Surveillance, prévention et lutte contre la MHE, tout ce qu’il faut savoir concernant la circulation de la maladie.

L a maladie hémorragique épizootique (MHE), est une maladie virale, transmise par des insectes piqueurs (type culicoïdes). Ce virus touche principalement les ruminants, et provoque des symptômes proches de ceux de la fièvre catarrhale ovine (FCO) : amaigrissement, lésions buccales, difficultés respiratoire.

Le 21 septembre dernier trois cas de MHE ont été détectés et confirmés dans les départements de Hautes-Pyrénées (65) et des Pyrénées-Atlantiques (64), ainsi comme le stipule la Loi Santé Animale, un protocole de surveillance et de restriction a été mis en place, dans une zone de 150 km autour de chaque foyer détecté (voir la carte ci-dessous).

Actuellement l’importance de la situation réside dans le fait qu’il n’existe pas de vaccin contre cette maladie, et que la désinsectisation semble être le moyen le plus efficace pour lutter contre la MHE.
La FNB prend position sur le sujet et demande à l’Etat de prendre ses responsabilités

Dès le 25 septembre, la Fédération Nationale Bovine s’est engagée dans des démarches de négociations et de demandes auprès de l’Etat face à la situation provoquée par la MHE.

La position de la FNB :

  • Le maintien des flux commerciaux vers toutes les destinations depuis les « zone 150km »
  • La négociation de conditions d’échanges avec les pays Européens
    → Notamment la négociation de protocoles bilatéraux entre la France, l’Espagne, le Portugal et l’Italie.
  • La situation de la MHE ne doit en aucun cas affecter les prix payés aux éleveurs, et les opérateurs commerciaux doivent en être garant
  • Dans le cas où il y aurait un impact financier pour les éleveurs, la FNB appellera à la prise en charge publique « à l’euros près » de tous les coûts engendrés par les mesures liées à la MHE.

L’ensemble de ces informations et de ces mesures ont été annoncées entre le 21 et le 26 septembre 2023, la situation concernant la MHE est encore susceptible d’évoluer dans les jours ou les semaines à venir.

Les syndicats de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs de l’Ariège s’engagent à vous informer des changements et de l’évolution de la situation dans le journal Terres d’Ariège.

A.D