Comme Théa te l’a expliqué en septembre dernier, les cultures ont besoin d’eau pour pousser. Mais, pour certaines d’entre elles, il est nécessaire d’utiliser un système d’irrigation. Théa t’explique comment tout cela fonctionne.

L’eau est une ressource très importante. Elle t’est utile pour te brosser les dents, te laver les mains ou encore te doucher. Cependant, elle est aussi importante pour les cultures, en particulier l’été lorsqu’il ne pleut pas ou peu.

Comme Théa te l’a expliqué, il existe différents types de cultures : les cultures d’hiver et les cultures d’été. La plupart du temps, les cultures d’hiver n’ont pas besoin d’être irriguées car il pleut suffisamment pendant qu’elles sont cultivées.
Mais ces dernières années, en Ariège, le printemps a été assez chaud et sec et il est arrivé que les producteurs de céréales aient besoin d’irriguer le blé par exemple.

Puis, les cultures d’été, quant-à-elles, ont besoin d’être irriguées assez fréquemment. Pour autant, les agriculteurs ne les arrosent pas en tout temps. Grâce à la technologie, ils peuvent savoir comment est le sol, s’il a besoin d’eau ou non.

Beaucoup d’outils informatiques

Certains utilisent des applications qui leur permettent grâce à des satellites, d’énormes appareils photos présents dans l’espace, de savoir le taux d’humidité dans le sol, si la terre est mouillée ou pas en profondeur.

Puis, d’autres utilisent des sondes. Ce sont des sortes de piquets qui sont plantés dans le sol et qui relèvent l’humidité du sol pour informer les céréaliers du meilleur moment pour irriguer.

Grâce à ces technologies, de nombreux litres ont été économisés en France. En Ariège par exemple, les céréaliers ont diminué de 30 % leur consommation d’eau en dix ans.

Tuyau d’arrosage

Certaines applications permettent également d’activer l’irrigation à distance, ce qui permet par exemple aux agriculteurs d’être autre part mais de s’occuper quand même de leurs cultures.

Car oui, les agriculteurs n’irriguent pas leurs cultures avec un tuyau d’arrosage par exemple. Il existe différents appareils pour irriguer.

Tout d’abord, un réseau de tuyaux remplis d’eau a été enterré depuis de nombreuses années sous la terre pour permettre aux agriculteurs d’accéder à l’eau et irriguer leurs parcelles. Puis ces arrivées d’eau sont reliées à un appareil qui arrosera les cultures.

Cet appareil peut être un asperseur, une tige plantée dans le sol qui va propulser de l’eau par jets tout autour de lui, ou un pivot d’irrigation. Le pivot va couvrir une plus grande surface. Il est composé de plusieurs tubes qui se rempliront d’eau et la feront couler en une pluie très fine et des roues qui lui permettront de tourner en rond. Il peut être très long, jusqu’à plus de 60 mètres.

Mais souviens toi qu’il ne tourne pas très vite. L’agriculteur choisi sa vitesse selon les besoins en eau de ses cultures. La pluie étant très fine, l’absorption de l’eau peut être longue.

Consommation contrôlée

Bien entendu, les agriculteurs n’ont pas accès à l’eau gratuitement. Ils doivent estimer en avance quelle quantité d’eau approximative ils auront besoin afin de faire une demande à la préfecture pour y avoir accès. Puis, ils reçoivent une facture correspondant à ce qu’ils ont utilisé en fin d’année.

Il est cependant important de savoir que toutes les parcelles ne sont pas irriguées. Les pivots et les asperseurs coûtent très cher et difficilement être déplacés. De plus, comme mentionné plus haut, toutes les cultures n’ont pas besoin d’eau.

Et puis, les céréales ne sont pas les seuls à avoir besoin d’eau. Les arbres fruitiers et les légumes peuvent aussi en avoir besoin mais la technologie utilisée n’est pas exactement la même que pour les grandes cultures car bien souvent la surface exploitée est plus grande.

C.L.

Théa a fêté son premier anniversaire il y a quelques jours !