Après quelques mois d’attente, la FDSEA a organisé le 9 septembre son assemblée générale départementale 2020. L’occasion de présenter ses projets d’évolution aux adhérents présents.

LA FDSEA de l’Ariège a tenu, le 9 septembre, son assemblée générale départementale à la ferme du Sellier, à Foix, sur l’exploitation de la famille Péloffi.

L’occasion pour le syndicat majoritaire de réunir une cinquantaine d’adhérents venus pour découvrir le bilan d’une année 2020 riche en événements.

Depuis toujours, le syndicat FDSEA s’engage auprès des agriculteurs pour les accompagner dans leurs démarches et défendre leurs droits face aux services de l’État et autres institutions liées au monde agricole. Un engagement qui a encore une fois été confirmé en 2020.

Formations, ZNT, TFNB

Tout d’abord, le syndicat a mis en place divers groupes de travail thématiques pour aborder les problématiques rencontrées par les exploitants. Ainsi, l’on peut intégrer un groupe sur le foncier, l’emploi, l’élevage, l’apiculture, la chasse et les prédateurs ou encore l’environnement.

Il propose également de former des référents Safer afin qu’ils puissent informer les résidents de leur canton des dernières terres en vente et suivre au plus près les dossiers d’acquisition de foncier. Une formation a été réalisée en février 2020 à un bon nombre d’entre eux. Les personnes n’ayant pas pu être présentes à cette occasion pourront profiter d’une seconde session cette automne.

Le syndicat a également travaillé main dans la main avec la chambre d’agriculture pendant plusieurs mois pour proposer à la préfecture une charte des riverains permettant aux exploitants de réduire les distances imposées pour les zones de non-traitement.

Puis, en raison des diverses calamités agricoles subies dans le département tout au long de l’année, la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs ont demandé à l’État une exonération partielle de la taxe foncière sur le non bâti (TFNB) qui a permis à tous les agriculteurs d’Ariège d’être remboursé au minima d’une partie de sa taxe. Une action qui a représenté 2,2 millions d’euros sur tout le territoire.

Prédation, dégâts, calamités

Uns à uns, les élus ont abordé diverses thématiques mais l’une des plus importante, présentée par Sophie Alzieu, est la prédation. L’éleveuse d’ovins a soulevé les différences entre les chiffres de 2019 et ceux de 2020.

La courbe parait plus basse mais ce n’est pas pour autant qu’il y a eu moins d’attaques. L’État déclare de plus en plus de dossiers comme “indéterminés”, ils ne sont donc pas comptés dans les chiffres déclarés. Pour autant, plus de bêtes sont mortes au cours de l’année. L’année 2021 se déroule selon les mêmes critères avec des dérochements pour lesquelles l’ours n’est pas officiellement mis en cause”, étaye l’élue.

Cette assemblée générale fut également l’occasion pour Christian Pujol de rappeler l’importance de déclarer les dégâts causés par les gibiers, les nuisibles et les vautours afin d’appuyer les dossiers exposés à l’État tout au long de l’année.

De nouveaux projets

Une fois le rapport d’activité et le rapport financier présentés, Rémi Toulis, président du syndicat, a présenté les projets de la FDSEA pour l’année 2021 et les années à venir. En effet, un service juridique est depuis avril en cours de création.

L’objectif de ce service est de proposer aux agriculteurs des prestations afin de les accompagner dans diverses démarches liées à des domaines bien spécifiques tels que les baux ruraux, les conventions pluriannuelles de pâturage, les recours administratifs ou encore les injonctions de payer.

Je tiens à rassurer les adhérents présents. Nous avons échangé sur ce projet avec le CerFrance qui propose aussi des prestations juridiques. Pour autant, nous n’allons pas aborder les mêmes domaines. Il nous a également proposé de nous venir en aide dans la création de ce service, tout comme la FDSEA du Tarn qui dispose d’un grand service juridique depuis des années”, expose Rémi Toulis.

Depuis la fusion des régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Rousillon, la FDSEA n’avais pas modifié ses statuts. La création du service juridique était donc l’occasion pour le syndicat d’ajouter ce service à ses compétences et de mettre à jour les données relatives à la région Occitanie.

Le service juridique sera effectif dès la fin septembre et permettra donc à Yassin Gardoud, juriste à la FDSEA, de recevoir ses premiers dossiers.

Deux interventions

Bien que cette assemblée générale se soit déroulée à huis clos, Philippe Lacube, président de la chambre d’agriculture, et Clémence Biard, présidente des Jeunes Agriculteurs, ont été conviés à intervenir à la fin de cette assemblée générale.

Le premier a vivement remercié le syndicat et ses élus pour leur implication au quotidien en faveur des agriculteurs. Puis, il est ensuite intervenu afin d’aborder rapidement la Pac 2023 et les changements à venir. Il a ensuite abordé la marque Nòu Ariège Pyrénées qui est actuellement déployée dans le département.

Clémence Biard est elle ensuite intervenue pour rappeler l’entente entre les deux syndicats et le travail qui était effectué en commun mais également pour présenter avec Rémi Toulis leur prochain projet.

Nous sommes un petit département avec de petites structures. Lorsque notre animatrice Cécile était là, je me suis rendue compte que bien souvent, elle assistait aux mêmes réunions que Mélina, l’animatrice des Jeunes Agriculteurs. Nous avons donc travaillé ensemble dans le but de créer un groupement d’intérêt économique afin de partager certains postes tels que celui d’animatrice et celui de secrétaire. Nous souhaitons par la suite recruter une personne qui nous épaulera pour chacun des rendez-vous que nous aurons avec l’administration. Voici ce que nous voyons pour l’avenir des deux syndicats”, argumente Rémi Toulis.

Le président a ensuite conclu cette assemblée générale en remerciant les nombreux partenaires du syndicat et la famille Péloffi pour son accueil.

C.L.