Mise en œuvre de la procédure de reconnaissance de l’État de catastrophe naturelle dans les communes sinistrées.

Mercredi 19 janvier dernier, la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs de l’Ariège ont reçu Sylvie Feucher, préfète de l’Ariège pour une visite de terrain.

Celle-ci était accompagnée de Stéphane Defos, directeur départemental des territoires (DDT), Anne Chêne, cheffe du service économie agricole, et Olivier Jullin, technicien eau à la DDT, afin d’alerter. Les services de l’État ont été alertés sur les dégâts agricoles causés par les inondations du lundi 10 janvier.

Des dégâts importants

D’importants dégâts agricoles se sont produits à nouveau sur les mêmes zones que les inondations de janvier 2020 avec des dommages trois fois plus importants. Les pertes de surfaces agricoles utiles sont considérables. L’objectif de cette visite de terrain était d’une part, d’établir un état des lieux des zones touchées mais aussi d’identifier les différents travaux nécessaires pour que cette situation ne se reproduise plus.

De nombreuses exploitations ont déjà subi des pertes en 2020 lors des précédentes inondations. Certains agriculteurs ont réalisé des travaux pour nettoyer le terrain et remettre les digues en place, des sommes importantes ont été investies. Ces travaux ont été démantelés par les services de l’État afin de répondre à la législation.

Deux ans plus tard, les mêmes zones sont impactées. Les syndicats majoritaires ont alors rapidement réagi pour apporter des éléments concrets au dossier inondation et appuyer la procédure de reconnaissance de l’État de catastrophe naturelle.

Une action syndicale qui a porté ses fruits

Pour donner suite à cette démarche syndicale forte, rassemblant élus, mairies, préfète, professionnels et services de l’État, deux arrêtés ministériels des 24 janvier et 9 février 2022 ont été publiés au journal officiel des 12 et 13 février 2022.

Une cinquantaine de communes du département de l’Ariège peuvent dorénavant bénéficier de la reconnaissance de l’État de catastrophe naturelle.

Les maires des communes concernées informeront les agriculteurs ayant subi des dommages. Il est nécessaire pour chaque agriculteur impacté de déclarer les dommages pouvant être assurés auprès de leur assurance respective au plus tard dans les dix jours suivant la publication des arrêtés ministériels.

Les syndicats majoritaires restent en alerte pour la reconnaissance en calamités agricoles.

M.Gimenez – JA09