Installé depuis tout juste un an, Jean-Baptiste Couderc, éleveur bovin sur la commune de Nalzen, présente son parcours d’installation hors-cadre familial.

 

 « S’installer avec des vaches, c’était un peu un rêve de gosse »

Je viens d’une famille Lotoise, mes parents n’étaient pas agriculteurs, donc je suis ce qu’on appelle un « hors cadre ». Mais j’ai quand même des racines agricoles puisque mes grands-parents avaient une ferme. Quand j’étais petit, j’ai toujours vu mon grand-père travailler dehors, avec les animaux, sur son tracteur, j’imagine que ça vient de là cette envie de m’installer moi aussi. Je n’ai jamais vraiment pensé à faire autre chose, m’installer c’était un peu un rêve de gosse, surtout avec des vaches !

Le parcours de Jean-Baptiste

J’ai commencé par une classique : le BTS ACSE, que j’ai fait à Auzeville. Etant donné que je n’avais pas de terres familiales, je ne savais pas trop par où commencer. Donc dans un premier temps j’ai travaillé à la Chambre d’Agriculture de l’Ariège, j’avais un contrat d’un jour par semaine pour l’association « Les steakeurs », et c’est comme ça que j’ai commencé à connaitre un peu de monde dans l’élevage Ariégeois. Après ça, j’ai été embauché chez Brice Bousquet, au GAEC de Bellevue, par le Service de remplacement. Et puis, de fil en aiguille, j’ai appris qu’il y avait un couple, proche de la retraite, qui cherchait à transmettre leur ferme, sur la commune de Nalzen.

« C’était vraiment l’opportunité parfaite pour moi »

Cette reprise progressive, pour moi c’était parfait ! Ça me permettait de m’installer sur une structure déjà existante et stable financièrement. Et en plus avec des vaches ! C’était vraiment l’opportunité parfaite pour moi, alors je me suis lancé. J’ai monté mon dossier DJA avec la Chambre d’Agriculture, puis j’ai réalisé le plan de financement au Crédit Agricole, qui m’a accompagné tout le long de mon projet. J’ai été accompagné par Stéphanie Dedieu Lebrun, de l’agence de Lavelanet.

L’œil du professionnel sur l’installation de Jean-Baptiste

Stéphanie Dedieu Lebrun

« Après avoir réalisé une visite sur l’exploitation que souhaitait reprendre Jean-Baptiste et identifié à ses côtés les projets liés à son installation, nous avons travaillé en commun le plan de financement. C’est un réel plaisir d’être son partenaire financier. L’accompagnement se poursuit encore aujourd’hui puisque nous venons de réaliser un temps d’échanges à « Un an de l’installation » dans le but de réaliser un point sur le démarrage de son activité. Je suis fière que le Crédit Agricole Sud Méditerranée en tant que Partenaire engagé de l’agriculture sur l’Ariège contribue à favoriser l’installation des jeunes agriculteurs. »

Des projets pour l’avenir ?

Aujourd’hui ça fait tout juste un an que je suis installé, l’ancien exploitant va bientôt partir définitivement à la retraite, donc on arrive au bout de la transmission progressive, et je vais travailler seul ensuite. Mais ça me convient bien, je crois.

Pour l’instant j’ai envie de me focaliser sur l’essentiel : maintenir la dynamique de travail qui existe sur cette exploitation. J’ai un troupeau de Gasconne de 45 mères, un bâtiment récent, des terres en fermage, j’ai un système de commercialisation qui fonctionne très bien aussi, donc on va déjà faire en sorte de maintenir le cap et d’arriver au bout de mon projet d’installation sur 5 ans.

Il y a une chose que je n’aurais peut-être pas fait si j’avais dû partir de zéro, c’est la vente directe. Les anciens propriétaires vendaient tout en direct, en livraison, quasiment exclusivement dans le département en plus. C’est une chance de pouvoir partir avec cette base :  j’ai tout un portefeuille de clients sur les secteurs de Tarascon, Foix, Ax les thermes, Varilhes… Grâce à ce mode de vente, je sais que j’ai une certaine sécurité financière, ça à un côté rassurant, surtout quand on rachète tout seul une exploitation.

A.D