Le parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises (PNRPA) compte déposer un dossier auprès du comité MAB (Man & the biosphere, “L’Homme et la biosphère”) France, représentants de l’Unesco dans l’Hexagone, afin de devenir réserve mondiale de biosphère.

Sur le long terme, l’objectif de cette reconnaissance est de s’associer avec les autres parcs du parc pyrénéen des trois nations pour créer une réserve de biosphère transfrontalière, la première dans les Pyrénées et la cinquième dans le monde à être composée de trois pays.

Le parc pyrénéen des trois nations est composé du PNRPA, du parc naturel d’Alt Pirineu en Catalogue, celui des vallées de Comapedrosa et celui la vallée de Sorteny qui est déjà reconnu comme réserve de biosphère depuis octobre 2020.

Quel intérêt pour le territoire ?

La biosphère regroupe en son sein l’atmosphère, l’hydrosphère et la lithosphère. Avoir une désignation réserve de biosphère ne constitue pas une mise sous cloche mais une promotion et une valorisation du territoire. Elles ont pour but de contribuer à la conservation des paysages, des écosystèmes et des espèces, d’encourager un développement économique et humain durable et à appuyer la recherche, le suivi scientifique et l’éducation.

À terme, le PNRPA devrait être reconnue réserve mondiale de la biosphère Unesco d’ici juin 2023. Afin d’aborder le sujet, une première réunion de gouvernance s’est déroulée le 20 janvier dernier sous l’autorité de Kamel Chibli, président du PNRPA.

Des élus, administrations et représentants de l’agriculture, du tourisme, de la forêt, de la recherche et de l’enseignement étaient présents pour co-construire ce projet. Suite à cette annonce, nombreux étaient les éleveurs à s’inquiéter des répercussions de cette reconnaissances sur les montagnes ariégeoises et en particulier sur la place de l’ours dans celles-ci. Kamel Chibli a tenu à être rassurant quant à cette interrogation.

Le terme réserve mondiale de biosphère Unesco divise. L’Unesco fait référence au prestige mais l’aspect ‘réserve’ effraie, on pense que le parc sera dans une bulle et subira de nombreuses restrictions. Ce n‘est pas le cas. Le parc est un outil de solution pas de problème, une réserve mondiale de biosphère Unesco tend à valoriser un savoir-faire et un territoire sans pour autant imposer de nouvelles règles. De plus, l’Espagne et l’Andorre font face aux mêmes problématiques quant à la prédation, ils ne déposeraient pas de dossier si l’avenir du pastoralisme était en péril.

C.L.