 2019.
« Être agricultrice ce n’est pas toujours facile. Par exemple, lorsqu’on a des charges lourdes à porter, il faut réfléchir à la façon dont on va procéder en amont. »

 

Isabelle et Jacqueline Sentenac, Éleveuses d’ovins viande, de vaches à viande et de juments à Aleu depuis 2007
« Une femme doit constamment prouver ses compétences peu importe le métier. Nous, par exemple, lorsqu’on doit acheter un taureau, si on est face à un homme, il préférera le vendre à un autre homme. »

 

Sophie Alzieu, Éleveuse d’ovins viande et de chevaux de Merens à Ussat depuis 2012
« Il y a toujours eu des femmes dans l’agriculture. Aujourd’hui, nous voulons être reconnues comme agricultrices et non pas comme femmes d’agriculteurs. Nous souhaitons avoir plus de reconnaissance que les générations précedentes. »

 

Lise Girard, Productrice de miscanthus au Fossat depuis avril 2017
« En temps que femme et jeune installée, il faut affirmer sa position de chef d’exploitation tout en prenant l’aide et les conseils qui nous sont apportés. »

 

Sophie Cabal, Éleveuse de volailles et d’ovins viande à Tourtrol depuis 2011
« La plus grande contrainte de ce métier, c’est d’allier la vie de famille avec l’exploitation. Le soir et le week-end, je dois à la fois m’occuper de mon fils et aller voir mes bêtes. »