A l’occasion des assemblées générales de fin d’année, les conseils d’administrations de la CAPA et de la CAPLA ont présenté à leurs adhérents le projet de création d’une seule et unique coopérative à l’échelle de leur territoire d’activité respectif.

La fusion de deux structures signifie donc le regroupement de plusieurs territoires, à savoir l’Ariège, l’Aude, la Haute-Garonne et les Pyrénées Orientales.

C’est à l’unanimité que les deux conseils d’administrations (CAPA et CAPLA) ont voté en faveur de cette fusion des deux structures, qui a abouti en ce début d’année 2024, après plusieurs tentatives échouées les années précédentes.

Par cette fusion, les deux coopératives passent sous le nom de CAPA (coopérative absorbante). Dans les prochains mois, un nouveau nom sera donné à cette nouvelle structure.  Aujourd’hui José Savoldelli, Président de la CAPA et Christophe Raffit, Président de la CAPLA, entendent bien avancer ensemble pour faire grandir cette nouvelle coopérative territoriale.

José Savoldelli revient sur quelques faits historiques qui expliquent en partie ce choix de mutualisation :

“En 1965, à la création de la première coopérative Ariégeoise, nos prédécesseurs avaient créé la CADAP, comprenez la Coopérative Agricole Départemental Ariège Pyrénées. L’idée de cette première coopérative départementale était de répondre aux besoins des agriculteurs d’un territoire, qu’ils trouvent sur leur département une structure capable de leur proposer des solutions pour la collecte et l’approvisionnement notamment.  On pourrait presque dire qu’aujourd’hui rien n’a changé finalement. Notre objectif est toujours d’être actif sur notre territoire, d’accompagner nos adhérents et de tout mettre en œuvre pour améliorer leurs revenus.”

 

Christophe Raffit complète :

“La CAPLA a plus un volet élevage, quand la CAPA est plus orienté vers les céréales, de mon point de vu la mutualisation et la complémentarité de nos deux structures semble évidente. Notre objectif c’est d’être à l’écoute de nos adhérents, d’améliorer nos services, et pour moi il n’y a pas de secret, ça passe par la présence sur le terrain, la proximité… Finalement cette nouvelle fusion entre la CAPA et la CAPLA c’est en quelque sorte un retour aux sources, 50 ans plus tard on revient à un modèle d’unité territoriale”

 

Des points communs, mais surtout des objectifs communs

La force et la logique de cette fusion viennent également des nombreux points qu’on déjà en commun les deux structures. Elles sont toutes deux actionnaires chez les mêmes groupes, pour n’en citer que quelques-uns : Lidéa, Unisud ou encore Abélio pour la CAPA.

 

 

 

 

 

 

Ces bases communes seront une force pour la pérennité et le développement des services proposés par la CAPA.

Aujourd’hui à elles deux, les coopératives sont constitués par :

Un service technique, composé de 4 techniciens sur le pôle animal et 10 techniciens sur le pôle végétal (conventionnel et bio);

Un service commercial, qui gère les commandes des adhérents ainsi que les commandes de fioul; enfin un service adhérents.

La mise en œuvre de cette fusion passera principalement par le déploiement du marché à terme (MATIF) permettant de sécuriser les marges en céréales, de la distribution de matériel d’élevage et alimentation animale sur tout le nouveau périmètre (09, 11, 31, 66) l’optimisation des capacités de stockage, et la rationalisation des ressources et la fourniture de nouveaux services aux adhérents avec notamment les OAD (outils d’aide à la décision).

La CAPA et la CAPLA en quelques chiffres

 

 

 

Jean Luc Ricard, directeur de la CAPA, expose le potentiel de capacité des deux coopératives fusionnées :

“Il faut se rendre compte qu’en capacité de stockage on sera à 80 000 tonnes rien qu’entre le site du Vernet et celui de Lézat, on représentera plus de 1600 agriculteurs, et on sera en capacité d’avoir un objectif de collecte de 120 000 tonnes au global”

 

Le mot de la fin pour le Président de la CAPA, José Savoldelli : 

“Je dis toujours qu’en tant qu’agriculteur notre préoccupation première doit être la conservation et la préservation de notre outil de travail : la terre. Donc en tant que Président ce qui me tient à cœur c’est que chacun garde en tête l’objectif d’une coopérative : accompagner les agriculteurs, leur rendre service et améliorer leur quotidien autant que faire se peut. Demain je veux que la CAPA et la CAPLA forment ensemble un outil performant et pertinent. Les conseils d’administration des deux structures nous ont déjà prouvé leur engagement en votant en faveur de la fusion en fin d’année; aujourd’hui, je suis convaincu que ça ne fonctionnera que si tous nos adhérents soutiennent également ce projet. Un dernier mot pour terminer, je souhaite, au nom de la CAPA rendre hommage à la famille Sonac, suite au malheur qui les a frappés alors qu’ils étaient venus défendre notre profession, nos sincères condoléances et tout notre soutien à Jean-Michel et toute sa famille.

 

A.D