Jean-Jacques Michau a abordé la question des EANA au Sénat face à Julien Denormandie le 9 février dernier.

La Commission européenne réfléchi à réviser le règlement (CE) n°853/2004 du 29 avril 2004 fixant les règles spécifiques d’hygiène applicables aux denrées alimentaires d’origine animale.

Parmi ces règles se trouve l’autorisation des établissements d’abattage non agréés (EANA) à abattre, découper et transformer les volailles élevées sur l’exploitation dans des conditions strictes. Cette autorisation concerne 3.500 ateliers en France dont 15 en Ariège.

Ces derniers commercialisent principalement leur production en circuit court. Cependant, la révision de ce règlement risque de mettre en péril ces autorisations et donc les exploitations disposant de ce genre d’abattoir.

Face à ce risque, Jean-Jacques Michau, sénateur de l’Ariège, a souhaité obtenir plus d’informations auprès du ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Julien Denormandie, au cours d’une prise de parole au Sénat.

Ainsi, il lui a demandé si “cette dérogation était maintenue et, dans l’affirmative, jusqu’à quelle date”.

Des informations incomplètes

À cela, Julien Denormandie a voulu être rassurant. “L’activité de ces EANA va pouvoir se poursuivre. Pour moi, c’était absolument nécessaire. Ces abattoirs (…) sont indispensables pour nos territoires.

Cependant, il informe qu’un autre système que celui de la dérogation au règlement européen sera proposé aux éleveurs. Il a également rappelé que ces établissements peuvent être aidés dans le cadre de l’une des mesures du plan de relance dont l’enveloppe dédiée est de 130 millions d’euros.

Bien qu’il ait apporté une réponse rassurante, Julien Denormandie n’a pas précisé jusqu’à quand cette dérogation serait effective, comme l’a demandé le sénateur ariégeois.

De par cette intervention, Jean-Jacques Michau montre une fois encore son intérêt pour la préservation du mode de fonctionnement actuel du monde agricole. Et en particulier son intérêt pour son territoire puisque 15 exploitations ariégeoises sont concernées par cette dérogation.

C.L.