Plus de 5 ans après les faits reprochés, la cour d’appel de Toulouse a rendu son jugement ce jeudi 30 novembre.

Un cri de soulagement et un goût de victoire pour les six accusés que nous étions. C’est aussi une victoire et une reconnaissance pour nos syndicats. La justice est rendue
à nos structures qui ont simplement défendu nos libertés, nos traditions, nos valeurs et nos convictions face à ces pseudos défenseurs de l’environnement bien perfusés par nos impôts. C’est grâce à notre ténacité, notre solidarité et notre esprit du collectif que nous avons gagné ce procès bien appuyés par le professionnalisme et l’humanisme de Me Le Gunehec et Me Pastor que nous remercions chaleureusement. La justice à enfin donné un signal pour le monde rural et redoré le blason de l’agriculture.
Nous savourons fièrement et dignement notre relaxe. La cour a simplement prononcé une amende de 1000 € pour chacune de nos 4 structures pour défaut de déclaration
de manifestation.
Avec nos sincères remerciement pour votre soutien fidèle et précieux.

Syndicalement,
Clémence BIARD et Rémi Toulis


Le retour de Maitre Le Guenehec
 » Le jugement de première instance à Foix n’était pas compréhensible, à la fois sur le principe de la condamnation et sur les peines prononcées, les mêmes qu’à Sainte-Soline où des dizaines de gendarmes avaient été blessés. Cela n’avait aucun sens. La cour d’appel de Toulouse a remis les choses à l’endroit. Sa décision est claire et nette. Avant tout, elle a rappelé une chose très importante : la liberté de manifestation est aussi essentielle que la liberté de réunion,
elle doit être protégée de la même manière. Elle explique aussi que ce n’est pas parce que la manifestation n’a pas été déclarée correctement que pour autant il y a une entrave à la liberté de réunion des associations plaignantes. Ensuite, il suffisait de visionner l’intégralité des vidéos
comme nous l’avons fait à l’audience pour constater que la réalité était à mille lieues de la description apocalyptique
faite par les plaignantes ou certains témoignages qu’elles
produisaient. Par exemple, la cour a relevé que les prétendues « hordes » traversant la rivière pour « venir
au contact des forces de l’ordre »… n’existaient pas. Ou que « l’état de siège » dont parlaient les plaignantes
n’était que « l’appréciation toute subjective d’une personne
»…

Elle a aussi pointé les contradictions des plaignantes, et rappelé le rôle modérateur de vos dirigeants
au cours de cette manifestation. La cour note aussi que lorsque des troncs ont été déposés symboliquement
sur la chaussée, cela s’est fait «dans un grand calme ». Je crois que comme nous les juges ont été frappés par ces vidéos qui montraient la réalité des faits et démentaient
totalement les plaintes. Au final, il était évident qu’il n’y avait aucune «entrave concertée à la liberté de réunion», encore moins par «menaces», comme le prétendait la poursuite, qui était très artificielle et avait été construite par les associations plaignantes.
La cour d’appel a restitué les faits tels qu’ils étaient, et elle a fait du droit tout simplement. La seule condamnation confirmée est celle des quatre structures pour le défaut de déclaration de la manifestation, qui est une infraction assez
formelle. En l’occurrence la manifestation avait été déclarée dans l’urgence et pas dans les formes et délais prévus par la loi.