Depuis quelques années, on entend beaucoup parler de la bio mais toutes les fermes ne sont pas en bio. Théa t’explique la différence entre une exploitation bio et une qui ne l’est pas.

Les deux modes de production les plus répandus en France et dans le monde sont l’agriculture biologique et l’agriculture conventionnelle.

L’agriculture conventionnelle est en fait l’agriculture dite “raisonnée”. Les agriculteurs peuvent utiliser des produits créés par les humains pour traiter leurs cultures et éviter qu’elles soient malades. Les éleveurs en agriculture conventionnelle peuvent quant à eux utiliser certains médicaments pour soigner leurs animaux que les éleveurs en bio eux ne peuvent pas utiliser.

Le principe de l’agriculture biologique est d’utiliser des produits naturels, que ce soit en termes de traitements, de nourriture pour les animaux ou d’engrais. Ils auront une organisation différente.

Les surfaces céréalières en agriculture biologique sont souvent plus petites que les exploitations en conventionnelle. En effet, les cultures ne peuvent pas être traitées, cela demande donc un travail différent aux producteurs qui bien souvent leur demande plus de temps.

Beaucoup de règles

Pour être une exploitation bio, il est nécessaire de suivre un cahier des charges, un ensemble de règles communes à toutes les exploitations biologiques. Chaque année, les fermes en bio sont contrôlées par des spécialistes. Si elles ne respectent plus les règles, elles perdent leur certificat.

Pourtant, d’un pays à l’autre les règles ne sont pas les mêmes. En Europe, il y a un cahier des charges spécifique à tous ses pays membres. Mais en complément, certains gouvernements ajoutent d’autres règles. Par exemple, une tomate bio française n’aura pas été cultivée de la même manière qu’une tomate bio espagnole.
L’Europe est le continent où les règles pour la bio sont les plus précises. Au Brésil, là où est cultivé la majorité du sucre bio consommé dans le monde, les exigences en matière de bio ne sont pas du tout les mêmes.

D’autres solutions

La conversion d’une exploitation en agriculture biologique prend du temps et peut coûter beaucoup d’argent. Bon nombre d’agriculteurs en agriculture conventionnelle ne sautent pas le pas de la conversion en bio mais font tout de même attention à la manière dont ils élèvent leurs animaux ou cultivent leurs cultures. D’où le nom d’agriculture raisonnée.
Depuis plusieurs années, ces exploitations réduisent leur utilisation de produits créés par l’humain, mettent en place des roulements dans leurs cultures pour préserver le sol et veillent au bien-être de leurs animaux.

La bio prend chaque année une part plus importante dans l’agriculture mondiale. Mais selon des scientifiques, si toutes les exploitations devenaient bio, il n’y aurait pas assez de production pour nourrir tous les êtres humains.

Le manque de ressources est déjà un problème aujourd’hui. Le 22 août 2020 a été déclaré comme le “jour du dépassement”, c’est-à-dire le jour où la population du monde a consommé toutes les ressources produites par la terre en un an.

L’un des problèmes de l’agriculture biologique est que si une maladie contamine un plant, il est compliqué de la contenir et bien souvent elle s’étend à toute la parcelle. Les agriculteurs ne pouvant pas utiliser de traitement, c’est souvent toute la production qui est perdue. Ce qui n’assure pas totalement le rendement d’une année à l’autre.

Alors qu’en parallèle, l’agriculture conventionnelle peut traiter les cultures en cas de maladie et donc la supprimer. Ce qui assure au moins une partie du rendement prévu. Ces deux manières de produire sont donc importante à la fois pour préserver la planète et pour nourrir les humains.

Pour reconnaître un produit issu de l’agriculture biologique, il te suffit de retrouver ce logo dessus !

Théa

C.L.